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NicoMyers
71 abonnés
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4,0
Publiée le 11 septembre 2009
En réalisant Le Cirque, Charles Chaplin offre une magnifique peinture du monde du spectacle comme il a pu le connaître à ses débuts et par là une sorte de mise en abîme du travail du réalisateur - faire rire ou émerveiller les gens n'est pas toujours une partie de plaisir. Mais en situant l'action dans un cirque, Chaplin en profite pour se faire succéder les gags burlesques et hilarants, qui évoquent pour nous les joies de l'enfance. Là dessus s'additionne une tragique romance, un dévouement repiqué au court métrage Charlot musicien (où Charlot tombe amoureux d'une jeune paysanne et la sauve des coups de fouet de ses "parents"), complètement déchirant comme Chaplin sait nous en servir - peut-être un peu trop, cette fois, pour être crédible. Sans atteindre la perfection de sa production suivante, Les lumières de la ville, ou précédente, La ruée vers l'or, Le Cirque est donc un très bon moment chaplinesque.
Que voilà une rareté : un film de Chaplin qui n’est pas un chef d’œuvre... il faudra attendre longtemps (Un roi à New York) pour revoir ça. La première partie est très réussie, très travaillée et très drôle. Après, la répétition épuise un peu le propos, qui est assez mince pour une fois... Mais c’est à voir quand même, bien sûr.
Moins connu que "la Ruée vers l'Or" ou "les Temps Modernes", "le Cirque" n'est pourtant pas très loin de ces chefs d'œuvre, tant par sa force comique irrésistible (bon, le génie de Charlot-comique est devenu une sorte d'évidence, de tarte à la crème... Il faut pourtant revoir ses films pour en être à nouveau saisis...) que par une inventivité permanente, qui se fait parfois ici éblouissante : que cela soit la scène visionnaire du labyrinthe des glaces (Orson Welles en a-t-il été inspiré pour sa "Dame de Shangaï" ?) ou l'impressionnante séquence de funambulisme, avec et sans harnais, avec et sans singes qui dévorent le nez du "tramp", on a à nouveau l'impression de voir DU CINEMA en train de naître, de sortir de la tête d'un vrai génie. "Le Cirque" est un film très théorique, opposant la vitalité de la réalité (le cinéma, pour Chaplin) à la lourdeur de la représentation mise en scène et répétée (le spectacle de cirque), mais il se finit dans une aigreur surprenante, le petit homme abandonnant tout ce que la vie lui avait offert.
Méconnu et presque tombé aux oubliettes on ne sait trop pourquoi, "Le cirque" est une incroyable chaîne de gags plus inventifs les uns que les autres où Chaplin excelle encore et encore sans jamais tomber dans la répétition ni dans l'ennui... Un pur chef-d'oeuvre incontestable du cinéma muet qui ferait presque regretter ce cinéma là, car il est étonnant de voir à quel point le Cinéma muet avait beaucoup plus de choses à dire que toutes les conneries réunies en ce moment dans les salles de "cinéma"... Vive le cinéma muet, vive Charlie Chaplin!
Pris par erreur pour un pickpocket, Charlot se réfugie dans un cirque dans lequel il se fait embaucher. Le Cirque (1928) est une successions de sketchs tous plus drôles les uns que les autres, que ce soit celui de la cage aux lions ou dans le chapiteau, dont un numéro de funambule impressionnant ! Charles Chaplin réalise ici un excellent film, sur fond de romantisme et d’humour.
"Le Cirque" est un des nombreux chefs d'oeuvre de Chaplin. Sa mise en scène géniale, sa musique excellente, ses acteurs inoubliables. Les gags désopilants du vagabond Charlot nous font toujours rire aux larmes. L'attachement qu'il porte à l'écuyère du cirque et que vient contrarier un encombrant rival nous émeut profondément. Le film est magistral de bout en bout, prouvant une fois de plus, s'il en était besoin, le génie du Chaplin.
Excellent film dans lequel Chaplin montre différentes facettes de son talent. Celui de cinéaste et de compositeur (comme d'habitude, c'est lui qui compose les musiques du film), mais également des talents de clown, d'acrobate, de funambule... Les gags s'enchaînent à toute vitesse et sont toujours très efficaces (voir l'extrait vidéo publié sur ce site). On ne s'ennuie pas une seconde et on rit énormément. Un film à montrer absolument à nos enfants pour ne pas que ce genre de films tombent dans l'oubli.
Le Cirque, 1928, de et avec Charles Chaplin. Quel rythme ! Les gags s’enchaînent dans une logique narrative extraordinaire. Drôle, émouvant, créatif, talentueux, l’artiste absolument complet (clown, funambule, mime, comédien…scénariste, metteur en scène, compositeur…) nous dit que le rire, comme l’émotion, naissent plus spontanément, que de situations mises en place pour les produire. Charlot, pris pour un pickpocket, rentre se protéger sous un chapiteau de cirque. Il va tomber amoureux de l’écuyère, fille maltraitée du patron. Sa rivalité avec le prétendant naturel de la demoiselle va lui faire faire des …prouesses ! L’instabilité du funambule, le déséquilibre des clowns en action, n’illustrent-ils pas la fragilité de nos vies et de nos relations aux autres ? Chez Chaplin, le muet est formidablement parlant !
Le cirque est un film trop méconnu de Chaplin au tournage absolument catastrophique, semé d'embuches mais qui au final est merveilleux. Chaplin restera le plus grand clown du monde à mes yeux. Des scènes mythiques à l'humanité bouleversante (les singes le déséquilibrant...) jusqu'au final sublime jamais égalé, ce film est amérement drôle!
« Le Cirque » est le moment du passage de relais entre le cirque et le cinéma, ce dernier sera désormais le premier réceptacle du rire populaire sous l’impulsion du pionnier de ses comiques. Le personnage de Charlot est étranger au monde du cirque et pourtant devient le clou du spectacle, devant les clowns qui ne font plus rire et les magiciens dépassés. Tout le film relate son intrusion dans cette industrie du spectacle pour mieux la vampiriser et la dépouiller de sa sève, reprenant à son compte une nouvelle lecture de ses plus célèbres numéros. Il va jusqu'à renoncer à l’amour de l’acrobate et initie son mariage avec le funambule, les gens du cirque restent ensemble et quitte l’écran, laissant seul au milieu du cercle de la piste un Charlie Chaplin certes un poil mélancolique mais désormais seul maître à bord.