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Damien H.
15 abonnés
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4,0
Publiée le 12 septembre 2016
Un bon film pour un pari de réalisation osé. Le noir est blanc est agréable à regarder et magnifié par les passages à la couleur. Le scénario est prenant, même si les deux parties du film sont assez inégales.
J'ai aimé l'histoire de cette femme, impeccablement incarnée par Paula Beer, tiraillée entre le souvenir de Frantz et son amour naissant pour Adrien. Il manquait peut-être un peu d'émotion à mon goût.
Cette histoire qui se situe dans une petite ville d’Allemagne puis en France, après la Première Guerre Mondiale, bénéficie d’une grande richesse scénaristique et d’une dimension romanesque avec des accents plutôt tristes. En filigrane, un message pacifiste, et un regard émouvant sur cette génération sacrifiée dans toute l’Europe.
Filmé en noir et blanc, avec quelques scènes en couleur (celles qui transcendent le deuil ambiant), la trame se déroule dans une réalisation douce et élégante, parfois sombre (beaucoup de noir mais aussi de beaux gris). Les décors et les costumes permettent une immersion qui donne de la crédibilité au récit.
Pierre Niney convaincant en homme fragile et Paula Beer, qui porte le film, distille avec finesse force et émotion.
A voir absolument en VOST, le phrasé est très beau.
Réflexion intéressante sur la guerre grâce à une histoire originale permettant d'aborder cette absurdité qu'est la guerre et sa transmission de génération en génération. Les pères arment les fils et les envoient à la guerre puis s'enferment dans la haine quand leurs fils y sont tués. Un cercle vicieux s'installe alors avec son cortège de haine, de mensonges et de lâchetés. Le pardon sera-t-il le remède à tous ces maux ? C'est à cette question que ce film va tenter de répondre. L'intrigue est bien menée et prendra un tournure inattendue digne du film "l'homme idéal" dans lequel l'acteur Pierre Niney s'est distingué dans un rôle déroutant. En somme, un film qui va donner à réfléchir.
J'attendais ce "F. Ozon" avec envie et curiosité. Avant toute chose, c'est un travail formidable des deux acteurs Pierre Niney et Paula Beer, dont on reparlera, tellement elle est prometteuse !! Les scènes de "train" sont très réussies, mais c'est surtout le savoir faire du réalisateur pour nous donner l'illusion, que l'on "entre" dans la tête d'Anna, qui met en lumière ses sentiments, ses doutes et ses espoirs, et qui dans son parcours émouvant crève l'écran davantage finalement qu' Adrien (P Niney). Un des meilleurs "F. Ozon", le meilleur surement, avec une scène finale qui rappellera quelques souvenirs... - Excellent !! **
François Ozon revisite Broken lullaby (1932, Ernst Lubitsch) qu’il complète d’une deuxième partie romancée. Porté par une mise en scène trop distanciée, une photographie réalisée sur papier glacé et une narration faible, Frantz mue l’intense et brillant plaidoyer pour une amitié franco-allemande d’Ernst Lubitsch en un mélodrame au propos froid et sans profondeur. Frantz passe cependant au révélateur une jeune actrice allemande, Paula Beer, auteure d’une délicate et remarquable interprétation. Plus de détails sur notre blog ciné :
François Ozon signe un film sur le deuil, la culpabilité et le mensonge dans un magnifique noir et blanc. Un mélodrame émouvant qui trouve les émotions justes sans sombrer dans le pathos. Ozon confirme son talent pour exploiter les secrets de ses personnages. Pour une fois l‘entre-deux-guerres n’est pas uniquement abordé du point de vue français.
j'ai vu un film... Absolument magnifique... On est emporté dans une fresque émotionnelle d'une densité incroyable... François Ozon livre un film d'un précision de la mise en scène incroyable... Tout est élégant, subtil, fin... Pierre Niney et Paula Beer sont prodigieux, ils nous font vivre des émotions d'une force inouïe. Ce film, remake d'un film d'Ernst Lubitsch, est adapté d'une pièce de Maurice Rostand dans les années 30... Et il faut beaucoup de courage à François Ozon pour s'attaquer une cette oeuvre, et pour renouveler la narration.
Adrien va se recueillir sur la tombe d'un Allemand, tombé en septembre 1918... Au-delà des fleurs, Adrien porte un terrible secret qui va se dévoiler et va affecter tout le monde... La fiancée éplorée, les parents détruits et Adrien !
Il est question de deuil, de mensonge, de la vérité et de la façon dont un amour peut naitre après la mort d'un être cher. Autre point intéressant sur ce film, c'est l'alternance de séquences longues et élégantes en noir & blanc, et d'autres en couleurs, lorsque l'on perçoit le retour de la vie... Quel film délicat...
Une histoire artificielle par sa froideur et ses "révélations" évidentes, rendant l'évolution des personnages peu passionnantes malgré un casting brillant et une mise en scène léchée. Un mélodrame bien terne émotionnellement.
Magnifique film romanesque, à la beauté austère soutenue par un splendide noir et blanc, entrecoupé judicieusement de séquences en couleur. Un des plus beaux plaidoyer pour le pacifisme, tout en émotions et sans démonstration verbeuse. Irréprochable réalisation, d’un grand classicisme, indispensable au ton de l’histoire. Histoire qui se passe au sortir de la Grande guerre et qui dégage beaucoup d’authenticité et d’humanité. Enfin une interprétation éblouissante de tous, et tout particulièrement de la ravissante Paula Beer, jeune actrice hyperdouée, qui oscille entre passion et rigueur, force et fragilité. Elle est au cœur du récit, qu’elle transcende, dirigée par Ozon, ce grand dramaturge des femmes.
Le film reste très moyen. L'histoire reste simple et facile. Après la première guerre mondiale, c'est vrai les tensions entre allemands et français devaient être énormes. Après un français qui va se promener en Allemagne en 1919, ce n'est pas courant. Une haine tenace. Après il tombe amoureux. C'est possible. Mais c'est un film long qui manque de rythme et il ne se passe pas grand chose.
Francois Ozon essaie avec "Frantz" de retranscrire l'ambiance de l'après guerre dans les années 20 en Allemagne et en France. Il faut avouer qu'il décrit très bien l'atmosphère de cette période, un moment de l’histoire chargée d’une haine profonde entre les deux pays. Seulement, cette histoire de sentiment de culpabilité d'un homme français ayant tué cet allemand Frantz est vraiment peu vraisemblable. Il se jette véritablement dans la gueule du loup en allant en Allemagne pour rencontrer la fiancée et les parents du défunt germanique. De plus, la femme de ce Frantz l'accueille chez elle sans violence alors qu'il est l'assassin de son mari, c'est totalement irréaliste. Ozon est un réalisateur que j'aime beaucoup d'habitude mais je trouve qu'il a raté ce film.
François Ozon n’est pas le premier venu et il nous emporte dans l’émotion en magnifiant cette histoire âpre dans un scénario délicat et inattendu. Les personnages se révèlent dans une photo en noir et blanc qui sublime leurs sentiments. Pierre Niney et Paula Beer incarnent avec brio et sobriété deux âmes déchirées qui se rencontrent et s'apprivoisent. C’est magnifique !