Robert Eggers prouve une nouvelle fois, avec Nosferatu qu'il est un maitre du cinéma d'horreur actuel.
Il nous livre une relecture passionnante du mythe du célèbre vampire, entre horreur, romantisme, et drame.
Encore une fois, la photographie est absolument sublime, le travail visuel est à couper le souffle et celui sur les ombres et le clair-obscur est absolument fantastique ! Chaque plan raconte quelque chose, tantôt effrayant, tantôt empreint d'une poésie folle. le comte Orlok est montré au fur et à mesure, permettant une montée en tension brillante.
La musique est dans l'esprit du film, avec un sound disign magistral.
Il instaure une ambiance glauque, oppressante et très obscure, nous accrochant au film, malgré le fait que l'on connait l'histoire.
Le film propose une lecture plus intime de Nosferatu, en explorant la dynamique de couple et les liens complexes entre les protagonistes et le vampire.
Les film est assez sanglant, il y a des visuels assez crado, les jumpscares y sont dès les premières minutes (j'ai sursauté au bout de 2 minutes), mais rien n'est montré gratuitement.
On y trouve une Lily-Rose Depp absolument époustouflante, un Nicholas Hoult qui se rattrape (petite pensée à Renfield) et un Bill Skarsgård complètement métamorphosé !
Cette relecture du mythe du vampire mérite d'être vue ! Merci Robert Eggers !
Une revisite très gothique du mythe du vampire, centrée sur le couple victime de Nosferatu, autour de l’obsession entre une jeune femme tourmentée et le monstre qui s’en est épris, avec toute l’horreur et les victimes collatérales qu’elle va répandre dans son sillage.
Sincèrement, je n’ai pas trop aimé, pourtant je suis assez fan des histoires de vampires. Ici, le personnage d’Ellen Hutter, jeune mariée à la personnalité un peu dérangée, incarnée par Lily-Rose Depp, vole la vedette à Nosferatu. Je reconnais une focalisation originale, avec le choix de ne jamais filmer Nosferatu en entier, si ce n’est sous la forme d’une silhouette ; on voit surtout ses mains aux ongles longs et pointus ; certes, il apparaît plus distinctement dans les scènes finales, mais, dans l’ensemble, la menace est plus suggérée que montrée, même si certaines scènes sont particulièrement violentes.
De belles images, très photographiques, un réel esthétisme avec un certain sens du détail, une ambiance sombre.
Mais je me suis un peu ennuyée, me surprenant à regarder l’heure à un moment où je ressentais un manque de rythme dans le déroulé de l’intrigue, archi connue.
"Nosferatu" est ce que l'on peut appeler un très bon compte horrifique /vampirique ayant une excellente réalisation , des acteurs principaux et secondaires magistraux , une très bonne photographie , des plans très bien cadrés , une ambiance et une mise en scène excellente , tout en ayant une musique prenante qui nous permet de nous plonger dans le film . "Nosferatu" est un film que je conseille vivement avec grand plaisir sans problème pour tous les fans et amateurs de ce genre de films . Bon film à vous , bonne soirée et profitez bien .
S'inspirant directement de l'original de 1922, cette version en est assez fidèle. Sombre et sanglante, voire dérangeante à certains égards, c'est un spectacle horrifique assez efficace qui plaira aux amateurs du genre.
Très belle photo, mais pas terrible ce remake. Mauvaise mention en particulier pour Bill Skarsgård en comte Orlok asthmatique. A tel point que je me demandais si le "vrai" comte Orlok allait surgir a un moment ou un autre (mais non...). Intrigant de voir comment Robert Eggers a produit une œuvre désincarnée (un comble pour une histoire de vampire!) et alors que le scénario saucissonné étale des cartes postales, tout cela se montre finalement pénible à suivre, crasseux et sans rien d’envoûtant.
Nosferatu est un film qui laisse sans voix. Lily-Rose Depp y est incroyablement investie via son jeu d'acteur qu'on ne peut contester. J'ai pourtant peur d'être passée à côté de quelque chose, n'ayant pas réellement apprécié l'ensemble...
J'ai récemment découvert le "Nosferatu" de Robert Eggers et je dois dire que mon ressenti oscille entre admiration et réserve. C'est un film qui, visuellement, m'a profondément marqué, mais qui, narrativement, m'a laissé sur ma faim. D'où ma note de 3,5/5.
Dès les premières minutes, j'ai été happé par l'atmosphère gothique et oppressante que Eggers parvient à instaurer. Les décors, les costumes, la photographie... tout concourt à plonger dans une Allemagne du XIXe siècle sombre et mystérieuse. Le château du comte Orlok, en particulier, est un personnage à part entière, suintant la peur et le malaise. La direction artistique est, sans conteste, l'un des points forts du film.
Bill Skarsgård, dans le rôle du comte Orlok, est méconnaissable et terrifiant. Son interprétation du vampire est loin des clichés romantiques habituels; il incarne une créature monstrueuse, presque inhumaine, qui glace le sang à chaque apparition. Lily-Rose Depp, quant à elle, offre une performance touchante, incarnant une Ellen à la fois fragile et déterminée. Le duo fonctionne bien, même si j'aurais aimé que leur relation soit davantage explorée.
Cependant, malgré ces qualités indéniables, le film souffre de certaines longueurs et d'une narration parfois trop linéaire. J'ai eu le sentiment que Eggers s'était tellement concentré sur l'esthétique qu'il en avait quelque peu négligé le rythme et la profondeur des personnages secondaires. De plus, bien que le film rende hommage à l'œuvre originale de Murnau, il peine à s'en détacher pour proposer une vision véritablement nouvelle du mythe.
En somme, "Nosferatu" version 2024 est une œuvre visuellement impressionnante, portée par des performances solides, mais qui aurait gagné à approfondir sa narration et à prendre davantage de risques pour se démarquer de ses prédécesseurs. Un film à voir pour les amateurs de cinéma gothique, mais qui ne marquera peut-être pas autant les esprits qu'espéré.
Il s'agit là d'une ré-interpreration esthétique réussie du mythe de Nosferatu. Hormis son atmosphère gothique particulièrement léchée, on devine une volonté du réalisateur de se débarrasser des élans romanesques et lyriques qui accompagnent bien souvent le mythe de Dracula sur nos écrans. Dans la droite lignée de "THE WITCH" et en cohérence avec son style Robert Eggers nous offre une lecture beaucoup plus explicite, crue et licencieuse. Si certaines interprétations du conte de Dracula semblent vouloir habiller notre protagoniste d'un aura séduisant, cette version quant à elle a coeur de nous montrer l'envers du décor criard habituellement planté. Tout est noirceur et putréfaction. Ce Nosferatu, plus réaliste et sobre que ses prédécesseurs, nous rebute au plus haut point et ne laisse place à aucune ambiguïté concernant ses desseins occultes et sa cruauté. Le rythme lent du récit est nécessaire pour tendre l'atmosphère et mettre en place les points de tensions qui seront ensuite exploités dans le dernier tiers du film. C'est un film qui prend son temps et il a raison. Il faut néanmoins être dans les dispositions adéquates pour savourer ses longueurs comme il se doit. Le film ne se précipite pas, ce qui peut être incommodant pour certains. Lily-Rose Deep offre une belle performance. Un film à ne pas manquer pour les amateurs de récits de vampire et pour les esthètes du genre.
J'ai trouvé ce film atroce à cause de la prestation de Lilly Rose, vraiment chaque scène à partir du milieu du film m'a fait sorti de l'intrigue, je me demande comment le casting a pu valider sa prestation, on aurait dit une débutante qui s'entrainait, le rôle était bien trop grand pour débuter, on est très très loin d'une Adjani dans Possession pour le comparatif d'actrices qui débutaient leurs carrières, à part ça les plans étaient extraordinaires, le scénario bien qu'avec quelques lacunes tenait bien la route, les plans étaient géniaux, mais mon dieu j'éspère ne jamais revoir un film avec cette actrice.
Robert Eggers, connu pour ses œuvres singulières comme "The Witch" et "The Lighthouse", s'est attaqué à un monument du cinéma d'horreur avec son remake de "Nosferatu". Ce film, qui revisite le classique de F.W. Murnau de 1922, offre une expérience cinématographique à la fois fascinante et déroutante.
Dès les premières images, nous sommes plongé dans une atmosphère gothique oppressante. La direction artistique est impeccable, avec des décors minutieusement conçus et une photographie sombre qui rendent hommage à l'expressionnisme allemand. Les scènes se déroulant dans le château du comte Orlok sont particulièrement marquantes, évoquant une beauté macabre qui reste en mémoire.
Le casting est solide. Bill Skarsgård incarne un comte Orlok terrifiant, son jeu étant amplifié par un maquillage saisissant. Lily-Rose Depp, dans le rôle d'Ellen, apporte une profondeur émotionnelle notable, explorant les tourments psychologiques de son personnage. Nicholas Hoult, en Thomas Hutter, complète ce trio avec une performance convaincante.
Cependant, malgré ces qualités, le film souffre de certaines longueurs. La narration, trop explicative, alourdit le rythme et atténue l'impact horrifique recherché. De plus, certaines scènes frôlent la parodie involontaire, ce qui m'a déconcerté. Bien que cette version de "Nosferatu" soit visuellement impressionnante et portée par des acteurs talentueux, elle n'atteint pas pleinement l'intensité du film original. Elle mérite ma note de 3,5 sur 5, reflétant un hommage respectueux mais imparfait à un chef-d'œuvre intemporel.
Ayant adoré The Northman, j’ai immédiatement fait confiance à Robert Eggers pour Nosferatu, et je n’ai pas été déçue ! Eggers met une immense passion pour le folklore Européen dans ses films, avec le soucis du détail et de la vraisemblance historique poussés à l’extrême. On plonge dans l’ambiance réussie de l’Allemagne du XVIIIe siècle, puis la Roumanie reconstituée de manière immersive et envoûtante. On découvre un Nosferatu/Compte Orlok mystérieux et de culture slave prononcée, ce qui donne une nouvelle dimension au personnage. L’ensemble des acteurs sont convaincants et on ressent une véritable passion dans leur jeu. Les costumes sont sublimes et conformes à l’époque. La musique complète la beauté de la photographie… Bref, une pépite du genre horreur-gothique-folklorique. Merci à Robert Eggers pour ce qu’il apporte au cinéma moderne.
Énième version du Dracula de Bram Stoker, dont Nosferatu en est la copie illégitime. Maintes fois adapté au cinéma, que ce soit sous les traits de Dracula ou Nosferatu, les amateurs connaissent déjà l'histoire et les personnages, tout y est donc identique ( meme si les noms et les lieux changent ). Nouvelle adaptation donc, sous le giron de Robert Eggers cette fois ci. Et l'on retrouve bien ici le style lent et contemplatif du réalisateur. C'est beau, très bien filmé, avec une belle photo, très bien interprété ( Lily Rose Depp en tête ), et parsemé de scènes marquantes. Mais voilà, tout ici a déjà été vu un paquet de fois, dans toutes les précédentes adaptations, et le métrage se déroule donc sans surprise, et n'apporte rien de plus, malgré son très bel écrin. Dommage.
Il y a de très belles images, les comédiens sont plutôt bons, à l'exception de Lily-Rose Depp qui est, comme à son habitude, plutôt mauvaise et sans expression ou alors tellement forcées que ça sonne faux. On ressent l'adaptation du célèbre roman très proche du Dracula de Coppola, tantsur le scénario que sur l'imagerie, sasn oublier quelques plans hommage au Nosferatu de Murnau. Au final on s'ennuie face à cette succession de plans chiadés mais manquant de saveur.
Esthétiquement très propre, jeu d’acteur sans équivoque, mais cela reste un remake . La reprise de Coppola est sans surprise, les mêmes situations légèrement différentes, ce n’est même pas des clin d’oeil . Vraiment très léger sur le scénario et la réalisation qui manque d’originalité.