Les Frères Sisters
Note moyenne
3,9
8507 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

569 critiques spectateurs

5
47 critiques
4
189 critiques
3
172 critiques
2
95 critiques
1
38 critiques
0
28 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
LEMON
LEMON

1 abonné 43 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 4 octobre 2018
Grosse déception !
Apparemment beaucoup de moyens mobilisés pour un résultat médiocre.
Des images délibérément sombres, un jeu manquant de subtilité, même s'il s'agit d'un western, un scénario pas du tout adapté pour le cinéma : l'imaginaire du lecteur fera mieux que cette mise en image maladroite qui donne lieu à quelques scènes ridicules. On s'ennuie passablement.
Ilaîm K
Ilaîm K

25 abonnés 78 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 4 octobre 2018
Grosse déception ! Film extrêmement ennuyeux. Malgré un casting d'acteurs géniaux, l'histoire est complètement décousue et est difficile à suivre.
L'OMBRE DU 7ème ART
L'OMBRE DU 7ème ART

89 abonnés 434 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 octobre 2018
Les frères sisters est un film que je n'attendais pas spécialement puisque je me doutais qu'il allait être sur un temps assez lent connaissant le réalisateur qui nous offres toutefois de très bon cadrage ainsi qu'une recherche dans le développement de ses personnages qui est juste à la perfection et il faut avouer que ce film ne déroge pas à la règle et qu'au contraire il a réussi à me surprendre sur certains points. Pour commencer, le film apparaît comme un western classique avec des grandes plaines, une chevauchée assez longue qui permet aux personnages de nous faire découvrir de nouveaux paysage (avec des rivières, la forêt, la montagne et les grandes villes avec les saloon et les hôtels somptueux) . De plus, les scènes de combats bien que peux nombreuses sont assez bien filmées mais il n'y a rien de révolutionnaire et parfois on se demande si les mecs sont réellement des chasseurs de primes tellement que nos protagonistes( Elli et Charlie) arrivent à sans sortir alors qu'ils sont que 2 et que les chasseurs de primes sont environ 4 à chaque foid. Attention je ne dis pas que les scènes d'actions ne sont pas réussies, je trouve juste qu'elle manque de justesse et parfois de réalisme. Toutefois le gros point fort du film réside dans la prestation des acteurs qui sont juste somptueux. En effet, on éprouve de la sympathie envers les personnages et surtout des sentiments. Jack Gyllenhaal est comme a son habitude remarquable et joaquim Phoenix ne déroge pas à la règle puisqu'il nous prouve encore une fois de plus toute sa présence, mais le plus gros coup de cœur réside dans la prestation de Jhon C. Reilly dans le rôle de Dlli Sisters qui est juste remarquable puisqu'il arrive à nous faire passer par tout les sentiments. Ainsi malgré tout ses points positifs le film fait face d'une part à de nombreuses longueurs qui viennent déranger la compréhension et surtout la rythmique du film et dans un second temps la musique n' est pas si ouf que celà, on a l'impression qu'elles sont placées à droite et à gauche sans que cela est un réel impact puisque le bruit des révolvers et des différents chevauchées auraient pu faire l'affaire. Un film long, avec un scénario assez plat mais maîtrisé, mais qui vaut surtout le détour pour la prestation des acteurs.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 4 octobre 2018
Beau film avec des accents Malikîen et Fordien , esthétique au rendez tant à la lumière aux costumes aux décors et à la musique qui devient un acteur à part entière et c’est à souligner . Les duels de nuit ou dans la pénombre sont d’une belle cinématographie . Le temps y est long sans être ennuyeux , que dire encore de cette réussite ........
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 4 octobre 2018
Un western à l' envers . Audiard apporte une nouvelle vision à l' ouest sauvage avec un quatuor très attachants et des valeurs positives dans des décors fantastiques !
Hélène B
Hélène B

7 abonnés 57 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 octobre 2018
Du beau cinéma. Un western, ça change. L'ambiance est là Les paysages sont splendides. La relation entre les deux frères est belle.
Arno M.
Arno M.

12 abonnés 333 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 octobre 2018
En 1851, dans l'Oregon, les frères Eli et Charlie Sisters sont deux tueurs à gages. En pleine ruée vers l’or, ils sont chargé de recouper la formule d’un chimiste et de tuer celui-ci à l'aide d’un détective.

Le lien entre les frères Sister est fort. Même si l’un rêve d’une vie normal, tandis que l’autre est « bon dans ce qu’il fait » et enchaîne les beuveries, c’est tous les deux qu’ils trouveront une forme de rédemption.
Les autres personnages sont également plus complexe qu’il n’y paraît. Les alliances entre eux se font et se défont tous au long de l’histoire.

S’ajoute une réalisation de premier plan, à l’image de la scène d’ouverture. spoiler: La fusillade est filmée de loin, dans un décors sublime illuminé seulement de la lumière provenant des armes.
domit64
domit64

74 abonnés 369 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 4 octobre 2018
1pour John C. Reilly dont on se demande d’ailleurs ce qu’il fait dans cette galère ! Jacques Audiard prétend signer un western... mais n’est pas John FORD ni Sergio Leone qui veut....
Un western se veut taiseux, ces 2 frères sont bien trop bavards et les dialogues se veulent philosophiques et là n’est pas MICHEL Audiard qui veut.... ce ne sont que des « tu veux bien être mon ami ? » ou des « les temps changent ! »... Bref creux et nuls.
La musique est hors sujet, des scènes d’une incohérence hallucinante, une tenancière de saloon ou un travelo, on ne sait pas trop...
Et pour conclure, une fin digne de la « petite maison dans la prairie. » !!
Impression que tout a été laissé au stagiaire, il a découvert comment faire du vomi et il nous en colle toutes les 3 scènes, idem avec le sang... pourquoi ce rêve de corps démembrés à la hache ?
A part 4/5 photos, rien à garder.. RIEN. Et dire que la presse est dithyrambique....
stanley
stanley

83 abonnés 769 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 octobre 2018
Le thème de ce film, aux allures de road movie du genre western, convoque la notion de la l'amitié et de la fraternité ainsi que la vision d'un monde en fin de vie. Ce dernier thème fait appartenir Les frères Sisters au genre du western crépusculaire, comme si le monde allait changer, basculer dans une autre époque. On remarque ainsi l'apparition du brossage de dent, des logements avec WC et bains. Pourtant, nous sommes en en 1851, et non pas à la fin du 19ème siècle génialement évoqué dans le chef d'oeuvre La horde sauvage où l'amitié était aussi évoquée, comme dans le film d'Audiard où les deux frères veulent changer de vie. Il faut attendre la dernière demi heure du film où le film, assez lent aux péripéties répétitives, prennent toute sa valeur en affirmant la relation d'entraide qui lie ces quatre hommes. Il faut attendre longtemps car si le film n'est jamais ennuyeux il est sans surprise. Le fin est d'ailleurs d'inspiration fordienne manifeste. Jacques Audiard, qui abuse de la pénombre, n'a pas toujours maîtrisé son scénario mais l'élégance de sa mise en scène sauve le film de même que l'interprétation de haute volée, avec une mention spéciale à John C. Reilly et Jack Gyllenhaal, très émouvant. Bref, le film est loin du chef d'oeuvre mais reste une oeuvre divertissante et une ode à l'amitié. La musique est belle.
sebou36
sebou36

93 abonnés 386 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 11 novembre 2018
Beaucoup de bla-bla pour ne pas dire grand'chose. Audiard est clairement surestimé et ne sais pas raconter une histoire qui se tient. Je suis vraiment passé à côté du film.
Sildenafil
Sildenafil

87 abonnés 1 029 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 octobre 2018
Formellement impeccable, Les frères Sisters est une nouvelle preuve qu’Audiard sait faire du cinéma, et du bon. Et si l’histoire est agréable à suivre, si l’immersion est réelle par la beauté des paysages, il parait toutefois manquer les clefs de compréhension d’un sens caché du film qui, pour sûr, va au delà de la simple apologie de la fraternité.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 4 octobre 2018
Le film démarre lentement, continue en douceur, et fini tranquillement. Le scénario est d'une décevante banalité : spoiler: deux gâchettes à la solde d'un homme d'affaires douteux dont on a aucune info (c'est pas comme si ça manquait de temps) sont envoyées pour buter un type après lui avoir dérobé sa recette de chercheur d'or (original dans un western). Finalement les deux vilains n'accomplissent pas leur mission parce qu’ils deviennent de bons gars, et cherchent à buter leur ex employeur. Merci, au revoir.

Notez comme l'absence du personnage de Jake Gyllenhaal dans mon résumé, pourtant un des 4 personnages principaux, ne change rien à l'histoire.
Les frères Sisters est noté 3,9/5 par les spectateurs, soit précisément la même note que "Mon nom est Personne". Effectivement, ce sont 2 westerns, et rien d'autre n'est comparable. Le second réussit l'exploit d'être plus intense dans ses scènes et ses dialogues, tout en étant drôle, doté d'une bande son entrée dans l'histoire, et d'un scénario à la fois original et beau.
Je reconnais tout de même un talent pour Audiard à tirer le meilleur de ses acteurs. Ils méritent des éloges car ils portent le film presque à eux seuls. Ce qui vaut une première étoile
Dans l'ensemble, je dois avouer qu'une certaine poésie émane du film, ce qui donne l'impression de lire un conte. Deuxième étoile. Trop d'ennui pour en accorder davantage.
laurent T.
laurent T.

33 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 4 octobre 2018
j'y ai trouvé peu de nouveauté et encore de bons sentiments ..rédemption...retour aux sources ...pas original tout ça
Jorik V

1 363 abonnés 1 952 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 octobre 2018
Même si Audiard aime à filmer les hommes qui se heurtent à de graves problèmes ou à eux-mêmes, réminiscence récurrente de sa déjà très riche filmographie, on ne s’attendait pas à le voir conquérir le genre balisé et devenu quasiment exclusivement américain du western pur jus. Mais, à la réflexion, quel genre incarne le mieux la virilité d’hommes en proie en conflit avec leurs semblables que celui-ci. C’est donc au XIXème siècle sur la côte ouest du pays de l’Oncle Sam que le cinéaste français tourne son premier film étranger. Américain donc, logiquement et pour être plus précis. Revolvers, chapeau de cowboys, duels, saloons et ruée vers l’or égrainent donc la trame d’un film qui, s’il ne révolutionne peut-être pas le genre comme on l’aurait secrètement espéré, le renouvelle à sa manière, par petites touches. « Les frères Sisters » n’est pas vraiment un hommage français au genre mais fait montre d’un beau respect tout se positionnant comme une belle déclaration d’amour envers lui.

Le genre s’est fait plutôt rare depuis plusieurs décennies mais il nous offre régulièrement quelques beaux spécimens comme « 3h10 à Yuma » ou « Trois enterrements ». Cette année, Scott Cooper nous a tous mis à terre avec le magnifique et poétique « Hostiles » qui marquera les esprits pour longtemps par son côté définitif, presque le parangon tardif de tout un genre à priori moribond. « Les frères Sisters » est réussi. C’est indéniable. Cependant, il n’atteint pas la magnificence de son cousin de 2018. Le film d’Audiard est plus classique dans sa tonalité et son déroulement même si le scénario réserve régulièrement quelques saillies inattendues comme cette séquence où les frères arrivent sur une plage de l’océan Pacifique (vue très rare dans un western) ou celle de la piqûre d’araignée, quelque peu incongrue mais plaisante. De la même manière, le film réserve quelques personnages iconoclastes (comme Mayfield) et des notes d’humour bienvenues et probantes qui dénotent dans le cadre du western et même dans la filmographie d’Audiard. Le scénario est donc parfois surprenant sans pour autant être original non plus et reste dans le respect des codes du genre.

On ne s’ennuie pas un seul instant sur les deux heures que dure le film entre beaux plans et fusillades musclées bien échelonnées. Le temps passe vite et on prend plaisir à suivre cette chevauchée de ses deux frères à la poursuite d’un chimiste et d’un détective. C’est d’ailleurs lorsque les deux groupes sont réunis que le film déploie ses meilleurs moments. Les scènes où les quatre personnages sont réunis sont belles et dégagent une agréable sensation d’apaisement. Et le choix de casting du metteur en scène pour incarner ce quartet de personnages relève du génie. En plus d’être prestigieux, ces quatre acteurs sont en osmose totale et très bons. Joaquin Phoenix au sommet de son art, John C. Reilly plus nuancé et grave qu’à l’accoutumée, Jake Gyllenhaal encore une fois parfait et étonnant et un Riz Ahmed qui apporte une touche de douceur à tout cela. Quatre acteurs brillants qui permettent de très beaux moments et auxquels on offre d’excellents dialogues. Si on attendait peut-être encore plus de cette rencontre au sommet entre cette distribution quatre étoiles, l’un de nos réalisateurs les plus renommés et ce genre si mythique, c’est tout de même du cinéma avec un grand C.

Plus de critiques cinéma sur ma page Facebook Ciné Ma Passion.
Barry.L
Barry.L

37 abonnés 136 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 octobre 2018
Des réalisateurs français qui font du western, soyons honnête, ça ne court pas les rues. Ça ne courait déjà pas les rues autrefois. Un Français qui a fait des westerns, il y en a au moins un. Lui aussi avait pour prénom Jacques. Jacques Tourneur avait réalisé ‘’Le passage du canyon’’ (1946) et ‘’Le Gaucho’’ (1952). Voilà donc un autre Jacques qui en 2018 s’essaie au western. Et même si on peut être dubitatif devant le cinéma de cet Audiard-là (son père était en revanche un génie), nul doute que ‘’Les frères Sisters’’ est tout simplement un excellent western. Jacques Audiard reçut d’ailleurs à juste titre le lion d’argent du meilleur réalisateur à la Mostra de Venise de 2018. Récompense amplement mérité, délivré par un festival qui lui ne récompense pas seulement des drames sociaux (n’est-ce pas Cannes?

L’intrigue est tiré du livre de Patrick deWitt. Eli (John C. Reilly) et Charlie (Joaquin Phoenix) Sisters sont deux tueurs employés par le commodore. Ils sont chargés de retrouver Warm (Riz Ahmed) et de lui extorquer sa formule permettant de trouver facilement de l’or. Mais le détective John Morris (Jake Gillenhaal) qui devait les mettre sur la voie de Warm finit par se lier d’amitié avec ce dernier. L’affrontement puis le rapprochement entre les quatre hommes sera au centre de l’anecdote.

Dans ses déclarations, Audiard avoue préférer le western des années 60-70 (qu’on serait tenté de qualifier d’anti-western) au western plus hollywoodien. Si cela l’amène à lâcher des aberrations (du style ‘’j’ai revu « Le train sifflera trois fois » de Fred Zinneman, 1953, c’est à peine regardable, très simpliste avec des méchants idiots’’, dans Telerama ), Audiard a néanmoins compris la leçon des années 60-70. ‘’Les frères Sisters’’ est en effet un western cynique avec un fort goût de dépravation. Propre à l’anti-western, il y a d’abord dans ce film un changement de personnages, par rapport à ce que Hollywood proposait avant la fin des années 60. Dans le western traditionnel (genre manichéen), le film suit les aventures du héros qui doit affronter un méchant. Au contraire, dans ‘’Les frères Sisters’’, Jacques Audiard embrasse le regard de tueurs dangereux, des ‘’méchants’’. Ce choix, qui est de suivre la canaille et la vermine est symptomatique de ce qu’est le western depuis les années 60. Et pourtant (c’est ce qui est magnifique dans le film), Audiard parvient à rendre follement attachant Eli et Charlie. Oui, ceux sont des tueurs sans foi ni loi. Oui, ils ne servent que leur propre intérêt. Partout où ils passent les Sisters laissent traîner un nombre considérable de cadavres. Mais Audiard est passionné par les marginaux. Il sait faire sortir l’Humain de l’humain. Et ça ne rate pas avec Eli et Charlie qui sont tous les deux profondément humains. Pour nous les faire aimer, et même adorer, Audiard montre à quel point les méchants peuvent être proches des héros. Dans ce film, on serait tenté dans un premier temps d’opposer Eli et Charlie Sisters (les méchants, des tueurs qui veulent l’or) à Jack et Warm (les héros, ils n’aiment guère la violence et veulent créer une communauté fraternelle). Il y a d’un côté les sales (Eli et Charlie) et les propres (John et Warm d’apparence plus distinguée). Mais cette opposition n’a finalement pas lieu d’être. Les similitudes entre ces deux couples sont flagrantes. Charlie et John sont des leaders, vouant une haine farouche à leur père (le premier a tué son père, le second a définitivement coupé les ponts avec le sien). Leur rencontre d’abord violente finit par se teinter d’un respect pour l’autre. Quant à Eli et Warm, ils sympathisent rapidement. Les deux sont des êtres doux, et ont un rêve à atteindre. spoiler: Il n’est d’ailleurs pas étonnant si, à la fin du film, Charlie est près de John pour l’aider à mourir, tandis que Eli est près de Warm. Toutes ses morts traduisent une nature (humaine ou non) d’une rudesse inouïe qu’Audiard capte via d’étonnantes scènes
. Dans cet Ouest sauvage, ni le climat, ni la faune et la flore (Eli gobe pendant son sommeil une araignée, ce qui le rend très malade) ni surtout les hommes ne sont positifs. Ce climat hostile et rude, Audiard l’a trouvé en Espagne et en Roumanie. Refuser de tourner aux USA est bien le signe que le western hollywoodien n’existe plus. Le jour lumineux d’Hollywood avait laissé sa place au crépuscule du Nouvel Hollywood et à la sécheresse du western spaghetti. Désormais, Audiard le sait, le western est soit crépusculaire soit ironique (à la Tarantino). Et Audiard choisit de faire un western crépusculaire et ironique. ‘’Les frères Sisters’’ tire sa noirceur de ces deux époques qui s’entrechoquent. Eli et Charlie incarnent une époque contrainte à disparaître : celle de l’Ouest sauvage qui va se heurter à cette modernité en marche. John et Warm eux représente une époque plus civilisé, plus érudite et surtout plus scientifique. Si il n’y a pas d’inéquation entre les hommes de ce quatuor (tous les quatre vont se lier d’amitié), il y aura inéquation entre les époque dans lesquelles vivent ces hommes. spoiler: Et Charlie dans sa précipitation à découvrir la technique si moderne de Warm pour trouver de l’or, provoquera la mort de John et Warm. En tuant leur porte de sortie pour l’avenir (c’est-à-dire John et Warm), Eli et Charlie ne peuvent trouver comme seul refuge leur passé (c’est-à-à-dire leur mère, vers qui ils retournent à la fin du film)
. Ce changement d’époque est en plus illustré par petites touches. Il est par exemple illustré quand Eli découvre la brosse à dents et le dentifrice. Ou encore quand les Sisters découvre émerveillé San Francisco et ses infrastructures modernes… Mais ce qui fait aussi la beauté du film, c’est son côté décalé. Audiard jongle avec les tonalités avec une grande dextérité. N’hésitant pas à aller vers le comique, le film s’avère être constamment surprenant. Par exemple, on ne s’attend pas forcément à voir, le temps de quelques secondes dans un western… la mer ! L’humour et la surprise osent intervenir à la fin du film, spoiler: pourtant très dramatique quand Eli et Charlie s’en vont assassiner le commodore… et qu’ils le retrouvent déjà mort à leur arrivée !
L’humour croise parfois la route de la violence, parfois extrême. On pense à cette scène, où l’un des deux frères rêve de son père. La scène n’est pas loin de certain film d’épouvante : un homme flouté semble se comporter comme une bête sauvage et découpe des morceaux de corps humain. La scène, glaçante vient confirmer à quel point Jacques Audiard est capable de manier plusieurs registre de cinéma (cette séquence renvoie clairement au cinéma de genre américain).

Plastiquement superbe (grâce à l’irradiante photographie de Benoît Debie), réalisé et scénarisé de main de maître par Audiard, et surtout interprété par des acteurs profondément attachants, ‘’Les frères Sisters’’ brille de ce feu qui détruit la grange au début du film. C’est une œuvre magnifique et inventive où se dégage de la part de ses personnages principaux une humanité sincère. A voir, qu’on aime où pas le cinéma de Jacques Audiard.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse