Nosferatu de Robert Eggers présente un scénario un peu confus, qui part dans plusieurs directions sans toujours trouver son fil conducteur. Le scénario manque de cohérence, notamment à cause du pacte entre Ellen et Nosferatu, qui n'est pas assez exploité, expliqué ce qui rend certains passages flou, difficiles à suivre.
On ne comprend pas clairement pourquoi Nosferatu possède Ellen, ce qui crée une confusion dans le développement de l'intrigue.
Sa possession est bien rendue à l'écran, on ressent efficacement la transformation, angoisse qui l'accompagne.
Néanmoins, ce moment n'est pas assez mis en avant, ce qui diminue l'impact émotionnel attendues.
Nosferatu est effrayant visuellement, mais ce perso manque de développement et d'histoire approfondie.
Il porte une moustache, ce qui change un peu l'image classique du personnages et lui donne l'allure plus humaine, voire inquiétante à sa façon.
Quand Albin demande à Ellen de se sacrifier pour vaincre Nosferatu, on ne ressent pas suffisamment ses émotions, ce qui affaiblit l'impact dramatique de la scène.
Lorsque Ellen donne sa vie pour détruire Nosferatu, la scène est très bien filmée, mais elle passe un peu trop vite, ce qui réduit la portée émotionnelles de la scène.
Nicholas incarne Thomas avec justesse, apportant profondeur, crédibilité au perso.
Lily Rose Deep joue une Ellen avec une sensibilité remarquable, capturant bien la complexité du personnage.
Willem Dafoe offre une performance intense, génial.
Le film souffre d'un manque de dialogues, ce qui réduit la profondeur des interactions entre les perso, et rend certains passages moins engageante.
Le début du film ou l'on voit Ellen parler avant que Nosferatu l'étrangle, est très bien tourné grâce à une mise en scène maitrisée et une musique qui accentue la tension et l'angoisse de la scène.
Ce qu'on comprend, Nosferatu n'est pas parfait mais elle réussit à maintenir une atmosphère inquiétante et marquante.