Loin d’être le plus drôle ni le plus émouvant des films de Charlie Chaplin, Le cirque est indubitablement le plus innovant sur le plan technique. Dès la scène dans la salle des miroirs où n’apparait aucune caméra jusqu’aux incroyables cascades de trapézistes qu’effectue Charlot, le long-métrage impressionne par la qualité et le modernisme de ses effets spéciaux. C’est d’ailleurs, en plus des problèmes personnels de Chaplin en parallèle au tournage et d’une série de divers accidents, ce qui explique que Le cirque fut celui des films que le réalisateur aura mis le plus de temps à achever. En prenant pour décor l’univers du cirque, on comprend que le réalisateur s’est inspiré de sa propre enfance, ce qui donne à cette amusante farce burlesque une résonance personnelle qui la rend d’autant plus émouvante que, comme souvent chez Chaplin, les mésaventures de son célèbre héros se doublent d’une histoire d’amour pleine de délicatesse. Evidemment, les gags s’enchainent sans rupture de rythme et sont, pour la plupart, d’un irrésistible humour.
Que voilà une rareté : un film de Chaplin qui n’est pas un chef d’œuvre... il faudra attendre longtemps (Un roi à New York) pour revoir ça. La première partie est très réussie, très travaillée et très drôle. Après, la répétition épuise un peu le propos, qui est assez mince pour une fois... Mais c’est à voir quand même, bien sûr.
Le Cirque est un bijou d'humour et d'émotion. Chaplin utilise avec intelligence l'univers du cirque et tous les éléments qu'il représente. C'est l'histoire d'un vagabond qui va être embauché dans un cirque après avoir faire rire sans le vouloir le public à la suite d'une poursuite. Il va tomber amoureux de la fille du directeur mais celle-ci en préfère un autre. Tout s'enchaîne à une vitesse folle et les gags sont riches (jeux de miroirs, de mimes, de magie, d'animaux, de funambule...). Un excellent Chaplin.
Un film virtuose et méconnu de Chaplin. Je l'ai vu dans un cinéma où je faisais un stage, il était projeté pour une classe de l'école primaire du coin. Je me suis glissé discrètement au fond de la salle obscure, 5 minutes plus tard je riais exactement aux mêmes gags que les pitchounes du CP devant cet immortel clochard céleste.
Charlot dans un cirque ? Le sujet faisait envie quand on connaît le génie de Chaplin pour créer des situations comiques. Certains moments sont hilarants mais bizarrement, je trouve que le film faiblit sur ses gags vers la fin alors qu'on attend une apothéose. Les gags sont évidemment inégaux mais même les moins bons restent très corrects. Un divertissement réussi.
Il y a tout dans ce film de Charlie Chaplin qui se passe dans un cirque : humour très efficace, amour, tristesse, Charlot, Chaplin, une superbe fin, un excellent scénario, une bonne histoire, des retournements de situations . En plus de ça il a 90 ans ,il est en noir et blanc, muet avec une musique en continue pendant 1 heure 10 minutes . Un autre chef d'oeuvre du maître du cinéma muet !
Voir Chaplin en clown, ça fait envie. Et Chaplin aura rarement été aussi drôle que dans ce film, en témoignent les séquences géniales d'inventivité comique que sont celle des miroirs, celle du lion, et celle du funambule. En plus de ça la fin est plutôt triste (mais belle) et évite la niaiserie. Je ne vois aucune raison de bouder son plaisir devant une telle œuvre.
"Le cirque" est intéressant car ici, c'est bien du personnage de Charlot qu'il s'agit. Déboulant par hasard en plein spectacle, il fait un triomphe et le public le réclame... Plusieurs scènes ont un grand potentiels comiques. Un plaisir à découvrir ou redécouvrir...
"Le Cirque" est un Chaplin moins connu que "La ruée vers l'Or" ou "Le Dictateur" mais il mérite que l'on s'y arrête. Il a en effet la particularité d'être mélancolique, malgré des scènes comiques efficaces.
On y retrouve le personnage iconique de Charlot avec sa dégaine bien identifiable, à nouveau embarqué dans une histoire qui le dépasse, et qui, à force de maladresses et de situations cocasses, parviendra à faire rire le spectateur.
Dans "Le Cirque", on a aussi quelques effets spéciaux et un montage étonnamment modernes pour un film de 1928.
Cela dit, l'histoire n'est pas très prenante. Elle reste classique et les personnages semblent assez banals, dominés par un trait de caractère (la colère, le romantisme ou le charme, par exemple), ce qui rend difficile tout attachement.
Finalement, on traverse le film sans vraiment être marqué par l'histoire ou les personnages. Ce qui explique pourquoi, sans être mauvais, "Le Cirque" est un long-métrage un peu moins connu de Chaplin mais qui mérite, malgré tout, le coup d'oeil, ne serait-ce que pour son ambiance.
Le Cirque est très certainement le long métrage mettant en scène le personnage de Charlot le moins connu (L’Opinion publique et les 4 derniers films de Charles Chaplin ne mettant pas en scène le vagabond moustachu). Pourtant, ce film au tournage extrêmement compliqué (un incendie ravagea le décor et les accessoires, les roulottes ont volées et surtout le film fut victime du divorce très houleux entre Chaplin et Lita Grey) et qui avait été invisible pendant 40 ans est un pur chef-d’œuvre de comédie. En effet, contrairement à la majorité des films du maître où le mélodrame et l’aspect social possèdent une place importante, Le Cirque cherche constamment à faire rire et y arrive grandement. C’est peut-être ainsi le long-métrage de Chaplin qui se rapproche le plus de ses premiers courts. Il y développe à merveille tout l’art comique, le sens de la chorégraphie et le talent visuel qu’il travaille depuis quasiment 15 ansspoiler: (les scènes de la salle des glaces, de l’imitation de l’automate et du numéro de funambulisme avec les singes sont de purs bijoux !) et restent toujours aussi efficaces plus de 90 ans plus tard. Si, comme à son habitude, Chaplin privilégie l’art de la pantomime sur les effets de mise en scène, il s'en permet cependant quelques-uns quand ceux-ci servent son récispoiler: t (le dédoublement de Charlot pour illustrer son rêve de botter les fesses du funambule qui charme Merna) . Enfin, le film ayant été tourné au temps du muet, il faut rappeler que le cinéaste signera pour sa ressortie de 1969 une excellente bande originale qui servira d’accompagnement musical au long-métrage dès lors et qui contient le titre Swing little girl qui ouvre le film. S’il y a bien un cinéaste qui peut permettre à un jeune public de découvrir le cinéma muet sans le rebuter, c’est bien Charles Chaplin et Le Cirque, malgré son manque de notoriété par rapport à des œuvres comme Le Kid ou La Ruée vers l’or, est un des chefs-d’œuvre qui peuvent réussir à rendre hilare un public pouvant aller des très jeunes enfants aux personnes les plus âgées et pouvant venir de n’importe quelle partie du monde. Un film universel !
Moins connu que "la Ruée vers l'Or" ou "les Temps Modernes", "le Cirque" n'est pourtant pas très loin de ces chefs d'œuvre, tant par sa force comique irrésistible (bon, le génie de Charlot-comique est devenu une sorte d'évidence, de tarte à la crème... Il faut pourtant revoir ses films pour en être à nouveau saisis...) que par une inventivité permanente, qui se fait parfois ici éblouissante : que cela soit la scène visionnaire du labyrinthe des glaces (Orson Welles en a-t-il été inspiré pour sa "Dame de Shangaï" ?) ou l'impressionnante séquence de funambulisme, avec et sans harnais, avec et sans singes qui dévorent le nez du "tramp", on a à nouveau l'impression de voir DU CINEMA en train de naître, de sortir de la tête d'un vrai génie. "Le Cirque" est un film très théorique, opposant la vitalité de la réalité (le cinéma, pour Chaplin) à la lourdeur de la représentation mise en scène et répétée (le spectacle de cirque), mais il se finit dans une aigreur surprenante, le petit homme abandonnant tout ce que la vie lui avait offert.
Film méconnu de Charles Chaplin, Le Cirque n'en demeure pas moins très bon. On y retrouve tous les éléments chaplinesques combinant rire et émotion. Ici c'est plus le rire qui préfigure avec de nombreux comiques de situation si irrésistibles. On regrettera peut-être la fin un peu trop caricaturée et vite expédiée. Cependant dans l'ensemble un bon Chaplin qui mérite le coup d'oeil.
Le Cirque, 1928, de et avec Charles Chaplin. Quel rythme ! Les gags s’enchaînent dans une logique narrative extraordinaire. Drôle, émouvant, créatif, talentueux, l’artiste absolument complet (clown, funambule, mime, comédien…scénariste, metteur en scène, compositeur…) nous dit que le rire, comme l’émotion, naissent plus spontanément, que de situations mises en place pour les produire. Charlot, pris pour un pickpocket, rentre se protéger sous un chapiteau de cirque. Il va tomber amoureux de l’écuyère, fille maltraitée du patron. Sa rivalité avec le prétendant naturel de la demoiselle va lui faire faire des …prouesses ! L’instabilité du funambule, le déséquilibre des clowns en action, n’illustrent-ils pas la fragilité de nos vies et de nos relations aux autres ? Chez Chaplin, le muet est formidablement parlant !