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Un visiteur
3,5
Publiée le 12 novembre 2018
un film très prenant,sur un sujet d'actualité.dan y joue parfaitement,il a su oublier le monde d'harry potter pour se tourner vers des roles plus complexes,plus mystérieux.un point que je trouve assez interessant,c'est qu'on laisse la parole (entre guillemet) à ces groupuscules d'extremes droites,faiure comprendre leurs convictions,le pourquoi ... on y voit certe de simples adhérant haineux sans cultures,mais de l'autres coté les autres cultivé,posé,réfléchis,avec un coté humain avec une famille.certains disent que le film manquent d'action,mais la c'est basé sur des faits réels,il ne faut pas s'attendre à des films comme le transporteur,django ou autres ... ; bref ce n'est peut etre pas le meilleurs film du genre,mais on y découvre plusieurs très bons acteurs,qui rentrent à merveille dans leur personnage. seul petit bémol,la chute finit trop brusquement.
Un vrai thriller avec une tension constante ! Le thème abordé est plus que convaincant, réelle, et bien ancré dans la réalité, américaine tout du moins. Le film réussit avec brio nous faire oublier la dimension de film, et être à la limite du documentaire d'investigation. Franchement c'est dingue d'imaginer que ce genre de choses existent aux USA. Et en fait ce trait du film, ne fait que souligner le talent des acteurs pour nous faire perdre pied et nous laisser prendre dans le film ! Daniel Radcliffe tout particulièrement ! La recette fonctionne, on est scotché au film, à l'enquête, aux personnages et on voit pas le temps passer ! Le seul reproche est que le film peut sembler être un peu édulcoré pour le grand public, mais malgré tout il reste diablement efficace ! Une franche recommandation !
Un film direct et efficace. Il n’y a pas de longueurs, c’est un film d’enquête palpitant et bien redu. Daniel Radcliffe est impressionnant, bien loin d’Harry Potter ! Le sujet de fond est traité sans tomber dans le pathos ni les histoires d’amour inutiles. C’est carrément flippant de savoir que des organisations comme celle ci existent !
En plus d'être ennuyeux, peu crédible tant par son histoire que par certains de ses interprètes (Radcliffe en tête), et mal réalisé (premier film de Ragussis), ce Imperium véhicule un message plutôt malsain comme quoi les mouvements nazis aux USA seraient le pire mal de notre époque. Pardon ??? Je veux bien comprendre que ce soit un mal en soi, mais de là à le mettre en haut du podium... Et je passe sur la longueur exagérée de certains dialogues qui tournent en rond. Bref, si vous voulez tenir jusqu'au bout de ces 1H45, préparez-vous une grosse thermos de café.
Le film explore bien son sujet en plongeant le personnage principal successivement dans trois différents mouvements suprématistes (skins, aryens, KKK), et en montrant pour chacun leurs codes, leurs différences, leurs buts. Ironie du sort, ces trois mouvements prônent la même idéologie identitaire, mais n'ont finalement pas tant de choses en commun... L'infiltration assez intellectuelle et psychologique du héros, est assez crédible, même si on peut regretter une véritable scène de mise à l'épreuve. Bonne performance des acteurs, et les personnages secondaires sont suffisamment travaillés pour susciter l'intérêt. Malgré tout, le film manque selon moi de scènes marquantes et de tension.
Basé sur un sujet assez difficile, Imperium suit l'infiltration d'un flic plus intelligent que la moyenne mais au physique de comptable, qui va infiltrer un réseau de suprématistes blancs pour déjouer un attentat. Le choix de Daniel Radcliffe n'était peut-être pas le plus judicieux : on s'ennuie ferme, on n'accroche pas aux personnages et l'histoire d'infiltration n'est pas folichonne... Vous l'aurez compris, Imperium n'est pas transcendant et fait dans la sobriété et le classique.
"Les mots construisent des ponts vers des régions inexplorées".
"Imperium" s'ouvre sur cette citation dont l'auteur n'est autre que... Adolf Hitler. Presque toute la suite des évènements explorés par ce premier film de Daniel Ragussis découlent de cette dichotomie entre la profondeur de ces mots et la nature de l'auteur dont ils émanent...
Jeune agent du FBI brillant mais cantonné à un travail de bureau à cause de son introversion, Nate est choisi pour infiltrer des organisations prônant la suprématie blanche pour déterminer si l'une d'entre elles prépare un attentat avec une cargaison de césium signalée disparue...
En vue de se préparer à cette immersion dans ces mouvements fascistes, Nate dévore des ouvrages des innombrables doctrines nauséabondes qui manipulent les mots de l'histoire, de la philosophie, des religions ou des politiques pour fonder leurs arguments improbables et les rendre crédibles auprès d'un certain public ne demandant qu'à trouver une justification à leur haine de l'autre déraisonnée. À l'écran, avec une certaine redondance, Daniel Ragussis nous retransmet ce flot d'informations assimilées par des centaines d'images de tous ces groupuscules extrémistes aux cérémonials bien spécifiques pour donner à leurs membres le sentiment d'appartenance à une force de groupe qui les dépasse. C'est ensuite par les mots, encore une fois, que Nate va réussir à s'infiltrer et poursuivre son enquête. Au travers de celle-ci, grâce à quelques conversations, le jeune agent infiltré va mettre en exergue toute les faiblesses, les contradictions et le côté pitoyable de ces hommes qui ont choisi d'embrasser la cause raciste pour les dissimuler. Cela passera par un skinhead adolescent incapable de surmonter un traumatisme d'enfance et vivant par cet engagement une forme perpétuelle de vengeance insatisfaite, un jeune chien fou qui trouve là le meilleur moyen de faire exploser sa violence intérieure, un brillant orateur capable de rameuter les foules autour de ses idées mais dont le statut social est bien loin des airs qu'il se donne derrière un micro, le chef d'une ligue de nazillons ridicules qui se donne une contenance par un apparat bardé de croix gammées, ... Mais la pire représentation de ce Mal s'incarnera sans doute dans un père de famille, ingénieur, bien sous tous rapports, à la culture brillante et organisant des barbecues pour tous ces personnages dans sa maison de banlieue. On y décelera ici quelque chose de peut-être encore bien pire que chez les autres : une haine de l'autre se confondant dans la normalité du cocon familial et transmise de génération en génération par le simple environnement social (la courte scène entre Nate et les enfants est terrifiante) et des traditions confisquées par l'organisation dont ils sont membres (un mariage célébré selon les règles du KKK par exemple)...
Ce passionnant passage en revue de toutes les formes que peuvent prendre ces mouvements extrémistes se fait donc au sein d'un thriller d'infiltration assez classique, mais toujours efficace, où les grandes questions sont de savoir "si un de ces groupes fabrique une bombe, lequel ?" et si la couverture de Nate peut tenir sans être découverte jusqu'au terme de son investigation. Sans être dans une approche aussi frontale qu'un "American History X", "Imperium" préfére laisser le racisme s'exprimer par ses propres mots qui le mettent face à son propre vide intellectuel et aux traumatismes humains dont il se sert comme principal carburant. Même si quelques facilités et passages obligés l'empêchent d'accéder au statut de "grand film", il faut bien avouer que Daniel Ragussis s'en sort vraiment bien pour un premier long-métrage. D'autant plus qu'il dispose d'un atout de poids : un Daniel Radcliffe décidément surprenant par ses choix et impressionnant de la première à la dernière minute.
J'ai attendu 2018 pour avoir la VF et on me donne ça ? Ces gars sont vraiment payés pour être doubleurs ? Bon du coup je l'ai regardé en VO. Déjà j'arrive pas à comprendre les personnes qui disent "oui y a pas assez d'action...etc" vraiment ? C'est un film basé sur des faits réels, ça parle de guerre raciale, ça parle de racisme, c'est censé vous toucher d'une autre manière que part des explosions et des coups de feu, et dans tout les cas ce n'est PAS un film d'action. J'ai beaucoup apprécié ce fiilm, Dan est très juste comme à son habitude. Au final je pense que le film manque seulement de temps, la fin est assez soudaine, le suspens monte petit à petit mais redescend trop rapidement. Très satisfait de ce film dans sa globalité, c'est filmé correctement ni plus ni moins. J'enlève quand même une demi étoile pour cette VF horrible et cette très mauvais distribution du film en France.
Un bon thriller, relativement nuancé, centré sur le radicalisme d'extrême droite au états unis. Très bon casting, avec un Daniel Radcliffe qui prend ses marques et qui va peut être arriver à sortir du pot de colle HP dans lequel il était englué. La réalisation est correcte, le scénario bien ficelé. Un bon film qui aurait mérité une sortie en salle.
Sorti en 2016 (enfin à la TV et/ou en DVD), le film prend un étrange éclairage au vu des récents événements aux USA. Racontant l’infiltration par un jeune agent du FBI des mouvements white supremacists, le film dresse une image qui s’avère plurielle d’une mouvance qui rallie autant des skinheads délinquants, que des membres du KKK très folkloriques en passant par des personnes éduquées qui incarnent la forme la plus invisible de ce mouvement idéologique. Alors, le film n’est pas un documentaire et chemine pour nous tresser une intrigue de thriller où paranoïa et tension nous tiennent scotchés devant le film, mais il donne quand même un aperçu de la population et des conceptions d’un ensemble de personnes qui ne sont pas tous tatoués de croix gammées jusqu’aux yeux, ni des jeunes criminels aux idées fascisantes, mais une population qui agrège aussi des pendants éduqués de classe moyenne dans un rejet du multiculturalisme et du libéralisme social. Daniel Radcliffe, crâne rasé et blouson bombers, est très convaincant dans ce rôle et constitue une des vraies qualités du film. Ce dernier n’est pas extraordinairement enthousiasmant, mais il n’en reste pas moins très prenant, malgré une fin un peu trop bisounours à mon goût. Un long-métrage intéressant qui vaut le coup d’œil.
Le sujet fut déjà traité, notamment dans American Historic, avec finalement le même angle d'analyse: les néonazis sont des alcooliques branchés sur les lectures déviantes. Ils peuvent devenir dangereux en détournant des ADM. Mwouais Pourquoi pas mais cela n'est pas très convaincant quand on connait la réalité du terrorisme. Choisir Daniel Radcliffe, un gringalet tout mignon, pour le transformer en suprémaciste, c'est déjà grotesque, même si l'acteur s'en sort assez bien. On passera sur la crédibilité du scenario, agent infiltré devenu en un rien de temps plus nazi que les nazis, détournement de matériel ultra-dangereux et quelques autres invraisemblances. On ne sait pas grand chose du parcours de ces extrémistes, du pourquoi de leur engagement. On ne comprend pas pourquoi malgré le 2ème amendement, les autorités laissent faire. Toutefois, le film reste assez prenant. Le spectateur est oppressé par la concentration de bêtise musclée et habillée de bombers. Le suspense est présent dans plusieurs scènes. Les litiges entre factions d'extrême-droite reste l'aspect le plus réaliste. On passe un relatif bon moment pour s'apercevoir au générique que le film s'avère finalement assez vide.
Ça change des autres films d'espionnage du genre. Ici pas de gadgets, pas de corps musculeux, seulement le sens des mots. Au travers d'un FBI affiché non pas tout puissant ou gagnant par avance, constitué d'hommes et de femmes qui avant tout ont une famille et des factures à la fin du mois. Grosse prise de recul sur le scénario à moitié du film. J'ai vraiment apprécié ce film.
Habité, Daniel Radcliffe vient nous faire oublier ses précédents rôles dans "Imperium" et il le réussit plutôt bien. Dans la peau d'un enquêteur très intelligent mais un peu trop collé à son bureau à qui l'on propose une infiltration dans un groupuscule de néonazis et de suprématistes blancs, Radcliffe s'offre un rôle fort et lui insuffle toute l'intensité qu'il demande.
C'est ainsi qu' "Imperium" passe de film banal sur les dérives terroristes d'une frange de l'extrême-droite américaine à un film fort. Bien sûr, Daniel Radcliffe n'est pas le seul à l'origine de cette réussite. Il ne faudrait pas oublier qu'un ancien infiltré du FBI dans ces groupuscules, Michael German, a collaboré au scénario du film ce qui lui donne une certaine authenticité et l'impression de maîtriser son sujet et les codes de ces groupes.
"Imperium" est donc un film "racé" (sans mauvais jeu de mot), il est rugueux. Et surtout, il parle d'un sujet dont les protagonistes maîtrisent les codes et les fonctionnements. Cependant, il est vrai qu'il peut parfois manquer d'un peu d'envergure. Le risque de tomber dans un film banal sur l'extrême-droite que j'évoquais plus haut n'a finalement pas été totalement évité puisqu'on a parfois l'impression d'un manque de tact. Surtout lorsque le réalisateur s'attaque à la bureaucratie du FBI : le personnage de Radcliffe avant son infiltration est un vrai cliché tout comme tous les autres membres du FBI. Du coup, on a un peu de mal à croire à ce qu'il se passe à l'écran au début. Et cette impression s'atténue mais reste tout le long du film ce qui peut un peu gâcher l'immersion de ce film.
Ainsi, j'ai trouvé "Imperium" bien fait et racé mais je ne lui donnerai pas plus de 3,5/5 à cause de cet important défaut.