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Inès W.
10 abonnés
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2,0
Publiée le 2 novembre 2016
Sincèrement, je me suis totalement ennuyé devant ce film. J'avais percé la soit disant intrigue au bout de 5 minutes de film, sauf qui nous releve ça au bout d'une heure 45. Je mets 2 etoiles pour le jeu de Pierre Niney !
Magnifique mélo de François Ozon... ou l'ange Anna, entre chagrin et séduction, se retrouve cadenassée par son abnégation. Habillage musical tout en discrétion et puissance par le fidèle Philippe Rombi.
Quelque peu à la manière de Karl envers Peter Von Kant dans son film éponyme, François Ozon met en exergue, dans Frantz, le sentiment impensable qu’éprouve une femme à l’égard d’un soldat de la Grande Guerre, sentiment qui va bouleverser son existence ad vitam aeternam. Ce soldat, joué avec finesse par Pierre Niney, est français. Cette femme, interprétée par une Paula Beer dont les tourments transparaissent sans superficialité, est allemande. L’ancien poilu, Adrien, est intrinsèquement en détresse : il n’arrive pas à oublier le souvenir d’un ami allemand tombé au combat, Frantz, et va fleurir sa tombe dans une bourgade d’outre-Rhin. Décision risquée, conséquences déchirées. Il n’est pas le seul à ressentir ce désarroi, Frantz étant le défunt mari de cette jeune allemande, nommée Anna. Et c’est là, à partir de la rencontre entre les deux protagonistes, que nous trouvons toute la force du film proposé par François Ozon. Il nous plonge, avec brio et sincérité, dans les méandres mentales d’Adrien et de Anna, que tout oppose, ou presque. En première approximation, ce contraste franco-allemand est troublant, a fortiori dans un contexte d’après-guerre. Mais petit à petit, les visages se révèlent et les liens se délient, et nous emmènent d’une façon exquise vers des déchirements intimes. Dans cette perspective, François Ozon tient à pousser ce contraste, ce dualisme jusqu’au bout, en entremêlant France et Allemagne, passion et ressentiment, haine et attirance, revanche et pardon. Le pari est tenu, et même enivrant. Y compris dans la photographie usitée, parsemée de noir et de blanc, teintée de couleurs sardanapalesques lors des moments d’ataraxie, c’est tout à fait réussi. Qui est noir, qui est blanc dans cette histoire ? Ce qui est certain, c’est que c’est bel et bien l’implosion des sentiments et les non-dits afférents à la sphère familiale, un peu à la manière d’un Juste la fin du monde de Xavier Dolan, qui font toute la richesse et l’intensité de ce qui est déjà le magnum opus de François Ozon.
Un film impressionnant par sa mise en scène et sa mise en image d'une grande beauté, le récit sans être novateur, est rondement mené, superbement interprété et mis en musique. Du grand art!
un très bon film avec de très belles images en noir et blanc, une bonne mise en scène et une bonne interprétation des acteurs aussi les personnages primaires que secondaires ainsi que de l'émotion par moments. pour ma part la première partie est plus réussit et intéressante que la seconde qui parfois traine un peu en longueur.
Très beau film mais beaucoup trop de longueurs ... Je me suis un peu ennuyée par moments ... Le film aurait pu être raccourci d'eau moins 20 mn. Néanmoins, les acteurs sont très bien. Peut-on vivre avec des regrets, a-t-on besoin de se faire pardonner un acte pour poursuivre sa vie ? Tels sont les thèmes de ce film.
Ozon n'est jamais là où on l'attend. Metteur en scène le plus surestimé de ces dernières années,("Une nouvelle amie" est d'un ridicule sans nom et "Dans la maison" un ratage complet). Il vient ici de signer probablement son plus beau film, au scénario impeccable et à la direction d'acteur parfaite. Le travail sur la lumière, qui n'est pas sans rappeler "Le ruban blanc" y est probablement pour quelque chose ! Passé certains effets de style dispensables (dont je ne parlerai pas afin d'éviter de spoiller) le spectateur est embarqué dans cette très belle histoire de culpabilité. Très belle surprise de cette rentrée.
un film somptueux dans l'Allemagne de fin de première guerre mondiale. le réalisateur alterne le noir et blanc et la couleur et le scénario est bien ficelé. les acteurs sont tous magnifiques de justesse. un pur régal que ce film.
En 1919, Adrien, un français, se rapproche des parents de Frantz, soldat allemand tué pendant la guerre, et de sa fiancée en expliquant avoir été son ami. Ce film parvient à se renouveler tout du long et à aborder différentes thématiques de manière plutôt juste. Ainsi, le contexte d'après-guerre et le ressenti en France et en Allemagne à l’égard de l'autre pays paraissent bien retranscris. Après une première partie à l'issue de laquelle spoiler: Adrien révèle être le meurtrier de Frantz à la financée de ce dernier , les thèmes relatifs au secret, à la question morale du mensonge et à la culpabilité sont judicieusement abordés. J'ai trouvé la construction de l'histoire pertinente, mais le récit est particulièrement triste dans son ensemble.
Très joli film qui parle d'un cas assez improbable, qui aurait pu se produire dans l'après guerre 14-18. Je ne donnerais pas de pistes sur les quelques rebondissements qui se succèdent après la rencontre entre un soldat français qui se recueille devant la tombe d'un soldat allemand tombé sur le champ de bataille et la fiancée de celui-ci....puis toute l'histoire qui se noue entre eux et aussi avec les parants du soldat allemand absent. Épopée romantique et dramatique d'une extrême délicatesse, très finement tournée avec des astuces comme l'utilisation de la couleur pour les passages irréels, "rêvées" (le film est tourné en noir et blanc pour la plupart du film, le "réel"). Très réussi.
Un film magnifique magistralement interprété par Paul Beer et Pierre Niney sur fond d'après première guerre mondiale. Paula Beer est sûrement la nouvelle Romy Scheider, Pierre Niney interprète le rôle d'Adrien ave beaucoup de sensibilité et de talent.
En 1919 dans une petite ville allemande, la douce Anna passe chaque jour fleurir la tombe de Frantz, son fiancé mort au front. Au cimetière, elle rencontre Adrien, fiévreux dandy qui vient aussi pleurer la perte de l’ami cher connu à Paris… S’engage entre eux une double confession autour des traces des combats, du deuil et de l’oubli, de l’amour mort et d’une possible renaissance… Avant d’avouer la raison de son affliction, Adrien multiplie les faux semblants. Comme si, à travers lui, « le trouble et le mensonge intéressaient davantage (le réalisateur), que la transparence et la vérité ». L’artifice n’empêche pas le récit de se focaliser ensuite davantage sur le personnage plus authentique d’Anna. Avec Frantz, François Ozon relève de multiples défis. Confrontation des points de vue sur la guerre ; mélange entre mélo romantique et une forme d’ironie ; alternance du noir et blanc et de la couleur ; parler allemand… Même le troublant Pierre Niney a dû apprendre le violon, la valse et la langue de Goeth ! Quant à Paula Beer, sa beauté naturelle ne l’enferme pas dans son jeu d’actrice. Le film est d’un classicisme si maitrisé, qu’il ressemble à une œuvre de la maturité. Mais à trop vouloir embrasser et multiplier les angles, cette « grande fresque historico-romantique » a un côté brillantissime qui bride un peu l’émotion. Car même si Ozon avait conseillé à ses comédiens de revoir Le Ruban Blanc avant le tournage de Frantz, n’est pas Hanecke qui veut…