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Laurent C.
296 abonnés
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3,0
Publiée le 30 octobre 2015
Qui de l'homme ou de l'animal domptent l'un ou l'autre ? La question est d'ores et déjà posée dès l'entrée du film, où le cheval, dit Caravage, apparaît dans une humanité presque fascinante. Le dialogue silencieux s'installe ainsi entre Bartabas, le fameux metteur en scène animalier, et son cheval magnifique, que l'on reconnaît parmi les autres au mystérieux tatouage qui couvre son flanc gauche et aux tresses de la crinière, étalées sur le cou. Pendant tout le long métrage, qui n'est finalement que la préparation lente, quasi sensuelle de l'étalon à un spectacle, où se mêlent la répétition des entraînements, les soins, les exercices, et les échanges de caresses et d'amour, Alain Cavalier fait figure d'intrus. L'on pressent le réalisateur assis sur son siège, l'œil vissé sur l'objectif, et la caméra, qui filme au plus près du pelage de l'animal, de son regard, comme on pourrait le faire d'une actrice d'ailleurs, constitue en quelque sorte l'œil du spectateur lui-même. Il s'installe alors une sorte d'intimité presque charnelle, entre le réalisateur confondu avec le spectateur, Bartabas et son Caravage. Alain Cavalier n'a plus rien à perdre, ni à gagner. Tous ses derniers films comme "Irène", "Pater", ou "Le Paradis", fabriqués à l'économie, vont à l'essentiel de son art. Il choisit l'intimité comme unique moteur de sa création, une intimité qui se fiche des flottements de la caméra, des flous de l'objectif, des travellings hasardeux, du son parfois artisanal, pour se centrer sur l'humanité qui se déroule entre lui-même, le réalisateur, le dresseur et l'animal, dans l'enclos feutré du cirque équestre ou du box. En fait, Cavalier fait le pari d'un cinéma ouvert au tout à chacun, se contentant d'une caméra rustique, d'un peu de musique, comme une invitation générale à cet art populaire de la trace animée. Pourtant, indépendamment des circuits financiers ou commerciaux, le cinéma, c'est bien autre chose et c'est là tout le drame de ce film, certes très beau, certes intéressant, mais qui ne va pas assez loin pour faire cinéma.
Film d'un ennui incommensurable.3 personnes sont sortis avant la fin,incroyable qu'on est pu faire un film pareil on ne voit que bartabas qui entraine son cheval,des gros plans du cheval il n'y a aucun dialogue c est mal foutu et t chiant.si vous voulez perdre 10 euros allez-y
J'aime les chevaux, j'aime regarder les chevaux. J'ai fait de l'équitation pendant de nombreuses années. J'ai vu ici des scènes répétitives, une image "cheap", quoique bien cadrée et une musique fort peu présente. Alain Cavalier nous laisse à voir le lente évolution de l'apprentissage du "passage", des changements de pied au galop avec une facilité déconcertante, des pirouettes et des appuyés, presque tout ce qui fait l'équitation de dressage. Il nous laisse libre d'appréhender ces images, sans commentaire, ni aucune explication. Ces scènes sont coupées par la démonstration des soins (fort nombreux) apportés aux chevaux. Les mieux réussies sont celles qui montrent une forme de connivence entre le cheval et son cavalier à pied ou assis par terre. Je n'ai rien vu d'excitant dans ce documentaire et on sort frustré de la salle.