Les Frères Sisters
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Barry.L
Barry.L

37 abonnés 136 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 octobre 2018
Des réalisateurs français qui font du western, soyons honnête, ça ne court pas les rues. Ça ne courait déjà pas les rues autrefois. Un Français qui a fait des westerns, il y en a au moins un. Lui aussi avait pour prénom Jacques. Jacques Tourneur avait réalisé ‘’Le passage du canyon’’ (1946) et ‘’Le Gaucho’’ (1952). Voilà donc un autre Jacques qui en 2018 s’essaie au western. Et même si on peut être dubitatif devant le cinéma de cet Audiard-là (son père était en revanche un génie), nul doute que ‘’Les frères Sisters’’ est tout simplement un excellent western. Jacques Audiard reçut d’ailleurs à juste titre le lion d’argent du meilleur réalisateur à la Mostra de Venise de 2018. Récompense amplement mérité, délivré par un festival qui lui ne récompense pas seulement des drames sociaux (n’est-ce pas Cannes?

L’intrigue est tiré du livre de Patrick deWitt. Eli (John C. Reilly) et Charlie (Joaquin Phoenix) Sisters sont deux tueurs employés par le commodore. Ils sont chargés de retrouver Warm (Riz Ahmed) et de lui extorquer sa formule permettant de trouver facilement de l’or. Mais le détective John Morris (Jake Gillenhaal) qui devait les mettre sur la voie de Warm finit par se lier d’amitié avec ce dernier. L’affrontement puis le rapprochement entre les quatre hommes sera au centre de l’anecdote.

Dans ses déclarations, Audiard avoue préférer le western des années 60-70 (qu’on serait tenté de qualifier d’anti-western) au western plus hollywoodien. Si cela l’amène à lâcher des aberrations (du style ‘’j’ai revu « Le train sifflera trois fois » de Fred Zinneman, 1953, c’est à peine regardable, très simpliste avec des méchants idiots’’, dans Telerama ), Audiard a néanmoins compris la leçon des années 60-70. ‘’Les frères Sisters’’ est en effet un western cynique avec un fort goût de dépravation. Propre à l’anti-western, il y a d’abord dans ce film un changement de personnages, par rapport à ce que Hollywood proposait avant la fin des années 60. Dans le western traditionnel (genre manichéen), le film suit les aventures du héros qui doit affronter un méchant. Au contraire, dans ‘’Les frères Sisters’’, Jacques Audiard embrasse le regard de tueurs dangereux, des ‘’méchants’’. Ce choix, qui est de suivre la canaille et la vermine est symptomatique de ce qu’est le western depuis les années 60. Et pourtant (c’est ce qui est magnifique dans le film), Audiard parvient à rendre follement attachant Eli et Charlie. Oui, ceux sont des tueurs sans foi ni loi. Oui, ils ne servent que leur propre intérêt. Partout où ils passent les Sisters laissent traîner un nombre considérable de cadavres. Mais Audiard est passionné par les marginaux. Il sait faire sortir l’Humain de l’humain. Et ça ne rate pas avec Eli et Charlie qui sont tous les deux profondément humains. Pour nous les faire aimer, et même adorer, Audiard montre à quel point les méchants peuvent être proches des héros. Dans ce film, on serait tenté dans un premier temps d’opposer Eli et Charlie Sisters (les méchants, des tueurs qui veulent l’or) à Jack et Warm (les héros, ils n’aiment guère la violence et veulent créer une communauté fraternelle). Il y a d’un côté les sales (Eli et Charlie) et les propres (John et Warm d’apparence plus distinguée). Mais cette opposition n’a finalement pas lieu d’être. Les similitudes entre ces deux couples sont flagrantes. Charlie et John sont des leaders, vouant une haine farouche à leur père (le premier a tué son père, le second a définitivement coupé les ponts avec le sien). Leur rencontre d’abord violente finit par se teinter d’un respect pour l’autre. Quant à Eli et Warm, ils sympathisent rapidement. Les deux sont des êtres doux, et ont un rêve à atteindre. spoiler: Il n’est d’ailleurs pas étonnant si, à la fin du film, Charlie est près de John pour l’aider à mourir, tandis que Eli est près de Warm. Toutes ses morts traduisent une nature (humaine ou non) d’une rudesse inouïe qu’Audiard capte via d’étonnantes scènes
. Dans cet Ouest sauvage, ni le climat, ni la faune et la flore (Eli gobe pendant son sommeil une araignée, ce qui le rend très malade) ni surtout les hommes ne sont positifs. Ce climat hostile et rude, Audiard l’a trouvé en Espagne et en Roumanie. Refuser de tourner aux USA est bien le signe que le western hollywoodien n’existe plus. Le jour lumineux d’Hollywood avait laissé sa place au crépuscule du Nouvel Hollywood et à la sécheresse du western spaghetti. Désormais, Audiard le sait, le western est soit crépusculaire soit ironique (à la Tarantino). Et Audiard choisit de faire un western crépusculaire et ironique. ‘’Les frères Sisters’’ tire sa noirceur de ces deux époques qui s’entrechoquent. Eli et Charlie incarnent une époque contrainte à disparaître : celle de l’Ouest sauvage qui va se heurter à cette modernité en marche. John et Warm eux représente une époque plus civilisé, plus érudite et surtout plus scientifique. Si il n’y a pas d’inéquation entre les hommes de ce quatuor (tous les quatre vont se lier d’amitié), il y aura inéquation entre les époque dans lesquelles vivent ces hommes. spoiler: Et Charlie dans sa précipitation à découvrir la technique si moderne de Warm pour trouver de l’or, provoquera la mort de John et Warm. En tuant leur porte de sortie pour l’avenir (c’est-à-dire John et Warm), Eli et Charlie ne peuvent trouver comme seul refuge leur passé (c’est-à-à-dire leur mère, vers qui ils retournent à la fin du film)
. Ce changement d’époque est en plus illustré par petites touches. Il est par exemple illustré quand Eli découvre la brosse à dents et le dentifrice. Ou encore quand les Sisters découvre émerveillé San Francisco et ses infrastructures modernes… Mais ce qui fait aussi la beauté du film, c’est son côté décalé. Audiard jongle avec les tonalités avec une grande dextérité. N’hésitant pas à aller vers le comique, le film s’avère être constamment surprenant. Par exemple, on ne s’attend pas forcément à voir, le temps de quelques secondes dans un western… la mer ! L’humour et la surprise osent intervenir à la fin du film, spoiler: pourtant très dramatique quand Eli et Charlie s’en vont assassiner le commodore… et qu’ils le retrouvent déjà mort à leur arrivée !
L’humour croise parfois la route de la violence, parfois extrême. On pense à cette scène, où l’un des deux frères rêve de son père. La scène n’est pas loin de certain film d’épouvante : un homme flouté semble se comporter comme une bête sauvage et découpe des morceaux de corps humain. La scène, glaçante vient confirmer à quel point Jacques Audiard est capable de manier plusieurs registre de cinéma (cette séquence renvoie clairement au cinéma de genre américain).

Plastiquement superbe (grâce à l’irradiante photographie de Benoît Debie), réalisé et scénarisé de main de maître par Audiard, et surtout interprété par des acteurs profondément attachants, ‘’Les frères Sisters’’ brille de ce feu qui détruit la grange au début du film. C’est une œuvre magnifique et inventive où se dégage de la part de ses personnages principaux une humanité sincère. A voir, qu’on aime où pas le cinéma de Jacques Audiard.
LEDUC R.
LEDUC R.

3 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 octobre 2018
Pour moi, quasiment un chef d’œuvre du western.
Tout y est: un scénario très original, des dialogues ciselés, de la psychologie et du sentiment (et il fallait les instiller avec le bon dosage chez ces deux brutes épaisses...!) de l'humour, de belles chevauchées, des paysages magnifiques et très bien filmés, la ruée vers l'or, la violence, la sonorité des coups de révolver qui donne un réalisme bluffant, bref : chapeau (de cowboy) bas !
Enzo
Enzo

21 abonnés 275 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 4 octobre 2018
On s'ennuie un peu... De très bons acteurs, un bon réalisateur mais une histoire assez plate et une réalisation souffrant d'énergie. Et une fin assez ridicule et bâclée...
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 7 octobre 2018
La critique de ce film n'est pas chose facile du tout. Quand on touche à la fois le fond et la grâce, la vérité doit se trouver quelque part au milieu. Les 2 premiers tiers du film sont proprement catastrophiques. Audiard multiplie à l'excès les plans, ce qui n'a jamais été la preuve de beaucoup de maitrise. Une large proportion de ces derniers est insupportable, on pensera notamment aux nombreuses contre plongées en plein contre jour et aux plans obscurs où l'on peine à discerner les personnages. La photographie est immonde et pointe du doigt un maquillage très médiocre qui fait ressembler les acteurs à des clowns fardés. Les plans s'enchainent avec un lien narratif trop mince dans des décors un peu grotesques, le tout filmé avec une caméra qui bouge sans arrêt et qui ne convient pas au style western.
Et puis tout change en une fraction de seconde quand les frères sisters retrouvent les fuyards. Le ton du film change, la caméra s'apaise, le nombre de plans diminue et le fond du film prend du sens. Audiard en livrant ce moment suspendu touche la grâce avec tendresse et justesse. On comprend alors l'enjeu humaniste du film. Hélas un peu tard et c'est bien dommage.
dominique E.
dominique E.

6 abonnés 54 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 octobre 2018
Très grand film. Un Western a part. Jake Gillenhall est formidable dans son rôle de
Voyageur du Far West à la solde du Comodore...
Les autres acteurs sont aussi bluffant surtout John C. Reilly (Eli dans le film).
qui nous montre un homme qui tue mais avec une conscience que l'on devine
tout le long du film ...
Beaucoup de coup de feu, de violence mais pas de "spectacle" comme
On peu le voir dans les films de réalisateurs Américains.
Jacques Audiard est vraiment un très grand réalisateur
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 4 octobre 2018
Bonjour à tous le film les frères sisters comment ça sur une scène d'ouverture extrêmement violente... Puis on comprend pas ça devient mou et libidineux... Ok on est censé percer la psychologie des personnages mais quand on se rappelle la scène de départ on a du mal à croire qu'on parle des mêmes personnes le reste du film... Les images sont très belles c'est très bien tournée la bande-son est magnifique... Bon, es-ce même finalement un western ? pour ma part j'ai trouvé que ça se laisser regarder mais j'ai quand même aussi beaucoup regarder ma montre comme quoi les goûts et les couleurs...
Michel C.
Michel C.

6 abonnés 9 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 4 octobre 2018
Une certaine déception...... pas facile finalement de se lancer dans un genre nouveau, qui plus est aussi noble que le western. Il manque beaucoup d'ingrédients pour faire de ce film un western acceptable. N'est pas crépusculaire qui veut, notamment... il ne suffit pas de filmer la nuit (ok c'est vrai on voit mieux les coups de feu!) ou le soir... il faut savoir manier les éclairages, ce qui n'est pas le cas. Voir l'immense Impitoyable de Eastwood pour prendre des leçons. La musique est complètement hors sujet et décribilise. Quant aux personnages, ils sont tout sauf attachants ou même odieux (ce qui aurait pu sauver l'intérêt); non ! ils sont quelconques. spoiler: Un bon passage toutefois, lorsque les 4 "héros" coopèrent pour extraire l'or de la rivière; de jolis duos en particulier
et puis, chacun, dan son registre est bon voire très bon, mais, l'acteur ne fait pas tout. Bref! l'histoire se traine, s'enlise et ne sait pas trop comment finir, spoiler: en fait par calinothérapie chez la maman.

Un sentiment global de plantage et une soirée d'ennui.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 3 novembre 2018
Que dire de plus on voit presque tous de cette période, des paysages grandioses, tout du film de western. Je ne me suis pas ennuyé de ce film de western, le seul point négatif et la musique du départ. A recommandé
Bill Happier
Bill Happier

5 abonnés 104 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 4 octobre 2018
LA 1ere scène du film annonce la couleur
Déconnecté de tout réalisme (comment viser une cible sans la voir ?)
Violent (gratuit)
Bruyant (au moins ca réveil)
Gore (chevaux qui brûlent)
Je ne taris pas déloges. :
Dialogue aux banalités sans fin a faire mourir d’ennui un mort
Des scènes mythiques (achat d'une brosse a dent, manger une araignée, pisser, se branler). On voit le niveau

Je suis obligé d'inventer un nouveau concept inférieur au navet : vomitif
DestroyGunner
DestroyGunner

27 abonnés 922 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 octobre 2018
Beaucoup d'intérêt dans ce western original à plus d'un titre. Les acteurs sont excellents et le scénario les sert. Il y a une dimension psychologique et sociale très complexe mais on a un peu l'impression d'un trop-plein d'idées et de pistes qui s'entrecroisent sans toujours donner une cohérence d'ensemble. Le réalisme historique est superbe. La réalisation est totalement maîtrisée.
jaggg
jaggg

23 abonnés 197 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 octobre 2018
Voilà un western qui tient la route, allant des grands espaces aux petits moments intimes ponctués de confessions surprenantes. Juste ce qu’il faut d’étripage, cavalcades échevelées pour échapper aux tueurs à gages (au pluriel car il y en a un paquet), villes du Far West qui se montent en quelques semaines, panneau en bois après panneau en bois. Sans oublier les saloons bruyants et enfumés, ne tirez pas sur le pianiste, lupanar à l’étage, le bain bienvenu dans un baquet en bois. Bref, il ne manque rien pour établir l’atmosphère du Grand Ouest.
On aime le duo meurtrier formé par les 2 frères si différents l’un de l’autre, adultes trainant dans leurs maigres bagages les lourds traumas de l’enfance dus à un père pas très paternel, avec pour conséquence des vies gorgées de sang et de tragédies dévastatrices.
Le cadet est bête et méchant, sociopathe, grand buveur devant l’Éternel, cynique, tirant plus vite que son ombre, face à son aîné, tout aussi mortel mais qui, lui, s’endort le soir avec le châle offert par une honorable damoiselle, et qui découvre avec joie la brosse à dent et les WC avec chasse d’eau !
Le 2è duo, plus conventionnel, est formé par un détective, cynique et manipulateur, à la poursuite d’un chimiste chercheur d’or, très très utopiste. Tous démarrent avec des objectifs bien précis mais au fur et à mesure qu’ils se découvrent et qu’un lien imprévu et déconcertant se tisse, le road movie se transforme en parcours initiatique, les perspectives s’élargissent et le court-terme voit l’horizon s’ouvrir. Comme magnifiquement illustré quand brusquement, inattendu, l’océan se déploie sous leurs yeux.
C’est épique, souvent drôle, parfois émouvant. Merci pour ce bon et beau moment, Mr Audiard.
velocio

1 545 abonnés 3 521 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 4 octobre 2018
N'est pas réalisateur de western qui veut ! En s'attaquant à ce genre américain, Jacques Audiard s'est bel et bien planté, nous gratifiant, au début du film, de 60 et quelques minutes sans aucun intérêt particulier et éminemment ennuyeuses. Vers la 65ème minute du film, il commence à se passer des événements dignes d'intérêt et, si on est gentil, on peut même voir dans cette dernière partie du film un plaidoyer écologique montrant que la recherche du profit maximal aboutit au crépuscule de l'humanité. Quant à la musique d'Alexandre Desplat, elle est insipide et totalement hors sujet.
Charles R
Charles R

60 abonnés 424 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 octobre 2018
Amateurs de westerns, ce film risque de vous décevoir. Du moins si vous le concevez comme un western classique ou post-classique. Jacques Audiard, en tournant ce film, n'a voulu singer ni les maîtres du genre ni les cinéastes qui se sont employés à démystifier et à traiter sur le mode de la parodie ou de l'ultra-violence ce cinéma que nous avons tant aimé. Il a choisi une voie résolument originale et de ce fait assez déconcertante. L'histoire en effet est étrange et peu convaincante de prime abord : deux frères, Charlie et Eli, qui "travaillent" comme tueurs à gages, sont employés par un certain Commodore afin de traquer et de tuer un dénommé Warm, un jeune chimiste (eh oui !) qui aurait inventé une méthode scientifique pour faciliter la détection de l'or dans les rivières. C'est toute la traque depuis l'Oregon jusqu'à la Californie qui va nous être contée, ainsi que la rencontre des frangins avec Warm et un détective qui a pour mission de gagner l'amitié de celui-ci. Pas très alléchant, tout ça. Et c'est bien là que réside le problème : qu'allait-il faire dans cette galère, notre cher Jacques Audiard ? D'autant que le chimiste et le détective ont en réalité pour projet de bâtir une cité idéale, un phalanstère à la Fourier du côté de Dallas. On a bien du mal à adhérer à tout ce méli-mélo. Reste une histoire de famille qui, semble-t-il, constitue la réelle force du film. Car les frères Sisters (les frères Sœurs, voilà qui est bizarre, non ?) ont des comptes à régler entre eux. Une histoire d'assassinat - du père, rien que cela ! - qui devient au cours du film le motif essentiel de l'intrigue. Psychanalyse simpliste, diront les uns - et ils n'auront peut-être pas tort. Mais c'est de loin ce que l'on retiendra sur le fond de ce film extrêmement déconcertant. Une chose est certaine : Jacques Audiard sait admirablement filmer et l'on devine un authentique plaisir du cinéaste à jouer à fond la carte de l'aventure, la seule qui lui tienne à cœur, semble-t-il,, celle du tournage et de la direction d'acteurs. Deux scènes plus particulièrement méritent le détour : l'ouverture et la clôture du film. Et puis, l'on pourra goûter à un ingrédient qui, lui, est commun dans le western post-classique, l'humour. Et voilà un autre atout de ce film qui demeurera sans doute unique dans la filmographie du cinéaste.
Jonathan J.
Jonathan J.

58 abonnés 200 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 4 octobre 2018
Si je ne devais retenir que deux choses quelques semaines après avoir vu ce film ce sont :

John C Reily, excellent, et qui a d'ailleurs sans doute le meilleur rôle tant le caractère de son personnage est le plus complexe.

Les ambiances, la reconstitution : l'époque ici choisie est intéressante, et on voit qu'un travail de recherche a été fait sur la vie quotidienne à cette période, tant cela transparaît sur des détails comme l'alimentation, les possibilités de se soigner, les "luxes" que procuraient les grandes villes etc.

Au final tout cela sonne très "vrai"

Pour le reste, c'est la déception : de la réalisation au scénario, tout fait très basique.

On ne voit que très peu Jake Gylenhall et le personnage de Warm, sûrement le plus intéressant sur le papier est sous exploité.

Au final, nul doute que Red Dead Redemption 2 (oui, un jeux vidéo !) sera sûrement plus abouti que ce film.

La presse semble une nouvelle fois être tombée sous le charme de Audiard, les spectateurs beaucoup moins : on est quand même loin de "Un Prophète"
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 3 octobre 2018
J'ai trouvé ce film super,un bon scénario de bon acteur rien à redire ,même la musique été bien, je recommande ce film
l
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