Metropolis
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🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 850 abonnés 8 175 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 octobre 2011
Plus grand film muet de tous les temps, le long-métrage de Fritz Lang (M le Maudit - 1931) promettait des images impressionnantes, tant au niveau technique que visuelle, autant dire que Metropolis (1927) ne déçoit pas de ce côté là.
Des prouesses énormes pour un film de ce genre et surtout pour l’époque où il a été tourné. Milieu des années 20, le film trop novateur fait un bide, c’est bien plus tard qu’il rencontrera le succès (après la Seconde Guerre Mondiale).
Fritz Lang marque les esprits, que ce soit par ses SFX novateurs et révolutionnaires ou ses épatants gros plans sur les visages des comédiens et comédiennes.
A la fois magique et envoûtant !
darthbebel
darthbebel

33 abonnés 636 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 4 novembre 2011
Voilà un film qui manquait à ma culture et que j'avais très envie de découvrir depuis vraiment longtemps. Quel plaisir cette reprise de plus en version 'complète' et restaurée (autant que possible).... mais quelle déception par le film!! c'est mauvais... Ennuyeux, naif et sentencieux, sans charme, lourd... Le montage est lourd et redondant, on repasse les mêmes scènes encore et encore, pas par effet (ou alors effet d'ennuie), juste on a l'impression que le réalisateur craignait qu'on ne comprenne pas... ou qu'il voulait montrer à l'écran tout ce qu'il avait filmé et qui lui a couté cher (je pense notamment à la catastrophe finale), comme un banal blockbuster de maintenant le ferait. Ce qui est réussi à mes yeux : les décors, la musique la plupart du temps (le look du robot peut-être si je ne l'avais pas déjà vu en photo des centaines de fois...). Très très déçu. Regardez-le en oubliant que c'est un "chef d'oeuvre du patrimoine" et vous comprendrez ma critique.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 11 octobre 2011
Visionnaire en son temps, totalement dépassé aujourd'hui. Certaines ellipses ont du mal à passer.
QuelquesFilms.fr

354 abonnés 1 759 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 septembre 2013
Une oeuvre titanesque, époustouflante sur le plan cinématographique, mais idéologiquement confuse et ambiguë.
D'un point de vue formel, la réussite est immense. Architecte de formation, Fritz Lang a développé un imaginaire urbain visionnaire, s'inspirant de ses souvenirs new-yorkais, lorsqu'il contempla pour la première fois les gratte-ciel de Manhattan, en 1924. Le réalisateur a été bien aidé dans la réalisation des décors par Otto Hunte, l'un des architectes de cinéma les plus importants des années 1920-1930. Cette esthétique urbaine aura une influence considérable sur la SF au cinéma. Il suffit de revoir Blade Runner pour s'en persuader. Par ailleurs, les effets spéciaux (animation, surimpression...) révèlent une grande inventivité, sous la houlette d'Eugène Schüfftan. Quant à la mise en scène, elle est grandiose, exploitant parfaitement des décors démesurés et gérant des milliers de figurants. Le montage, rythmé, et la partition musicale d'origine, enlevée, contribuent aussi à la puissance narrative du film, à son souffle épique.
Sur le fond, en revanche, on reste un peu perplexe. Le scénario est un pot pourri de thématiques politiques, sociales, mystiques, dont on peine à déterminer la ligne directrice. La critique d'un État despotique ne s'affranchit pas vraiment de l'idéalisation d'une certaine élite pure (aryenne ?), à travers le personnage de Freder, tout auréolé d'une dimension messianique. Il y a également une critique du capitalisme et de l'industrialisation à outrance, une mise en images de l'aliénation du peuple par le travail, par la machine (dévoreuse d'hommes), qui débouche sur une lutte des classes et une révolution (au son d'une Marseillaise revisitée !). Mais la foule, qui se libère de ses chaînes, est aussi présentée comme une masse bête et manipulable. Et prompte à pardonner... On n'est pas chez Eisenstein. La scène finale, empreinte d'un idéalisme douteux, montre la réconciliation entre le tyran et le peuple exploité, appuyée par une phrase leitmotiv : "Le coeur doit être le médiateur entre le cerveau et la main." Cette fin, très conservatrice, a été reniée par Fritz Lang quelque temps plus tard.
Côté religieux, Metropolis fait référence au christianisme primitif, évoque le mythe de Babel, parle de l'Apocalypse pour détruire un monde décadent, et finit par présenter la foi comme le ciment social.
Côté SF, on croise un savant hirsute et démiurge, cousin de Frankenstein, qui donne vie à une créature, femme pantin au service de mauvaises intentions.
Derrière ce mélange hétéroclite, il y a quelques éléments qui font écho à la montée du nationalisme en Allemagne et préfigurent même le nazisme. Les images des ouvriers marchant au pas, en rang, enchaînés, font froid dans le dos, annonçant les futurs camps de concentration...
À sa sortie, en janvier 1927, Metropolis fut un échec, malgré les moyens déployés et l'association des talents. Le public n'a pas été sensible à cette politique-fiction futuriste ; la presse a critiqué la vision sociale véhiculée par le film, avec sa résolution naïve des antagonismes. S'affirmant comme le premier vrai long-métrage de science-fiction de l'histoire du cinéma, Metropolis n'a pas non plus convaincu les spécialistes du genre. H. G. Wells, notamment, n'y voyait qu'un tissu de sottises, clichés et platitudes. Luis Buñuel, quant à lui, trouvait le récit ampoulé et irritant, mais admirait la forme : "Quelle enthousiasmante symphonie du mouvement ! Comme chantent les machines au milieu d'admirables transparences, arc-de-triomphées par les décharges électriques ! Toutes les cristalleries du monde, décomposées romantiquement en reflets, sont arrivées à se nicher dans les canons modernes à l'écran. Les plus vifs scintillements des aciers, la succession rythmée de roues, de pistons, de formes mécaniques jamais créées, voilà une ode admirable, une poésie toute nouvelle pour nos yeux. La Physique et la Chimie se transforment par miracle en Rythmique. Pas le moindre moment statique !"
En Allemagne, la reconnaissance viendra au début des années 1930, Hitler et Goebbels appréciant beaucoup ce film et proposant à Fritz Lang de prendre les rênes du cinéma germanique. Ce qui poussera le réalisateur à l'exil, au contraire de sa femme, Thea von Harbou, qui suivra la voie nazie. Écrivain et scénariste, Thea von Harbou est l'auteur du roman Metropolis qui a donné naissance au film. Enfin, à l'international, la reconnaissance cinématographique interviendra après la Seconde Guerre mondiale.
Jack G
Jack G

12 abonnés 175 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 28 février 2020
Après la Première Guerre mondiale, le cinéma allemand entre dans une période d’ébullition créative sous l’égide de réalisateurs célèbres, dont Fritz Lang. L’expressionnisme met alors l’accent sur le réalisme et devient un séisme avant-gardiste qui atteint le monde entier. Sa fascination pour les impulsions sombres et torturées préfigure l’Allemagne nazie. Fondé sur les tendances parallèles de l’art et du théâtre, l’expressionnisme recourt à des plateaux et des éclairages grandement stylisés. Le jeu d’acteur, délibérément appuyé, traduit les forces et les états psychologiques extrêmes qui bouillonnent dans la société allemande.
Réalisé par Fritz Lang, le réalisateur tyrannique à l’emblématique monocle, et principalement scénarisé par son épouse, Thea von Harbou, Métropolis peut être assimilé à une superproduction, au regard des moyens financiers, matériels et humains engagés pour l’époque : 5 millions de Reichsmark (soit 15 millions de francs), une cinquantaine d’automobiles, 620 kilomètres de pellicule et 25 000 figurants.
Le tournage débute en mai 1925 et ne se termine qu’en octobre 1926. Pour augmenter ses chances de donner naissance à un chef d’œuvre, Fritz Lang s’entoure du spécialiste et pionnier des effets spéciaux Eugen Schüfftan, connu pour avoir développé la technique qui porte son nom. L’effet Schüfftan, apparu dans Les Nibelungen (également réalisé par Fritz Lang) en 1923, est utilisé à grande échelle dans Métropolis, grâce à un miroir semi-réfléchissant incliné qui mélange maquettes et décors de taille réelle, donnant ainsi l’illusion d’un décor gigantesque en perspective, dont l’apparence est influencée par la visite de New-York par Fritz Lang, en octobre 1924, émerveillé par les gratte-ciels. Métropolis est également inspiré des mouvements futuristes et Art déco.
La bande-originale, qui participe à la narration et à l’atmosphère grandiose et oppressante de cette ville futuriste, a été conçue pour être exécutée par un orchestre symphonique en accompagnement du film. Son compositeur, Gottfried Huppertz, s’est inspiré des œuvres de quelques-uns de ses plus illustres prédécesseurs, dont Wagner et Strauss, mais aussi de collègues contemporains, comme Miaskovski et sa symphonie n°6. Le chant liturgique du Dies irae est également repris, tout comme la Marseillaise, dont les premières notes sont aisément reconnaissables au cours de plusieurs séquences.
Principale vedette de cette production prestigieuse et ambitieuse, Brigitte Helm est encore inconnue du public lorsqu’elle est recrutée pour jouer le double rôle de Maria et du robot, à seulement 19 ans. Malgré le tournage éreintant, et parfois dangereux, imposé par Lang, la jeune actrice obtient la reconnaissance en Allemagne et à l’étranger. Envoûtante, séduisante et hypnotique, Brigitte Helm offre incontestablement la prestation la plus aboutie et la plus convaincante. Enfin, les conséquences favorables en terme de notoriété sont les mêmes pour Alfred Abel (le maître de Métropolis) et Gustav Fröhlich, qui incarnent ici leur rôle le plus connu de leur carrière respective, bien que le premier ait déjà collaboré avec Lang pour Docteur Mabuse le joueur et Le Fantôme en 1922.
Découpé en trois parties de durée inégale, le scénario de Thea von Harbou, bien que traitant de la révolte d’une classe inférieure opprimée, ne partage pas l’idéologie de films révolutionnaires contemporains tels que Le Cuirassé Potemkine. En effet, à l’inverse de la lutte des classes érigée en clé de voûte de l’œuvre phare de l’avant-garde russe, Métropolis prône et défend une collaboration des classes, une idéologie fasciste dans laquelle il semble nécessaire et légitime qu’un groupe social soit dominé par une autre, pour permettre l’unité nationale et la prospérité de toute la société. Ainsi, dans cette perspective, la morale et le message véhiculés par l’épilogue sont clairement conservateurs, au détriment des libertés individuelles, de l’égalité entre les hommes et des conditions de vie d’une classe sociale exploitée.
Métropolis conclut la spectaculaire série des films expressionnistes, alors que ces productions font leur marque à l’étranger, et achève de fouiller encore plus profondément dans les anxiétés et les turbulences politiques qui hantent la République de Weimar. Toutefois, l’idéologie défendue par une artiste fidèle au nazisme jusqu’aux dernières heures de son existence, et l’emphase adoptée dans les interprétations caractéristiques de ce mouvement allemand emblématique décrédibilisent cruellement un scénario inédit, brillant et ambitieux. La technique des effets spéciaux, novatrice et ingénieuse, fait de Métropolis une référence primitive du genre de la science-fiction, glorifiée par une bande-originale de qualité et un scénario bien développé pour la fin des années 1920. Mais ces atouts ne suffisent pas à faire de Métropolis un chef d’œuvre car plane sur lui l’ombre terrifiante d’un nazisme en croissance.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 7 juillet 2013
Une histoire d'amour et de lutte; le film laisse transparaître la montée du nazisme par la critique du mouvement ouvrier. L'expressionnisme allemand est ici très puissant et les gestes rendent au film un éclat qu'il n'aurait pas dans le cinéma parlant; ce qui est également renforcé par la musique spécialement créée pour le film.
Pour finir, ce film est un chef d'oeuvre pour les effets spéciaux qui le parsèment et qui sont encore aujourd'hui bluffants!
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 4 mai 2008
L'entamme est plutôt intéressante, et on s'attend véritablement à un très grand film, voire à une réflexion sur le totalitarisme. Mais le film est plombé par une morale complètement crétine. C'est qd même un peu génant de voir l'ensemble des travailleurs considérés comme "la main", et Frederer à lui seul comme "le cerveau". Il y a dans la dernière scène un côté paternaliste vraiment irritant. Le problème n'est donc pas tant que le film a mal vieilli, car on s'adapte assez facilement. Non, vraiment, c'est juste que ce film n'a pas grande intelligence. L'acteur qui joue Freder est pitoyable (dommage, les autres sont plutôt bons).
J31frites
J31frites

15 abonnés 285 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 février 2023
Film très prenant, très beau, qui dénonce le travail forcé, l'esclavage, l'inégalité sociale. L'émotion est au rendez-vous avec des scènes très exagérées et poussées, le scénario est un peu bâclé et expédié par moment, et on comprend pas tout, notamment lors des visions du personnage principale.
La présence de 3 actes, le jeu d'acteur surjoué mais génial, la musique magnifique et originale avec son leitmotiv bien travaillé et son utilisation des motifs du Dies Irae et de la Marseillaise.
Un peu trop long, 30 min de trop, surtout que le 3ème acte est un peu niais.
Cependant un film à voir au moins une fois dans sa vie, car un excellent classique quand on aime les films en noir et blanc muet.
Un mélange intéressant de drame de science-fiction et de pantomime.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 5 mars 2013
Je suis affolée de voir le nombre de personnes considérant ce film comme mauvais ! Il me paraît évident que si vous vous attendiez à voir un film rythmé vous vous trompiez ! On ne peut pas regarder Fritz Lang, et tout autre film des plus de 40 ans, comme ceux d'aujourd'hui !
Certes, je reconnais que le scénario traîne un peu et que les plans sont plus que réutilisés, mais c'est l'esthétique de Lang, et par cela, il reste un véritable chef d'oeuvre du 7ème Art !!

Dernière chose, tant qu'à faire des critiques "constructives", tâchez de les faire dans un Français correct.
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 31 mars 2013
Si vous ne choississez vos habits qu'en regardant la composition du textile et votre voiture uniquement en regardant comment sont montées les vis platinées, alors éventuellement vous pouvez voir un intérêt à ce film. Pour les autres, qui prenent du recul et regardent leur monde dans leur ensemble, ils ne voient là qu'un film lent et sans rythme. De surcroit muet. Alors si relativement aux autres films de l'époque il était bien, en absolu il est minable.
Bref à réserver aux spécialistes en études comparées du cinéma, et à ceux qui veulent s'en donner le genre.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 27 décembre 2014
Malgré son âge, ce film reste quand même d'une grande qualité de nos jours (2014), en particulier dans la maîtrise de l'image.
Michel1664
Michel1664

28 abonnés 826 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 25 avril 2023
Première fois que je regarde un film muet et je me dis que le son c’est quand même quelque chose de pas mal (même s’il y a de la musique et quelques affichettes) ! Le récit n’est pas toujours d’une grande clarté au début. J’ai été étonné d’y voir autant d’allusions bibliques (la tour de Babel, les 7 péchés capitaux, la sauveuse habitée « Maria » qui souhaite l’abolition des classes). En fait cette histoire ressemble à Jesus qui veut libérer le peuple Juif en version futuriste/lutte des classes avec une amourette en bonus. Bon c’est quand même bien barré comme film spoiler: (Maria qui fusionne avec un androïde tout en restant vivante : outch !). La fin termine en révolution/apocalypse/déluge et un mélange de bossu de notre Dame.
Au final ce Gloubi-boulga a énormément vieilli, est bien barré, veux en faire trop mais n’est pas complètement inintéressant à certain moment.
pierrre s.

555 abonnés 3 427 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 octobre 2015
Œuvre pharaonique et futuriste à plus d'un titre, Metropolis, est un pilier du cinéma, qui bien sur, ce doit d'être vu.
Napoléon
Napoléon

181 abonnés 1 628 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 avril 2024
Un très beau visuel dû à une superbe mise en scène avec des décors réussis. Le film est extrêmement bien rythmé avec une histoire intéressante et une bonne bande son. Sans oublier des messages durs envers l'humain et son aliénation. Comme sa course effrénée vers le profit, son étroitesse d'esprit et sa déresponsabilisation envers son savoir.
AMCHI

6 945 abonnés 5 936 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 septembre 2006
Metropolis est un réel chef d'oeuvre du cinéma, une oeuvre immortelle comme certains tableaux ou livres.
Le film a beau être muet et en NB pour moi il n'a pas vielli, il a une ambiance unique, on a l'impression que Fritz Lang est allé dans le futur pour filmer son film. Cette oeuvre a mieux vieilli que de nombreux films pourtant postérieure à Metropolis.
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