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Marc L.
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3,5
Publiée le 9 juillet 2018
Revenu en grâce depuis l’intrigant ‘The visit’ par l’entremise de la société de production Blumhouse, Night Shyamalan offre tous les témoignages de l’épanouissement au sein de ce nouvel éden du cinéma de genre, dont le système de production et les contraintes budgétaires le forcent à redoubler de créativité en amont, autant sur le concept que sur sa mise en oeuvre. Je suis d’ailleurs convaincu que ‘Split’ est voué à devenir à terme un Classique du Film de séquestration, en l’occurrence celle de l’inévitable trio d’adolescentes par un psychopathe dont la psyché est fragmentée en pas moins de 23 personnalités différentes : autant dire que James MacAvoy s’en donne à coeur joie avec cette friandise Actor’s studio qui l’oblige à bondir du petit garçon zozotant au control-freak hygiéniste en passant par l’érudit et la figure maternelle rassurante, pour en arriver à la mystérieuse ‘24ème personnalité’ enfouie. L’acteur écossais réussit le tour de force d’embrasser pleinement l’emphase et le cabotinage inhérents à de telles prestations sans jamais devenir (trop) ridicule. Si ces incarnations multiples peuvent mettre mal à l’aise, ‘Split’ ne repose pas pour autant sur les ficelles éculées du film d’épouvante contemporain : si vous espérez du sursaut, du mouvement suspect dans les ombres en arrière plan et du frisson facile, passez votre chemin car ce n’est pas ici que vous les trouverez. Si vous comptez sur un twist final renversant pour sauver les meubles - Shyamalan n’est jamais parvenu à se débarrasser de sa réputation de “maître du twist’ acquise à partir de la fin des années 90 - vous pouvez tout aussi bien laisser tomber et vous tourner vers le ‘Identity’ de James Mangold : ce qui peut passer pour une révélation inattendue ne fait ici qu’apporter une conclusion logique et attendue sans inciter à une relecture du récit à la lumière de ces nouvelles informations. Evidemment, c’est un peu déstabilisant : des années de films d’horreur et de thrillers pré-digérés n’ont pas habitué à le public à redoubler d’attention en visionnant une production de ce genre...car ‘Split’ est un film écrit avec une intense précision, dont certains passages sont des modèles de mise en scène qui n’ont rien à envier aux meilleurs Hitchcock, dont le script ne renferme rien de superflu et dont chaque personnage, chaque flashback, chaque élément employé comme un symbole ou une allégorie figure à sa juste place. Et si on repère certains éléments récurrents de la filmographie de l’auteur, notamment “l’effet miroir� sur lequel reposent plusieurs de ses films, et auquel l’ultime scène adressera un clin d’oeil intrigant, ces derniers sont amenés avec suffisamment de savoir-faire pour qu’on n’ait jamais l’impression d’assister à une redite. En toute objectivité, compte tenu des avis dithyrambiques unanimes que j’avais lu, ‘Split’ m’a parfois laissé sur ma faim, principalement parce que je ne m’attendais pas à quelque chose qui cherche à susciter la réflexion et l’attention portée aux détails au détriment du ressenti instinctif et instantané...mais, justement, parce que je n’oublie pas que Shyamalan, qui a parfois offert le pire, a aussi été capable du meilleur, il me semble que son dernier film mérite que je lui accorde une seconde vision d’ici quelques mois, le temps de digérer tout ça...
Le film ne constitue qu'un "demi-réveil" dans la carrière de Syamalan, ce dernier multipliant à l'excès les effets de signature. Pour le reste, le film ne demeure réellement convaincant que dans la mise en scène des affrontements avec la psychiatre.
Split est une vraie réussite de M. Night Shyamalan, qui y signe un vrai retour du réalisateur. C'est un thriller franchement bien réalisé, même si comme pour tous les films de Shyamalan, il est difficile de le faire rentrer dans une catégorie. Les décors sont particulièrement inquiétants. L'ambiance d'une manière générale est très travaillée. C'est bien plus angoissant que certains films d'horreur. Mais c'est surtout James McAvoy qui est le meilleur ingrédient de cette recette. Quelle révélation ! James McAvoy a toujours été plutôt juste dans ses interprétations, mais là il transcende tout simplement. Sa capacité de passer d'un personnage à l'autre avec une fluidité déconcertante est impressionnante (notamment lors d'une scène où il démontre toute l'étendue de son talent). Son personnage, ou plutôt ses personnages, sont extrêmement dérangeants. Son rôle est aussi fascinant que peuvent l'être les plus grands psychopathes du cinéma comme le Joker ou Hannibal Lecter. La fin en revanche est assez étrange. spoiler: Pourquoi vouloir lier cette histoire en particulier avec celle d'Incassable, le film étant sorti il y a tout de même quinze ans et n'étant pas non plus un film culte et connu de tous (comme a pu l'être le Sixième Sens) . Je pense que beaucoup de gens n'ont pas dû la comprendre. Un film vraiment bluffante, à l'image de la prestation de McAvoy.
septiemeartetdemi.com - Split, c'est facile de s'en faire des idées reçues négatives ; claustrophile et légèrement horrifique, il a tout l'air d'un thriller basique où tout est basé sur le méchant, qui enlève et emprisonne en l'occurrence trois jeunes filles. Ces préjugés sont tout de même à moitié justes, mais pas pour autant symptômes d'un mauvais film.
Split n'a quasiment pas de début ; l'introduction est un prétexte. Et cette plongée sans douceur dans le monde de Shyamalan se fait avec l'escorte peu recommandable du trio d'actrices principales (Anya Taylor-Joy, Haley Lu Richardson, Jessica Sula), dont seule la première développe quelque personnalité propre à dépasser des sanglots et gémissements guère convaincants. D'autre part, Betty Buckley et James McAvoy relèvent bien le niveau ; ce dernier est amené à jouer 23 personnalités d'un criminel, et c'est par conséquent 23 fois plus compliqué à jouer, tout comme pour le réalisateur qui doit recréer 23 ambiances pour donner un décor cohérent à chacune d'elles. Sauf que... on n'en voit que huit (et je n'en ai vu personnellement que sept). Le nombre s'explique par la personne réelle qui inspira le film, qui avait 23 personnalités, et il peut se justifier par l'écho plein de sens qu'il fait à Le Nombre 23 de Joel Schumacher (2007), mais il frise aussi la publicité mensongère en nous faisant croire à une ambition tout à fait absente de l'œuvre.
Heureusement, la formule du développement sauve bien la face. Bien qu'il en ait toutes les apparences, Split n'est pas la cinématographisation d'un jeu vidéo d'horreur, et gère bien la langueur des heures en intercalant des plans de souvenirs et des plans de ce qu'il se passe à l'extérieur de la prison. En se dirigeant de manière évidente vers une solution – quelconque – tout en nous faisant redouter le monstre qui hante la conclusion, l'histoire avance depuis le début et recule depuis la fin, ce qui nous sauve de l'ennui en nous faisant sauter d'un côté à l'autre. Shyamalan veut que son spectateur soit proche de ses personnages, et fait pour cela parler les acteurs directement à la caméra, souvent. Cette proximité, couplée avec les diverses personnalités de Kevin (qui reste un personnage impressionnant, une horde, un panthéon avec ses dieux et sa mythologie propre), permet un développement intelligent et discret du syndrome de Stockolm.
Il n'est pas faux de résumer Split comme un mélange entre Lucy (pour le peu d'ambition, l'appât simpliste mais soigné et efficace) et Le Nombre 23 (pour l'ambiance claustrophile, noire et teintée d'un espoir toujours très terre-à-terre) sur le thème de l'enlèvement. Le casting est irritant, et le scénario est doté d'un côté surnaturel dont on ne sait pas d'où il sort, mais c'est aussi un thriller qui renouvelle le genre.
En 2000, suite à l'énorme succès critique et public de "The Sixth Sense", M. Night Shyamalan fut considéré par certains comme le nouveau Spielberg. Mais une série d'échecs artistiques et commerciaux dans les années 2000 démoliront sa carrière. Ce n'est qu'en 2017 que le réalisateur parvient à renouer avec le succès, avec "Split". On y suit un homme dérangé, composé de 23 personnalités distinctes, qui kidnappe trois jeunes fille. De ce pitch qui aurait pu vite sombrer dans le grotesque, M. Night Shyamalan tire un thriller qui joue astucieusement avec le dédoublement de personnalités. Outre des ficelles scénaristiques originales, le film s'appuie sur un James McAvoy en pleine forme, qui se lâche dans ses multiples rôles, tantôt inquiétant, tantôt sauvage, tantôt plus rassurant. Face à lui, Anya Taylor-Joy incarne en finesse et en sobriété une jeune fille au passé douloureux (l'enfance sordide étant un des thèmes majeurs ici !). Par ailleurs, la mise en scène est soignée, jouant sur des intérieurs ocres et industriels, sur les variations du protagoniste, et proposant un montage sonore de qualité. On notera également un étonnant clin d’œil final, qui annonce une suite. Un retour gagnant.
Combien de navet a pu réaliser Shyamalan depuis Signes ? C'était devenu désespérant de voir que ce magnifique réalisateur avait perdu tout son talent à trouver des histoires à nous tenir en haleine. Et le voici de retour pour notre plus grand plaisir !! Ce film raconte le kidnapping de 3 jeunes adolescentes face à un homme qui révèle avoir 23 personnalités différentes. Je ne raconte pas la fin mais vous verrez la 24ème personnalité de ce personnage qui prendra tout son sens et son horreur pour nous scotcher devant la télévision. James McAvoy est tout simplement magistral ! Son plus grand rôle assurément. Bref : magnifique... et que dire de la fin du film qui laisse songeur quant à un prochain film :)
Night Shyamalan signe un thriller psychologique traumatisant. Dès les premières minutes du long-métrage, l'ambiance générale du film est lancée. La trame scénaristique se concentre autour d'un héros principal, incarné par James Night Mc Avoy, souffrant d'un trouble dissociatif de l'identité. Celui-ci nous livre une performance intéressante dans la mesure où l'ensemble de ses personnalités sont présentées au spectateur. Le spectateur est invité à entrer dans l'univers lugubre du héros. La musique, l'ambiance participe au climat angoissant du lieu de résidence de notre hôte. Celui-ci est soutenu, sur le plan médical et psychologique, par le docteur Fletcher qui s'interroge sur la personnalité complexe du héros. Plongé dans un univers empreint d'un réalisme certain, le long-métrage prend une tournure fantastique quant on atteint le derniers tiers du film: spoiler: en effet, l'apparition de la Bête (24e identité) ajoute une dose de fantastique agréable et surprenante . En somme, un long métrage au mélange intéressant, des plans participant à l'angoisse qui accompagne tout ce film et une composition cinématographique exceptionnelle de James Mc Avoy.
Huit clos saisissant; très bon film dans son ensemble ! prestation remarquable de Mcavoy et également de Anya Taylor Joy avec un potentiel énorme .. la fin est assez bizarre et pourrait ne pas plaire a tout le monde mais pourtant elle relève du génie et ravirons les fans d’Incassable ! Vivement la suite .. Ma note : 8/10
Je pense qu'il faut voir "Split" comme un thriller fantastique et non pas comme un pur film d'horreur. En effet les scènes d'angoisse que l'on peut attendre ne sont pas au rendez-vous. Mais en objectant ce petit détail, on peut dire que ce film rend une bonne analyse de la nature humaine (mis à part la réaction de deux adolescentes kidnappées qui m'a laissé quelque peu perplexe). Nous pourrions étudier ce film d'un point de vue philosophique, et j'ai beaucoup aimé le message délivrée concernant "la bête".
Film archi prétentieux dont seul le jeu de l'acteur principal trouve un véritable intérêt. Le réalisateur de Sixième sens ou d'Incassable semble trop chercher la complication, mais ça n'est pas seulement en mettant en scène un personnage tarabiscoté avec 23 personnalités différentes qu'on fait un bon film ! L'idée de départ aurait pu être intéressante mais là on a un film assez plat au final car mis à part l'originalité du personnage principal, le scénario est vide, voire absolument grotesque sur la fin où on rentre dans du paranormal très peu crédible et abracadabrantesque !!
Une expérience originale et plutôt plaisante ! Sur le papier, le scénario est très intéressant : Kevin a 23 personnalités comportant des attributs physiques et mentaux différents. Ces personnalités se battent toutes entre elles, mais une 24ème personnalité redoutable du nom de "La Bête" va bientôt se manifester et dominer toutes les autres. Kevin est interprété par un James McAvoy époustouflant, il porte littéralement ce film. On reconnaît chacune des personnalités, leurs mimiques, leurs attributs physiques, et cela avec ou sans la tenue de la personnalité qui va avec. En effet, rien qu'avec le regard de James McAvoy, on peut savoir si la personnalité qui a pris le dessus est Dennis, Patricia ou encore Edwig, et ça c'est très fort ! Anya Taylor-Joy est également très convaincante dans le rôle de Casey Cooke. Elle joue ses différentes teintes d'émotions (la peur, le chagrin, le stress...) avec une grande justesse. Néanmoins, les deux autres adolescentes de ce film sont insupportables. Le jeu de leurs actrices est vraiment limite et elles n'interprètent qu'un cliché de l'adolescente des films d'horreur (immature, qui ne pense qu'à son fessier...). Pour en venir ensuite aux personnalités qui ont des attributs physiques et mentaux différents, le concept est amené jusqu'au plus petit des détails. J'ai par exemple été impressionné de voir à la fin du filmspoiler: un Kevin blessé et ensanglanté pour laisser place à une bête qui n'a pas une seule égratignure . C'est vraiment en voyant cette attention du détail qu'on finit par sortir un "Waouh !". De plus, la mise en scène de l'horreur est plus que réussie : la fin du film est stressante et très prenante. Ainsi, ce film ne manque pas de qualités. Toutefois, je dois tout de même signaler des longueurs, notamment au milieu du film avec un ennui légèrement présent pour ma part. "Split" est donc pour moi un film réussi qui vaut le détour. Je conseil de le voir au moins une fois. 4/5
Heureusement que ça fait un bail que je suis allé voir ce film sinon j'en collerais des tartines! Ça fait presque un an, et je m'en souviens comme si c'était hier. Je suis sortie de la salle surexcitée! Outre le fait que j'avais retrouvé le Shyamalan que j'aime, conteur génial du cinéma d'angoisse, je suis tombée en adoration devant la prestation de McAvoy.. Nul doute que ce mec est très bon, mais LÀ clairement, il m'a retourné. Bien-sûr, impossible de jouer 24 personnalités, sauf si on veut un film concept qui dure 4h, faut pas déconner! Mais le mec nous joue à lui tout seul 8 personnalités! spoiler: il y a les principales, Barry le styliste, Dennis le balaize qui aime voir danser les filles, Hedwig le garçon de 9 ans qui zozotte, et Patricia la super catho chelou. Ensuite les secondaires qu'on voit rapidement à la fin et aussi en vidéo avec les journaux intimes, Jade qui est diabétique, et Orwell qui doit être professeur... Reste la 24e la bête et le pauvre gars chez qui tout le monde habite, Kevin Wendell Crumb que l'on voit très vite à la fin avant qu'il ne disparaisse complètement...
Mc Avoy passe de l'une à l'autre, avec facilité, justesse, et sans jamais surjouer ou utiliser autre chose que son visage, son corps et sa voix! Je l'ai d'ailleurs vu en VO et en VF, le doublage français s'en sort admirablement! Bref, encore une fois, Shyamalan s'entoure d'acteurs de folie, avec aussi Betty Buckley et Anya Taylor Joy qui sont top, pour porter un film original, angoissant, surprenant et magnifiquement filmé! À voir, et revoir, et revoir!
L'idée de base est très intéressante et mêler psychologie/psychiatrie a du fantastique est une bonne idée, ça donne une autre dimension à l'intrigue. James McAvoy était excellent dans ces rôles, il s'est amusé ça se voit à l'écran et ils nous en met pleins la vu. Cependant j'ai eu la grosse impression que c'est lui qui portait tout le film sur ses épaules, que tout reposé sur lui par ce que même si l'intrigue est intéressante, elle n'est pas du tout poussée. On est face à 5 personnages et seulement 2 sont développés et "sous la lumière", les autres sont mis de côté et ne servent qu'à remplir l'écran. Ça manque cruellement d'action (l'action commence seulement 20 min avant la fin du film qui dure 2h !), il n'y a pas de suspens, de tension ni d'horreur. Je m'attendais vraiment à avoir peur, à être tendu et stressé comme j'ai pu l'être pour Le Sixième Sens du même réalisateur. C'est vraiment ça qui m'a le plus déçus, le fait qu'à aucun moment j'ai peu ressentir de la peur ou de la tension. Et puis tout était prévisible ! Pour moi Il y a un gros manque de prise de risque de la part du réalisateur et surtout une impression qu'il s'est beaucoup trop reposé sur la prestation de James McAvoy en pensant que ça allait suffire pour faire un excellent film sauf que c'est pas le cas.