Le Cirque
Note moyenne
4,2
1587 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

114 critiques spectateurs

5
29 critiques
4
51 critiques
3
28 critiques
2
5 critiques
1
1 critique
0
0 critique
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
dougray
dougray

274 abonnés 1 904 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 octobre 2016
"Le Cirque" est, certainement, le moins connu des long-métrages mettant en scène Charlot. Ce déficit de notoriété s’explique sans doute par le fait que Charlie Chaplin lui-même détestait le film (qui lui rappelait les déboires qu’il a connu lors du tournage). Pourtant, il s’agit, à mon sens, d’un de ses meilleurs films (avec "le Kid" et "Le Dictateur") et, en tout état de cause, de l’interprétation la plus caractéristique du personnage de Charlot sur grand écran. Il faut dire que, pour une fois, le scénario ne traite pas d’un sujet fort venant transcender la drôlerie ambiante ("Le Kid" évoquait les conditions de vie misérables des pauvres et les services sociaux, "La ruée vers l’or" la dureté de la vie des chercheurs d’or, "Les temps modernes" le chômage et les dérives de l’industrialisation, "Le Dictateur " le Nazisme…), ce qui, certes, ne l’a pas aidé à rester ancré dans les mémoires mais qui, paradoxalement, lui permet de se concentrer que la rythme comique et offre à son héros, un écrin de tout premier ordre. En effet, "Le Cirque" est une petite merveille de drôlerie, composée d’une succession de gags chorégraphiées au millimètre près et qui surprennent par leur pouvoir comique, même près d’un siècle plus tard ! Les soucis de Charlot avec l’âne qui lui court après, son passage dans la cage aux lions, ses soucis avec la police, sa maladresse sur la piste qui provoque l’hilarité ou encore son numéro d’équilibriste sont autant de gags simples mais diablement efficaces, menés tambour battant. La star touche ici la quintessence même de son art puisque sa prestation n’a jamais été aussi physique et drôle (les films suivants seront un peu plus mécaniques sur le plan des gags). Comme toujours, Chaplin sait doser ses effets et insuffle à son film une émotion appréciable, à travers le coup de cœur de Charlot pour une jeune écuyère (Merna Kennedy) qui s’avère être la fille maltraitée du directeur du cirque (Allan Garcia, détestable). Certes, il s’agit presque d’un passage obligé dans les premiers longs-métrages de Chaplin mais, ici, le final proposé est tout simplement magnifique spoiler: (Charlot se sacrifie au profit d’un autre homme, aimé de sa belle, pour finalement reprendre sa route, seul)
. Enfin, les numéros proposés et plus, généralement, la description de l’univers du cirque est une vraie réussite, puisque Chaplin a eu l’intelligence de lui rendre hommage sans, pour autant, l’idéaliser. Il dresse, ainsi, un portrait assez dur (et peu forcément si commun à l’époque) du traitement des artistes par les patrons… à tel point qu’il est difficile de ne pas faire le parallèle avec le parcours de Chaplin lui-même. Sous ses airs naïfs, Charlot réclame un statut (notamment) à la hauteur de son talent… soit une considération étonnement matérialiste pour un film censé s’adresser à un jeune public. En cela, "Le Cirque" est peut-être le premier film où Chaplin entend faire valoir ses convictions (même si elles restent, ici, assez centrées sur lui-même). Rien que pour ça, il ne mérite pas l’oubli dans lequel l’Histoire du 7e art l’a plongé. A redécouvrir, donc !
Alexarod

359 abonnés 1 874 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 juillet 2015
Un bon petit film, trop méconnu. Il ne dure qu’une heure (et 9 minutes), et on prend plaisir devant. Il y a là tout ce qu’on connait de Chaplin, enfin presque, sa voix est étrange. Je dis cela car la chanson du début a été écrite par lui (mauvais point car elle est très simplette, pire qu’enfantine), mais chantée aussi, et personnellement je ne m’attendais pas à ce qu’il ait cette voix là. Excepté ça il est au top, pensez, il est acteur, réalisateur, producteur, compose les chansons, la musique et il chante donc, plus complet je ne vois pas, ou alors Eddie Murphy avec le professeur Foldingue (c’est de l’humour hein ?).
Pas grand-chose à redire comme je le disais, Chaplin joue très bien, il donne toutes ses lettres à l’art du mime qu’il porte à un niveau plus qu’inattendu. Un long métrage (tout est relatif) muet d’école, on comprend toutes les intentions et/ou les actions, sans trop avoir besoin des panneaux d’écriture. La scène du rêve spoiler: où il tape son rival en amour
est très bien faite pour l’époque. La musique est bonne, elle évoque bien le cirque, Charlot fait ses mimiques connues et reconnues, le rythme tient tout le long à un niveau élevé (oui les passages en accéléré aident), l’humour est bien présent (même si c’est parfois trop simple et répétitif), comportant son lot de quiproquos et de burlesque, il y a peu de longueurs (elles n’ont pas le temps de s’installer, l’avantage quand ça ne dure qu’une heure), Chaplin fait très enfant de la balle et se montre capable à tous les postes, du cirque comme des œuvres cinématographiques. Notons également qu’il rend hommage à ce milieu sur fond d’histoire d’amour, le tout teinté de sensiblerie à fleur de peau, beau tour de force.
Au final c’est comme d’habitude : une comédie en noir en blanc, bon esprit, à conseiller à tous, avec le personnage de Charlot typique (émouvant et drôle), qu’on ne saurait mieux conseiller de voir pour décrire son œuvre et son style.
Alain D.

734 abonnés 3 445 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 30 mars 2019
" Le Cirque " (The Circus) est un excellent film "moderne" de Charles Chaplin. Un long-métrage de 1928, muet et en N&B, dont Chaplin est réalisateur, acteur, scénariste et producteur. Il a même composé la superbe bande sonore du film et chanté le générique.
Une très bonne comédie, dynamique, tendre et drôle dans laquelle nous retrouvons Charlot dans l'univers de sciure et de sueur qu'est le cirque. Outre le joli scénario, ce film nous offre aussi une belle qualité technique et de bons effets visuels (Charlot dans la cage au lion). Mr Chaplin réalise une incroyable performance d'acteur et de mimes, se retrouvant tour à tour magicien, clown, funambule et toujours charmeur.
Benjamin A

807 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 mars 2014
Alors qu'il va se retrouver sur la piste d'un cirque suite à un quiproquo Charlot va provoquer le rire du public et suite à cela il va être engagé par le directeur du cirque. Pendant son séjour dans ce cirque il va peu à peu tomber amoureux de la fille du directeur, mais ce ne sera pas forcément réciproque... Comme souvent, Chaplin brille par sa capacité à passer du rire au (mélo)drame en toute simplicité et facilité. Il rend son personnage de vagabond maladroit, sans le sous et sincère très attachant, tout comme celle pour laquelle il s'éprend. Bien rythmé et contenant quelques scènes mémorable (à l'image du début, juste avant le quiproquo ou encore celle des singes), on passe un excellent et parfois irrésistible moment. Les notes musicales sont souvent impeccable et collent parfaitement au récit. Si ce n'est pas le meilleur film de Charlie Chaplin, c'est néanmoins une charmante, attachante, marrante et touchante comédie dramatique.
Walter Mouse
Walter Mouse

547 abonnés 425 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 novembre 2012
Le Cirque est le deuxième film de Charles Chaplin que je vois et également mon premier film muet!!! Ce serait vraiment atroce pour un cinéphile comme moi de ne pas voir dans sa vie au moins un film de cet artiste visionnaire qu'est Charles Chaplin!!!!! Après avoir vu Le Dictateur que j'avais adoré, j'espérais voir encore un film de plus de ce brillant cinéaste, c'est chose faite avec Le Cirque! Et encore une fois, c'est une vraie merveille que cette splendide comédie dramatique!!!! Ce qui m'a étonné c'est surtout que Chaplin s'est lui-même confié le poste de réalisateur, producteur, scénariste, acteur et compositeur!!!! Et tout est réussi!!!! C'est aussi le première fois que je vois le personnage de Charlot à l'écran, et j'ai hâte de découvrir ses autres films! Sa démarche de canard, son chapeau melon, sa moustache, sa canne, sa coupe, ce personnage avait tout pour être culte déjà à l'époque et il continue à nous faire rire encore aujourd'hui!!!! Charles Chaplin joue un vagabond sans le sou hilarant à qui il arrive des aventures aussi burlesques les unes que les autres!!!!! Rien à reprocher! Il est drôle, attachant, émouvant, mais surtout drôle!!!! Allan Garcia joue un gros connard assez cliché mais on apprécie quand même! Merna Kennedy représente bien la vision par le cinéma des années 1920 - 1930 de la jolie femme innocente ( regardez sa coiffure, sa taille et ses rondeurs ), tous les autres acteurs sont excellents dans leurs gestuelles! Mais tout le mérite revient à Chaplin bien évidemment. La musique m'a assez surpris, déjà parce qu'elle est bonne et en plus, il y a un thème spécifique pour chaque scène! Pas pour chaque personnage, pour chaque séquence qui se répète plusieurs fois dans le film comme les représentations du cirque, les répétitions ou les rencontres entre Charlot et Merna ( parce que oui, allusion du sort, l'héroïne s'appelle Merna! ). Visuellement, j'ai pas grand chose à dire tant le film est daté, 1928 faut pas l'oublier! Par contre niveau histoire, humour, personnages, là j'ai des trucs à dire! Je trouve ça révolutionnaire de constater qu'encore aujourd'hui les films de Charles Chaplin nous font marrer! J'ai trop adoré quand spoiler: Charlot fait la répétition avec les clowns sur Guillaume Tell et qu'il remplace la pomme par la banane juste parce qu'il trouve ça pas bon!!!
, c'était aussi génial quand spoiler: il remplace Rex pour le numéro de funambule et qu'il réussit en plus!!!
La bonne humeur est toujours au rendez-vous dans les films de Charles Chaplin, c'est drôle mais chaque fois que j'en vois un, je pense directement à un dessin animé de Walt Disney tant le burlesque et le loufoque sont au rendez-vous!!!! Il y a aussi des scènes pleines de bons sentiments comme spoiler: Le directeur du cirque qui décide de féliciter Rex en tant que gendre et sa fille
mais ça rajoute encore plus de plaisir au film même si j'ai trouvé ça triste que spoiler: Charlot ne se marie pas avec Merna et qu'il soit obligé de s'en aller.
Les personnages sont super, l'humour est toujours génial et quelques brins d'émotion accompagnent ce magnifique film!!!! Avec Le Cirque, Charles Chaplin frappe très fort!!!! Hâte de voir ses autres films!!!!!
chrischambers86

16 164 abonnés 13 116 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 avril 2011
il s'agit incontestablement de l'une des oeuvres les plus personnelles de Charlot, ce dernier comme Jacques Tati avec "Parade", ayant sans doute plongè dans ses propre souvenirs de saltimbanque pour le rèaliser! Bien que son champ d'activitè soit le cinèma comique, où il est considèrè comme une des plus grandes figures de tous les temps, il serait difficile de trouver un autre cinèaste qui soit plus prèdisposè au romantisme que Chaplin! Ses longs-mètrages ne sont que des histoires d'amour extraordinaires, dont la sensibilitè dèpasse toutes les limites du sentimentalisme lorsqu'il se penche sur des caractères de femmes èmouvantes comme la gentille ècuyère campèe par Merna Kennedy! Avec le parlant, puis la couleur, ce sont tous les musiques, tous les bruits, toutes les dorures et toutes les lumières du cirque qui vont envahir l'ècran! Et c'est tant mieux! Vive le cirque et vive Charlot, où derrière un argument mèlodramatique, c'est avant tout l'hommage touchant d'un clown de gènie au cirque que l'on voit ici...
Chris46

579 abonnés 978 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 août 2018
“ Le cirque “ bon film de Charlie Chaplin .

C’est l’histoire de Charlot ( Charlie Chaplin ) ce vagabond maladroit et sans le sous qui va être pris pour un pickpocket à la suite d’un quiproquos et qui va se réfugié dans un cirque où il va débouler en pleine représentation . Il va alors perturber tout les numéros en cour ...

“ Le cirque “ est un bon film de Charlie Chaplin très amusant . Charlie Chaplin reprend son personnage du vagabond sans le sous maladroit qui suite à un quiproquos va se retrouver sur la piste d’un cirque en pleine représentation . Il va alors perturber tout les numéros en cours ce qui va donner lieu à des séquences cocasses irrésistibles ( les miroirs , le numéro de magie , la cage aux lions , la scène de funambule avec les singes ... ) . On passe vraiment un très bon moment à suivre les péripéties de Charlot qui va enchaîner les maladresses cocasses pour notre plus grand plaisir en perturbant tout les numéros d’un cirque . Charlie Chaplin est vraiment drôle et irrésistible dans son rôle de vagabond maladroit qui va perturber ce coup ci tout les numéros d’un cirque . Film muet oblige Charlot va enchaîner les mimiques , les gestes et les gags visuelles pour compenser l’absence de dialogue et pour montrer la maladresse du personnage et sa fonctionne à merveille comme la scène irrésistible où il se fait passer pour un automate . Il a vraiment l’art du mimique et de la gestuelle qu’il utilise à merveille et au bon moment pour nous faire rire .

Pour résumer “ Le cirque “ est une bonne comédie familiale à découvrir ou redécouvrir qui traverse très bien le temps et qui est toujour irrésistible malgré le poid des années .
JamesDomb
JamesDomb

127 abonnés 1 061 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 septembre 2006
Peut-etre le film le plus méconnu de son auteur,Le Cirque de Charles Chaplin est un grand moment et un bel hommage aux artistes itinérants.Chaplin,lui-meme acrobate,clown et cascadeur enchaine les séquences cultes comme des perles sur un fil conducteur.En effet,c'est à la suite d'un "reve" dans lequel il se voyait dans le vide,attaqué par des singes qui le deshabillait et lui faisait perdre son équilibre,qu'il décida d'ecrire ce film,autour de cette idée.Cette idée reste le point culminant du film et reste toujours impressionant.Peut-etre pas autant de sequences cultes comme dans ses autres films,Le Cirque mérite d'etre redecouvert.
Jack G
Jack G

12 abonnés 175 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 avril 2020
En 1928, après deux rudes années de tournage, Charlie Chaplin termine son quatrième long-métrage et confirme son rang de légende dans le cinéma muet et burlesque.
Le 11 janvier 1926, moins d’un an après la sortie de son dernier film, La ruée vers l’or, Chaplin se lance dans son nouveau projet : le Cirque. Il cherche ainsi à passer plus de temps en studio pour éviter de voir sa nouvelle épouse, Lita Grey, qu’il a été contraint d’épouser en secondes noces en novembre 1924 pour éviter un procès pour viol sur mineure (elle avait 16 ans et lui 35 lorsqu’il ont eu leur première relation). Aux côtés de Chaplin dans cette nouvelle production, l’actrice Merna Kennedy obtient son premier rôle au cinéma, recommandée au cinéaste par sa propre compagne. Avait-elle déjà son plan malveillant en tête ?
En novembre 1926, dix mois après le début du tournage, Lita Grey quitte le foyer avec leurs enfants et intente une procédure de divorce dans l’espoir d’obtenir de l’argent. Elle accuse Chaplin d’adultère avec Merna Kennedy, âgée de 18 ans à ce moment-là, et n’hésite pas à faire publier des écrits calomnieux dans le New York Times, où elle ajoute des accusations de violence et de « désirs sexuels pervers ». Souhaitant voir ainsi l’interruption du tournage, Lita Grey obtient le soutien de la Ligue pour la vertu, un groupe de pression crée en 1933 par les représentants de l’Eglise catholique aux Etats-Unis. Son but est de purifier les productions cinématographiques qui semblent exercer une mauvaise influence sur la population, et les enfants en particulier. Rapidement, cette affaire devient un scandale national qui brise Chaplin et le plonge dans une profonde dépression. Acculé, victime de lettres d’insultes et de menaces de mort, il est contraint d’interrompre le tournage le 5 décembre. Chaplin s’ensuit chez son avocat new-yorkais avec les bobines, qui représentent déjà la plus grande partie du film.
En août 1927, après plus de huit mois d’interruption de tournage, les avocats de Chaplin, pressés de mettre un terme à l’affaire, obtiennent un accord et payent 600 000 $ à Lita Grey, la plus grosse somme versée lors d’un procès américain jusqu’alors. La presse oublie Chaplin et sa popularité lui permet de s’en sortir, pour finalement reprendre le tournage à l’automne. Mais celui-ci n’est pas encore terminé pour autant…
Avant même le début du tournage, en janvier 1926, ce nouveau long-métrage est contraint d’affronter ses premiers déboires. Perfectionniste, Charlie Chaplin organise lui-même les décors et fait construire un grand chapiteau pour les besoins du film, avec des roulottes, des cages à fauves et d’autres installations. Mais quelques jours avant le début du tournage, une tempête s’abat sur la Californie et détruit le chapiteau. Le tournage est retardé pour plusieurs semaines.
Un mois après sa reprise, un souci technique rend une pellicule inexploitable, effaçant ainsi plusieurs jours de travail. Charlie Chaplin ne se laisse pas décourager et recommence les prises, quitte à les multiplier, à fatiguer son équipe et dépasser le budget initial de production. Il faut dire que l’acteur-réalisateur n’hésite pas à prendre des risques pour boucler le tournage, quitte à subir plusieurs morsures par les singes qui grimpent sur lui au cours de la scène de la corde et qui l’obligent à être hospitalisé pendant six semaines. Mais le pinacle de cette audace, parfois très dangereuse, s’incarne dans la scène du lion en cage. Chaplin n’hésite pas à y entrer sans la moindre sécurité et frôle l’accident. Heureusement, il s’en sort avec quelques griffures et un air livide qui a au moins l’avantage de rendre la séquence encore plus crédible.
En octobre 1927, lorsque le tournage reprend après le scandale de Lita Grey, le décor brûle dans un incendie. Néanmoins, suffisamment de prises ont été effectuées à l’intérieur du chapiteau et permettent de ne pas avoir besoin de le reconstruire.
Le tournage est presque terminé, mais encore une fois, doit affronter de nouveaux aléas. L’épilogue doit être tourné avec les caravanes des artistes pour décor. Mais une nuit, les roulottes sont volées par des étudiants, qui prévoient de les faire brûler. Fort heureusement, Chaplin intervient juste à temps et parvient à les récupérer intactes. A la fin de l’année 1927, le tournage est enfin bouclé. Traumatisé par cette expérience douloureuse et mouvementée, Chaplin ne veut plus entendre parler de ce film et n’en fait même pas mention dans la rédaction de ses mémoires, en 1964 (« Histoire d’une vie »). De fait, le Cirque est oublié dans la filmographie du cinéaste, avant d’être mis en lumière à partir de la fin des années 1960 et de l’enregistrement de nouveaux sons pour la ressortie du film sur les écrans, effectué selon la volonté de Chaplin lui-même. Le film est aussitôt encensé par la critique.
Tel le fil sur lequel l’apprenti funambule évolue tant bien que mal, Charlie Chaplin joue sur l’équilibre subtil entre la comédie burlesque des slapstick et le drame social sur fond de misère et de faim, une critique désormais inhérente à l’œuvre du cinéaste. Face à la pauvreté, la faim et les violences policières, ce vagabond au grand cœur apporte une touche d’humanité, de rire et d’émotion qui fait tout le succès du film et rend hommage aux victimes de son ancienne condition miséreuse.
Pour la deuxième fois après La ruée vers l’or, le drame est également amoureux, avec un personnage principal impliqué dans un triangle amoureux qui lui brise le cœur pour un temps. Toutefois, malgré ses sentiments, le vagabond le plus célèbre du cinéma reste un héros jusqu’au bout, dans un dénouement mêlant tristesse pour lui et espoir pour la jeune écuyère dont il fut épris.
Quel autre décor plus approprié qu’un cirque peut voir dérouler l’inépuisable panel de gags et de ressorts comiques dominés par l’un des plus grands génies du burlesque ? Ainsi, sous ce vaste chapiteau, l’humour des clowns fait pâle figure face aux sketchs improvisés mais à la chorégraphie maitrisée avec perfection par Chaplin.
A sa sortie, en janvier 1928, Le Cirque rencontre un accueil positif malgré l’aigreur de Chaplin au sujet de cette expérience cinématographique. Le scandale provoqué par Lita Grey n’aura pas eu raison du film, consacré l’année suivante. En mai 1929, lors de la première cérémonie des Academy Awards (les actuels Oscars), Chaplin reçoit un trophée d’honneur pour « sa polyvalence et son génie à jouer, écrire, mettre en scène et produire Le Cirque ». Une récompense dont le mérite ne peut être contesté par aucune personne raisonnable.
stebbins

563 abonnés 1 747 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 28 octobre 2012
L'essence du comique chaplinesque réside avant tout dans son accidentalité, dans sa manière d'extirper du hasard des situations burlesques à travers la figure du fameux vagabond : véritable homme dans la foule Charlot est un gagman qui ne s'assume pas, provoquant le rire malgré lui tout en sacrifiant ses désirs pour le bonheur des gens qu'il aime... En plus de dépeindre mieux que nul autre film contemporain l'impitoyable société de spectacle Le Cirque selon Chaplin fait montre d'une technique cinématographique proprement bluffante, au gré d'une scène de miroir visuellement impressionnante et d'une séquence de funambulisme absolument magnifique, témoignant du danger auquel l'acteur-réalisateur s'est alors confronté. Bien que moins connu que d'autres longs métrages de sa filmographie Le Cirque est un petit bijou de cinéma richement modeste, tirant d'une économie de moyens une formidable croyance en la magie du spectacle et ses émotions propres : lorsque Charlot célèbre le mariage de son rival et sa bien-aimée l'ampleur s'installe avec, par et pour le personnage. Une leçon du génie burlesque.
TTNOUGAT

699 abonnés 2 530 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 avril 2014
Ce chef d’œuvre du cinéma de 1928 qui ne dure que 68 minutes nous permet d’admirer déjà la virtuosité de Chaplin derrière une caméra. Toute la séquence de poursuite parmi les baraquements forains est un modèle de rythme cinématographique parfait ; le beau cinéma étant un équilibre entre le pur visuel et le ressenti du montage. Le reste est à peine moins bon, il est construit sur la mélancolie plutôt que sur les gags physiques. Pour ma part j’adore la séquence avec le lion Numi et celle où perché sur un fil, sa ceinture de protection cassée, les singes Bobby, Joséphine et Jimmy lui mordent le nez et le déshabillent. Raconter un Charlot est déjà drôle, c’est ce que nous faisions entre nous à la cantine de l’école primaire en 1950 mais les voir est bien mieux, les images restant dans la tête vraiment très, très, très longtemps.
fandecaoch

1 151 abonnés 2 232 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 mars 2013
Le Cirque : Premier film que je regarde de l’unique et irrésistible Charles Chaplin. C’est vraiment génial de voir un film en noir et blanc et muet. Car, c’est tout le génie des acteurs qui doivent ressortir. Et Charles Chaplin avait ce don la, de faire rire ça rien dire, tout est dans la gestuelle et tout les mimiques et tout. Il n’a pas besoin de parlé pour nous faire rire et même sans parole, on comprend. Il avait tout compris du comique à l’époque. Pour en revenir au film, on m’avait dit que c’était à tordre de rire, je n’ai pas était jusqu'à ce point la mais vous avoué quand même que le film est marrant, en grand partie grâce a Charles Chaplin. Car l’histoire est sympa a suivre, et les situations sont décalé et amusante a voir mais a quelque moments, ça tourne un peu en rond et il y a des baisses de rythme. C’est dommage mais ça n’enlève rien à la qualité du film car il a des moments et des situations vraiment marrant ou on rigole bien. Le scénario comme je disais et sympa et gentils (avec une petite histoire d’amour qui ce finit un peu drôle, pauvre Chaplin ^^) mais c’est pas la que on attend le film. C’est surtout la prestation de grand et unique Charles Chaplin qui est bordant d’énergie et de mimique bien à lui. Voila, un classique de la comédie en noir et blanc et muet a ne pas raté, rien que les cabrioles de Charles Chaplin, faut voire le film. Même si le film est assez inégal, ça reste un merveilleux divertissement familial.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 23 octobre 2019
Ce n'est pas le meilleur Chaplin indéniablement, mais ça reste tout de même loufoque, et on prends toujours plaisir à le voir à l'oeuvre. 3/5
Gonnard
Gonnard

287 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 décembre 2012
Une thématique qui va comme un gant à ce saltimbanque qu'est Chaplin. Ce dernier s'en donne à cœur joie, multipliant les galipettes et les bouffonneries en tout genre. Le passage du funambule est particulièrement réussi. Mais derrière le strass et les paillettes, on peine parfois à trouver un peu de contenu. La satire sociale, véritable marque de fabrique chaplinesque, est paradoxalement aux abonnés absents. Chaplin tape volontiers sur le patron du cirque, mais uniquement parce qu'il a la main un peu lourde sur la gonzesse. Autre classique et déception, l'histoire d'amour. Si elle tient en haleine jusqu'à la fin, celle-ci déçoit. On pourrait presque soupçonner Chaplin d'avoir céder à la facilité, ayant la nécessité de finir au plus vite son histoire. Cela dit, "Le cirque" n'en reste pas moins l'une des plus belles réussites cinématographiques de Chaplin, certes légère mais assez savoureuse.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 28 décembre 2007
« Le Cirque » est le moment du passage de relais entre le cirque et le cinéma, ce dernier sera désormais le premier réceptacle du rire populaire sous l’impulsion du pionnier de ses comiques. Le personnage de Charlot est étranger au monde du cirque et pourtant devient le clou du spectacle, devant les clowns qui ne font plus rire et les magiciens dépassés. Tout le film relate son intrusion dans cette industrie du spectacle pour mieux la vampiriser et la dépouiller de sa sève, reprenant à son compte une nouvelle lecture de ses plus célèbres numéros. Il va jusqu'à renoncer à l’amour de l’acrobate et initie son mariage avec le funambule, les gens du cirque restent ensemble et quitte l’écran, laissant seul au milieu du cercle de la piste un Charlie Chaplin certes un poil mélancolique mais désormais seul maître à bord.
Les meilleurs films de tous les temps