Beau film. L'idée d'Audiard est pour le moins originale : faire un western à la française où, entre deux massacres, les tueurs interrogent l'intimité de leur relation. C'est Rommer chez Clint Eastwood et ça prête à sourire. Le démarrage est très lent mais les acteurs sont formidables et on se réjouit de voir Audiard refaire du cinéma (J'ai cru qu'il était mort en voyant "De rouille et d'os". Ouf, il respire encore !).
pas compris le but de ce film. deux tueurs qui retourne vour maman après que leur détraquer vient de mourrir de viellesse ? bravo pour le pitch ! ou c'est deux tueurs qui finalement ne tuent pas leur contrat et qui cherxhent de l'or, et mince, tout le monde meurt par une sustance chimique ?
Les Frères Sisters, c’est donc « l’histoire d’un homme qui poursuit un homme qui poursuit un homme qui poursuit une idée »…Rien ne va se passer comme prévu, et le cinéaste abandonne très vite la poursuite ou la ruée vers l’or pour se consacrer aux deux frangins, hantés par un crime originel, deux victimes de leur déterminisme social et surtout familial, à qui il va essayer de rendre un semblant d’humanité.C’est extraordinaire, électrifiant. Mais le plus souvent, la forme supplante le fond et je me surprenais à me désintéresser de l’action pour m’émerveiller devant la beauté sauvage d’une image, d’un mouvement de caméra, mais aussi à m’étrangler devant l’aspect m’as-tu-vu d’un fondu au noir ou ces insupportables afféteries de mise en scène, quand Audiard obture l’objectif à la main sur un détail, comme dans Le Prophète. Bref, le cinéma d’Audiard manque de chair et d’âme. C’est impeccablement usiné, fabriqué, mais vide. Parce qu’il se regarde filmer, parce qu’il s’aime un peu trop et qu’il n’aime pas assez ses personnages.
Pourquoi nommer ce film ‘’western’’ terme qui comme pour les comédies musicales, les polars noirs américains, les capes et épée, les films d’amour, les films érotiques etc… répond à des critères précis. Si ‘’les frères Sisters’’n’étaient pas présentés comme tel et que l''action se déroule dans le monde actuel, mon opinion serait moins désastreuse. En effet, ce film ne répond à aucune des nécessités du genre. Jamais la célèbre ‘’ambiance western’’ crée par les maitres du genre (Boetticher, Mann, Ford, Walsh,…) n’existe. Nous ne sommes pas dans l’Ouest et le merveilleux dépaysement recherché par les passionnés de ce genre purement cinématographique n’existe pas. En plus de cela, le scénario est inconsistant, les personnages sont conçus pour provoquer le rejet et non l’attachement, les extérieurs et le soleil absents. Tout ou presque se passe dans le noir sans que l’on puise discerner qui fait quoi. La mise en scène enfin est totalement inadaptée aux scènes d’action. Il n’y a hélas rien à sauver. Le réalisme outrancier dont fait preuve ici Audiard ne se justifie pas plus que le romanesque symbolique des années 50 à la différence notable qu’il est laid, autant en pensées qu’en actions. Le dernier western français réussi date 1977, nous le devons à Claude Lelouch : ‘’un autre homme une autre chance’’.
Quand on parle d'un film de western, on s'attend à des histoires de train, à de la violence, à des duels au revolver... Et qu'est-ce que vous avez ici: un western au conflit interne, où les personnages portent en eux toute la violence de leur époque. C'est un film beau, dur, touchant, violent, puissant. Dès la scène d'ouverture on comprend qu'on a affaire à un film qui ose: une scène en plan large, loin des habituels champ/contrechamp des scènes de combat. Bref un film à voir, qui fait du bien et qui donne espoir - il suffit de voir le nombre de d'aides dont il a bénéficié pour se rendre compte du cruel manque de confiance des producteurs pour un cinéma "qui ose".
Je ne suis pas du tout fan de Western, mais de temps en temps je vais en voir malgré tout. Celui-ci est bien dans l'ensemble, il est de bonne facture. La première heure est un peu pénible, mais la deuxième heure va mieux. Ce western est parfait pour ceux qui affectionnent le genre.
Un casting marquant. Une histoire plutôt atypique. Un dénouement touchant. Audiard et son cinéma sont de retour avec une histoire sur fond de western, avec des paysages magnifiques et une évasion garantie.
Jacques Audiard n’a pas souhaité reprendre les codes traditionnels du Western (grands espaces, duels à mort, indiens hostiles, …) qui ont fait le succès du genre, ni se rapprocher du style plus flamboyant de Tarantino. Il a donc choisi sa propre voie pour adapter le roman de Patrick deWitt. Et sur la forme il n’y a pas grand-chose à redire, son film est mis en scène avec grande efficacité. Mais sur le fond, son récit tarde malheureusement trop à délivrer toute sa substance. En effet, le long-métrage prend toute son ampleur seulement dans le dernier tiers du film. Avant, ses héros errent un peu sans but et bavassent gentiment sans jamais vraiment parvenir à captiver le spectateur. John C. Reilly s’est sans doute naturellement imposé au casting, étant le détenteur des droits du roman. Et on peut le regretter, parce que la fratrie qu’il forme avec l’excellent Joaquin Phoenix a bien du mal à convaincre. Leurs caractères tellement éloignés et leurs différences physiques sont trop importants pour les rendre totalement crédibles. Et la bonhommie du personnage de John C. Reilly est aussi assez peu raccord avec la violence dont peut faire preuve le hors la loi. Mais ces deux écueils ne sont pas suffisants pour que les frères Sisters ne parviennent à laisser une empreinte assez indélébile dans la mémoire du spectateur. Surtout parce que toute la dernière partie du film nous surprend sans cesse, nous éblouie et nous tient en haleine avec brio. Et il y a ce final, d’une épatante finesse, assez éloigné lui aussi des codes du genre et qui, accompagné d’une de ces partitions délicieuses dont Alexandre Desplat a le secret, conclue en beauté un élégant film sur la fraternité.
Jacques Audiard a bien réussit son western ! Ce film, certes avec un scénario qui peut paraitre assez simpliste, nous montre l'évolution de ces deux frères tueurs à gages faces a leurs réputation, leurs "métier". Avec une réalisation et un casting au top, sans compter les magnifiques paysages ( tourné en Espagne comme un certain Sergio Leone ), et une superbe bande oroginale composé par Alexandre Desplat, "Les frères Sisters" s'impose comme un très bon film !
" les frères sisters " de Jacques Audiard acclamé par la presse et lion d'argent du meilleur réalisateur au dernier festival de Venise fut un supplice pour moi. En effet j'ai trouvé ce western d'un ennuie pas possible sans intérêt seul le dénouement, les paysages et le casting à réussit à me tenir en éveil. à fuire.
L'intellectualisation du western. Je me demande pendant une bonne moité à quoi sert ce film. Puis vient l'illustration du rêve américain : vivre dans un monde meilleur, bien aidé par les pépites d'or. Même si pour cela il faut détruire une partie du monde meilleur dans lequel on veut vivre. Et à la fin rien ne vaut le confort du sein maternel.
Un film de Jacques Audiard est toujours un évènement. Il est au cinéma français ce que Besson ou Annaud ou Beineix ont été dans les années 90 : un sens inouï de la mise en scène, une énergie dans le montage et la photographie, des dialogues efficaces, un amour incontestable pour ses comédiens. Et pourtant, malgré une presse dithyrambique, ce n’est sans doute pas le meilleur des Audiard. Cette déception tient d’abord du sujet. Le cinéaste affectionne particulièrement les jungles sociales, qu’elles soient urbaines, carcérales. Il plante son regard moderne dans un autre temps, celui des Far West où, manifestement, si la réalisation ne souffre pas d’une seule imperfection, le regard ciselé qu’on lui connaît manque.
Bien sûr, les deux comédiens sont à la hauteur du rôle qui leur est confié. Ce sont deux frères abîmés par leur enfance, soudés, qui tuent plus vite que leur ombre. Ils fuient les terres américaines, à la poursuite d’un savant fou, capable de faire briller l’or dans les rivières. Le mythe du chercheur d’or alchimiste traverse le film aux accents spirituels et initiatiques. Il y a dans le combat de ces deux hommes quelque chose qui relève d’une lutte contre l’enfant en eux et le drame qui les opposa à leur famille. Ce Commodore qui les emploie à pourchasser le physicien revêt presque la figure d’un père symbolique, comme s’il fallait tuer pour se relever et devenir soi.
Les frères Sisters dont la sexualité demeure une véritable énigme, n’étant qu’entourés d’hommes, déambulent dans des paysages magnifiques, forestiers ou plus désertiques. En ce sens, le film est une sorte de road-movie aux accents de cowboys. Rien ne conteste le talent de Jacques Audiard qui avoue lui-même ne pas aimer les Westerns. Et si en effet, le véritable défaut était ce désamour du Western que le cinéaste traîne pendant deux heures, en faisant perdre le goût d’un cinéma qu’il maîtrise parfaitement ?