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kevinsolstice
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3,5
Publiée le 12 février 2018
Un film qui est surtout porté par Reda d'une justesse époustouflante. Des petites longueurs, on a parfois du mal à voir où le réalisateur veut en venir. Mais globalement bien avec une belle bande son mais des dialogues parfois difficiles à comprendre... Les acteurs mâchent souvent leurs mots.
"...Alors ça va ou quoi... et toi, tranquille... Tu trinques un petit coup frérot... Vas'y on rigole cousin..."
Dans une bande annonce ça va, mais sur 1H42, j'te jure mon frère, même si ça fait vrai, c'est relou !
Porté par un jeu de qualité, j'ai poussé le film jusqu'au bout. Je cherche encore ce que Mélanie Laurent vient faire au milieu de tout ça, une erreur de casting digne d'un mauvais telefilm mais agréable à regarder.
Ce film est tellement une épreuve à regarder que si je n'avais pas été en milieu de rangée, je serais partie. Les scènes se succèdent mais ne coulent pas ensemble. On ne s'attache à aucun des personnages.Les dialogues sont inintéressants. Je ne comprends absolument pas le prix et les nominations de ce film. A éviter d'urgence.
PIGALLE LA NUIT. La rumeur court. Wesh wesh, regain de tension dans un Pigalle assagi. La place blanche à mauvaise mine. Les trottoirs sont vides, les vrais truands ont disparu et les maisons sont closes. De la haine dans un petit film qui sent la banlieue, ponctué par des dialogues hip hop. La routine en somme.
Bof-bof ! J'ai assez vite regardé ce film d'un œil distant tant l'histoire n'offre pas réellement d'accroche. Les affres de la reconquête difficile d'un peu de territoire nocturne d'un ex-jeune caïd issu du "milieu" parisien maghrébin ne m'ont pas semblé convaincantes et je n'ai toujours pas compris en quoi le titre de ce film pouvait être en lien avec une quelconque réalité dépeinte. Certes, ce projet convenait à Reda et Slimane, encore que je n'ai pas trouvé qu'ils y étaient étincelants. Quant à Mélanie Laurent, on se demande pourquoi elle a pu se retrouver au casting !
Ce film constitue l'avant-garde du cinéma français. Voilà des auteurs qui filment, racontent sans angélisme le quotidien de 90% de la population et ne se contentent pas de coller aux gouts et tendances des 10% qui tiennent tous les pouvoirs . C'est une grand coup de Karcher au cinéma d'auteur bourg, bien pensant, donneurs de leçon. Le meilleur filme du début de l'année.
Avec La Rumeur aux commandes, l’œuvre gagne pourtant une authenticité racée qui élève ces Derniers Parisiens un cran au-dessus du reste. Avec une belle liberté, Hamé et Ékoué reprennent le fil de leur œuvre musicale au travers de ce premier film réussi. Leur observation d’une énergie nocturne où les caractères s’entrechoquent brille de leur connaissance approfondie du milieu dépeint. On baigne avec jubilation au fil des déambulations d’un toujours excellent Reda Kateb.
un bon film qui traite de problèmes réels avec intelligence et une palette de sentiments qui va d'un réalisme cru à un humour chaleureux. D'excellents acteurs qui nous font entrer dans le quotidien de leurs personnages à Pigalle comme ceux d'un Abel Ferrara à New York..Ca nous change des films d'action au rythme effréné mais parfois (souvent) superficiel. Là le rythme est celui d'un filme qui campe ses personnages complexes et qui si l'on veut bien accepter de regarder les choses en face ( le stigmate social et ses conséquences, la survie.;) permet de ressortir un peu grandi, à l'image de ses deux protagonistes frères ou du moins un peu moins ignorant...
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3,5
Publiée le 22 septembre 2020
Si vous aimez Paris la nuit et plus précisément le quartier Pigalle vous aimerez Les Derniers Parisiens. C'est une fiction mais aussi une sorte de documentaire sur ce quartier célèbre et mondialement connu, pour lequel de nombreux touristes du monde entier viennent et pas les plus riches. L'équivalent du quartier de Hambourg Repperbahn, quartier de bars, de prostituées, de proxénètes, de boîtes de nuit, de marchands de drogue autres petits carnaval. Le personnage principal est joué par le toujours excellent Reda Kateb comme un petit voyou récemment libéré de prison. Un perdant né qui est à moitié impliqué dans un bar de nuit avec son frère. Mais Pigalle est une jungle un monde impitoyable pour beaucoup de gens même pour les touristes potentiels. Vous avez également des personnages secondaires qui n'ont rien à voir avec la colonne vertébrale de l'histoire. C'est une bonne étude des personnages dans ce très bon drame noir mais ce n'est pas un film policier. Dommage sinon j'aurai donné plus d'étoiles...
Quand les membres du groupe de rap La Rumeur s’attaque au cinéma, c’est évidemment Pigalle et ses nuits agités qui sont au centre de ce premier long-métrage. Un point d’ancrage pour eux car c’est là dans le 18e arrondissement de Paris que tout se passe et que les transformations de la société sont les plus évidentes. Personne n’est vraiment gentil ni vraiment méchant, ils s’en sortent comme ils peuvent. Quand Nas sort de prison, il retourne avec son frère Arezki, patron du bar Le Prestige. Sauf que le jeune homme veut se refaire une réputation après ses déconvenues et ce bar semble être l’endroit parfait pour retrouver son « prestige ». Les Derniers Parisiens est un film qui tient à coeur à Hamé Bourokba et Ekoué Labitey, ça se voit, ça se ressent et ça fait du bien. C’est efficace sans jamais en faire trop et terriblement charismatique aussi visuellement qu’auditivement.
Le film de Hamé et Ekoué séduit par son désir de mettre en avant les « derniers parisiens » issus de cette culture populaire mais manque trop d’une structure narrative et d’une écriture solide pour relever le défi (...). Peut-être l’angle du documentaire aurait-il été plus pertinent.
Sentiment mitigé. D'un côté, le theme central (réinsertion) et le lieu (Pigalle) sont intéressants mais de l'autre, le film est long à vraiment démarrer et certains éléments nécessaires à la compréhension arrivent trop tard. Reda Ketab est impeccable mais on finit quand même par s'ennuyer un peu.
Enfin ! Du rythme, du son, du jeu, un quartier, des gens, une histoire du quotidien, de la mélancolie, de la violence verbale, de l'amour précaire, des pauvres, des blancs, des noirs, des jaunes, des rouges... Tous les ingrédients réunis pour faire un grand et beau film de cinéma.
Reda Kateb incarne un homme sorti récemment de prison et travaillant dans le bar de son grand frère à Paris, dans le quartier de Pigalle. Il souhaite utiliser cet établissement afin d'y organiser des soirées et se faire ainsi une place dans l'événementiel. J'ai trouvé ce que ce film disposait d'un scénario plutôt intéressant, avec une certaine attention accordée aux personnages et aux relations qu'ils entretiennent. L’interprétation est d'ailleurs bonne, les acteurs étant crédibles. Toutefois, certains passages m'ont parus un petit peu flous et l'intrigue me semblait parfois construite de manière approximative. De ce fait, cela m'a empêché de m'investir complètement dans l'histoire.
film très dans l intrigue ou l environnement est plus intéressant que l histoire .bonne prestation des acteurs. les dernières 30 mon sont intéressantes sur la métamorphoser du quartier et les liens avec les acteurs