Le Mépris
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323 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 19 août 2017
Autant Michel Piccoli est bon acteur, Fritz Lang amusant, Brigitte Barbot est mollassonne avec des intonations de phrases lentes. Le décor dans le sud de Rome est splendide.
Jaba21
Jaba21

1 abonné 36 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 janvier 2018
Tout d'abord, c'est vrai que je ne suis pas toujours d'accord avec la vision cinématographique imposée par la Nouvelle Vague. Je reproche à ce genre de cinéma son style trop intellectuelle et surréaliste. On en oublie parfois que l'approche originel du 7 ième art était d'être populaire.
Pourtant, je dois reconnaitre que certains films issus de ce milieu sont totalement réussi.
Le Mépris fait partie de ceux-là. Ce film est remarquable. Tout d'abord, grâce à son esthétisme si particulier mais aussi par la mise en scène et l'interprétation de ces acteurs. Brigitte Bardot est tout simplement divine. Son jeu d'acteur est très convaincant et sa plastique, mise en valeur dans ce film, n'a absolument rien de racoleur. Le mouvement des cameras de Godard se fait tout en douceur, un peu comme une caresse. Certain plans sont vraiment de toute beauté.
Ce film se regarde comme un tableau, avec respect et humilité.
demoph
demoph

2 abonnés 43 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 10 janvier 2019
Le mépris : une femme pousse son mari à faire exactement ce qui l’éloigne d’elle, comme une mise à l’épreuve de l’amour du mari. Elle le convainc de partir à Capri, l’y encourage à répétition, s’énerve de ses inquiétudes, et de tous les signes d’amour qu’il émet, car le seul signe d’amour qu’elle attend, c’est qu’il refuse de faire le film et d’aller à Capri. Mais elle dit le contraire pour le mettre à l’épreuve. Lui semble comprendre, mais doute trop pour agir comme elle souhaite. « Si tu m’aimes, tu feras ce que je voudrais sans que j’aie à dire ce que je veux ». C’est la recherche d’un absolu dans l’amour, et de l’impossibilité de l’atteindre. Il s’agit pour elle de tester dans quelle mesure elle peut lui échapper, et elle découvre alors la vérité terrible, qu’elle n’est pour lui qu’un autre, en dépit de tout leur amour réciproque. Elle ne se relèvera pas de cette découverte.
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 728 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 1 avril 2017
2 minutes de très belle musique placée en boucle autour d'un couple qui se déteste ou plutôt d'une femme qui harcèle son mari de mots détestables et cruels et lui qui reste sans répondre et sans comprendre comme nous, spectateurs, qui restons aussi pour voir un documentaire sur le tournage d'un film imaginaire....
Sans queue ni tête....
Jiminou76
Jiminou76

10 abonnés 129 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 février 2017
La lenteur de Godard pour les dérives d'un couple : en plein tournage de l'Odyssée vu par Fritz Lang (joué par lui même, beau clin d'oeil) Camille voit son amour basculer au mépris. Il ne reste plus qu'au scénariste, Paul, à errer dans les incertitudes pour tenter de la récupérer, pendant que le mythe d'Ulysse se réinterprète aux yeux des protagonistes. Un décor superbe de fin dans la villa de Capri, spoiler: mais une fin rude où Camille fuit avec le producteur pour mourir dans un accident de voiture.
Une vision désenchantée du cinéma où les compromis se font sous la force de l'argent américain, et une musique inoubliable.
Attigus R. Rosh
Attigus R. Rosh

253 abonnés 2 690 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 27 janvier 2017
Le Mépris est typiquement le genre de film que je n'aime pas.
Encore un film soi-disant culte (dont je me demande s'il ne s'est pas limite auto-proclamé culte tellement le film est masturbatoire).
L'histoire est ennuyeuse à mourir, d'ailleurs je ne sais pas si on peut vraiment dire que le film a une histoire. C'est le cinéma qui filme le cinéma, c'est du pur onanisme. Les dialogues bien pompeux et pseudo-philosophiques (alors qu'en réalité, ils sont d'une vacuité navrante) pour nous faire croire que c'est un film intellectuel.
J'ignore comment Jean-Luc Godard a réussi à convaincre des vedettes internationales telles que Jack Palance et Fritz Lang de participer aux films. Les deux acteurs principaux (Brigitte Bardot et Michel Piccoli) ne m'ont pas tellement convaincu. Sans forcer mal jouer, aucun des deux ne transcendait vraiment et j'ai toujours du mal à comprendre le culte que l'on a élaboré autour de Brigitte Bardot qui, au-delà de ses indéniables qualités plastiques (particulièrement mises en avant dans ce film), n'était peut-être pas la meilleure actrice de sa génération.
La musique est très belle, même sublime (c'est un de ces célèbres thèmes du cinéma pour lequel on ignore le film dont il est issu), mais utilisés absolument n'importe quand et n'importe comment (par exemple au beau milieu de dialogue), c'est assez frappant et très dommage.
Le seul point positif du film (au-delà du fait de voir Brigitte Bardot nue), ce sont ses décors et ses plans franchement sublimes.
Mais c'est vraiment tout. Rien ne sauve ce film prétentieux au possible, à se demander si le mépris n'est pas en réalité à l'égard des spectateurs.
Matthias T.
Matthias T.

52 abonnés 612 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 5 juin 2020
Bardot, lascivement couchée sur son lit, fesses en l'air, corps de Vénus, front d'albâtre, et océan de blondeur, dit à son mari Piccoli (l'écrivain Paul Javal): "Comment tu trouves mes cuisses, mon visage, mes seins? Préfères-tu mes seins ou la pointe de mes seins?"
Voilà comment commence Le Mépris, adaptation ratée du roman d'Alberto Moravia du même nom, et datant pourtant de la période la plus féconde artistiquement de JLG.

Mais autant j'ai été conquis par les chefs-d'oeuvres absolus que sont "Pierrot le Fou", "Masculin/ Féminin", "A Bout de Souffle" ou même "", autant j'ai été agacé ici par le pédantisme lourd et prétentieux de ce film pseudo-intello et "petit doigt en l'air". Alain Bergala a beau s'extasier sur ce qu'il nomme "le passage de la méprise au mépris, d'une désynchronisation sensible à un renversement des sentiments", on s'ennuie. Le film est barbant, le temps se fait long, et le film s'étire insoutenablement. Le pire c'est qu'il ne raconte rien. Les fesses de BB, la musique de Georges Delerue qui paraît-il a inspiré celle de Casino, Fritz Lang qui glose sur l'Odyssée d'Homère, son prochain projet cinématographique; c'est bien joli, mais à quoi ça sert? Certes les prises de vues réalisées par Raoul Coutard sont soignées, mais quelle idée, quelle pensée est donc véhiculée au cours de ce long-métrage? "Le Mépris" dégage en fait une grande impression de vide.

Le spectateur ne se sent jamais touché, ému ou concerné par l'histoire qu'est censé raconter le film de Godard. Les personnages aussi inintéressants que des coquilles vides s'éternisent en de monocordes blabla, des bavardages intempestifs tout simplement lassants. C'est aussi Bardot qui agace ici: plus que jamais l'actrice paraît ici réduite à un simple Sex-Symbol, à une paire de fesses et à une paire de seins; et le cerveau de son personnage paraît s'apparenter à du fromage blanc. D'une stupidité répugnante, Bardot agace ici autant par son jeu puéril que par ses intonations gnan-gnan ou ses minables regards de midinette fâchée.
Piccoli, quant à lui, que reste-t-il de lui? Tout comme Bardot, il est limité ici au cliché. Il n'a pas un espace suffisant de liberté, d'expressivité. Grands sourcils broussailleux, voilà ce qu'on retient d'un Piccoli ici guère à son avantage, alors qu'il s'agit pourtant d'un immense acteur (ce qu'il fait chez Sautet déjà...).

Bref, de ce film anémique et pédant, il reste une grande impression de vide.
mozzie
mozzie

1 abonné 41 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 novembre 2016
Crier au chef d'oeuvre c'est un peu exagéré, ce film souffre de défauts majeurs : la trop longue scène de l'appartement est pénible et les dialogues franchement gnan gnan, on a du mal à y croire tant le niveau des personnages principaux semble celui de demeurés. Que dire du personnage complètement invraisemblable de Palance. Godard a fait bien mieux. C'est trop caricatural, bien long et lourd. Heureusement il y a l'incroyable maîtrise des images, du cadrage, la lumière remarquable qui illumine ce film, la très belle musique, un peu massacrée il est vrai, les scènes à Capri et la villa Malaparte qui sont très belles. L'hommage au cinéma est parfois très vibrant et touchant, mais on reste un peu gêné par les défauts, franchement. Regardez le début et la fin, ça vaut le coup oui, sautez le milieu et la ça passe remarquablement ;-)
Jean-Sébastien T.
Jean-Sébastien T.

29 abonnés 95 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 1 octobre 2016
C'est peut-être (non pas peut-être) bien filmé, mais a part la scène culte sur les fesses de Bardot (non prévu au départ et imposée par les producteurs), il y a quoi ? On nous dit que c'est un film sur le cinéma, mais malgré tout le respect que j'ai pour Fritz Lang, sa parole n'a jamais prétendu à l'universalité. D'autant qu'on ne comprend pas la moitié de ce qu'il raconte. Une bande son déplorable Bardot qui ne sait pas jouer une histoire sans intérêt Jack Palance dont on se demande ce qu'il est venu faire dans cette galère. Ah oui, j'oublias, il y a une scène où Piccoli prend son bain avec son chapeau sur la tête ! Quel boute-en-train ce Jean-Luc Godard. Juste un étoile pour les fesses de Bardot !
ManoCornuta

359 abonnés 3 068 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 30 septembre 2016
Voici sans doute le film qui a défini Godard aux yeux de ses détracteurs et nourri sa caricature depuis des années. C'était en tout cas mon impression après son visionnage: un film barbant aux longueurs invraisemblables que l'on essaie de masquer par de vains artifices de montage, des dialogues chargés débités sans rythme et sans vraies intonations (à part quelques éclats), une musique certes sublime mais qui en devient insupportable à nous être balancée toutes les 3 minutes dans les oreilles. Bref, Godard nous fait ici de l'intello ronflant sur une histoire assez sommaire, et à part quelques plans iconiques sur les fesses de Bardot (insérées à la demande des producteurs qui plus est), il n'y a plus grand-chose pour retenir l'attention du spectateur.
Kloden
Kloden

147 abonnés 997 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 août 2016
La partition de Georges Delerue, si souvent répétée qu'elle en devient oppressante, tresse la fibre maladive de ce long-métrage où Godard s'enfonçait plus que jamais en lui-même pour y questionner son art. Réflexif tout du long, du générique parlé où la caméra filme un travelling en cours (comme si l'image s'ingurgitait en même temps que les désirs qui la tissent) jusqu'à sa conclusion où le regard de Godard finit par re-dépasser celui du tournage diégétique de L'Odyssée pour se perdre dans les vagues, Le Mépris frappe non seulement en tant qu'il est une réflexion mais surtout en tant que l'inquiétude qui motive celle-ci. Dans un geste paniqué, le réalisateur suisse parait tenter de concilier le classicisme des maîtres, que Lang personnifie, avec une réinvention nécessaire de l'Art, que l'époque pervertie (Lang parle "d'homme moderne névrosé" et rappelle aussi que l'épistémè actuelle n'a plus la pureté de celle des Anciens) conduit à une désincarnation accélérée par des studios avides dont l'âge d'or est de toute façon passé. Le plus beau, c'est que Le Mépris, en matérialisant à la fois le désir de faire du cinéma neuf et le doute d'y parvenir, prend le risque de rappeler le mouvement qui voit Piccoli s'éloigner de Bardot alors qu'il tente de briser la distance. Godard, comme son personnage, a peur de tenter en vain de renouer un fil qui s'est déjà irrémédiablement cassé. Les deux ont perdu la simplicité et l'évidence dans leur relation à l'Art ou à leur femme, et si l'un accélère sa chute en tentant de la prévenir et de sauver son couple, l'autre filme cette rupture déchirante en prenant le risque, lui-aussi, de perdre par ce geste-même le lien ténu qui le relie à l'objet de son désir. Le Mépris filmé par Godard, c'est une déclaration d'amour au cinéma, la déclaration tremblante et passionnelle d'un metteur en scène qui sait très bien que tout mettre en oeuvre ne suffira sans doute pas. Un film total, et le meilleur Godard que j'ai vu jusqu'ici.
Juliano
Juliano

17 abonnés 135 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 5 juin 2018
La caméra, aidée par des airs mélodieux, explore avec grâce l'odyssée de ce couple. En un jour, l’amour s’envole et laisse place au mépris.
overlook2
overlook2

32 abonnés 163 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 21 juin 2016
Osons le sacrilège : « Le Mépris » a pris un coup de vieux ! Contrairement à l’éternelle jeunesse de « Pierrot le fou » ou de « Bande à part », cet autre classique godardien accuse le coup. Certes, on y trouve des moments de grâce (l’ouverture, l’amère distance qui s’instaure dans le couple, le beau désenchantement de Piccoli), mais le récit est trop souvent démonstratif (la crise du couple qui fait écho à celle du cinéma), voir caricatural (le producteur hollywoodien, grossièrement dessiné, « l ’art pur » maladroitement représenté par le kitch d’un péplum immobile qui cherche en vain à s’élever au rang de tragédie classique). Tout comme Truffaut avait la main lourde lorsqu’il parlait du coulisse d’un tournage dans « La Nuit américaine », Godard n’évite pas le pesant quand il fait réciter à Lang ses hautes considérations sur le cinéma. « Le Mépris » a évidemment de beaux restes (dont un des plus foudroyants accidents de voiture de l’histoire) et un charme langoureux (le bikini de Bardot), mais il s’est quand même bien empoussiéré avec les années.
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 834 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 juillet 2025
Une musique enivrante qui souligne la déliquescence partiellement absurde d'un couple très justement interprété par Bardot et Piccoli. Un film d'une réelle richesse réflexive notamment grâce aux jeux de mises en abyme. Troublant...
Tietie008
Tietie008

32 abonnés 77 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 juin 2016
"Tu aimes mes fesses " ...Godard sublime Bardot dans cette variation poétique sur le désir et l'amour, sous le soleil de Capri, avec la merveilleuse musique de Georges Delerue ! Chromatiquement magnifique !
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