J'ai longtemps hésité avant de voir ce film. J'ai, comme toutes oeuvres publiques, entendu les pour et les contre. Un chose est sûre, c'est bien que ce film abrite quelque chose de singulier. J'ai tenté de comprendre de quoi il s'agissait. Certains parlent d'absence de scénario ? là ou précisément je trouve que le récit, n'obéissant pas à une forme classique, est puissant et tendu du début à la fin. On a tendance à voir ce film avec un approche clichesque, là ou le contre pied est parfaitement exécuté. On tient là surement le cinéma français de demain... j'en ai la conviction bien qu'il soit encore trop tôt pour le dire.
Fort, juste, beau, simple. Des auteurs en herbe qui confirme par leurs talents et intégrité. Les derniers Parisiens est un film à voir qui mérite tous les éloges.
Les derniers parisiens, c'est un peu la fin d'un monde qui n'existera plus. Un geste nouveau, des visages pour la plupart méconnu, une fraicheur absolue dans le cinéma d'art et essai. Nous sommes ici en présence de futur très grand réalisateur. Reda Kateb est impérial et les autres ne sont pas en reste. Vivement la suite du bal.
formidable immersion dans un Pigalle interlope. Jeu d'acteur surprenant pour un 1er film. J'ai personnellement adoré le personnage fantomatique qui ère dans un paris désert. Sublime métaphore .
Les derniers parisiens. Reda Kated est époustoufflant de justesse et de sincérité. Il ne joue pas, il est ! La Rumeur chante comme elle filme, filme comme elle chante. C'est un merveilleux conte noir et parisien.
Grand film au moyen modeste. Je viens enfin de voir les derniers parisiens. Ce film est une véritable bouffée d'oxygène, un cactus dans le désert lénifiant des 1er film Femisarisé, qui se plaise à filmer les petites contrariétés d'un cinema bien dans ses pantoufles. Ce film est morceau de bravoure, avec ses nerfs, ses plans mal coupés, ses caméras au point et son violence rentrée. J'attendais depuis un bail que le cinéma français se réveille un peu et sort de son conformisme ronflant et admis par la petite caste des bloggueurs aigris et des critiques has-been. Tout est sincère, Reda Kateb comme on l'a rarement vu et un Slimane Dazi au sommet de son jeu. Même Melanie Laurent est surprenante de réalisme. La rue comme si vous y étiez, avec ses outrances et ses silences. On se laisse transporte par un Pigalle comme on le voit peu, par une France bariolé comme le cinema autocentré à sciemment oublier de poser son objectif. C'est minimaliste, mais puissant, un film qui contourne les clichés pour mieux leurs faire la peau. Du cinéma indépendant comme on n'en n'attendait plus.
Je l'avais vu la première fois au comédia, j'en suis ressorti moyennement convaincu. Je trouvais ça trop novateur et un peu péniblement avant gardiste pour moi. J'aime les émotions directes, je suis un observateur un peu paresseux peut être. Je l'ai revu en VOD avec un pote fan du groupe... et là !!!! Je me suis dit comme j'ai pu passer à côté ? Suis je formaté au cinéma dit d'auteur autant que cela ? Ce film est une tuerie intégrale, de la bande son, jusqu'au moindre bout de pavé filmé. Alors oui , le pitch est assez simple : deux frères qui se chamaillent pour un bar mais sérieux qu'est ce que c'est bon ! Qu'est ce que ça vie entre les images, qu'est ce ça joue, qu'est ce que la musique nous accompagne. N'est pas cinéphile celui qui ne trouve aucune qualité à ce film. Même l'affiche fait du bien ! le meilleur de 2017 sans hésitation !
Impeccable ! Un beau, vrai et grand film d'auteur. Je poste rarement des commentaires, mais je considère que le jeu "d'acteur" en vaut la chandelle si j'ose dire ! A l'heure ou Paris va accueillir les JO de 2024, je crains que les derniers parisiens ne vont pas tarder à être relayé loin très loin des centres. Reda Kateb est énorme et cela fait du bien de le voir aussi impliqué dans son rôle mais la mention spéciale vient à l'énorme et non moins sous-estimé Slimane Dazi. Ce film mérite la note maximale pour une première salve.
Je souscris totalement à la chronique de Hop blog; Webzine Spécialisé et prescripteur indépendant Les derniers parisiens ou l’impression de revivre l’atmosphère des vieux films en noir et blanc de Grangier et Melville, comme un air de Paris de la fin des années 50, avec Gabin et Ventura.
Même gouaille, mêmes micmacs, mêmes embrouilles, mêmes caïds, mêmes losers… ça grouille, ça tchatche, ça castagne, ça truande. Le parlé banlieue a remplacé l’argot d’Albert Simonin et de Michel Andiard mais dans le fond c’est la même chose, 50 ans après. Tout ca pour dire que Ekoué et Hamé viennent de signer un putain de film ! Une immersion dans le Paris interlope, dans ce bar miteux de Pigalle, à deux pas du Moulin rouge (qu’on ne verra jamais) tenu par deux frangins, dont un fraîchement sorti de taule et qui essaie de se refaire une place aux côtés de son aîné. Deux frères, mais deux générations que tout sépare et dont la relation compliquée est au cœur d’un scénario qui parle aussi et avec beaucoup de finesse de l’immigration, celle de la génération d’avant. Les deux réalisateurs connaissent leur sujet, les dialogues fusent, Slimane Dazi et Reda Kateb jouent juste comme toujours, les acteurs amateurs sont criants de vérité, et même Mélanie Laurent est dans le tempo, c’est dire !
Un petit film - Entre Cassavetes, Ferrara, Kechiche et Scorsese... carrément ! - mais une grosse claque avec cette histoire simple, pleine d’humanité, qui évite les clichés mais qui raconte un Paris d’aujourd’hui, loin de la carte postale touristique, de la Tour Eiffel… et du Moulin rouge