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gabdias
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3,0
Publiée le 8 mars 2021
Visuellement et techniquement beau et efficace, fait plutôt rare pour un western français, le casting pourtant 100% américain fait des merveilles avec un J.Phoenix encore une fois brillant dans un rôle ambigu de presque méchant. Reste un scénario un peu convenu et facile sans vraies surprises. Il ne manquait rien pour un faire un vrai bijou.
Le dernier Audiard n'est pas un western malgré les apparences, les longues chevauchées, les échanges de coups de pistolets, et la ruée vers l'or de la Californie vers 1850 comme background. Servi par une belle photographie, une bande son atypique et parfois déroutante, ce film s'apparente plus à un road-movie entre deux frères, à un parcours sinueux et douloureux vers une forme de rédemption. Contrairement aux films de Leone, on parle beaucoup avant de tirer. L'originalité du scénario restera en mémoire et donne envie de le revoir un jour en grand écran. Il manque la petite étincelle qui font les très grands films, mais tout de même, les quatre protagonistes nous offrent une ballade pas banale. DVD1 vo - avril 2019
Le thème de ce film, aux allures de road movie du genre western, convoque la notion de la l'amitié et de la fraternité ainsi que la vision d'un monde en fin de vie. Ce dernier thème fait appartenir Les frères Sisters au genre du western crépusculaire, comme si le monde allait changer, basculer dans une autre époque. On remarque ainsi l'apparition du brossage de dent, des logements avec WC et bains. Pourtant, nous sommes en en 1851, et non pas à la fin du 19ème siècle génialement évoqué dans le chef d'oeuvre La horde sauvage où l'amitié était aussi évoquée, comme dans le film d'Audiard où les deux frères veulent changer de vie. Il faut attendre la dernière demi heure du film où le film, assez lent aux péripéties répétitives, prennent toute sa valeur en affirmant la relation d'entraide qui lie ces quatre hommes. Il faut attendre longtemps car si le film n'est jamais ennuyeux il est sans surprise. Le fin est d'ailleurs d'inspiration fordienne manifeste. Jacques Audiard, qui abuse de la pénombre, n'a pas toujours maîtrisé son scénario mais l'élégance de sa mise en scène sauve le film de même que l'interprétation de haute volée, avec une mention spéciale à John C. Reilly et Jack Gyllenhaal, très émouvant. Bref, le film est loin du chef d'oeuvre mais reste une oeuvre divertissante et une ode à l'amitié. La musique est belle.
un assez bon western dans l'ensemble avec un bon scénario, une belle relation familiale des 2 frères, de beaux paysages et jolis décors, j'ai particulièrement apprécié ce film qui se laisse bien voir, il y a des petites longueurs mais qui ne se font pas trop ressentir, cela passe très bien les 2 heures de visionnages sont justes parfaites.
Les péripéties des frères Sisters ou les aventures hautes en couleur de deux frangins pistant leurs proies spoiler: qui trouveront finalement la rédemption . Le film s'écoule tranquillement telle la rivière chargée d'or et lôn sent bien les tiraillements de nos deux chasseurs. Ca tire peu mais juste, c'était le Far-West...
Un réalisateur français de plus qui va s’essayer (et se planter) au western ??? « Les frères Sisters » ??? C’est Audiard (jacques, le fils). Ca va être « La cage aux folles » au far West. Craintes et scepticisme se sont renforcées à la lecture des critiques. Pour certains d’entre eux (la plupart) c’est le septième chef d’œuvre du réalisateur, ce qui le range dans le top ten des dix plus grands réalisateurs de l’histoire du cinéma. Après le très moyen « Deephan », Palme d’Or à Cannes… Aïe, aïe, aïe… Eh bien pas du tout. Pour commencer les acteurs sont américainsJack Gyllenhaall, John C. Reilly, Joaqin Phoenix, excusez du peu) pour la plupart et très professionnel, avec une culture du western innée et ça se voit : ils font vrai, même si c’est clairement du cinéma. Imprimez la légende disait John Ford à la fin de « Liberty Valance ». Et Audiard ne va pas se gêner. Il reprend la plupart des codes du genre avec le plus important, au sens fordien du terme : la causerie le soir au coin du feu. Là où peu à peu l’histoire dans une curieuse forme récursive va opérer un virage à cent quatre vingt degrés (U Turn disaient-ils). Pendant plus d’une heure, le film expose les additions successives du mal avec le mal. Gunfight, assassinats, poursuite, etc… Même l’association ne l’est que par cupidité. Et c’est en touchant le fond qui génère de plus un désastre écologique dans une rivière, que le chemin de la rédemption commencera. Si le happy end symbolique filmé dans l’encadrement d’une porte qui s’ouvre sur les grands espaces est un hommage à « The Searchers » (La prisonnière du désert) de John Ford, il rappelle aussi que comme le maître, Audiard est incapable de filmer correctement une bagarre. Et là, les comparaisons avec John Sturges, l’inventeur du western psychologique, Sam Peckinpah dont il reprend la noirceur et la violence, Clint Eastwood et Arthur Penn pour son côté décalé, trouvent, contrairement au cinéma d’Eastwood, des limites dommageables avec pour conséquence une fin peu crédible dont la seule surprise provient du fait qu’Audiard ait osé le faire. Question qui ne se pose jamais chez les grands maîtres (certes, pas pas chez Peckinpah puisqu’à une exception près, ce sont des tragédies). A noter la très intéressante musique d’Alexandre Desplat avec des orchestrations étonnantes mais qui sonnent juste.
Ce western a décidément une touche toute.. française...il intellectualise les choses. La photographie est magnifique, la bande son...particulière mais pas désagréable, es acteurs très bons, l'action peu présente mais bien restituée...pourtant, il reste quelque chose d'un peu décousu dans ce film. On n'accroche pas réellement, peut-être parce qu'on est un peu éloigné des codes habituels. Pour un vrai bon western, optez alors pour open Range ou Impitoyable....
Evidemment en regardant les critiques presses et spectateurs ainsi que le casting 5 étoiles, j'attendais énormément de ce western signé Audiard. Sans doute un peu trop. Loin d'être un chef d'oeuvre, Les Frères Sisters est un bon film qui dépeint une Amérique d'une banale cruauté au travers de deux frères hors la loi. Les acteurs ne déçoivent évidemment pas (on est dans du très lourd avec même une petite surprise Riz Ahmed que je ne connaissais pas) mais il manque le frisson, l'étincelle qui rend un film si spécial, si particulier. Je m'attendais à un peu plus d'humour, à plus de passion. Je me contenterais de cette "ballade" violente dans l'ouest américain.
Énième western où j'accroche moyen. Mieux réalisé et dialogué que des westerns années 60/70 mais toujours l'éternelle poursuite puis un peu d'humanité quand retour chez la maman pour ces grands garçons qui se brossent les dents...! 3,4/5
Si l'ambiance western ne vous parle pas, passez votre chemin. L'image est magnifique, le film tient, mais il manque cette touche "audiard" est-ce que c'est dû à l'histoire, au fait que cela soit en anglais, au genre...
Un Western de Jacques Audiard beau mais qui reste long et peine à convaincre par moment. On reste subjugué par les décors et les costumes sont réussis !
J’ai eu beaucoup de mal à rentrer dans ce film, n’arrivant pas à en saisir les enjeux. Puis au fur et à mesure du développement du récit et surtout des personnages, ce western prend toute son ampleur. D’autant plus qu’outre ses qualités scénaristique et la profondeur de ses personnages il bénéficie d’une réalisation et des décors de haut vol.
J'ai eu beau lire le moins possible sur le film d'Audiard, j'en avais deux attentes majeures : un western plus forestier que désertique, et un roman familial.
La première, The Sisters Brothers la satisfait : le nord-ouest états-unien fraîchement occidentalisé où poussent les villes-champignons et où démarre l'économie en toussotant, à coups de pancartes bâclées annonçant le prix d'un repas, c'est exactement l'impression que je recherchais. Le réalisateur, lui aussi, semblait prendre à cœur de montrer un Far West où tout est possible, où rien n'est une mauvaise idée, et donnant naissance à cette multitude d'idéologies fantasques issues du Siècle des Lumières européen qu'on pouvait enfin mettre en pratique sur un terrain vierge et plein de promesses. Poumon vert et feuille blanche, l'Oregon d'Audiard convainc.
Le roman familial, lui, est plus flou. La relation des deux frères veut s'imposer comme une évidence, mais je n'ai pas trouvé l'alchimie de Joaquin Phoenix et John C. Reilly très probante. Ça a du sens de les voir évoluer chacun de leur côté puisque leur conflit croissant est central à l'histoire, mais il n'y a pas vraiment de point de rencontre pour commencer - peut-être que davantage de contexte aurait aidé. Le spectateur, en tout cas, devra composer avec très peu.
Enfin, il y a la manière dont le tout s'agence. Jake Gyllenhaal est le meilleur catalyseur : avec son personnage indépendant et littéraire, il guide notre émerveillement et lui donne de quoi garder les pieds sur terre - le Nouveau Monde est aussi impitoyable qu’idyllique. Mais dès qu'il cède le devant de la scène, le chapitrage devient très visible, effaçant l'impression d'un récit qui peut prendre un nouveau tournant à tout moment - car oui, rappelons-nous qu'on est sur un territoire de tous les possibles.
En conséquence de tout ça, The Sisters Brothers donne ce qu'on attend de lui en petites quantités. Le film a des difficultés à accentuer ce qu'il faut, et nous conduit vers une conclusion un peu plate qui semble ne pas passer loin d’être carrément pertinente. Très dépaysant mais pas assez abouti.
Jacques Audiard qui à incontestablement marqué le cinéma français de ces 20 dernières années signe ici son premier film hors de ses frontières pour s’attaquer à un genre très américain, le western. Ces derniers temps, les cinéastes américains qui se frottent à ce style cherchent surtout à se réapproprier voire à réinventer son univers. Jacques Audiard, en adaptant le roman des « frères Sisters » n’échappe pas à cette démarche. Sous des allures de western classique remarquablement photographié, Jacques Audiard s’intéresse surtout aux relations qui se nouent entre les 2 frères mais aussi entre les hommes qui vont croiser leur quête initiatique, car c’est bien de cela qu’il s’agit avant tout, comme dans quasiment toute l’œuvre du cinéaste. Le film aborde aussi une réflexion sur la violence et sur son cycle infernal Mise en scène solide, dialogues remarquablement écrits, acteurs remarquablement dirigés, le film d’Audiard force le respect à défaut de passionner vraiment. Moins fort qu’ « Impitoyable » auquel le film fait parfois penser tant sur le fond que sur la forme, moins fort qu’ « Un prophète », indéniable chef d’œuvre du cinéaste, « Les frères Sisters » est très agréable à regarder mais déçoit un peu après vision.
Jacques Audiard se lance dans l'aventure américaine avec "Les Frères Sisters", un western tourné en langue anglaise. Si le film a bien convaincu la critique, du moins française, il ne semble pas qu'il ait fait un carton au box-office en se classant parmi les plus grands flops commerciaux de l'année 2018. Et pour cause, si Audiard n'a pas réussi à convaincre le public, c'est probablement parce que ce film manque cruellement de rythme et d'une intrigue claire. Nous suivons des personnages dont la quête est assez floue et il n'y a pas vraiment de péripéties pendant une bonne partie du film, ce qui est bien regrettable pour un western. Alors oui, Audiard a eu la bonne idée de rendre particulièrement humains ses personnages en n'hésitant pas à insister sur leurs failles et en s'intéressant tout particulièrement à la relation fraternelle de Charlie et Eli Sisters. Mais malheureusement cela se fait un peu au détriment de l'action. Le duo est par ailleurs formé par les charmants acteurs Joaquin Phoenix et John C. Reilly. Jake Gyllenhaal est clairement placé au second plan, ce qui est bien dommage. Il reste néanmoins un film ayant beaucoup de charme, avec de belles images et musiques. "Les Frères Sisters" est un déception mais vaut quand même le détour pour les plus motivés.