Aquarius
Note moyenne
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129 critiques spectateurs

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moket

660 abonnés 4 675 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 9 septembre 2017
J'aurais du me méfier devant une critique aussi unanimement dithyrambique. Comme souvent dans ces cas là, on a à faire à quelque chose de terriblement soporifique. 2h30 d'un long et profond sommeil où il ne se passe rien et où les dialogues sont anecdotiques. On peut toutefois sauver la belle interprétation de l'actrice.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 13 avril 2020
A mi-chemin entre le thriller et le drame familial, un long-métrage très intéressant, hypnotisant, par Kleber Mendonça Filho, talentueux réalisateur dont le film suivant (Bacurau) a gagné le prix du Jury de Cannes : Aquarius, ici commenté, présente quelques similarités évidentes. Un rythme intrigant, qui étire parfois des séquences en apparence anodine, en expédie d'autres, pour aboutir à un ensemble atypique mais homogène, et qui, c'est le plus important, parvient toujours à générer de véritables émotions. Il s'agit d'une bataille rangée entre un promoteur immobilier et une femme, seule habitante restante d'un immeuble destiné à être détruit pour construire une résidence de luxe. La capacité du réalisateur à créer de la tension, sous différente forme (dialogue / pression sociale, suspense situationnel, mystère, etc...) est remarquable. En y ajoutant des éléments connexes, sociaux, familiaux, parfois iconoclastes et réellement sans tabou, on aboutit à une oeuvre dense et prenante.
elriad

518 abonnés 2 024 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 septembre 2017
bien plus qu'un drame social sur l'abus de l'immobilier et l'expropriation, "Aquarius" se révèle être un portrait de femme magnifique porté par la lumineuse et formidable actrice Sônia Braga, présente à chaque scène sur une durée de près de deux heures trente. Personnalité forte et déterminée, Clara, journaliste et écrivaine que l'on découvre jeune dans un premier chapitre, est sortie d'un cancer du sein et en a gardé une force autant qu'une certaine dureté. Malgré les nombreux coups bas pour lui faire vendre son appartement, dernier bastion de résistance avant de construire un immeuble, rien ne la fera partir de cet endroit baigné de souvenirs... Film lent, atypique, hypnotique, assumé, "Aquarius" est une réussite totale aussi bien dans les moments introspectifs que dans les scènes de famille ou de groupe, d'un naturel et d'une justesse absolue.
kevinsolstice
kevinsolstice

83 abonnés 1 931 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 septembre 2017
Un très beau film qui se passe sur la côte brésilienne. Clara habite un ancien immeuble qui veut être racheté par un architecte plein d'ambition. Elle se retrouve bientôt seule, tous les autre appartements ayant été rachetés par la société de l'architecte.. La confrontation est assez dure entre eux-deux alors que Clara est très entourée d'une famille qui fait corps avec elle. A voir.
ATON2512
ATON2512

76 abonnés 1 317 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 novembre 2016
Tout d'abord un grand bravo à Sonia BRAGA une sacrée bonne femme . Inspirée par son rôle de mère, de femme qui se bat seule contre tous (ou presque). Une histoire sociale , une histoire de lutte. Un film puissament humain sur l'engagement . Une lutte filmée comme un thriller aussi passionnant qu'émouvant. Un conte social qui décrit avec force et subtilité sans en rajouter les nombreuses difficultés de ce grand pays aux innombrales facettes riche et pauvre à la fois .
rogerwaters
rogerwaters

168 abonnés 1 089 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 mars 2019
En prenant son temps, le réalisateur brésilien dénonce la corruption et l’affairisme qui est à l’œuvre dans son pays. Le constat est amer et franchement sévère, ce qui fait que l’on est moins étonné de l’arrivée au pouvoir de Bolsonaro quelques années après. Effectivement, le cinéaste évoque ici la fin de l’utopie sociale d’un pays qui veut se moderniser à tout prix. Balayée par un capitalisme de plus en plus prédateur, la vieille génération d’intellectuels de gauche doit affronter non seulement les hommes d’affaires sans scrupule, mais aussi la jeunesse, plus préoccupée de son propre confort que d’éthique. Le film est étrange, protéiforme, mais toujours passionnant, porté par la magnifique Sonia Braga que l’on a plaisir à retrouver. Un film à découvrir donc pour mieux appréhender les changements actuels de la société brésilienne.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 29 novembre 2017
Le succès d'Aquarius repose intégralement sur le rôle de Sonia Braga, une vraie battante, amoureuse de la vie et de son quotidien, qui ne fléchit pas sur ses valeurs. Loin de la pauvreté et de la violence du Brésil, la réalisation s'attarde plutôt sur une classe aisée, sur un problème que l'on a tous déjà entendu ou vu. On est tellement pris dans le sujet que l'on en vient même à stresser pour elle, surtout dans ce qu'il y a dans l'appartement 10 et 12. Très bon film. A voir.
Cyril J.
Cyril J.

33 abonnés 625 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 octobre 2017
Une veuve sexagénaire bourgeoise de Recife habite toujours dans le petit immeuble vieux-genre de front de mer de ses parents, baptisé Aquarius, et entend bien y rester jusqu’à sa mort. Après avoir acheté et évacué les autres résidents un à un afin d’y bâtir un de ces méga-buildings côtier, une agence immobilière fera tout pour la persuader du contraire. Les sourires et réflexions cools, le look semi-prolo, la gentillesse compatissante, la diplomatie bon enfant mêlée au harcèlement culpabilisant sont les plus inoffensives leçons apprises dans les belles écoles pour dépouiller les vieux et enfiler les honnêtes gens. Suivent pression, intimidation, convocations et armada de petites légalités fatigantes qui, si elles échouent annonceront d’authentiques et maffieux modes opératoires.
Mais c’est sans compter sur le cœur à taille d’océan de cette immense belle femme, dont les scènes domestiques, ludiques, sexuelles, familiales ou conflictuelles nous révèlent à mesure du film une autre leçon de son passé et de son âme. Mélomane, critique musicale, poète, vainqueur d’un cancer, romantique jusqu’au dernier vinyle de sa collection, épouse amoureuse, mère épanouie sur des décennies de bonheur, chaque étape nous enseigne à savoir créer, développer et apprécier la valeur de la joie et de la vie.
Sobre et touchant portrait socio-sentimental d’un grand cœur de grande dame qui ne paye pas de mine, cette fresque franco-brésilienne est surtout un tendre et sensible apprentissage de la vie et une dénonciation de la nouvelle voyoutocratie qui au contraire ne présente des vertus que le déguisement.
C5C
C5C

27 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 10 octobre 2016
Je vais aller à contre-sens de la plus part de ce qui est écrit sur ce film. Il m'a navré. On voit une sorte de compte de fées auquel on veut croire, qui nous prend par notre fierté et qui joue sur notre capacité à nous enhardir et à nous auto-célébrer. Il serait donc possible dans ce monde de loups du capital, de brutes absolues, de rester digne, belle, pleine de culture et de bon sens, de faire face aux pires promoteurs en mettant en avant avec discernement tout ce qu'on a de mieux. Ce film serait une leçon de vie pour intellectuels aisés. C'est d'une rare naïveté, c'est l'illusion enfantine du village d'irréductibles gaulois qui serait viable, chacun de nous pourrait être Astérix, sans pour autant être tombé dans une marmite de potion magique. Nous serions invincibles.
Cette dame, belle et digne, profite à plein du système capitalistique dans lequel elle est immergée. Elle en est le produit. Mais elle voudrait l'arrêter en ce qui la concerne, sur un point particulier qui ne lui convient pas du tout. Mais sa superbe voiture, elle sort d'où, quels sont les ouvriers qui l'ont fabriqué et qui sont corvéables par le capital, avec des salaires médiocres? Ses superbes habits, comment ont-ils été produits? Quel est le système qui lui a donné assez d'argent spoiler: pour se payer un prostitué?
et pour vivre aisément?
La dernière scène du film est bien entendu grandiose, quelle force et quelle détermination dans cette femme. Mais le film s'arrête là. Qui peut imaginer un instant qu'elle a gagné, comme le laisse entendre le film? Au contraire, il est évident que son action (ou n'importe laquelle) n'amènera rien de la part des loups du capital. Rien n'y fera, évidemment. Son combat solitaire de bobo grandiose est perdu d'avance, aucune chance, pourtant le film fait croire que non et on s'y complait.
Et encore, au Brésil certaines formes sont respectées. Voyez les milliers (millions?) d'habitants de Shanghai ou de Beijing (par exemple) délogés sans aucun ménagement de demeures historiques, pour laisser la voie libre aux promoteurs immobiliers qui ont bâti touts immenses sur les décombres, et des fortunes. Par ailleurs, le baron Hausmann a agit de façon analogue sur des milliers de gens, voir Wikipédia.
Ce film est désolant par ce qu'il véhicule, l'espoir incongru d'un combat individuel digne que l'on devrait mener et qui pourrait triompher.
En revanche il y a des points juste esquissés avec une force et une maitrise formidables. Depuis l'allusion à la couleur de peau, et donc les efforts immenses que la dame et sa famille ont dû faire, jusqu'à la servante, qui impose en un éclair la vue de la photo de son fils mort, et qui plombe un instant la célébration de vielles photos de cette famille de classe moyenne haute.
Le jeu d'acteurs est parfait, la photo et la musique font du bien, on passe un excellent moment.
mat niro

462 abonnés 2 157 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 16 novembre 2016
Ce film brésilien retrace les doutes existentiels d'une sexagénaire qui veut avant tout garder son appartement malgré la pression des promoteurs immobiliers. On y retrouve Sonia Braga dans ce rôle de femme forte mais à part son interprétation formidable, j'ai trouvé le film manquant un peu de tout : des longueurs à n'en plus finir, des dialogues sans intérêt et une volonté, certes louable, de dénoncer le système capitaliste mais qui m'a plongé dans un profond ennui. Heureusement qu'il y a cette scènes finale qui ne me réconciliera pas pour autant avec ces 2h25 décevantes.
Funky-Peanut
Funky-Peanut

2 abonnés 30 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 18 octobre 2016
C'est très long, c'est mou .. Très déçue par rapport aux concert d'éloges de la presse. Des scènes interminables et trop nombreuses de la vie quotidienne qui n'apportent rien au film (mention spéciale pour la couche merdeuse du petit fils, on s'en serait passé ..). Avec une fin qui n'en ait pas une ... je ne conseille pas.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 26 novembre 2016
Film long et ennuyeux. La musique est très bruyante. Les personnages sont fades. Il n' y a aucune surprise. Je me demande bien comment la croisette a pu danser, rire ou pleurer. Je n'ai ressenti aucune émotion. Cela a été long et ennuyeux. Et en plus certains sous-titres blanc sur clair sont totalement illisibles !
moreapacifique1
moreapacifique1

9 abonnés 93 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 9 octobre 2016
Bon document sociologique sur le Brésil. Belles images, bonne actrice mais l'histoire est trop longue !Elle est plus banale que politique ...
JimBo Lebowski

447 abonnés 1 080 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 juin 2017
Portrait de femme porté par son actrice principale, d'une sincérité éblouissante, fonctionnant sur l'intergénérationnel, ce qu'il reste encore du passé, des souvenirs... Il y a des scènes sublimes, comme celle où les petits enfants fêtent l'anniversaire de leur tante en lui balançant des phrases toute faites et que de son côté elle reste dans ses pensées, évoquées par sa commode; ou lorsque la petite amie du neveu de Clara fait tourner un vinyl qui provoque une connexion évidente entre les deux, jusqu'à tirer une larme qu'on perçoit à peine. Cette idée d'objet qui ressuscite la mémoire revient souvent et le film joue beaucoup sur la nostalgie et le combat pour préserver le temps malgré les épreuves, physiques ou matérielles, Clara ne bougera pas, quoi qu'il arrive. Après je trouve aussi Aquarius un peu long dans sa dernière partie où la fascination de la mise en scène, le dépaysement suave ainsi que l'audace du réalisateur à montrer la "vie" telle qu'elle "est" s'effacent pour retomber peu à peu dans une petite lutte de classes ponctuée de séquences bavardes bien moins intéressantes. La symbolique finale est même un poil grossière, je trouve ça dommage de conclure un film qui déploie autant de beauté par ce genre de métaphore, même si je n'en veux pas forcément à KMF qui j'imagine a voulu aller jusqu'au bout de son message, personnellement j'aurais préféré rester sur une image solaire, peu importe...
Très bon film, et j'insiste sur la prestation de Sonia Braga, lumineuse.
Gustave Aurèle
Gustave Aurèle

184 abonnés 2 626 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 juin 2020
C'est l'interprétation de Sonia Braga qui constitue l'intérêt principal de ce film, chronique d'un monde lucratif.
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