4882 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
460 critiques spectateurs
5
101 critiques
4
212 critiques
3
101 critiques
2
36 critiques
1
5 critiques
0
5 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Un visiteur
4,5
Publiée le 31 octobre 2016
Remarquable reconstitution du contexte de l'époque, de l'état d’esprit de 2 peuples voisins qui se haïssent au sortir de la Grande Guerre. On a presque l'impression d'avoir vécu cette après-guerre dans une vie antérieure, comme si nos histoires familiales remontaient en nous pour nous envahir avec une cohorte de sentiments contradictoires engendrés par ces 4 années d'une boucherie atroce. Les personnages sont intéressants et excellemment interprétés. Les questions morales sont posées avec délicatesse et retenue. C'est un moment de cinéma inoubliable.
Beau moment de cinéma, pause d'émotion, de subtilité et de réflexion. Il est la preuve qu'il n'est pas besoin d'illustrer la guerre à coup d'images sanglantes pour en montrer le visage destructeur et injuste. Cependant ce thème est surtout prétexte à Ozon pour mettre en scène des personnages énigmatiques et tourmentés, chers à son œuvre. C'est un film profondément humain, universel et pacifique, lent mais avec des moments forts. La jeune actrice allemande Paula Beer est éblouissante et d'une classe dingue (une petite Romy). Les parents de Frantz sont aussi formidablement interprétés. Un film délicat et émouvant qui sera dans mes préférés de l'année.
Frantz, c'est une histoire bouleversante, sur fond d'après-guerre 14-18. La réalisation est magistrale, que ce soit dans le choix des acteurs français et allemands, avec en particulier un duo de premiers rôles fabuleux, dans le scénario inattendu jusqu'au bout, et dans l'esthétique plus que soignée du film. Pierre Niney et Paula Beer sont incroyables de beauté, de faiblesse, de tendresse, d'amour et de chagrins. Le film se veut noir et blanc, quand le monde est noir et blanc, et en couleur quand le monde retrouve les couleurs de la vie. Aussi simple que ça. Mais tellement efficace pour la rétine. La période après-guerre est finement traitée, sans être le centre du film qui ne se veut pas historique, même s'il l'est un peu, indirectement. Il traite avant tout de l'intime, de la psychologie voire la psychiatrie des personnages. Du chagrin, de l'amour, de la honte, de la mort injuste provoquée par une guerre débile et qui se trouve être insurmontable... Et des dégâts que tous ces sentiments égoïstes provoquent. Ce film est beau. Vraiment beau. Du début à la fin. Il parle de dignité et de force. De la dignité et de la force des femmes, plus particulièrement et de la fragilité des hommes (que ce soit par l'égo, le fanatisme, la haine qui prend le pas sur le chagrin, mais aussi les traumatismes infligées par une guerre effroyable). François Ozon a réellement produit un chef d’œuvre, au cours duquel, le cœur se serre et pleure. C'est un drame, mais pas une tragédie. Même si... On ne peut pas s'empêcher à la fin du film que rien est terminé. Après tout, Hitler fait son entrée en scène, quelques années après...
Un film sur l'après guerre et sur l'avant période des années folles. Deux êtres que tout oppose à la fois du fait du pays d'origine, de la culture et de la position de vainqueur et de vaincu sans oublier la vie d'un côté et la mort de l'autre. Et c'est la mort qui rapproche dans la perdition deux sexes opposés. Alors que la mort devrait les amener à ne faire qu'un la vie les oppose à nouveau l'une libre de revivre, de vivre du fait d'une nouvelle naissance telle une chrysalide et l'autre prisonnier de son rang, de sa faiblesse liée au poids de ses origines sociales qui l'enferment à tout jamais. Film lourd de sens du fait d une éducation stricte qui de part et d'autre amène à faire des choix afin de sauvegarder les apparences. Je ne peux faire l'impasse pour terminer sur le passage crypto gay où l'on retrouve la pâte d'Ozon qui interroge également sur la place de l'amour entre hommes avoué ou non à la fin du 19 ème. Enfin la monocromie du film ajoute à la lecture des sentiments, de la perdition et à l'espoir qui est le moteur du renouveau.
Oui, c'est un chef d'oeuvre ! Le scénario part d'un mensonge : tout nous laisse croire qu'Adrien vient dans la ville natale de Frantz parce qu'une passion amoureuse les a réunis pendant la guerre. On retient sa respiration. La haine et l'esprit de revanche des vaincus sont pesants. Tant de finesse, de sensibilité, avec des images magnifiques en noir et blanc, la couleur de la guerre. Pierre Niney et Paula Beer hissent le film au sommet. Un concentré d'émotion.
Très beau moment de cinéma, avec une intrigue émouvante et à rebondissements, des personnages attachants et complexes, et une belle musique très bien harmonisée avec le film. Pierre Niney est excellent, ainsi que les autres acteurs.
François Ozon revisite Broken lullaby (1932, Ernst Lubitsch) qu’il complète d’une deuxième partie romancée. Porté par une mise en scène trop distanciée, une photographie réalisée sur papier glacé et une narration faible, Frantz mue l’intense et brillant plaidoyer pour une amitié franco-allemande d’Ernst Lubitsch en un mélodrame au propos froid et sans profondeur. Frantz passe cependant au révélateur une jeune actrice allemande, Paula Beer, auteure d’une délicate et remarquable interprétation. Plus de détails sur notre blog ciné :
François Ozon nous offre, une nouvelle fois, un film fort en émotion et en réflexion....
Pierre Niney est décidément talentueux dans l'ensemble de ses rôles et Paula Beer est touchante dans ce rôle de "quasi"-veuve de guerre. Cette compassion face à ses beaux-parents est superbe et émouvante.
Qu'aurions nous fait à leur place ? C'est la question qui taraude lorsqu'on voit ce film.
Comment vivre après une période de guerre et des actes réalisés durant cette période ?
Tellement de questions, et peu de réponses.
A voir absolument pour l'émotion, la réflexion et le jeu fabuleux des acteurs !
Très beau film d'Ozon, à la fois classique et maitrisé ; des comédiens remarquablement dirigés, Pierre Niney réussissant à étonner constamment. La part de romantisme qui baigne le récit est sublimée par une mise en scène magnifique, rigoureuse mais attentive à la moindre émotion. Paula Beer, dans le rôle d'Anna, est inoubliable. La scène au château, où elle comprend qu'Adrien n'est pas libre, alors qu'elle-même a tant lutté afin de se rendre libre pour lui, est bouleversante ; c'est pour moi une des grandes séquences de cinéma de cette année.
Si le déroulement semble traditionnel, le dénouement qu'on attend se situe à la moitié du film, le développement ultérieur, lui, apparaît comme vraiment intéressant. Frantz est à l'évidence une des belles réussites de cette année, et si Lubitsch est un grand réalisateur, cette version dépasse l'original, sans pour autant trahir son esprit.
Non non et non !!! Un film qui croule sous ses référence. Ozon à voulu nous faire un film à la Douglas Sirk (Il faut se précipiter voir "le temps d'aimer le temps de mourir") Mais c'est peine perdue. Le travail Noir et blanc/couleur est trop simpliste. On comprend trop vite les 3 possibilités qui nous sont offerts et laquelle et la bonne : est il l'Ami, l'amant, ou l'assassin. ? Ozon brouille les pistes mais il faut vraiment vouloir se laisser berner. C'est de l'émotion à 3 francs six sous. Le jeux de Pierre Niney est catastrophique mais les acteurs allemands sont parfaits. Reste une dernière partie qui est un peu plus tortueuse (l'ombre de Douglas Sirk se fait plus lourde que jamais) mais malheureusement ça ne marche pas non plus. C'est aussi poignant qu'un roman photo ou qu'un fiction du lundi après-midi sur M6. Faire un Remake d'un film de Lubitsh, il faut oser !!! ne pas arriver à se détacher de ses maîtres (Doouglas Sirk, Mankiewich) c'est bien dommage . Evidemment si on aime le cinéma de cinéphile et que le jeu de piste des références est un plaisir, ou qu'on ne connait aucun de ces cinéastes, Frantz a des allures de chef d'oeuvre. Ozon en reste hélas au stade du cinéaste doué, cultivé et talentueux mais qui n'accouche que d'un magnifique objet d'étude ou d'un miroir aux alouettes. Un film exaspérant.
Il me paraît impossible de ne pas être désespéré en sortant de la séance lorsqu’on connaît par cœur un des plus beaux films du cinéma de Lubitsch. Dans ‘’l’homme que j’ai tué’’ tout est légèreté et délicatesse, jamais le réalisateur ne fait un faux pas durant 76 minutes et dans ‘’Frantz’’ qui dure 37 minutes de plus, soit il manque quelque chose dans chaque séquence soit il y a des choses en trop. Il ne fallait pas refaire l’œuvre intouchable d’un tel génie cinématographique, ni modifier l’esprit du roman d’un grand pacifiste. Maurice Rostand avait en cela marqué son siècle. Tel que je l’ai ressenti, ''Frantz'' est un film sur le mensonge, Ozon pratique même le mensonge filmé pour tromper les spectateurs (Hitchcock ne cessait pas de s’excuser de l’avoir lui aussi commis) alors que les sujets originaux sont la paix, le pardon et l’amour…Tout ici est modifié. La mise en scène n’est pas en cause, ni les acteurs. Visuellement le film est beau, intellectuellement il est blessant et lors de l’invraisemblable scène finale qui conclu devant l’horreur ‘’ Ce tableau me donne envie de vivre’’, j’ai ressenti devant ‘’Frantz’’ '' si le cinéma c’était cela, je n’irais jamais''.
Un véritable chef d'oeuvre, magnifique film. Plein de suspense et d'émotion. Pierre Niney est extraordinaire ( l'un de mes acteurs préféré ). Un film à voir.