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Ca y est, voilà quelque chose de fait : j’ai vu « Metropolis ». Mais quelle claque… quelle claque ! L’une des meilleures de 2017, si ce n’est la meilleure. Totalement incritiquable, « Metropolis » va passer sous ma très jeune plume, qui j’espère, saura se faire apprécier. Mais par où commencer tellement cette œuvre parfaite, premier film classé parmi les documentaires de patrimoine mondial par l’UNESCO, ne peut échapper à mon engouement et ma vision du cinéma de Lang, et plus particulièrement au cinéma en général ? Cette perfection, on la voit dès le début du générique jusqu’à l’apparition de « The end ». De plus, Fritz Lang, réputé cinéaste travailleur et infatigable (les six cent vingt kilomètres de pellicules utilisés et les neuf mois de tournage ne vont pas dire le contraire !!), maîtrise son sujet et n’en est pas à sa première réalisation. Avant « Metropolis », son onzième long-métrage, d’autres projets de grande envergure (« Les trois lumières », « Docteur Mabuse, le joueur » ou « Les Nibelungen ») sont passés entre ses mains. En 1927, pour les besoins de « Metropolis », trente millions d’euros (d’époque !) sont mis sur la table par la société UFA (principale production allemande). Echec critique et commercial à sa sortie, le film mena la société de production au bord de la faillite. Monsieur Lang, oups !
Pour la version de 2011 que j’ai vue (je me trompe peut être sur la date), la rénovation de certaines images perdues sont insérées dans le film en des zébrures horizontales contenant des coupes partielles dans le montage. Tout d’abord, vous l’avez compris, « Metropolis » a subi de nombreux travaux de restauration. Dans l’histoire du cinéma, aucun métrage n’a subi autant de transformations que « Metropolis » (!). Le film du cinéaste, qui avait nécessité deux ans de travail pour toutes ces raisons, peut se targuer d’être l’un des premiers blockbusters de l’histoire du cinéma, avec les Méliès, autre artisan du genre (« Le voyage dans la Lune », « Le chevalier mystère »…). Premier point important pour ancrer un film dans la mémoire du cinéma. Bravo Monsieur le réalisateur.
Mais concentrons-nous un peu plus sur « Metropolis » mis en scène par un maître de cinéma, Fritz Lang.
Synopsis : en 2026, dans une cité souterraine, des ouvriers travaillent pour le bonheur des nantis vivant dans les jardins suspendus de la ville. Menés par une androïde, les ouvriers se révoltent… .
Thea von Harbou adapte le roman qu’elle avait écrit grâce à son mari Fritz Lang, également scénariste. Sur un fond de science-fiction (dont les codes vont ensuite être repris par Ridley Scott, Verhoeven, Proyas, Spielberg…), maître Lang en profite pour donner une autre dimension au métrage. Conteur hors-pair, le futur réalisateur de « M le maudit » transpose une romance interdite (tragédie), travaille le thème de la religion (toujours d’actualité encore aujourd’hui), de la différence des classes entre bourgeois et ouvriers (également enjeu actuel de notre société moderne) tandis que Madame Harbou, ayant déjà des penchants pour le parti nazi, porte son adaptation sur les prémices de la Seconde Guerre Mondiale. Malgré les différents de Thea et Fritz pour l’écriture du film et pour le visionnage qu’a effectué maître Lang se disant non satisfait de l’histoire adaptée de sa femme, on ne peut que se mettre à genou pour féliciter le travail de précision et d’orfèvre de par la qualité exceptionnelle du scénario, des personnages modernes (à l’image du concepteur de la ville) et des dialogues. Bravo ! A noter que le couple a accouché de quelques métrages dont « Les trois lumières » et « Les espions » avant que Lang ne parte s’exiler à Hollywood.
Et ici, ce n’est pas que le scénario qui est parfaitement maîtrisé. La direction d’acteurs (certes théâtralisée à souhait), les effets spéciaux (décors, costumes), la musique, le noir et blanc…, tout est méticuleusement préparé, travaillé et mis en scène.
Concernant les effets spéciaux, on touche au mythe Lang car l’innovation est de partie. L'équipe a dû inventer de nombreux effets spéciaux. C'est le chef opérateur Eugène Schüfftan (il travaillera pour Carné, Franju), expert et véritable pionnier, qui mit au point un procédé jouant sur les miroirs (l’effet Schüfftan, invention reprise par Sir Alfred dans « Chantage » sorti en 1929, puis par d’autres Harryhausen par la suite) et réalisa des miniatures de la ville parmi d’autres effets. Totalement subjuguant !!
Toujours en parlant d’effets, la chef costumière Aenne Willkomm (également collaboratrice sur « Les Nibelungen ») a dû créer deux costumes différents pour le double-rôle de Brigitte Helm (alors débutante !). Un pour le rôle de Maria, l’autre pour le robot. Un travail extravagant pour une classe indéniable. Robocop peut aller se rhabiller !
Les décors également sont réalistes, tout comme l’ensemble des compartiments dans lesquels se passent l’histoire emmené par le génialissime Lang. Et même s’ils sont simples aujourd’hui et que le metteur en scène a dû faire des compromis, jamais l’essence du scénario ou des personnages n’altèrent le découpage en noir et blanc et donc de la mise en scène de certains de ces décors. L’artiste Lang n’en a que faire et arrive même à se hisser au-dessus de cela grâce aux autres qualités de ce métrage.
Une de ces très grandes qualités, c’est bien sûr la musique fracassante, exaltante et frissonnante de Gottfried Huppertz (compositeur pour « Les Nibelungen »), perdue au fil des restaurations puis retrouvé, incessante mais néanmoins toujours utilisé pour mettre en relief l’histoire. Dramatique, enivrante, nerveuse et donc forcément lancinante et mirobolante, elle est le fil conducteur de « Metropolis ». Le la est donné. Tous mes chapeaux !!, Monsieur le compositeur.
Et pour parler casting, c’est du plus-que-parfait. Maître Lang s’amuse à nous jouer sa partition, car s’il ne faut retenir qu’un acteur, la tâche est complexe étant donné la facette complète des talents (certains débutants d’ailleurs !, d’autres, ami du réalisateur) qui s’ajoutent afin d’emballer ce film. On touche aussi le mythe ici. Brigitte Helm avec son interprétation miséricordieuse et robotique, Rudolf Klein-Rogge, maniaque et allumé est excellent dans son rôle d’inventeur, Heinrich George en surveillant de machine est juste dans sa bonhomie, Alfred Abel charismatique comme il se doit pour son personnage de chef de la ville, Gustav Fröhlich parfait dans le rôle du médiateur… . Tous les talents se conjuguent pour se mettre au service du métrage, languien.
« Metropolis » (1927) est donc avant tout un chef d’œuvre mitonné par un maître, Fritz Lang. Film d’auteur également car concocté par une famille d’artiste (Lang, von Harbou, l’ami Klein-Rogge) et de collaborateurs proches (compositeur, costumière, acteurs). Classique parmi les classiques, ce monument languien du septième art ne se renie pas et se doit d’être vu par tous et pour tout cinéphile que nous sommes.
Spectateurs, attention : « Metropolis » vous rendra …muet !
Pour la version de 2011 que j’ai vue (je me trompe peut être sur la date), la rénovation de certaines images perdues sont insérées dans le film en des zébrures horizontales contenant des coupes partielles dans le montage. Tout d’abord, vous l’avez compris, « Metropolis » a subi de nombreux travaux de restauration. Dans l’histoire du cinéma, aucun métrage n’a subi autant de transformations que « Metropolis » (!). Le film du cinéaste, qui avait nécessité deux ans de travail pour toutes ces raisons, peut se targuer d’être l’un des premiers blockbusters de l’histoire du cinéma, avec les Méliès, autre artisan du genre (« Le voyage dans la Lune », « Le chevalier mystère »…). Premier point important pour ancrer un film dans la mémoire du cinéma. Bravo Monsieur le réalisateur.
Mais concentrons-nous un peu plus sur « Metropolis » mis en scène par un maître de cinéma, Fritz Lang.
Synopsis : en 2026, dans une cité souterraine, des ouvriers travaillent pour le bonheur des nantis vivant dans les jardins suspendus de la ville. Menés par une androïde, les ouvriers se révoltent… .
Thea von Harbou adapte le roman qu’elle avait écrit grâce à son mari Fritz Lang, également scénariste. Sur un fond de science-fiction (dont les codes vont ensuite être repris par Ridley Scott, Verhoeven, Proyas, Spielberg…), maître Lang en profite pour donner une autre dimension au métrage. Conteur hors-pair, le futur réalisateur de « M le maudit » transpose une romance interdite (tragédie), travaille le thème de la religion (toujours d’actualité encore aujourd’hui), de la différence des classes entre bourgeois et ouvriers (également enjeu actuel de notre société moderne) tandis que Madame Harbou, ayant déjà des penchants pour le parti nazi, porte son adaptation sur les prémices de la Seconde Guerre Mondiale. Malgré les différents de Thea et Fritz pour l’écriture du film et pour le visionnage qu’a effectué maître Lang se disant non satisfait de l’histoire adaptée de sa femme, on ne peut que se mettre à genou pour féliciter le travail de précision et d’orfèvre de par la qualité exceptionnelle du scénario, des personnages modernes (à l’image du concepteur de la ville) et des dialogues. Bravo ! A noter que le couple a accouché de quelques métrages dont « Les trois lumières » et « Les espions » avant que Lang ne parte s’exiler à Hollywood.
Et ici, ce n’est pas que le scénario qui est parfaitement maîtrisé. La direction d’acteurs (certes théâtralisée à souhait), les effets spéciaux (décors, costumes), la musique, le noir et blanc…, tout est méticuleusement préparé, travaillé et mis en scène.
Concernant les effets spéciaux, on touche au mythe Lang car l’innovation est de partie. L'équipe a dû inventer de nombreux effets spéciaux. C'est le chef opérateur Eugène Schüfftan (il travaillera pour Carné, Franju), expert et véritable pionnier, qui mit au point un procédé jouant sur les miroirs (l’effet Schüfftan, invention reprise par Sir Alfred dans « Chantage » sorti en 1929, puis par d’autres Harryhausen par la suite) et réalisa des miniatures de la ville parmi d’autres effets. Totalement subjuguant !!
Toujours en parlant d’effets, la chef costumière Aenne Willkomm (également collaboratrice sur « Les Nibelungen ») a dû créer deux costumes différents pour le double-rôle de Brigitte Helm (alors débutante !). Un pour le rôle de Maria, l’autre pour le robot. Un travail extravagant pour une classe indéniable. Robocop peut aller se rhabiller !
Les décors également sont réalistes, tout comme l’ensemble des compartiments dans lesquels se passent l’histoire emmené par le génialissime Lang. Et même s’ils sont simples aujourd’hui et que le metteur en scène a dû faire des compromis, jamais l’essence du scénario ou des personnages n’altèrent le découpage en noir et blanc et donc de la mise en scène de certains de ces décors. L’artiste Lang n’en a que faire et arrive même à se hisser au-dessus de cela grâce aux autres qualités de ce métrage.
Une de ces très grandes qualités, c’est bien sûr la musique fracassante, exaltante et frissonnante de Gottfried Huppertz (compositeur pour « Les Nibelungen »), perdue au fil des restaurations puis retrouvé, incessante mais néanmoins toujours utilisé pour mettre en relief l’histoire. Dramatique, enivrante, nerveuse et donc forcément lancinante et mirobolante, elle est le fil conducteur de « Metropolis ». Le la est donné. Tous mes chapeaux !!, Monsieur le compositeur.
Et pour parler casting, c’est du plus-que-parfait. Maître Lang s’amuse à nous jouer sa partition, car s’il ne faut retenir qu’un acteur, la tâche est complexe étant donné la facette complète des talents (certains débutants d’ailleurs !, d’autres, ami du réalisateur) qui s’ajoutent afin d’emballer ce film. On touche aussi le mythe ici. Brigitte Helm avec son interprétation miséricordieuse et robotique, Rudolf Klein-Rogge, maniaque et allumé est excellent dans son rôle d’inventeur, Heinrich George en surveillant de machine est juste dans sa bonhomie, Alfred Abel charismatique comme il se doit pour son personnage de chef de la ville, Gustav Fröhlich parfait dans le rôle du médiateur… . Tous les talents se conjuguent pour se mettre au service du métrage, languien.
« Metropolis » (1927) est donc avant tout un chef d’œuvre mitonné par un maître, Fritz Lang. Film d’auteur également car concocté par une famille d’artiste (Lang, von Harbou, l’ami Klein-Rogge) et de collaborateurs proches (compositeur, costumière, acteurs). Classique parmi les classiques, ce monument languien du septième art ne se renie pas et se doit d’être vu par tous et pour tout cinéphile que nous sommes.
Spectateurs, attention : « Metropolis » vous rendra …muet !
Je viens de regarder le film, 90 ans après sa sortie et il est très intéressant à regarder. Je ne connais rien à ces acteurs, au cinéma allemand et encore moins aux films muets. Donc je ne peux pas faire une critique de spécialiste mais personnellement, je pense que ce genre de film devrait être ressorti plus souvent dans nos médias actuels.
Le genre de film qu il est trop difficile à visionner aujourd hui er ou l impact n est plus le même car il était actuel et critique de son époque.
La cuis' du prolétariat de la lutte des classes la disparité riche pauvres la révolution industrielles l'homme machine le travail à la chaîne, la religion et la folie de l homme.... Et surtout si on y rajoute une société codifié , fliqué il ne faut pas oublier que le nazi arrive par la suite.... L œuvre est totalement d époque et décrit avec grand brio ce moment , au travers de ce duo qui débat pour le peuple sur fond d amour et de décor à l ambiance totalement SF !! Et pour les années 30 chapeaux !!! Malheureusement le film est d un autre temps et l ennui arrive vite , le fait qu il n y est aucun dialogue accentue cela et il faut le dire même l action en général est ridicule et dépasse...... Heureux d avoir vu ce film qui a marqué le septième art mais malheureusement seul son idéologie survit.
La cuis' du prolétariat de la lutte des classes la disparité riche pauvres la révolution industrielles l'homme machine le travail à la chaîne, la religion et la folie de l homme.... Et surtout si on y rajoute une société codifié , fliqué il ne faut pas oublier que le nazi arrive par la suite.... L œuvre est totalement d époque et décrit avec grand brio ce moment , au travers de ce duo qui débat pour le peuple sur fond d amour et de décor à l ambiance totalement SF !! Et pour les années 30 chapeaux !!! Malheureusement le film est d un autre temps et l ennui arrive vite , le fait qu il n y est aucun dialogue accentue cela et il faut le dire même l action en général est ridicule et dépasse...... Heureux d avoir vu ce film qui a marqué le septième art mais malheureusement seul son idéologie survit.
J'ai découvert ce film par hasard et je souhaitais le voir non pas parce que j'aime bien les films de sciences-fictions mais par son histoire d'une part assez originale, de son époque et aussi parce qu'il s'agit d'un film muet et je dois dire que j'ai été plutôt agréablement surpris de ce film alors oui 2h30 ça fait effectivement un peu long et quelques passages s'en ressentent d’ailleurs mais pour l'époque le film est très bien pensées, les effets spéciaux sont sublimes et les décors grandioses.
Ici un peu de robots mais pas à gogo, un film bourrés d'imaginations et de créativités, On n'y suit l'histoire de cette homme qui conduit les classes ouvrières dominées par celles qui vivent au dessus d'eux à la révolte.
Petit à petit on a du suspens, du fantastique et la troisième partie de ce film intitulé Furioso va crescendo avec des scènes effrayantes, un rythme soutenus et spoiler: un monde chaotique auquel on assiste.
Alors oui la qualités de certains passages ne sont pas top mais le film ayant été restauré cela est compréhensible. Pour conclure on assiste à un bon spectacle et une bonne histoire très bien filmé.
Ici un peu de robots mais pas à gogo, un film bourrés d'imaginations et de créativités, On n'y suit l'histoire de cette homme qui conduit les classes ouvrières dominées par celles qui vivent au dessus d'eux à la révolte.
Petit à petit on a du suspens, du fantastique et la troisième partie de ce film intitulé Furioso va crescendo avec des scènes effrayantes, un rythme soutenus et spoiler: un monde chaotique auquel on assiste.
Alors oui la qualités de certains passages ne sont pas top mais le film ayant été restauré cela est compréhensible. Pour conclure on assiste à un bon spectacle et une bonne histoire très bien filmé.
Je voulais voir ce film, mais garder un esprit quand même critique, malgré la réputation de chef d'oeuvre intouchable. Et malgré ma méfiance, le film a très rapidement fonctionné, malgré son ancienneté et le rythme perdu d'un film muet. Mais on se sent vite chez soi devant un film qui a tant inspiré. Si on aime la photographie de Le Turk, Blade Runner ou Bioshock, on se retrouve vite à aimer Métropolis, ces magnats industriels dirigeant une ville ouvrière en révolte. Le peuple cherche son salut via la religion qui l'aveugle au point de ne pas se rendre comtpe qu'ils risquent de noyer leurs logements/familles, la noblesse dans le luxe et le sexe. Seul petit regret, cette magnifique direction artistique que j'aurais aimé voir un peu plus par des plans larges plus nombreux pour mieux apprécier la ville... Et avec la restauration de 2008, il y a un vrai avantage à voir/chercher à comprendre ce qui a sauté au premier montage... L'histoire du film dans le film...
Superbe classique de Fritz Lang.
On reste accroché tout le long du film qui pourtant dure plus de deux heures.
L'histoire est super, et l'univers dans lequel elle évolue est dantesque (ou du moins pour la plus grande partie de la population). Les acteurs jouent correctement (même si pour notre époque, leur jeu d'acteur semblerait caricatural, mais cela peut être justifié que du fait du caractère muet du film, le surjeu peut être nécessaire). Les personnages sont très intéressants à suivre.
La machine à forme est absolument machiavélique (sans doute un des meilleurs méchants du 7ème art) et à aucun moment, son plan ne semble faillir.
Alors, autant prévenir, ce film est très politisé, on ne peut pas trop dire qu'il fasse l'apologie du capitalisme (certaines personnes peuvent du coup ne pas aimer la conclusion que tire le film).
Ceci dit, ce film est un véritable chef-d'œuvre.
On reste accroché tout le long du film qui pourtant dure plus de deux heures.
L'histoire est super, et l'univers dans lequel elle évolue est dantesque (ou du moins pour la plus grande partie de la population). Les acteurs jouent correctement (même si pour notre époque, leur jeu d'acteur semblerait caricatural, mais cela peut être justifié que du fait du caractère muet du film, le surjeu peut être nécessaire). Les personnages sont très intéressants à suivre.
La machine à forme est absolument machiavélique (sans doute un des meilleurs méchants du 7ème art) et à aucun moment, son plan ne semble faillir.
Alors, autant prévenir, ce film est très politisé, on ne peut pas trop dire qu'il fasse l'apologie du capitalisme (certaines personnes peuvent du coup ne pas aimer la conclusion que tire le film).
Ceci dit, ce film est un véritable chef-d'œuvre.
Film révolutionnaire à bien des égards, ne serait ce que la vision de la cité en tant que fourmilière en son sein, du relai entre le cerveau et les mains symbolisé par le médiateur, fils du gouverneur, j’ai aimé le côté grandiose des décors, l’orchestration, la mise en scène; la première partie pose bien le contexte dystopique, son histoire et ses symboles. La grande machine qui doit garder son équilibre tant bien que mal, le monstre vital, l’injustice des classes sociales, l’aliénation, la révolte … la construction du récit se développe avec une intelligence certaine. Niveau formel c’est souvent assez bluffant, quitte à tomber dans un certain excès de temps à autre, et je ne sais pas si la version restaurée aide à avaler le tout, je n’ai pas trouvé si utile que ça de rallonger des scènes, j’aurais limite préféré voir la version d’origine et ensuite pourquoi pas constater les ajouts selon mon bon plaisir plutôt que de me les imposer. Parce que j’ai quand même senti le temps passer à partir de l’intermède, heureusement la dernière partie propose beaucoup de bonnes choses, notamment de l’action et des effets spéciaux vraiment très bons, après le final (bien qu’il soit totalement cohérent par rapport à ce que martèle le film) m’a semblé un poil sur-idéalisé et sans grande dramaturgie contrairement à ce que j’en espérais.
En bref j’ai apprécié voir (enfin) ce "Metropolis", je comprend tout à fait l’impact qu’il ai pu avoir dans l’histoire du cinéma SF et en général, notamment par son ambition et son aspect grandiose, mais j’ai ressenti quelques longueurs au coeur du long métrage, disons que ça dérive un peu, d’où une certaine perte de fluidité en terme de visionnage.
En bref j’ai apprécié voir (enfin) ce "Metropolis", je comprend tout à fait l’impact qu’il ai pu avoir dans l’histoire du cinéma SF et en général, notamment par son ambition et son aspect grandiose, mais j’ai ressenti quelques longueurs au coeur du long métrage, disons que ça dérive un peu, d’où une certaine perte de fluidité en terme de visionnage.
Extraordinaire, comme film. D'un point de vue cinématographique, surtout. Les plans sont géniaux, les acteurs jouent à la perfection, l'histoire est là et les décors et effets spéciaux sont impressionnants. La société utopique que le film dépeint rappelle clairement Babel, la cité biblique auquelle le film fait allusion. La rébellion de la société ouvrière d'en bas contre la société d'en haut... Les mains, le cerveau, le médiateur... Je l'ai trouvé magnifique, même s'il est sans doute un brin long à regarder aujourd'hui. C'est un plaisir d’innovation cinématographique sur lequel nombre de réalisateur peut d'appuyer. Bien sympa de voir les ancêtres d'il y a près de 100 ans leur vision de la société humaine.
Commençons par ce qu'il est évident de dire avec Metropolis : c'est visuellement splendide et inventif. Rien que pour ça le film mérite d'être vu. Quand à sa morale, je la trouve au final vraiment pacifiste et conciliatrice, je ne comprends pas toute cette polémique autour de celle-ci. J'ai été particulièrement envouté par la première partie : c'est immersif et merveilleux (l'apothéose étant selon moi l'apparition de Rotwang, le meilleur personnage du film à mon goût). La deuxième partie m'a semblé bonne mais moins captivante que la première. Quand à la dernière partie, je trouve qu'elle part un peu en grand n'importe quoi (
spoiler:
c'est quoi ces parents qui oublient leurs enfants chez eux !
), c'est assez confus et je trouve que surtout ça manque de pêche : il y a durant cette partie pas mal de longueurs qui ont d'ailleurs commencé à se faire ressentir durant la partie précédente. Quand au jeu des acteurs... C'est de l’expressionnisme allemand et du muet, donc forcément c'est du surjeu avec des accélérés parfois, ce qui donne des trucs assez ridicules (comme la fille : pour montrer qu'elle a peur elle se tord dans tous les sens c'est plutôt risible, et quand elle joue l'être-femme c'est pire : elle fait une tête et des gestes, impossible de pas comprendre qu'elle est méchante. Mais le pire vient sûrement de sa danse... J'ai du mal à croire que cela puisse faire tourner la tête à des hommes, moi j'aurais fui en courant !). Mais bon, c'est un film de 1927, donc c'est pardonnable.
Donc je ne recommanderai pas Metropolis à toute personne amateur de cinéma spectaculaire ou de divertissement, mais plutôt aux cinéphiles qui veulent parfaire leur culture.
), c'est assez confus et je trouve que surtout ça manque de pêche : il y a durant cette partie pas mal de longueurs qui ont d'ailleurs commencé à se faire ressentir durant la partie précédente. Quand au jeu des acteurs... C'est de l’expressionnisme allemand et du muet, donc forcément c'est du surjeu avec des accélérés parfois, ce qui donne des trucs assez ridicules (comme la fille : pour montrer qu'elle a peur elle se tord dans tous les sens c'est plutôt risible, et quand elle joue l'être-femme c'est pire : elle fait une tête et des gestes, impossible de pas comprendre qu'elle est méchante. Mais le pire vient sûrement de sa danse... J'ai du mal à croire que cela puisse faire tourner la tête à des hommes, moi j'aurais fui en courant !). Mais bon, c'est un film de 1927, donc c'est pardonnable.
Donc je ne recommanderai pas Metropolis à toute personne amateur de cinéma spectaculaire ou de divertissement, mais plutôt aux cinéphiles qui veulent parfaire leur culture.
Œuvre pharaonique et futuriste à plus d'un titre, Metropolis, est un pilier du cinéma, qui bien sur, ce doit d'être vu.
Classée au patrimoine mondial de l'UNESCO pour son importance culturelle, cette œuvre de Fritz Lang fut l'une des premières productions scénarisées du genre et le premier vrai blockbuster d'époque. Rien que pour ça le statut culte et révolutionnaire du film est indéniable. Les stigmates du temps et les contraintes d'époque restreignant drastiquement les copies du film en version intégrale ajoutent d'ailleurs à son caractère et son aura sacré. L'expressionisme allemand muet, la durée du long-métrage, le jeu et la mise en scène théâtrales, et donc aussi le montage haché, peuvent bien évidemment, et d'une façon très compréhensible, rebuter mais on ne peut que saluer un tel film quand il a su souligner si brillamment et si tôt des thèmes si avant-gardistes. Je ne vais pas tous les citer. ça a déjà été fait pleins de fois avant moi. Mais pour 1927 c'est de la vraie et grande SF, exhaustive, et sans doute insolente de maîtrise pour bien des cinéastes. La science-fiction est d'ailleurs le genre qui se démode le plus vite, notamment dans la mise en scène et les décors, mais ce film traverse les âges aussi pour sa technique et sa direction artistique toutes deux exceptionnelles. Si "Metropolis" a fait parler c'est aussi pour, au delà même de cette dystopie tout en contraste, son signal d'alarme et sa dénonciation en filigrane de la montée du nazisme en Allemagne. LA pierre angulaire de la SF, et du septième art en générale. Un jalon majeur dans l'histoire qui a fait date et dont tous les cinéphiles curieux savent ce que ce monument représente et a apporté au média. Un chef-d'oeuvre précieux et intemporel.
On découvre Metropolis pour la pierre angulaire qu'il représente dans l'histoire du cinéma et celà va même au delà, dans la culture populaire. L'appréhender en tant que long métrage est de plus en plus difficile, le director's cut offre désormais 2h30 de ville du futur ultra hiérarchisée. Et honnêtement deux heures et demie de film muet, tout Fritz Lang qu'il est ça devient vite compliqué. Pourtant on ne s'ennuie pas, le travail fut appliqué et recherché, il en inspira plus d'un à raison ! Les décors futuristes en passant par l'être-machine, beaucoup de codes qui deviendront des maîtres mot pour le genre né science-fiction. Évidemment le moralisme de l'histoire est moyen (superbement sexiste en plus) mais nous sommes en 1927 et remis dans le contexte ça change tout... Le déroulement souffre d'une naïveté dérangeante (surtout la fin), qui m'empêche de rester extasié devant et de considérer comme beaucoup ce film comme un chef-d'œuvre. Le projet fut pharaonique à l'époque, et heureusement Metropolis a finis par récolter les lauriers bien mérités. Car oui on pourrait en parler des heures durant, tiens je pense à cette fameuse lutte des classes bien appuyés mais qui fait aussi écho à la monté du nazisme, précurseur encore le Lang ? Bref, je ne suis pas fan du message du film, mais quand on parle de Metropolis on parle surtout d'un héritage hors norme apporté par un cinéaste visionnaire.
Il y aurait 6 étoiles au lieu de 5, METROPOLIS les mériteraient !
Quel choc en voyant ce film ! L'histoire, les décors, la mise en scène, les messages, ... tout y est !!
C'est intemporel, universel, grandiose, ...
Il faut avoir vu ce film ! c'est indispensable !
Quel choc en voyant ce film ! L'histoire, les décors, la mise en scène, les messages, ... tout y est !!
C'est intemporel, universel, grandiose, ...
Il faut avoir vu ce film ! c'est indispensable !
Si scénographiquement parlant "Metropolis" ne s'impose pas autant que "M le Maudit", il n'en reste pas moins que Lang laisse parler son génie artistoque avec ce film, qui rappelle l'excellent "Citizen Kane" dans sa métrise technique au service d'une critique profonde de l'avènement d'une société aliénée et d'un réquisitoire poignant contre le patronat et la traite ouvrière. Le film repose aussi sur le thème de l’affrontement entre le Bien et le Mal. Lang propose plus tard une réflexion sociologique sur la ville, cette "ville nouvelle" qui étouffe l'homme. Mais il laisse toutefois libre court à son imagination, en proposant sa vision d'une "mégapole futuriste" (objet central du film) Alors en plein dans sa période expressionniste, il est au sommet de son inventivité visuelle. Les plans de génie se succèdent, magnifiquement architecturés, graphiquement parfaits. C'est donc un étalage de prouesses techniques, rempli d'images et de métaphores.
"Metropolis", c’est 2h30 d’images phénoménales, 2h30 de musiques sublimes, 2h30 de techniques foudroyantes, 2h30 d’art cinématographique tout simplement. Avec ce premier grand film de science-fiction, Fritz Lang révolutionne le cinéma et lui ouvre une porte principale encore inexplorée, une que l'on prendra rapidement en pleine figure, avant de la voir s'ouvrir davantage par de nombreux cinéastes, inspirés par l'excellence de ce désormais culte, "Metropolis".
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