Metropolis
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NoSerious Man
NoSerious Man

209 abonnés 178 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 août 2024
Bien avant la version réorchestrée par Giorgio Moroder (1984), "Metropolis" de Fritz Lang, réalisé en 1926 et initialement sorti l'année suivante, a connu un destin bien difficile. Entre les ressorties en version restaurée ou intégrale, les réorchestrations de la bande originale, ainsi que les morceaux de pellicules perdus puis retrouvés aux quatre coins du monde, il va de soi que 93 ans après, cette production n'a pas fini d'entendre parler d'elle. Mais à quel prix.
Quand, en 1965, le compositeur Konrad Elfers (trilogie du "Docteur Mabuse") créé une nouvelle bande-son à cette dystopie ayant traversé les âges, il ne lui reste alors que de quoi concevoir 80 minutes de film, raccourcissant considérable le chef d'oeuvre de Fritz Lang dont l'intégralité des bobines réunies duraient au-delà des trois heures. Nous sommes en 2026 (soyons prêt...) et la ville de Metropolis divise son peuple en deux: les familles aisées et intellectuellement dirigeantes occupant la partie supérieure, et les ouvriers, acharnés au travail du fonctionnement des machines occupant la partie inférieure. En dépit de ce monstre prépondérant qu'est la mécanique, Freder (Gustav Fröhlich) s'enlisse dans un projet sentimental avec Maria (Brigitte Helm), femme de la basse ville souhaitait instituer la paix entre ouvriers et dirigeants. Rotwang, inventeur, atteré par l'épuisement et les actes manqués des ouvriers, décide illégitimement de mettre en place un automate à l'effigie de Maria, dont le discours social le consterne. Le savant réussit à capturer la jeune fille à l'égard des soupçons de Freder, sans se douter qu'elle anéantira la ville dans le chaos. Au point de se demander qui, entre la femme et le robot, a pris le pas sur l'autre... Cette réhabilitation sortie en 1965, en plus de réussir le pari de réduire une telle fresque en quatre-vingt minutes, bénéficie d'une nouvelle bande-son inouïe composée par Elfers. Loin de la bande-son, plus commerciale de Giorgio Moroder (en collaboration avec des artistes populaires tels que Bonnie Tyler, Jon Anderson et Freddy Mercury), elle transpose le film en un véritable opéra aux sonorités religieuses, voire sonores. spoiler: Les images de l'incipit se centrant sur les machines, sont rythmées par les sons de trompette issues de la musique, quasi-substitut du son avant l'heure.

Avec seulement 80 minutes de film, cette version n'a rien à envier au film que nous connaissons tous, tant le traitement des sujet phares conserve toute sa rigueur et sa superbe. Si les parties manquantes sont raccourcies, nous, insignifiants spectateurs que nous sommes face à la grandeur de l'oeuvre, ne pouvons que nous incliner sec face à l'esthétique stupéfiante de l'univers imposé par un Fritz à la Lang cinématographique bien pendue et au scénario phare de la science-fiction. Effectivement, s'il y a bien quelque chose qui frappe indéniablement dans "Metropolis", c'est sa richesse analytique: les décors, avec ces tours gigantesques dont on ne voit pas le bout, ces grottes abyssales occupées par des centaines d'êtres vivants mystiques, ou encore ces autoroutes suspendues. Les thématiques de la frontière entre l'Homme et la Machine et de la division sociale sont servies par les paraboles majeures de l'expressionnisme allemand, dont le savant fou, reflétant les folies de la science et du progrès... Ainsi que la ville, à l'image d'une utopie déchue et ses créatures corrompues, sans oublier les formes géométriques diffuses, donnant un sentiment de domination... spoiler: (le monstre mécanique rond, échappant de la vapeur, sur lequel le travailleur peine à suivre le rythme)
...annonçant l'impossibilité radicale de fuir son destin sous la domination du tout puissant.
Au-delà de la variété des thèmes, exploités ici mieux que partout ailleurs, les techniques scéniques sont incroyables, la photographie est fantastique et nous invite vers un ailleurs plus, ou moins proche de notre société. spoiler: Des images quasi-hypnotisantes telles que les hommes au travail sur leur machine, la foule d'ouvriers avançant sans faux-pas au cours de la scène d'introduction, les visages des deux Maria qui ne font plus qu'un, toutes ces plongées sur le monde du sous-sol accompagnées par les jeux de lumières, la condamnation à mort au bûcher de robot Maria faisant explicitement allusion à celle de Jeanne d'Arc, le règlement de compte final sur le toit de la cathédrale,... J'applaudis!
Avec "Metropolis", nous touchons largement au domaine de l'œuvre d'art. Aussi farfelu qu'il en a l'air, l'univers, hybridation de science-fiction et d'architecture du début du XXème siècle, et la bande-son religieuse se marient bien, et rendent tout à fait justice à l'un des long-métrages omniscients, les plus impressionnants jamais imaginés. Serait-ce par hasard si des oeuvres en tout genre telles que "Le Roi et l'Oiseau" (1980), le manga "Gunnm" ou encore les romans de Philip K. Dick y font sans cesse allusion, d'une part avec leur univers, de l'autre avec une ré-investigation du discours social ? Un film hors du temps.
selenie

7 505 abonnés 6 747 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 novembre 2019
Monument mythique et historique du Septième Art, Tourné sur presque une année en 1925-1926, le tournage connut des difficultés nombreuses et diverses. Le film impressionne de par les techniques utilisées et crées pour l'occasion. Touchant à l'universalité, les thèmes abordés parlent à tous d'autant plus que le film s'annonce comme visionnaire peu de temps avant le Krach de 1929 et la montée du nazisme. On mettra surtout un bémol sur le savant fou, qui crée un robot à l'image de son grand amour, et qui veut à la fois créé le chaos sans qu'on y voit un lien tangible entre les deux délires. Plus que de dénoncer les différences de classes, il dénonce la bêtise des moutons, à savoir que les effets de groupes menés souvent par des leaders auto-proclamés sont souvent annonciateurs de chaos et de carnage. Un film à voir et à conseiller !
Site : Selenie
Charlotte28
Charlotte28

213 abonnés 3 011 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 2 octobre 2019
Accordons-nous sur la réussite technique et la pertinence de la réflexion de science-fiction ainsi que l'ambition esthétique (car nous sommes en 1927). De même, prenons conscience de la faiblesse psychologique des personnages ainsi que des ressorts ténus de l'intrigue (même en 1927). Enfin, d'un point de vue personnel, cet impressionnisme théâtralement interprété et ce symbolisme lourdement appuyé auquel s'ajoute une narration pesante m'ont lassée. Une curiosité.
carbone144
carbone144

119 abonnés 849 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 septembre 2019
Un film majeur des années 20, et l'apogée du cinéma muet. Un investissement fou et des effet novateurs ou exploités à la perfection. Grandiose. Il a très bien vieilli.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 4 septembre 2019
La fiesta chez del Arte, le cinéma silencio-muet au gros complet pour ce chef-d'œuvre du réalisateur de M le maudit allemand et son doktor Mabuze. Une longue attente pour ce périple scénario racontant beaucoup de choses, des références de livres saints, Babel remontant si loin dans l'histoire du monde dispatcher les langues causé par l'orgueil. La mise en scène est religieusement effrénée, non stop les machines intrigantes appellent à la révolte et à renvoyer l'ascenseur intelligent, c'est plaisant d'y trouver une robote hypnotisée meneuse. Une dystopie s'avérant réellement adaptée à l'heure actuelle, en raison de son époque idéologiquement restreinte, ça fait expressionnisme cette architecture environnementale et impressionne. Le noir et blanc est scintillant de lumière et de technique spéciale, les effets spéciaux ont de l'allure en 1927.
Valentin B
Valentin B

16 abonnés 76 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 juin 2019
Metropolis est très certainement le plus grand film de SF jamais produit, de part un tournage magistral, des décors immenses, une partition grandiose et une histoire puissante. Fritz Lang démontrait que faire du cinéma sans paroles, c’est faire parler les images et que la musique est l’une des meilleures créations de l’homme. L’esthétique est exceptionnelle, la finesse du travail magistrale. Le voir dans la version restaurée et proche de la vérité est un grand privilège après des décennies d’oubli... Metropolis est le premier des films a parler du rapport entre l’homme, la machine, le mal, le tout dans une société futuriste divisée en classes : ceux qui travaillent, ceux qui se paressent. Quand le mal sert des buts terribles, les vraies valeurs de l’humanité sont oubliées. Un film annonciateur, peut être, d’un passage sombre de l’histoire de l’Allemagne, mais cela n’enlève en rien à sa Grand qualité, malgré des faiblesses existantes, mais qui sont bien trop faibles par rapport à l’impression générale qui se dégage.
Cinéphiles 44

1 709 abonnés 4 722 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 février 2019
Inscrit au registre Mémoire du Monde de l’Unesco, « Metropolis » est l’un des plus grands films de tous les temps. Véritable fiasco à sa sortie en 1927, le film a été raccourci et remanié plusieurs fois. Désormais présenté dans sa version originale, longue et restaurée, « Metropolis » est plus compréhensible et prouve sa qualité de chef d’œuvre. Le film muet et noir et blanc est réalisé par Fritz Lang a qui l’on doit déjà les grandes fresques « Docteur Mabuse le joueur » et « Les Nibelungen ». Il nous plonge dans la magnifique mégapole futuriste « Metropolis ». Nous sommes en 2026 et les ouvriers doivent travailler douloureusement dans les profondeurs de la ville pour assurer le bonheur des riches. Au moindre faux pas, une grande machine les avale dans les profondeurs de l’enfer. En effet, la religion est omniprésente et le personnage de Maria apparaît comme la vierge symbole de renouveau et d’espoir. Mais le film représente également le capitalisme et ses dirigeants qui se font dictateurs. C’est alors qu’une fausse Maria va déclencher une révolte. La rage des ouvriers menaçant de détruire la machine centrale aura des répercussions sur ceux qui se prélassent en haut. Les effets spéciaux sont incroyables puisque les gratte-ciels sont un mélange de maquettes réduites et faux décors. Au-delà de la mise en scène Fritz Lang démontre aussi son talent à rendre son intrigue haletante où chaque spectateur y verra sa propre interprétation.
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Chris46

587 abonnés 978 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 août 2018
“ Metropolis “ grand film de science fiction de Fritz Lang .

L’histoire se déroule en 2026 à Metropolis une immense mégalopole divisée en deux partie . Il y a les riches familles dirigeantes qui vivent tout en haut dans des haut gratte ciel dans le luxe , l’oisiveté et le divertissement . Et tout en bas dans les soutterains vivent les ouvriers qui font fonctionner la ville et qui sont opprimé par la classe dirigeante . Mais la révolte gronde chez les ouvriers qui ne supportent plus cette oppression ...

“ Metropolis “ est un grand film de science fiction muet et en noir et blanc du réalisateur allemand Fritz Lang qui a vraiment marquer de son emprunte l’histoire du cinéma et qui est devenu un classique . Pourtant ce n’était pas gagner car le film a reçu à sa sortie en 1927 un accueil glacial en étant à la fois un échec critique et public . Le film deviendra un classique avec le temps .
L’idée de “ Métropolis “ est venu à Fritz Lang en voyant émerger les premiers grattes ciel à New York au début des années 1920 qu’ils l’on impressionner et il lui vint alors l’idée de réaliser un film qui se déroulerait une centaine d’année plus tard ( en 2026 ) avec une immense ville futuriste composer uniquement d’immense gratte ciel comme ceux qui commençait tout juste à apparaître dans les années 1920 . Et donc de montrer ce que pourrait être le futur avec ses immenses métropoles composer uniquement de gratte ciel qui commençait à faire leurs apparition au début des années 1920 . Et c’est à partir de la qu’il va imaginer comment la société pourrait vivre dans une telle métropole avec ceux qui ont imaginer cette métropole et la mains d’œuvre qu’ils vont engager pour la construire et la faire fonctionner . Et comment tout ce beau monde va cohabiter la dedans avec donc les riches entrepreneur qui ont conçu la ville qui vont exploiter la main d’œuvre ouvrière charger de la faire fonctionner et qu’ils vont se faire un tas de fric sur leur dos tandis que eux seront payer à coup de lance pierre pour faire fonctionner cette ville . L’histoire est donc prenante car Fritz Lang va donc aborder avec ce film le thème de la lutte des classes dans une immense mégalopole futuriste où les riches vivent dans de superbes gratte ciel tandis que les plus pauvres sont reléguer au fond des sous terrains de la ville à travailler comme des chiens pour faire fonctionner cette immense ville . Mais la révolte va commencer à gronder chez les ouvriers qui ne supportent plus de vivre dans de telles conditions et d’être exploiter par les plus riches . Et on va suivre cette lutte des classes et cette révolte qui va gronder chez les plus pauvres à travers des séquences devenus anthologiques superbement mis en scène par Fritz Lang
spoiler: ( La scène d’ouverture avec l’arrivée des ouvriers dans l’usine , les ouvriers qui font fonctionner les machines , la transformation du robot , la danse de Maria , Maria qui mène les ouvriers à la révolte , la révolte des ouvriers , l’innondation de la ville soutterraine des ouvriers ... )

. Il y a de superbes idées de mises en scène comme la scène d’arrivée des ouvriers dans l’usine pour aller travailler qui se déplace un peu comme des robots ou la scène des ouvriers qui font fonctionner les machines et qui bouge au rythme de la machine . Des idées de mise en scène intéressante qui montre que les ouvriers sont totalement déshumanisé et ne sont plus des humains mais uniquement de la main d’œuvre , des rouages pour faire fonctionner les machines qui font tout le temps les mêmes geste jour après jour comme des robots . Et sa contraste énormément avec les plus riches qui ont une vie bien humaine et qui profitent à fond de plaisirs de la vie . Fritz Lang a vraiment voulu montrer ce constraste entre les ouvriers et les plus riches et le totale décalage qu’il y avait entre les deux . A travers son film Fritz Lang dénonce parfaitement la lutte des classes des grandes métropoles . C’est dingue de voir que les idées développer dans le film qui date pourtant de 1927 sont toujour autant d’actualité aujourd'hui et que le film avait un côté visionnaire en décrivant ce que pourrait être la société dans une telle ville dans le futur avec la différence entre les pauvres qui travaille pour faire fonctionner la ville et les plus riche qui les dirigent et profitent d’eux . Aujourd’hui la réalité est franchement pas si loin de ce qui était décrit dans le film à l’époque . On va dans n’importe quelle grande ville du monde et on retrouve exactement ce système de l’ouvrier qui travaille pour 3 sous tandis que son dirigeant s’en met plein les fouilles sur son dos .
Pour mettre en scène “ Metropolis “ Fritz Lang bénéficia d’un budget collossal pour l'époque ( 15 millions de francs de l’époque ) qui lui permis de mettre en scène toutes ses idées . Il engagea entre autre plus de 30 000 figurants pour jouer les habitants de cette ville ( ouvrier et nantis ) pour donner vraiment de l’ampleur au film et rendre la ville de Métropolis crédible et sa rend certaines scènes grandioses
spoiler: ( les scènes de révoltes avec les milliers douvriers qui se révoltent , les centaines d’enfants qui tentent de fuire l’inondation de la ville ouvrière souterraine ... ) .

Il fit construire de gigantesque décors et maquette pour donner vie à cette gigantesque métropole . Les décors et les maquettes qui donnent vie à la ville de Metropolis sont très réussit , grandiose et très inventif pour l’époque avec ses immenses gratte ciels au design futuriste . Fritz Lang nous offre de superbes plans de la ville qui mettent vraiment en valeur la ville de Metropolis où l’on s’évade avec plaisir . Les effets spéciaux , même si ils paraissent désuet aujourd’hui , reste de bonne qualité pour donner vie à cette métropole futuriste . “ Metropolis “ est l’un des films qui à poser les bases de ce que sera la science fiction au cinéma pour les 100 années qui vont suivre . Pas mal d’éléments du film seront repris plus tard dans pas mal d’autres films de science fiction à commencer par la fameuse ville de Metropolis dont le design avec ses immenses grattes ciels futuriste et les différents éléments comme les ponts supendus au millieu des grattes ciels ou les voitures volantes qui traverse la ville seront repris dans pas mal de film de science fiction par la suite comme “ Blade Runner “ de Ridley Scott en 1982 où encore “ Le cinquième élément “ de Luc Besson en 1997 qui s’en sont fortememt inspirer . Le fameux robot du film en métal en inspirera également beaucoup dont un Certains George Lucas qui s’en inspirera en partie pour créer un autre robot métallique au design très proche et tout aussi culte le fameux robot C3-PO de la saga “ Star Wars “ . L’influence de “ Métropolis “ ira même au delà du cinéma car elle inspirera d’autres arts comme la musique ou les comics ( b.d) comme “ Superman “ qui fera régner la justice dans une immense mégalopole nommer Metropolis .

Pour résumer “ Metropolis “ est un grand film de science fiction à découvrir ou redécouvrir . C’est vrai que pour les spectateurs que nous somme aujourd’hui c’est pas facile de se replonger dans un vieux film en noir et blanc et muet de surcroît sans effets numérique et avec de vieux trucages à l’ancienne avec un côté très théâtrale que se soit dans la mise en scène où le jeux des acteurs très expressifs ( les acteurs du cinéma muet compensait l’absence de dialogues par de la gestuelle et des expressions souvent exagérer ) qui peut ne pas plaire à tout le monde et en faire fuir plus d’un mais si vous aimer le cinéma de science-fiction ( et le cinéma tout court ) je vous conseil vraiment de redécouvrir ce film ne serait ce que pour voir comment ont été poser les bases de la science-fiction au cinéma et découvrir par la même occasion un classique du cinéma avec une intrigue toujour aussi prenante remplit d’idées intéressantes et toujour autant d’actualité malgré le poid des années .
-Nomade-
-Nomade-

14 abonnés 28 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 juin 2018
Enfin vu aujourd'hui. Il faut bien une première fois.

C'est... Exceptionnel.

J'avais un peu peur, idiotement j'avoue : 1927, un film muet, 2h30 dans sa version restaurée...

Je pensais que j'allais devoir affronter un vieux monument poussiéreux, trophée obligé de toute culture cinématographique, mais qu'on cite pour se donner un genre.
J'aime bien me tromper à ce point : ça donne de retentissantes surprises dans mon parcours de cinéphile.
Car ce n'est pas seulement un film "historique". C'est un film majeur, fondateur. Démesuré.
Bien sûr, sur 2h30, il y a quelques baisses de régime, notamment au milieu. Le rythme particulier des films muets peut déconcerter un peu, au début. Mais dès les premières minutes, on ne peut qu'être fasciné par ce sens flamboyant de l'image, par le lyrisme de ce fameux "expressionnisme Allemand".
Comme si l'on assistait à une gigantesque et pharaonique pièce de théâtre, mais au lieu d'en percevoir tout l'ensemble en permanence, c'est par l’œil du réalisateur et par sa caméra que l'on regarde.

Et c'est grandiose ! Chaque plan semble tiré d'un opéra Wagnérien.

Dommage que le muet ne parvienne pas toujours à restituer, pour un esprit cinéphile moderne, toutes les articulations du scénario, et une petite déception personnelle pour la fin en Happy end, que j'aurais préféré plus sombre.

Mais sinon c'est un chef d’œuvre indiscutable du cinéma, maintenant je sais pourquoi, et je peux le dire haut et fort.
Aaaarrrrrgh
Aaaarrrrrgh

30 abonnés 180 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 3 mars 2018
Grand film, tout simplement. Des plans iconiques, des effets spéciaux et des décors incroyables pour l'époque, des acteurs touchants, une bande originale vivante (à défaut d'être marquante), un scénario précurseur pour un univers dystopique qui avait visé juste. Le chef d'œuvre de Langa.
Ron Burgundy
Ron Burgundy

32 abonnés 351 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 31 décembre 2018
Ah la la c’est incroyablement novateur pour l’époque c’est un travail incroyable le cinéma de science fiction en a gravis une marche
raphaelK
raphaelK

19 abonnés 401 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 octobre 2017
Le magazine américain Empire le classe à la douzième place dans son classement des « 100 meilleurs films du cinéma mondial » en 2010. Il est listé à la deuxième place dans son classement des 100 meilleurs films muets.

La version restaurée de 2002 est récompensée par le New York Film Critics Circle Awards d'un prix spécial lors du Kino International pour la qualité de sa restauration.
konika0
konika0

38 abonnés 778 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 septembre 2017
En 1927 sort Metropolis de Fritz Lang. Un film de son temps autant qu’un film du futur. La science fiction au cinéma n’est pas née avec ce film puisque qu’un certain Georges Méliès s’y était déjà essayé avec brio en 1902 mais Metropolis dictera les codes de ce que sera la SF à l’avenir. Si Metropolis étonne, c’est surtout par sa démesure : 350 heures de rush, 25.000 acteurs et figurants, des maquettes à taille humaine, de l’animation image par image, du feu et de l’eau. Sur la forme, Metropolis inspirera Chaplin pour ses Temps Modernes et donnera le ton au Soleil Vert de Richard Fleischer autant qu’à Matrix et le 5ème Élément. Le thème interpelle également. La déshumanisation de la condition ouvrière est représentée par ces travailleurs marchant au ralenti, le pas saccadé tels de bons petits soldats courbant l’échine. On parlera d’ailleurs d’expressionnisme social pour évoquer ce film. Pour autant, le propos fait débat depuis toujours. À la lutte des classes le film préfère une classe ouvrière docile qui doit attendre le messie qui saura réconcilier le patronat et les laborieux. La rébellion est ici synonyme de chaos et se voit provoquée par le démon. On reprochera au film un ton favorable au nazisme à venir. Metropolis sera d’ailleurs un film de chevet d’Hitler et Goebbels. Reste qu’il s’agit là d’une pièce maîtresse de l’histoire du 7ème art et que le réalisateur a maintes fois crié son opposition au régime nazi. Petit conseil en passant, choisissez bien votre version. Le film a connu bien des péripéties et le film entier est aujourd’hui introuvable. Pour profiter convenablement de ce chef d’œuvre absolu, je vous conseille la version restaurée de 2010 qui dure 2h30.
Le Français Glacé
Le Français Glacé

34 abonnés 328 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 octobre 2017
Metropolis réalisé par Fritz Lang en 1927.
*Les points que j'ai appréciés →
• L'histoire entre science-fiction et guerre des classes
• Les décors
• La musique (un vrai opéra

*Les points que je n'ai pas appréciés →
• Les quelques bizarreries sur certains points (tour de Babel, la Bible,...

*Conclusion →
J'ai aimé, c'est un film-opéra très intéressant. 9/10.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 24 juillet 2017
Un film assez impressionnant pour l'époque, de loin le plus colossal de tous ceux que j'ai pu voir de cette période. Une réflexion certaine sur la déshumanisation née de l'essor de la production industrielle, sur les rapports entre les couches de la société, de la stratégie de la tension et de l'affrontement. On ne peut pas ne pas penser d'ailleurs à la commune française, affaire sanglante qui aurait pu se régler bien différemment. Beaucoup avanceront un caractère socialisant à ce film. J'y vois au contraire le rejet de la lutte des classes, l'appel à un modèle de production respectueux de l'homme, et ce sans recourir à la révolution sanglante.
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