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Louis-Auxile M.
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3,0
Publiée le 25 décembre 2011
Court et intense, The Circus relie le comique du spectacle à l'envers inconnu du décor, le folklore du cirque itinérant aux déboires des faiseurs de spectacles, et le rire, aux larmes. Une petite réussite comme toutes celles à laquelle Charlie Chaplin nous a si bien habitué.
Pris par erreur pour un pickpocket, Charlot se réfugie dans un cirque dans lequel il se fait embaucher. Le Cirque (1928) est une successions de sketchs tous plus drôles les uns que les autres, que ce soit celui de la cage aux lions ou dans le chapiteau, dont un numéro de funambule impressionnant ! Charles Chaplin réalise ici un excellent film, sur fond de romantisme et d’humour.
Sans être le meilleur Chaplin, Le Cirque se révèle agréable à suivre et surtout très audacieux de la part de ce cher Charlot (il faut le voir se frotter à un lion, ou tanguer dangereusement sur un fil à dix mètres du sol !!!). Les gags sont un peu plus simples et grand-guignolesques que d'habitude, monde du cirque oblige, mais on rit de même, et l'on frissonne d'un potentiel accident que Charlot frôle continuellement. La scène qui m'aura le plus faite rire est celle de la montée de corde du bout des doigts, absolument hilarante ! La fin est étonnamment triste, mais tellement réaliste que l'on en accepte la logique implacable. Un film assez court (68 minutes) mais qui divertit longuement ! Mention aux cascades et prises de risque, absolument époustouflantes !
Toujours à manier l'humour et la sensibilité, le grand Chaplin ajoutait une nouvelle pierre à sa légende avec ce très bel hommage, à la fois tendre et burlesque, au monde des artistes de cirque. Comme souvent chez lui, l'émotion n'est pas loin avec son éternel personnage du vagabond, sublimant encore une fois les vertus du muet pour faire passer son message avec ce qu'il faut de finesse et de doigté. Sans temps mort et agréable à suivre, ce film, s'il n'est pas sa meilleure production ni la plus célèbre, recèle assez de trésors d'imagination pour amuser d'un bout à l'autre.
Le Cirque est un excellent film de Charlie Chaplin ; clairement un de ceux qui m'ont le plus plu du cinéaste alors qu'il est injustement nettement moins connu que Le Dictateur, Les Lumières de la Ville, Les Temps Modernes, Le Kid ou La Ruée vers l'Or. Les mésaventures de Charlot sont toujours aussi drôles que rocambolesques (ici, le personnage de Charlot est obligé de travailler dans un cirque pour fuir la police qui le croit coupable de pickpocket) et Charlie Chaplin est extrêmement attachant ici en génie de l'humour malgré lui, à la merci de personnages abusant habilement de son potentiel comique (peut-être une métaphore de sa carrière professionnel). Sa comparse à l'écran (Merny Kennedy) est très bien mais c'est logiquement le personnage de Charlot qui captive l'écran à chacune de ses apparitions. Il n'y a pas de temps mort, le film est très bien rythmé. Les gags sont tous très percutant. Le film est assez irréprochable. Je l'ai vraiment beaucoup apprécié et je le recommande vivement.
Le Cirque est un des grands chef-d'œuvres de Chaplin. Ça commence à sentir le sapin pour le muet, alors il chante le générique de début. Un des produits dont on se serait passé de la multiplication de ses talents : réalisateur, précurseur, acteur, compositeur, comique, le voici maintenant funambule, fraîchement sorti de plusieurs semaines d'entraînement pour un résultat plus qu'épatant. Comme si la corde raide n'était pas déjà effrayante, il s'y élance pour de vrai, avec des singes, et en faisant le clown dessus.
Une expérience que le cirque aurait considéré comme un dangereux mélange des genres, mais qu'il monte avec brio - on aura une pensée pour les séquences refaites ou celles qui finirent découpées. De quoi donner, en tout cas, une dimension qui fait réfléchir à son charlot tragi-comique, auquel il faut encore ajouter les talents de cascadeur et de chorégraphe tant le génie de ses scènes les plus simples s'étend, pour le plus grand malheur de son fessier que les chutes accablent.
Le résultat n'est pas aussi incroyable que dans Le Kid en ce qui concerne l'émotion, mais Le Cirque le titille quand même tant la prestation technique dépasse la justification par les années passées, et vu que l'humour ne le trahit pas ; charlot nous donne le sourire bruyant !
Il aura fallu plus de deux ans, un divorce médiatique, un incendie de plateau et une dépression nerveuse à Chaplin pour mettre une touche finale au Cirque. Un accouchement dans la douleur donc, mais qui donne naissance à un bébé génial, dans la droite lignée des œuvres tragi-comiques de Charlot. Car, si Le Cirque est avant tout un long-métrage comique rempli de scènes cultes (la galerie des glaces, le numéro d’équilibriste, le lion…), il n’en est pas moins ancré dans la réalité sociale difficile de l’époque dont il dénonce la violence. Bref, tout concours à faire de ce film un monument burlesque teinté de jolis moments d’émotions, et un hommage poignant aux gens du spectacle.
Premier long-métrage de Chaplin que je regarde, et je dois avouer que j'ai passer un bon moment. Malgré les années passées, cela reste un film sympathique et rafraichissant avec une histoire qui alterne mélancolie et humour.
En réalisant Le Cirque, Charles Chaplin offre une magnifique peinture du monde du spectacle comme il a pu le connaître à ses débuts et par là une sorte de mise en abîme du travail du réalisateur - faire rire ou émerveiller les gens n'est pas toujours une partie de plaisir. Mais en situant l'action dans un cirque, Chaplin en profite pour se faire succéder les gags burlesques et hilarants, qui évoquent pour nous les joies de l'enfance. Là dessus s'additionne une tragique romance, un dévouement repiqué au court métrage Charlot musicien (où Charlot tombe amoureux d'une jeune paysanne et la sauve des coups de fouet de ses "parents"), complètement déchirant comme Chaplin sait nous en servir - peut-être un peu trop, cette fois, pour être crédible. Sans atteindre la perfection de sa production suivante, Les lumières de la ville, ou précédente, La ruée vers l'or, Le Cirque est donc un très bon moment chaplinesque.
Un Charlot à voir, pas totalement abouti, qui a connu nombre de difficultés au tournage (divorce, incendie, vol des roulottes...) Le résultat est assez classique et sans grande originalité malgré quelques scènes mémorables (le lion, le funambule...) et celle plus romantique du repas en tête à tête. La chanson d’ouverture est une création de l’auteur.
Le Cirque réalisé par Charles (Charlie) Chaplin en 1928. *Les points que j'ai appréciés → • Le début mené tambour battant • L'humour de Charlie Chaplin
*Les points que je n'ai pas appréciés → • L'histoire qui manque de vrais péripéties
*Conclusion → J'ai aimé, c'est un très bon Charlot. 8/10.
Si l'on excepte "L'opinion publique", "Le Cirque" est probablement le plus oublié des longs-métrages de Chaplin, bien que ce film ait fait parlé de lui lors de sa sortie en DVD à propos d'une scène étrange (par ailleurs coupée par Chaplin lors du montage initial) dans laquelle une femme parlerait dans quelque chose ressemblant à un portable. Toujours est-il que le film est méconnu, et, il faut l'avouer, d'une qualité moindre aux autres muets de Chaplin. "Le Cirque" ne manque pas de bons gags, et Chaplin, une fois n'est pas coutume, marche sur les plates-bandes de Keaton et Lloyd en s'autorisant une très vertigineuse scène de funambulisme. La trame est en revanche un peu simple, et la fin est très décevante : triste et nostalgique, elle s'intègre assez mal avec ce qui a été, pendant une heure, la comédie la moins "dramatique" de Chaplin. Nul doute que ses nombreux déboires professionnels et personnels expliquent en partie ce semi-échec.
Quel génie (et quel bosseur), ce Chaplin! Un film comme à son habitude génialement drôle, dense, à la mécanique très huilée et ça ne s'arrête jamais ! Impossible de ne pas accrocher. Superbement réalisé, tout est millimétré. Et moderne pour l'époque car il a gardé tout son charme...