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    Le Caravage
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    weihnachtsmann
    weihnachtsmann

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    3,5
    Publiée le 3 novembre 2015
    Un film à la mesure de l'amour d'un cinéaste pour un cheval. Filmé à hauteur d'animal, le portrait est à égalité entre les deux et le respect toujours présent. Des moments d'amour très beaux entre le dresseur et son cheval et le travail silencieux et concentré est assez émouvant et sensuel. Très Beau et sobre
    Laurent C.
    Laurent C.

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    3,0
    Publiée le 30 octobre 2015
    Qui de l'homme ou de l'animal domptent l'un ou l'autre ? La question est d'ores et déjà posée dès l'entrée du film, où le cheval, dit Caravage, apparaît dans une humanité presque fascinante. Le dialogue silencieux s'installe ainsi entre Bartabas, le fameux metteur en scène animalier, et son cheval magnifique, que l'on reconnaît parmi les autres au mystérieux tatouage qui couvre son flanc gauche et aux tresses de la crinière, étalées sur le cou. Pendant tout le long métrage, qui n'est finalement que la préparation lente, quasi sensuelle de l'étalon à un spectacle, où se mêlent la répétition des entraînements, les soins, les exercices, et les échanges de caresses et d'amour, Alain Cavalier fait figure d'intrus. L'on pressent le réalisateur assis sur son siège, l'œil vissé sur l'objectif, et la caméra, qui filme au plus près du pelage de l'animal, de son regard, comme on pourrait le faire d'une actrice d'ailleurs, constitue en quelque sorte l'œil du spectateur lui-même. Il s'installe alors une sorte d'intimité presque charnelle, entre le réalisateur confondu avec le spectateur, Bartabas et son Caravage. Alain Cavalier n'a plus rien à perdre, ni à gagner. Tous ses derniers films comme "Irène", "Pater", ou "Le Paradis", fabriqués à l'économie, vont à l'essentiel de son art. Il choisit l'intimité comme unique moteur de sa création, une intimité qui se fiche des flottements de la caméra, des flous de l'objectif, des travellings hasardeux, du son parfois artisanal, pour se centrer sur l'humanité qui se déroule entre lui-même, le réalisateur, le dresseur et l'animal, dans l'enclos feutré du cirque équestre ou du box. En fait, Cavalier fait le pari d'un cinéma ouvert au tout à chacun, se contentant d'une caméra rustique, d'un peu de musique, comme une invitation générale à cet art populaire de la trace animée. Pourtant, indépendamment des circuits financiers ou commerciaux, le cinéma, c'est bien autre chose et c'est là tout le drame de ce film, certes très beau, certes intéressant, mais qui ne va pas assez loin pour faire cinéma.
    Extremagic
    Extremagic

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    3,5
    Publiée le 13 novembre 2015
    De fait c'est le premier Cavalier que je vois. Alors je connaissais déjà le discours théorique qu'il tient sur le cinéma, cette idée de réel et tout. Bon je suis pas très fan, le réel ça ne m'intéresse pas des masses mais je suis curieux alors je vais voir ce film comme j'irais voir le reste de sa filmographie. Bon bah forcément j'ai pas aimé des masses, ça ne m'a pas transcendé pour ainsi dire mais clairement c'est bien fait, même la genèse du projet est très intéressante. Mais voilà ça m'a laissé de marbre, je vais pas rentrer dans les détails c'est du cinéma qui frôle l'expérimental il faut le voir, le ressentir, pas la peine d'en faire un long discours, d'ailleurs j'ai pas masse de trucs à dire dessus. Ca ne me parle pas, même si il y a plein de choses intéressantes et mise-en-oeuvre pour que ça soit génial, d'ailleurs certains le trouveront probablement génial mais c'est peut-être une question de sensibilité. Je sais pas. Il y a bien des passages qui m'ont plu, mais assez vite je me suis mis à penser à autre chose, mais il y a cette proximité avec l'animal, chose amusante d'ailleurs pour moi le cheval prédominait dans le film et je n'avais déjà plus aucun souvenir de scènes avec Bartabas, ce qui n'était apparemment pas l'intention de Cavalier. Bref c'est bien je n'aime pas, j'en verrais d'autre, j'espère aimer, j'aime pas ne pas aimer les bons réalisateurs.
    WutheringHeights
    WutheringHeights

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    4,0
    Publiée le 2 novembre 2015
    Dans ce film, il ne s'agit pas de comprendre, il n'y a pas vraiment de narration mais un ensemble d'impressions, de moments qui plongent le spectateur dans une contemplation éblouie. Encore une fois avec Alain Cavalier, du grand cinéma, modeste et bouleversant.

    LA SUITE :
    dominique P.
    dominique P.

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    5,0
    Publiée le 9 novembre 2015
    Encore un film très mal distribué, quel dommage.
    Ce documentaire est très intéressant et j'ai beaucoup apprécié ce cheval.
    J'ai été le voir ce documentaire avec appréhension suite à quelques mauvaises critiques, et j'ai bien fait car j'ai beaucoup aimé.
    nadège P.
    nadège P.

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    4,5
    Publiée le 9 novembre 2015
    Excellent documentaire.
    Un peu court malheureusement (1 h 10).
    J'ai passé un très bon moment et je recommande cette oeuvre.
    mem94mem
    mem94mem

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    1,5
    Publiée le 29 octobre 2015
    J'aime les chevaux, j'aime regarder les chevaux. J'ai fait de l'équitation pendant de nombreuses années. J'ai vu ici des scènes répétitives, une image "cheap", quoique bien cadrée et une musique fort peu présente. Alain Cavalier nous laisse à voir le lente évolution de l'apprentissage du "passage", des changements de pied au galop avec une facilité déconcertante, des pirouettes et des appuyés, presque tout ce qui fait l'équitation de dressage. Il nous laisse libre d'appréhender ces images, sans commentaire, ni aucune explication. Ces scènes sont coupées par la démonstration des soins (fort nombreux) apportés aux chevaux. Les mieux réussies sont celles qui montrent une forme de connivence entre le cheval et son cavalier à pied ou assis par terre. Je n'ai rien vu d'excitant dans ce documentaire et on sort frustré de la salle.
    Leone D.
    Leone D.

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    0,5
    Publiée le 1 novembre 2015
    Comment dire? En allant voir ce film, je m attendais à de belles images, je m attendais à être touchée, interessée, je m attendais à mieux comprendre cet animal magnifique et mystérieux qu est le cheval, je m attendais à entre apercevoir comment un homme -Bartabas- s y prend pour dompter l animal et le faire travailler bref je m attendais à tout sauf...à m ennuyer à mourir. C est trés mal filmé, les scenes sont extremement répétitives, on n y apprend rien, tout ca sans dialogue et sans musique. Ces 80 minutes paraissent interminables....Pour un samedi soir, j ai vu mieux!
    gimliamideselfes
    gimliamideselfes

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    4,5
    Publiée le 3 mai 2016
    Le Caravage était l'un des films de 2015 que j'avais raté en salle et qu'il me fallait absolument voir, j'adore vraiment le cinéma d'Alain Cavalier, sa façon de faire, de voir les choses, de filmer les petites choses pour présenter quelque chose ou quelqu'un. Ici ça commence de la même façon, on filme un cheval qui se fait préparer, mais il le film en gros plan, il faudra attendre quelques minutes avant de le voir, enfin, en entier. Et pourtant on le connaît déjà, on l'a vu sous tous les angles, à présent on peut juste apprécier le travail.

    Parce que c'est de ça dont il s'agit, du travail, du travail de Bartabas (que je ne connaissais pas) écuyer, metteur en scène de spectacle équestres... Et on voit tout, parce que Cavalier a le temps, il a le temps de tout filmer, de montrer, de nous faire voir l'évolution, sans commentaires. On peut juste apprécier ce que l'on voit, un homme, son cheval.

    Mine de rien, peut-être que Cavalier s'en défendrait, c'est très politique de filmer quelqu'un, qui a un savoir faire, exécuter son savoir faire. Ou tout simplement de voir quelqu'un qui prend le temps, qui est soigneux, qui se donne à fond dans ce qu'il fait, qui essaye de créer quelque chose.

    Et forcément il y a cette relation entre l'homme et son cheval, cette relation qui amène à une certaine confiance réciproque et on sent en tant que spectateur qu'il se passe quelque chose, que ce n'est pas de la tricherie, qu'on est pas face à un acteur qui fait semblant d'aimer son cheval, mais bel et bien face à un type qui fait tout pour ses bêtes.

    Ici Cavalier sait se taire, parce que ce que l'on voit n'a pas besoin de commentaires, ça n'a pas besoin d'explication, d'ailleurs ça parle très peu et lorsque ça parle, le son est si dégueulasse qu'on ne comprend pas grand chose. L'essentiel passe par l'image, passe par ce que l'on peut ressentir.

    Et finalement ce film est la preuve, une fois de plus, que ce qui compte ce n'est pas le sujet traité, comment on le traite. Parce que moi je m'en fous d'un dresseur de chevaux, par contre voir un film qui montre ce que c'est que le travail, qui montre ce que c'est que de développer une relation avec un cheval, de le dresser, de parvenir à lui faire faire des choses que les autres chevaux ne savent pas faire, ou tout simplement de faire ressentir ce que c'est qu'un cheval, ben oui, c'est vraiment bien.

    Parce que c'est la première fois au cinéma où je vois vraiment à quoi ressemble un cheval, où je vois à quel point c'est imposant, musclé. Et si bien sûr Cavalier avec sa petite caméra DV qui capture des moments pris sur le vif ne filme pas comme Le Caravage (le vrai) pouvait composer ses peintures, mais comme pour la conversion de Saint Paul on voit les reflets de lumière sur la bête mettant en valeur ses muscles et ses veines.

    Et peut-être, malgré le fait que c'est un peu étrange d'appeler un film Le Caravage qui ne trait pas du peinture, mais du cheval, on peut malgré tout, refaire le lien comme ça... par la beauté du corps.
    Kinopoivre
    Kinopoivre

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    1,5
    Publiée le 16 novembre 2015
    L’affiche dissipe toute possibilité de confusion chez le spectateur : le film ne parlera pas du grand peintre italien, mais d’un cheval qui a été baptisé du même nom. Et comme Alain Cavalier, cinéaste âgé qui bénéficie d’une flatteuse réputation, fait des films souvent intéressants (pas toujours), on s’attend, au minimum, à être intéressé, à voir au moins un beau cheval, de belles images, et, pour les amateurs d’équitation, les détails d’une technique intelligente servant à le dresser. Et cela, d’autant plus que les critiques se sont extasiés. Mais non, rien. Le cheval est assez laid, on ne voit strictement rien des méthodes de dressage, tout au plus est-on admis à voir comment on le nettoie et comment, parfois, on le soigne.

    Avec cela, les séquences, très répétitives, sont mal filmées, sans commentaire, et Bartabas, le dresseur, n’articule que quelques mots qui ne nous apprennent absolument rien de son propre travail.

    Un vrai ratage. Revoyez plutôt « Cheval de guerre », le film de Spielberg.
    LeMagduCiné
    LeMagduCiné

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    3,0
    Publiée le 20 janvier 2016
    Des chevaux et des hommes

    Alain Cavalier est aujourd’hui connu pour être un réalisateur de films intimistes tournés seul ou avec une équipe très réduite. Le cinéaste a débuté avec le cinéma commercial traditionnel et s’en est progressivement émancipé en développant un style propre, plus épuré, plus documentaire. C’est avec Thérèse, sorti en 1986 que Cavalier va asseoir son statut de réalisateur reconnu et s’assurer la liberté de filmer ses sujets comme il le souhaite. Cette aisance qu’il a réussi à acquérir lui permet de créer une œuvre singulière qui s’attache à être au plus près de ces acteurs. Dans Le Caravage, c’est de ce geste cinématographique qu’il est question. Alain Cavalier filme le quotidien de Bartabas, fondateur du théâtre équestre Zingaro. Cette compagnie renouvelle le spectacle équestre en lui associant la danse, la musique et bien d’autres disciplines artistiques.
    montecristo59
    montecristo59

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    2,0
    Publiée le 25 janvier 2016
    Y a-t-il deux façons de voir ce film ? Une en tant que cavalier et une en tant qu'amateur de cinoche relativement inculte ? Je ne sais pas. Je suis les deux en tous cas. En tant que vieux cavalier j'admire Bartabas depuis "Zingaro", un de ses premiers spectacles à Aubervilliers, celui qui le mena vers la notoriété. A la fin de ce docu, je reste admiratif mais un peu dubitatif. Admiratif parce que je suis entré dans le quotidien d'un grand cavalier, que je l'ai vu se taire, chercher, tâter son compère l'animal, le subjuguer en entrant dans son monde tout en le respectant en tant que cheval. Moins admiratif du ténébreux qui se fait servir par un aréopage de jolies palefrenières/danseuses, subjuguées elles aussi sans doute mais dont je doute qu' elles soient respectées en tant qu' êtres humains...Certes, il a plein de trucs à gérer, ce cavalier d'exception, des trucs plus importants que le pansage de sa monture. Et il sait faire les basses besognes, par lesquelles il a commencé comme tant de gens de chevaux sans doute, avant de devenir un maître respecté. Mais ses silences bourrus ressemblent au mépris. Je n'y ai pas toujours vu l'amour, qui sous-tend tout art légitime me semble-t-il. Alors ? Jekyll ou Hyde, Bartabas ? Difficile de se faire une idée claire. Malgré tout, malgré les rênes allemandes qu'il utilise et que je déteste (tant de chevaux cassés à tout jamais par cet enrênement !), malgré les éperons à mollettes qu'il porte (sans s'en servir apparemment), malgré la profusion excessive d'appels de langues (qui valent quand même mieux que des piqûres d'éperons !...), malgré ses silences semblant parfois hautains mais à cause de ceux qui semblent méditatifs, cet homme, de loin en loin, fait surgir une beauté classique et classe, baroque et colorée, explosive et brillante, et la beauté amène l'émotion...A noter : une "scène" m'a parue déplacée et je n'ai pas compris ce qu'elle venait faire dans ce film, centré sur la relation au cheval : c'est ce moment qui nous montre Bartabas bataillant avec un décor obsolète dans une de ses remorques. Je ne vois pas trop ce qu'elle nous apprend, cette scène, quelle utilité elle a. Donner un peu de longueur à un film fort court, pour lui conférer le statut de long métrage ?... Quant à parler de l'aspect cinoche non conformiste de cet opus de Cavalier, le cinéaste piéton, je vois deux choses à dire de l'image et du son. Souvent les cadrages tronquent au moins partiellement à nos yeux le geste recherché chez le cheval, tant pis pour les connaisseurs frustrés, peut-être tant mieux pour les autres mais j'en doute. Souvent la bande-son m'a comblé, en ceci qu'elle donne une idée juste de l'ambiance quand on travaille un cheval seul dans un manège, après l'avoir préparé dans l'écurie qui s'éveille...En somme, disons que "Le Caravage" est un exercice sans concession donnant à voir au public un cavalier exemplaire dans sa manière fluide et semble-t-il discrète, cavalier tirant la quintessence d'un cheval délicat mais cavalier tellement autocentré qu'il semble perdre son humanité. Malheureusement, cet exercice prétendument didactique envers le grand public, il faut être déjà initié pour en profiter. Je doute que ce film fasse beaucoup d'entrées, ni donc qu'il soit utile à révéler la grande équitation au yeux du néophyte !
    anonyme
    Un visiteur
    2,5
    Publiée le 9 février 2016
    Un film qui démystifie, à mes yeux, Bartabas. Il nous met la réalité à nue. Voilà comment le travail du cheval de spectacle s'organise, un brin d'amour discret, de la fermeté ici, de la discipline beaucoup. A quel prix sur le point éthique, un cheval de cette envergure, de cette beauté, doit subir cette vie, pour quelques représentations... Je ne suis pas experte, j'aime simplement l'homme et l'animal de tout mon être, mais doit-on vraiment en passer par là pour ce résultat? C'est un film qui nous laisse des questions plein la tête, aussi simple soit-il, presque rébarbatif, au final, le plus beau spectacle est celui de l'animal dans son écrin, la liberté, c'est là peut-être qu'a échappé au réalisateur, la vérité sur la relation homme-cheval.
    Fleurhoy
    Fleurhoy

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    0,5
    Publiée le 22 novembre 2015
    La bande annonce nous promet des images fantastiques qui mettent en lumière la relation très sensuelle entre un homme et son cheval. On déchante très vite...
    Sur petit écran, l'image en DV ne heurte absolument pas l'oeil mais au cinéma, on est scandalisé par la mauvaise qualité de l'image. Il y a du grain, on voit les trames d'entrelacement de l'image et ça bouge en permanence et dans tous les sens, la lumière est sans cesse surexposée, le son est pris à même la caméra et n'est absolument pas retravaillé. Le son est métallique, au même titre que la caméra et l'oeil, sans doute rouillé, de son réalisateur.

    La mauvaise image peut avoir un sens et elle est supportable et justifiée dans bien des films. Mais là, on parle de la rigueur de l'art équestre et ce cheval porte le nom d'un peintre qui maitrise à la perfection la lumière et les couleurs. On est en droit d'attendre la même rigueur de la part du réalisateur. Échec. Vision d'autant plus frustrante que l'on sent que l'animal est naturellement beau. Il est à lui seul la lumière, l'élégance, la fragilité, la beauté et la force. Le film ne lui rend absolument pas hommage. La caméra est hésitante, en retard, soit trop près soit trop loin mais en somme, jamais à sa place. Il arrive que le réalisateur donne un coup dans la caméra, faisant trembler toute la scène. Des faisceaux de lumières viennent scinder l'image en deux quand les personnages ne sont pas entourés d'un halo bleu dû à la mauvaise gestion de lumière de la caméra. C'est rédhibitoire quand on film un Caravage.

    C'est tout à l'honneur du cinéaste, certains cadres sont extrêmement travaillés. Comme celui où la main de Bartabas câline amoureusement l'oeil de son cheval ou cet autre encore où le cavalier entre dans une écurie (qui ressemble plus à un hangar à canards gavés qu'à une écurie d'ailleurs) et où les chevaux viennent le saluer tendrement. Si tout le film avait été aussi travaillé que ces deux séquences, on aurait sans doute pardonné tout le reste. Malheureusement pour Alain Cavalier, deux séquences ne font pas un film.

    Quant à l'histoire, elle est tout bonnement absente. On sent bien la tentative du cinéaste de mettre en lumière la complexité de la relation et son côté paradoxal. On comprend que le cheval est enfermé mais adoré. On essaye de nous montrer sa prison et l'amour et l'attention qu'on lui porte. Échec encore.
    Ces sensations sont très fugaces, mont(r)ées de façon extrêmement maladroite et brouillonne et leur réalisation n'est pas du tout aboutie. Chose qu'on pourrait pardonner si le film avait été tourné en 15 jours. Mais en l'occurrence, il a pris près de 20 ans.

    La réalisation d'Alain Cavalier est hésitante. Il tente de parler d'un milieu qui le passionne mais qu'il ne comprend pas ou qu'il comprend mal. A moins d'être averti, les gestes de Bartabas quand il monte son cheval nous interloquent mais ne nous touchent pas et restent lointains. On ne comprend pas. On reste loin de ce cheval et de son cavalier, hermétiques.

    En bref : l'idée et le sujet sont passionnants et plein de potentiel, on n'en doute pas. Il y a tant à faire niveau image, montage, histoire, gestes, émotions,... J'attends avec impatience qu'un réalisateur de talent reprenne cette idée à son compte pour jouir du résultat comme j'aurai aimé profiter de ce premier Caravage.
    Malheureusement, un sujet mal traité ne fait pas un bon film. Le Caravage en est la preuve.
    PEQ
    PEQ

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    3,0
    Publiée le 30 novembre 2015
    Nous étions deux dans la salle. Le charme des salles de cinéma d'art et d'essai. Mon inquiétude aussi.
    En revanche je saurais dire que nous avons partagé le même plaisir, et le même ennui, pour ce documentaire tourné en huis clos. J'eus aimé respirer un peu plus l'air extérieur avec Caravage, et me nourrir de sa fougue et de son intrépidité.
    En sortant, je me demandais : "A-t-on besoin des mots pour aimer ?"
    PhQ
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