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Un visiteur
3,5
Publiée le 18 août 2019
Filho confirme son talent pour installer une atmosphère d’inquiétante étrangeté qui rend le spectateur captif. La mise en scène est à nouveau parfaite, pour un scénario un peu plus classique et moins mystérieux que celui des Bruits de Recife, avec un résultat plus accessible et prenant, mais peut-être un peu moins fort à l’arrivée. A noter: une belle performance d’actrice pour Sonia Braga, dont le charisme participe à la tenue et à l’élégance du film.
il y a des films respectables ou exigeants qu'on se sent obligé d'aimer ou plutôt qui nous donne un petit sentiment de culpabilité si on ne les aime pas et c'est ce que je ressens personnellement vis à vis de ce film couvert de louanges critiques.( es ce je suis passé à côté du grand film?) qu'es ce qui fait que j'ai décroché à mi parcours de ce film? Tout d'abord un sentiment que le metteur en scène nous impose comme un diktat l' idée que le personnage du film est admirable (et du coup le film est aussi admirable ) Prenant la succession de tante luisa , autre femme montrée comme admirable mais apparaissant juste au début du film, le personnage féminin est tellement valorisé à travers les commentaires de son entourage qu'elle en éclipse tout les autres personnages qui deviennent totalement inexistants. Femme de tête de 60 ans, meurtrie dans sa chair et assumant sa sexualité, je n'ai cependant pas éprouvé une sympathie particulière pour elle qui se montre cassant vis à vis des promoteurs immobiliers (qui très polis au départ lui font une proposition honnête )et traite sa fille de conne car elle ose lui dire que ce serait bien de déménager dans un appartement plus sécurisé et confortable. Elle m'a donné l'impression un peu désagréable d'une intellectuelle cultivée et aisée qui prend de haut des gens normaux mais un peu incultes qui bossent pour gagner de l'argent .( qu'elle considère comme sale ou bassement vulgaire même si elle ne semble pas en manquer ) En bref, je n'ai ni ri , ni dansé ( ce qui est normal dans une salle de cinéma) ni pleuré comme l'annonce l'affiche du film qui ne m'a pas touché personnellement. Cela dit, je dois reconnaitre que le film est bien filmé.
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4,0
Publiée le 2 mai 2019
Le miracle de "Aquarius" est de rèussir à entrer toute la vie dans un seul et même film! En prenant pour sujet cette sexagènaire veuve et mère de trois enfants qui rèsiste pour sauver son immeuble, le film raconte l'histoire du Brèsil contemporain! Pourquoi Sonia Braga mèritait tant le Prix d'interprètation fèminine 2016 ? Parce qu'elle fait ici une très remarquable crèation de femme forte, luttant seule contre tous, qui croit encore en ses illusions, prouvant que son immense talent est aussi èvident dans les registres les plus divers! Le cinèma lui donnera sans doute de nouvelles occasions de nous ètonner, dans un emploi diffèrent de celui dans lequel nous la connaissons jusqu'à prèsent (cf. "Dona Flor e Seus Dois Maridos", "Kiss of the Spider Woman"...). Sonia Braga est un peu la femme des « èternels retours » . La beautè est omniprèsente à l'image mais aussi à l'oreille dans cette oeuvre extrêmement musicale! D'une beautè plastique renversante, "Aquarius" est une totale rèussite! C'est à la fois beau, sensuel, surprenant, stressant et hypnotique! Et tant pis si ce film de Kleber Mendonça Filho n'a pas dècrochè la Palme d'or tant convoitèe! Au final, on n'a beau construire des belles maisons ou des buildings de très grande hauteur, ce qui importe c'est de savoir aussi se souvenir de ce qui fait la beautè d'un pays et ce qui passe par sa mèmoire! A voir absolument...
En prenant son temps, le réalisateur brésilien dénonce la corruption et l’affairisme qui est à l’œuvre dans son pays. Le constat est amer et franchement sévère, ce qui fait que l’on est moins étonné de l’arrivée au pouvoir de Bolsonaro quelques années après. Effectivement, le cinéaste évoque ici la fin de l’utopie sociale d’un pays qui veut se moderniser à tout prix. Balayée par un capitalisme de plus en plus prédateur, la vieille génération d’intellectuels de gauche doit affronter non seulement les hommes d’affaires sans scrupule, mais aussi la jeunesse, plus préoccupée de son propre confort que d’éthique. Le film est étrange, protéiforme, mais toujours passionnant, porté par la magnifique Sonia Braga que l’on a plaisir à retrouver. Un film à découvrir donc pour mieux appréhender les changements actuels de la société brésilienne.
Cet énième épisode de Amour, gloire et beauté, beaucoup mieux scénarisé, réalisé, joué et filmé que ceux de la série télé, m'a fait réaliser la cause du triste résultat des dernières élections au Brésil. Il est évident que quand on est tombé aussi bas, on est prêt à essayer n'importe quoi pour sortir de cette absence d'être véritable.
Strictement sur le plan cinématographique, la maîtrise de base est bien parfaitement assurée. Les acteurs jouent leur rôle et les éclairagistes aussi. Autrement dit, c'est parfaitement scolaire.
Ce film sera un trésor pour les ethnologues qui étudieront la décadence de la société sud-américaine dans un ou deux siècles.
Il y a plusieurs manières de considérer Clara : comme une femme de tempérament qui se bat aussi bien pour garder son appartement que pour sauvegarder ou conserver une idée d’un Brésil encore capable de résister à l’appétit vorace des jeunes capitalistes – représentés par un jeune promoteur immobilier formé aux méthodes américaines. Ou comme un vestige d’une grande bourgeoisie arc-boutée sur ses prérogatives ou ses privilèges, désireuse d’en découdre et d’afficher son autorité, comme peut-être un dérivatif à une existence à présent bien morne, où les enfants se sont éloignés, ainsi que les opportunités de séduire et de conquérir.
Le dilemme est d’autant plus difficile à trancher que le réalisateur fait de son héroïne (impeccablement interprétée par Sonia Braga) une femme guère sympathique, affichant le plus souvent une moue condescendante, à la limite du mépris, assez égocentrique et tout à fait consciente de son appartenance à la classe sociale supérieure : profession intellectuelle, patrimoine immobilier ( 5 appartements ! ) , réseau de relations influentes, emploi d’une bonne qu’elle traite avec une apparente et hypocrite bonhomie. Témoin d’un pays en pleine mutation, attestée par les images en noir et blanc du générique, héritière symbolique d’une tante Lucia, femme indépendante et libérée, veuve depuis 17 ans, Clara est sans conteste une forte personnalité, combattive (elle vainquit un cancer du sein à 40 ans).
Néanmoins, le film ne convainc pas entièrement : il enchaîne beaucoup de séquences dilatoires, représentant Clara dans sa vie quotidienne : à la plage, avec ses copines ou ses enfants, ce qui peut sembler long. Le cœur du sujet ne constitue pas de fait la majorité des scènes et on aurait aimé que la relation conflictuelle entre Clara et Diego (le ‘requin’ de l’immobilier aux dents longues et au sourire trompeur) soit davantage développée comme illustration parfaite d’une opposition de points de vue sur un pays qui reste énormément compartimenté (la frontière sur la plage de Recife entre les beaux quartiers où habite Clara et ceux populaires d’où vient la domestique). Opaque et mystérieux, nous laissant dans l’expectative et le flou quant à l’issue pendant presque deux heures, le film entame une résolution à la fois imprécise et simpliste qui, du coup, retire une part du charme qu’on prêtait volontiers à cette femme aussi tranchante et déterminée que son profil et son caractère.
Long et sans grand intérêt à mon goût. Un ennui violent s'est emparé de moi. Je ne retiens rien de positif dans ce film. Rien ne m'a touché; ni personnage, ni environnement, rien.
Film qui a attirer ma curiosité tellement les critiques sont dithyrambique .il y a rien à dire sur le jeu des acteurs tous est parfaitement joué , particulièrement Sonia braga, qui joue un personnage complexe , sage, dure,combattante ,paisible ,et nostalgique . Le film prend bien le temps de tous posé et on comprend ou le réalisateur veut en venir , mais je ne sais pour quel raison,l'émotion ne ma pas traverser, peut être est ce une question de culture ou de génération! Bref j'ai pas vibrer et j'ai trouver ça long
Plutôt que de danser, rire et pleurer, Aquarius donne envie de bailler et zapper. Le film s'arrête quand il commence à y avoir un peu d'action. C'est une histoire de famille, un biopic fictif avec beaucoup de zones inexpliquées. Son engouement semble indiquer que le film plaît à une catégorie de personnes, peut-être d'un certain age et rang social.
J'ai été interpellé par ce film qui semblait avoir de belles critiques et a reçu plusieurs distinctions et a été nommé à Cannes. Et puis Aquarius en latin signifie "Verseau" et je suis de ce signe donc je me suis dis pourquoi pas... Je me suis donc laissé tenter histoire de changer de mes habitudes cinématographiques Et bien comment dire... Je me suis bien ennuyé ferme Le portrait de Clara, la soixantaine rayonnante est intéressant, elle lutte contre un vil promoteur immobilier qui tente par tous les moyens (fete-partouze organisée au dessus de son appartement, matelas brulés dans la cour, culte d'une église dans son immeuble) de la faire partir afin de mener à bien un nouveau projet immobilier. Alors oui Clara, bien interprétée par la star brésilienne Sonia Braga, nous montre une femme victime d'un cancer du sein et d'une mastectomie qui a un caractère fort, libre, indépendante, parfois dominée par ses pulsions sexuelles, mais bon honnêtement, la pression mise par le promoteur immobilier n'effraierait pas un enfant de 10 ans et il ne passe quasi rien dans ce film, c’est long, long, on attend un peu d'action, mais rien n'arrive. Avec une Clara qui s'accroche maladivement à son passé simplement parce que c’est là qu'elle a élevé ses enfants, ouais et alors, le monde avance, il faut suivre, y'a que sa fille Anna-Paula qui semble avoir un peu de plomb dans la cervelle dans cette famille. Et la scène d'introduction avec la tante Lucia qui se rappelle les bons moments passés assise (ou plutôt prise) sur une commode de chez elle, quel intérêt? Le film finit en plus très bizarrement dans le bureau du promoteur avec une Clara remontée qui ramène le petit "cadeau" laissé dans son immeuble par le promoteur et ça s’arrête là... Mouais... Quand je pense que ce film a été interdit aux moins de 18 ans au Brésil, c'est à mourir de rire Non franchement, c'est très très passable pour pas dire mauvais, y'a de bonnes choses d'où mes 2 étoiles, les décors sont sympas et certains personnages attachants mais bon...
Un portrait de femme avec pour fil rouge une opération immobilière plus ou moins scrupuleuse. Cette femme, sexagénaire magnifiquement interprétée par Sonia Braga est une battante. Ancienne critique musicale, pas très sympathique, elle est aisée et ne souhaite pas quitter son appartement, elle se battra jusqu'au bout afin de le conserver. David contre Goliath. Derrière ce portrait et cette opération immobilière, une peinture de la société brésilienne actuelle. Dommage, le film souffre de quelques longueurs et la fin est un peu romanesque.
Une veuve sexagénaire bourgeoise de Recife habite toujours dans le petit immeuble vieux-genre de front de mer de ses parents, baptisé Aquarius, et entend bien y rester jusqu’à sa mort. Après avoir acheté et évacué les autres résidents un à un afin d’y bâtir un de ces méga-buildings côtier, une agence immobilière fera tout pour la persuader du contraire. Les sourires et réflexions cools, le look semi-prolo, la gentillesse compatissante, la diplomatie bon enfant mêlée au harcèlement culpabilisant sont les plus inoffensives leçons apprises dans les belles écoles pour dépouiller les vieux et enfiler les honnêtes gens. Suivent pression, intimidation, convocations et armada de petites légalités fatigantes qui, si elles échouent annonceront d’authentiques et maffieux modes opératoires. Mais c’est sans compter sur le cœur à taille d’océan de cette immense belle femme, dont les scènes domestiques, ludiques, sexuelles, familiales ou conflictuelles nous révèlent à mesure du film une autre leçon de son passé et de son âme. Mélomane, critique musicale, poète, vainqueur d’un cancer, romantique jusqu’au dernier vinyle de sa collection, épouse amoureuse, mère épanouie sur des décennies de bonheur, chaque étape nous enseigne à savoir créer, développer et apprécier la valeur de la joie et de la vie. Sobre et touchant portrait socio-sentimental d’un grand cœur de grande dame qui ne paye pas de mine, cette fresque franco-brésilienne est surtout un tendre et sensible apprentissage de la vie et une dénonciation de la nouvelle voyoutocratie qui au contraire ne présente des vertus que le déguisement.
C'est long, c'est long... Alors un film de 2 h 30, on se dit qu'il tisse sa toile pour nous emmener vers une fin subtile qui justifie tous ces tours et détours, non? Et bien non! spoiler: Tel le deus ex machina, un type venu de nulle part dévoile l'existence d'un document secret, tellement secret qu'on ne sait pas ce que c'est, et que les méchants vont avoir drôlement peur. ...Très enfantin et bâclé. Dommage car il y a des moments très réussis dans le film plutôt intimiste finalement. Le scénariste a voulu en faire trop, le résultat est dilué et finalement on ne sait plus quoi penser de ce film