L'Effet Aquatique
Note moyenne
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175 critiques spectateurs

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Yves G.

1 875 abonnés 4 107 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 juillet 2016
Samir est grutier à Montreuil. Il tombe sous le charme d’Agathe, maître-nageur à la piscine Maurice-Thorez. Pour l’approcher, il prétend vouloir apprendre à nager. La jeune femme n’est pas insensible au charme taciturne de son élève en maillot orange. Mais lorsqu’elle découvre la supercherie, elle fuit en Islande pour participer à un – improbable – congrès mondial des maîtres-nageurs. Son sigisbée transi ne s’avoue pas vaincu et l’y suivra pour lui prouver la sincérité de son amour.

« L’Effet aquatique » est un petit film terriblement attachant. Un conte de fée contemporain entre Montreuil et Reykjavík, les deux ports d’attache de la réalisatrice franco-islandaise décédée en 2015. Une histoire d’amour tendrement surréaliste.

Sans doute le film est-il divisé en deux parties un peu trop différentes pour former un tout cohérent. La première se déroule presque intégralement entre les murs de la piscine Maurice-Thorez dont Sólveig Anspach croque avec jubilation les employés : un directeur pas très malin, un caissier toujours de bonne humeur, un maître-nageur lubrique. C’est dans ce cadre improbable que Samir et Agathe se rapprochent. Rupture de lieu, mais pas de ton, lorsque le film se déporte vers l’Islande. Pour participer au Congrès mondial des maîtres-nageurs, Samir se fait passer pour le délégué israélien et improvise un discours aussi naïf qu’émouvant.

La modestie de ce film l’empêche de prétendre au statut de chef-d’œuvre. Mais, dans le registre qui est le sien, « L’Effet aquatique » est une réussite totale.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 4 juillet 2016
On ne perd pas de temps, le film démarre tout de suite. C’est une bonne comédie romantique franchement décalée de par les personnages qui semblent venir pour certains d’une autre dimension et qui sont pris dans situations burlesques et inattendues. Le film se démarque donc bien de ce qu’on peut voir habituellement dans le même genre. La fin traine malheureusement un peu en longueur ce qui dommage pour un film 1h30.
titicaca120

435 abonnés 2 179 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 juillet 2016
une première partie à Montreuil où les deux personnages se rencontrent.
c'est assez mignon et le mensonge est bon enfant et gentillet.
s'en suit un départ pour L'Islande où d'autres personnages et une amnésie
apparaissent pour finir sans surprise.
BeatJunky
BeatJunky

198 abonnés 1 934 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 octobre 2016
Le même délire que dans "queen of Montreuil" mais en bien plus réussi, la mise en scène et la direction des acteurs m'ont semblé beaucoup moins brouillon mais pas de souci, rassurez vous, c'est toujours aussi drôle et original! Le même genre d'histoire avec plus ou moins le même genre de personnages dont la toujours délirante Didda Jonsdottir entre autres... D'autres débarquent dans le truc et apportent un peu de nouveauté tout comme l'environnement puisque cette fois on fait bouger cette originale histoire d'amour jusqu'en Islande! Encore une très bonne idée de Solveig Anspach pour éviter de nous ennuyer et ca fonctionne du tonnerre! On ressort de là avec le sourire, satisfait d'avoir vu un film simple mais qui fait son petit effet : Divertir sans vulgarité, sans violence, ni cris, ni rien de ce genre.. Bref, c'est le french feel-good movie de ce milieu d année film qu'il ne faut pas louper! Parfait pour commencer l'été!
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 4 juillet 2016
On retrouve de bonnes anecdotes de piscine. Une belle histoire d'amour sous de beaux paysages islandais.
Chris58640
Chris58640

261 abonnés 835 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 3 juillet 2016
Le tout dernier film de Solveig Anspach (décédée depuis le tournage) est en réalité la suite d’un film que je n’ai pas vu et qui s’appelle, si j’ai bien compris, « Queen of Montreuil ». J’avais espéré pouvoir profiter et tout comprendre de l’ « Effet aquatique » sans boire la tasse, comme quand on vous dit « Tu n’as pas lu le tome 1 mais ne t’en fais pas, les histoires sont indépendantes et tu vas tout comprendre ! ». Sauf que ça n’est jamais aussi simple et que, logiquement, certaines choses vous échappent et vous le sentez nettement. C’est malheureusement ce qui s’est passé avec « L’effet Aquatique » ou, même en glanant deux-trois éléments deci-delà, vous n’arrivez pas à comprendre pleinement les liens qui existent déjà entre les personnages et l’importance de leur passé et du coup, vous avez l’impression de nager un peu à contre-courant. Reste que l’histoire de l’ « Effet Aquatique », qui n’est jamais au fond qu’une histoire d’amour toute simple entre deux personnes toutes simples, timides et un peu maladroites, est terriblement touchante parce qu’elle sonne vrai de bout en bout. Les deux comédiens, Florence Loiret-Caille (que je ne connaissais pas du tout) et Samir Guesmi sont irréprochables dans leur rôle d’amoureux hésitants. Ils incarnent tous les deux avec beaucoup de sensibilité la fragilité de deux personnes à la fois attirés l’un par l’autre et terrifié à l’idée de plonger vers l’inconnu (surtout Agathe, qui est veuve). Autour d’eux, et c’est quelque chose d’assez courant, les personnages secondaires sont presque improbables tellement ils sont outranciers mais surtout hors-norme. Du patron de la piscine (formidable Philippe Rebot, déjà vu cette année dans « Rosalie Blum) à Anna la conseillère municipale de Reykjavik, en passant par la maitresse-nageuse obsédée sexuelle (Laurence Cotte, épatante et… flippante), tous les gens qui les entourent semblent si étranges, excessifs, hauts en couleur, que le couple Samir/Agathe n’en parait que plus normal et attachant. Le film ne manque pas d’humour même si on ne peut pas vraiment le qualifier de comédie. La plupart des scènes drôles sont du fait des rôles secondaires, dont on se demande jusqu’à quel point ils ne sont pas là juste pour ça ! La réalisation d’Anspach est soignée et l’omniprésence de l’eau lui offre l’occasion de très jolis plans, elle joue avec les reflets, les couleurs et la lumière, surtout dans les 20 premières minutes du film qui se déroulent presque entièrement dans la (plutôt) jolie piscine de Montreuil. Ensuite direction l’Islande et là, comme à chaque fois qu’on filme les paysages islandais (souvenez-vous de « La vie rêvée de Walter Mitty »), c’est un bonheur… L’Islande est un pays, je dois le reconnaitre, fascinant par bien des aspects et Solveig Anspach, qui était d’origine islandaise, filme son pays avec une tendresse évidente. Le scénario de « L’Effet Aquatique », au final assez simple, n’est pas bien compliqué à comprendre. Le problème, en ce qui me concerne, est que comme je n’ai pas vu le film précédent, pas mal de choses m’ont sans doute échappées et que donc, par moment, je me suis retrouvée devant un film qui semblait m’échapper comme une savonnette mouillée. Un certain nombre de scènes flirtent avec le surréalisme (la voyante islandaise qui voit l’avenir dans une tasse à café à peine bue), un certain nombre de personnages semblent si étranges qu’on a du mal à y croire, et parfois, je le confesse, on trouve certaines scènes trop décalées et on commence à trouver le temps long, ce qui est quand même dommage pour un film de mois de 90mn. Et puis, le coup de théâtre qui va finalement rapprocher les deux amoureux, cet « électrochoc » n’est pas le truc le plus crédible du monde, il faut bien l’avouer ! Mais ce n’est pas bien grave, parce qu’on est de toute façon charmé par couple Agathe/Samir et leur fragilité. Cela dit, j’encourage ceux qui voudraient se jeter à l’eau en allant voir « L’effet aquatique » de commencer par le petit bain en regardant « Queen of Montreuil » avant, histoire de bien apprendre la brasse avant de faire des longueurs ! C’est moi-même ce que j’aurais du faire, je m’en rends compte un peu tard.
leoline
leoline

37 abonnés 93 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 3 juillet 2016
Je commence par vous dire - chers lecteurs - quel dommage ! mais quel dommage!!!. Je suis parti avec l idée d un film gentil sur un conte amoureux contemporain. Tout y était...excellente bande annonce - qui soit dit en passant avec le recul - dévoile tout et trop du film - les acteurs ...tous... sincères L ambiance... la piscine qui est photogénique au possible. Bref tout était présent comme des ingrédients de grande qualité pour faire une recette imparable. Le résultat ? pschitt ou flop ou plutôt glou-glou... tout est gâche franchement gâche. manque de rythme manque d application des rebondissements - invraisemblance du scenario qui ne fait même pas conte de fée .. Une islandaise grutière qui connait un grutier de Montreuil ?? cela sent le financement du film par le tourisme islandais sans rapport avec le sujet... Tout sonne horriblement faux. Et pourtant... des vues superbes certaines répliques et situations voire des trouvailles théâtrales très amusantes mais pas travaillées. Des longueurs (pas de piscine!) alors que le film ne dure que 1h23 ... Je suis ressorti hyper déçu de tout ce gâchis cinématographique. il y avait pourtant un fil conducteur solide... je respecte la mémoire de son auteur décédée depuis car elle mérite quand même mes deux étoiles de promesses cinématographiques c est certain...qu elle ne pourra jamais tenir... Mais ici en l occurrence ici son effet aquatique est à l eau.
ffred

2 001 abonnés 4 318 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 juillet 2016
En 1999, Solveig Anspach se faisait connaître avec succès grâce à Haut les cœurs ! (et consacrait Karin Viard meilleure actrice aux César). Dans ce premier film, autobiographique, elle racontait son combat contre le cancer, celui-là même qui l'a emportée il y a un an. L'effet aquatique restera donc son dernier film. C'est la suite du délicieux Queen of Montreuil, l'une des belles surprises de 2013. Mon avis d'alors aurait pu tout aussi bien correspondre au film d'aujourd'hui. On reste parfaitement dans l'ambiance. C'est tout aussi frais et décalé. Moins grave aussi, Agathe se remettait d'un deuil, elle a peur d'affronter de nouveau l'amour ici. L'histoire est toujours aussi touchante et les personnages toujours aussi attachants. Si le récit commence bien à Montreuil, l'intrigue se déplace très vite en Islande (pays d'origine de la réalisatrice) pour y rester. L'écriture et la mise en scène sont toujours parfaitement fluide et maitrisée. Le casting reste le même aussi. Florence Loiret-Caille, Didda Jonsdottir et Samir Guesmi sont toujours formidables. En résumé, une suite tout aussi réussie que l'originale. C'est peut être plus léger et plus drôle, mais toujours aussi attachant. On regardera donc cet Effet aquatique avec une émotion supplémentaire pour les raisons évoquées plus haut. Un vrai petit régal.
isakkk
isakkk

18 abonnés 212 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 3 juillet 2016
Film sympathique mais on s'ennuie beaucoup, le scénario est léger, les dialogues aussi, les personnages et les situations peu crédibles... Pas facile l'exercice de la comédie romantique ! Ici c'est plutôt raté.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 3 juillet 2016
Comment peut-on aimer ce film? je n'ai pas dû voir le même que la plupart des autres spectateurs! scénario mal fichu, intrigue peu crédible, dialogues plats. Où a t on vu de l'humour? les deux personnages principaux sont chlorophormés, les personnages secondaires inintéressants ou abrutis. Certains ont ri de bout en bout? tant mieux pour eux... je me suis ennuyé mortellement et pourtant ce n'était pas long (1h 23) mais il était temps que cela finisse, il n'y avait plus rien à dire. Désolé ce n'est ni le film romantique ni le film comique que la critique vous présente. Et désolé pour la mémoire de la réalisatrice disparue.
dominique P.

910 abonnés 2 027 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 juillet 2016
J'ai souhaité voir ce film qui a reçu de très bonnes critiques presse et spectateurs.
Je confirme que ce film est assez sympathique et original.
C'est amusant, il y a des passages drôles.
WutheringHeights
WutheringHeights

133 abonnés 930 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 juillet 2016
Florence Loiret-Caille et Samir Guesmi (...) portent une comédie romantique tendre et loufoque de Montreuil à Reykjavik. (...) L’ultime film touchant d’une cinéaste singulière.

LA SUITE :
PLR
PLR

564 abonnés 1 800 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 juillet 2016
Un cadre peu commun pour le cinéma : une piscine avec l'univers de ses employés municipaux. Transport en Islande ensuite pour un improbable congrès international des maîtres-nageurs qui sera l'occasion d'une satire géopolitique et d'une amicale caricature de l'obsession de l'hygiène prêtée aux Islandais. Qualité que n'auraient pas toujours les "touristes" (chacun pourra se sentir visé). Quelques petits autres comptes seront également réglés avec les autochtones, toujours à fleuret moucheté et donc amicalement. On sent que la réalisatrice décédée depuis, native de ce pays, en avait très envie. Des scènes vraiment originales et cocasses servies par des personnages hauts en couleurs. Des acteurs qui ont un faciès, qui savent exprimer un caractère (quelques grandes gueules pour les besoins du scénario). C'est le film frais, léger, romantique et humoristique du moment. Les cinéphiles ne manqueront pas. Le grand public complétera, on l'espère.
alpha-pixel
alpha-pixel

35 abonnés 41 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 2 juillet 2016
Heureux sont parfois les possesseurs de cartes ciné : ils peuvent sans regret financier assister à une première partie d’un film, puis se lever et s’échapper vers d’autres cieux.
Le beau début du film se passe dans une piscine municipale, celle de Montreuil, 93. Tant que l’action n’en sort pas, tout baigne. Plongés au milieu des clapotements et de leurs échos, entre les scintillements de l’eau, des regards épris et des faïences, avec la moiteur lascive et les simples appareils, dans ce cadre original et hors du temps, les unités de lieu et d’action sont préservées, remarquables. L’histoire d’amour de Samir et Agathe est simple et séduisante, le futur couple un peu transparent mais si poétique. Avec une photo superbement détrempée, des personnages secondaires à mourir de sourire (ah les employés en mode Always Lenin), on savoure au sec dans son fauteuil la force tranquille de ce cinéma qui sait humecter ainsi nos yeux et nos cœurs. L’effet aquatique est réussi.
Et puis plouf et patatra, le film se casse : départ vers l’Islande, dans un improbable congrès de maîtres-nageurs. Avec d’ennuyeux discours, des personnages superfétatoires et artificiels, des scènes décousues et répétitives, des complaisances narratives, une forme parfois documentaire sur les paysages d’Islande (un peu Connaissance du monde). Et le côté ahuri du jeu de Samir qui en se répétant finit par lasser. On sent une écriture laborieuse, cherchant en vain de bonnes idées. Cette fin ratée où Samir, au moment de rouler une pelle mouillée à une nymphe de passage, va plonger dans la conclusion escomptée… Peut-être la maladie de la réalisatrice, sa triste et précoce disparition ont-t-elles affecté la deuxième partie du film.
Mais je ne critique pas davantage, vous renonceriez à aller voir les belles premières séquences !
Laurent C.
Laurent C.

297 abonnés 1 133 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 juillet 2016
Il est rare d'emblé de trouver dans un film autant de raisons au bonheur. "L'effet aquatique" de la regrettée et rare Solveig Anspach est à ce titre doublement exaltant. D'abord, parce que le film présente des personnages filmés comme un conte, à commencer par Agathe, l'héroïne et Samir, le soupirant, qui se cherchent, s'aiment, se repoussent, se séduisent, comme dans toutes les comédies humaines. Ensuite, parce que le film explore deux lieux bien connus de la réalisatrice, Montreuil, et son pays natal, l'Islande, dont on découvre la richesse des bords de mer, et surtout un certain mode de vie, un certain mode de pensée, une certaine vision de la démocratie dont nous aurions beaucoup à apprendre. Jamais désinvolte, "L'effet aquatique" est une sorte de fable déjantée, enthousiasmante, sensible et délicate. Très vite, on comprend dans le générique que la réalisatrice malade n'a pas pu aller au bout de son œuvre et qu'elle a bénéficié d'une assistance à son projet, et cela rend l'œuvre d'autant plus merveilleuse que l'artiste refuse la compassion et la misérabilisme. Tout est une question de malentendus, de doutes, d'espoirs et donc et de vie, au milieu de cette myriade de personnages qui se cherchent un peu de bonheur. Il est impossible de décrire ici toute la liste des personnages, mais chacun constitue une sorte de prétexte à la joie, au bien-vivre ensemble. En cela, "L'effet aquatique" constitue une œuvre d'utilité publique en ces temps troublés où l'humeur est à la contestation et à l'isolement.
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