Une jeune veuve et ses deux fillettes. La rencontre avec un prétendant très épris. La mise en scène très élégante et fluide de l'argentin Ariel Rotter, son caractère intemporel (années 50 ?) dans un noir et blanc superbe, créent une atmosphère de post-tragédie très prenante malgré quelques petites longueurs. On s'attache au portrait de cette femme qui tente de garder la tête haute et de continuer à vivre. L'actrice des Nouveaux sauvages, Erica Rivas, avec son visage de Callas, donne une pudeur et un éclat noir à son rôle.
Un joli film sur le deuil de l'être cher et sur la difficulté à reconstruire sa vie. Filmé dans un noir et blanc très pur, le réalisateur sait nous faire partager les états d'âme de son héroïne.
C'est lent,trop lent.Les photos sont belles,certes,pas suffisant pour faire un film.Vu le titre,je pensais que cet homme,un peu envahissant mais charmant,verrait tomber son masque,et s'avérerait un horrible personnage,mais non,rien.
Un film un peu long, néanmoins élégant, excellemment interprété tant par Erico Rivas que Marcela Subiotto et doté d'un subtil suspense : le charmant homme va-t-il se muer en psychopathe ? La fin, cependant, est décevante.
Techniquement très réussi, servi par de bons comédiens, ce film dégage une ambiance très particulière. Je regrette l'absence d'histoire plus consistente. Le travelling arrière de la fin laisse présager une révélation ou une explication au comportement de plus en plus inquiétant du nouveau mari, mais non. Ce film est dédié à la mère et aux sœurs du réalisateur. On peut penser qu'il s'agit de son histoire familiale avant sa naissance. Si tel est le cas, j'aimerais savoir ce qui s'est passé après, pour comprendre l'intérêt de faire un film sur ce qui s'est passé avant.