La triste et célèbre histoire d'Oliver Twist. Le gamin joue bien, les décors, costumes et la mise en scène sonnent justes. Alec Guinness est méconnaissable et il y a un bon rythme, pour l'époque. Peu de longueur et des visages bien choisis.
Le début du film est formidable, puis plus on avance, plus le personnage principal devient inexistant (quelle idée de supprimer l'une des épreuves les plus importantes qu'il va avoir à traverser...) et moins les raccourcis employés deviennent convaincants.
Enième adaptation du chef d'oeuvre de la littérature anglaise, Oliver Twist de Charles Dickens est paru pour la première fois en 1837 et a connu depuis, plusieurs adaptations, tant au niveau du cinéma que de la télévision, sous la forme de téléfilms ou de série télévisée. Mais cette version de 1948, signée David Lean est sans nul doute la plus célèbre et la plus réussie de toute. David Lean, que l'on ne présente plus (Le Pont de la rivière Kwai - 1957, Lawrence d'Arabie - 1963 & Le Docteur Jivago - 1966) nous offre une très belle adaptation en noir & blanc, magnifiée par de somptueux décors, tant en extérieurs qu'en intérieurs (avec bon nombre de reconstitutions). Une oeuvre très sombre où le cinéaste a volontairement accentué la noirceur de l'intrigue et ses personnages, offrant une fois de plus à Alec Guinness (un habitué du cinéaste), un rôle digne de ce nom, il en est de même avec l'excellent Robert Newton et l'adorable John Howard Davies qui correspond à l'image que l'on se fait d'Oliver Twist. Une très belle adaptation, qui dès la première scène retient notre attention et se clôt en beauté avec la scène finale sur les toits de Londres.
Encore au début de sa carrière, David Lean réalise et co-scénarise en 1947 la deuxième adaptation du roman éponyme de Charles Dickens, un classique de la littérature anglaise. Le résultat est que l'on a sans doute affaire à la meilleure version de "Oliver Twist" tant Lean a apporté du soin à la mise en scène (avec par exemple la magnifique scène d'introduction qui bénéficie dans le même temps d'une photographie exceptionnelle), au développement des personnages (la palme revient à Bill Sikes qui joue une enflure de première et Fagin, vieux voleur faisant de gamins des rues des voleurs accomplis), aux décors et à la trame du long-métrage. Si quelques choix artistiques peuvent faire hausser des sourcils, on est agréablement surpris par la fraîcheur du film et le ton résolument optimiste de la fin (au vu de la noirceur du film j'aurais espéré plus sombre mais ça c'est un avis personnel). A voir.
Un peu déçu quand même. L'histoire convoque de grand enjeux autour d'un enfant orphelin source de convoitise, mais le principale faiblesse du film reste...Oliver Twist lui-même. La psychologie ne sonne pas juste. D'abord présenté comme indomptable avant de se laisser amadouer la scène suivante, il est aussi étrangement absent des scènes finales. Reste la force de l'histoire, le magnifique noir et blanc sur les rues de Londres et la prestation d'Alec Guinness
Deuxième adaptation de Dickens après Les Grandes Espérances, Lean prouve une nouvelle fois avec ce film qu'il était un grand formaliste. Découvrir Oliver Twist au ciné m'a aussi permis d'admirer encore mieux la somptueuse photographie de ce film. Le film s'ouvre sur une introduction silencieuse de plus de 5 minutes absolument sublime, l'esthétique du film donnerait presque des allures de film expressionniste. En tout cas c'est vraiment très beau et la mise en scène n'est pas en reste; Lean savait tenir une caméra, rendre beau ce qu'il filmait, faire naître la tension. Oliver Twist mine de rien est un film plutôt obscur. Point de mélo ici, les personnages que croisent Oliver ne respirent jamais l'honnêteté et ça en devient presque oppressant pour le jeune garçon qui grandit de ces conditions mauvaises, en l'absence d'une mère remplacée par une bande de voyous. C'est aussi assez critique sur la nature humaine, recherchant le profit à défaut d'altruisme et de scrupules. Le personnage de Fagin est un modèle d'écriture. Je ne sais pas si Dickens l'avait imaginé comme ça mais malgré le fait que ce soit un "méchant" on sent quand même cette pointe de bienveillance. C'est un personnage ambigu et on prend plaisir à le voir évoluer car chaque scène avec lui réserve son lot de surprises. Alec Guinness interprète brillamment ce personnage mais le meilleur acteur du film reste Robert Newton dont la seule présence inquiète. Le jeune interprète d'Oliver Twist est aussi très convaincant, loin de certaines têtes à claques d'aujourd'hui.
Oliver Twist est un film sur l'enfance aussi, ça touche aux peurs, ici à l'absence d'une famille. Le film est plein de sentiments (pas au sens de bons sentiments niais à souhait) mais l'oeuvre a une dimension humaine. On est pris d'empathie pour le jeune Oliver mais aussi pour certains autres personnages comme Nancy. Le récit ne m'a pas toujours paru fabuleusement maîtrisé, peut-être est-ce dû au fait que l'adaptation n'a pas pu tirer toute l'essence de l'oeuvre originale. La fin m'a légèrement fait pensé à M le maudit, comme je l'ai dit avant on sent une certaine influence provenant de l’expressionnisme allemand. Le Noir et Blanc est contrasté, l'ombre menaçante, le film n'est jamais réellement sain car nous ne sommes jamais au bout de nos surprises et la représentation sociale de la société britannique de l'époque dans le film ne dégage pas une atmosphère des plus tranquillisantes. Même si on reste loin de ce qui, pour moi, constitue le chef d'oeuvre de Lean (à savoir Lawrence d'arabie), Oliver Twist reste un film remarquable, du bon cinéma comme je l'aime. Une forme très soignée et un récit prenant, un très bon film
Oliver Twist est le roman chef d'oeuvre de Charles Dickens. Plusieurs fois adapté au cinéma et même par Walt Disney dans son "Oliver et Compagnie", cette version de David Lean (à qui l'on doit notamment des grands films comme "Le pont de la rivière Kwai", "le docteur Jivago" et "Lawrence d'Arabie") est une des meilleures et des plus fidèles au livre. Le film est assez bien maîtrisé dans son ensemble et condense le long roman de Dickens avec clarté en reprenant les points les plus importants. Je regrette par contre quelques imprécisions sur certains personnages (par ex: les origines d'Oliver Twist, qui était son père, sa mère, le personnage de Monks (?) à la poursuite d'Oliver Twist pour une sombre histoire d'héritage (on précise pas qui il est), la condamnation à mort de Fagin absente du film,...). A part ces quelques points négatifs, le film reste plaisant et c'est du cinéma comme je l'aime. L'univers romanesque de Dickens (l'Angleterre de l'époque Victorienne; l'atmosphère sombre, lugubre des bas quartiers de Londres avec ses masures en très mauvais état; le monde miséreux dans lequel évolue Oliver Twist avec ces orphelins maltraités à l'hygiène plus que douteuse, le repaire sordide du machiavélique Fagin avec tous ses gamins voleurs, la demeure "providentiel" du brave Monsieur Brownlow ...) est parfaitement reconstitué à l'écran grâce aux travaux de qualité de Lean et de son équipe. Les acteurs, quant à eux, sont bien choisis et incarnent avec justesse et crédibilité les différents protagonistes du bouquin. Enfin, vous l'aurez compris, c'est une oeuvre riche aux personnages multiples et attachants auxquels on a envie de s'intéresser à leur destinée. A voir.
La condensation narrative a ses limites, le ton classique est parfois un peu monocorde. Mais ce film est une adaptation fidèle du roman, servie par des décors soignés, qui créent une belle peinture de l'ère victorienne. Côté réalisation : joli travail d'ombre et de lumière, proche de l'expressionnisme allemand.
Réalisé par le célèbre David Lean, ce film est une adaptation du plus grand de la littérature anglaise, Oliver Twist. Ce long-métrage reprend très bien l'histoire du livre, avec des décors et des costumes représentant fidèlement l'époque de la trame. La réalisation est très soignée,chaque plan est très bien cadré, accompagné d'une très belle musique nous permettant de voir le travail des chefs décorateurs. Les acteurs de ce film sont tous très bons, sauf l'acteur principal (en l’occurrence Oliver) dont le jeu est un peu faiblard. De plus, le film a certaines longueurs et parfois du mal à avancer, mais cela ne gâche pas ce film que je recommande vivement!
Adaptation qui bénéficie d'une mise en scène remarquable avec de très belles images en noir et blanc : je ne m'attendais pas à voir un aussi beau film pour l'époque ... Les différentes interprétations ne sont pas non plus en reste jusqu'au personnage caricatural de Fagin avec son gros pif crochu qui a dû susciter quelques indignations (...) et l'empêcher d'accéder au statut de chef-d'oeuvre . Malgré tout , il n'est pas parvenu à me tenir complètement en haleine.
Adaptation du roman de Charles Dickens, Oliver Twist de David Lean transporte le spectateur dans un conte sombre et fabuleux à la fois.
Par une journée de tempête à Londres, une jeune femme meurt et met au monde un enfant nommé Oliver, orphelin qui sera envoyé dans plusieurs familles avant de rejoindre un groupe d'enfant vivant des vols qu'ils réalisent...
Une très bonne réalisation de Lean en noir et blanc, des costumes très représentatifs, des décors, photographies sombres, glauques et vieillissant mais très bien fait, dans un Londres et une époque bien représentée montrant la misère de ces gens pour vivre et survivre donnant une ambiance cruelle.
Les personnages sont convaincants Fagin interprété par Alec Guinness et le petit Oliver (John Howard Davies) qui est très attachant. Mise en scène irréprochable et soignée et des séquences parfois très émouvantes et inoubliables spoiler: séquence finale d'Oliver sur le toit et les habitants déambulant à travers les rues torche à la main
ainsi qu'un scénario rythmé qui tiens de bout en bout le spectateur, remarquable.
David Lean s'appuie du roman de Dickens pour reconstituer une œuvre très célèbre du romancier. Encore au début de sa carrière, il réussi à faire un film dans la noirceur mais aussi optimiste et plein de charme. Bien supérieur à la version de Roman Polanski de 2005. Un classique à voir