Frantz
Note moyenne
4,1
4882 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

460 critiques spectateurs

5
101 critiques
4
212 critiques
3
101 critiques
2
36 critiques
1
5 critiques
0
5 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
reymi586

561 abonnés 2 444 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 22 septembre 2016
Vraiment déçu par ce nouveau film de François Ozon qui promettait pourtant beaucoup. J'ai trouvé que l'histoire sonnait tout simplement faux, impossible d'y croire. Mon seul point positif du film est le l'incroyable talent et le charme de Paula Beer. Sinon le jeu des acteurs est très moyen, en commençant par Pierre Niney que j'aime autant dans un registre comique mais là je trouve que ça ne marche pas. On est parfois à la limite de la caricature. On a compris que les deux camps français et allemand ne s'aiment pas mutuellement et sont nationalistes à mort mais de là à chanter la marseillaise toutes les deux minutes... Le film marche bien en salle et tant mieux mais pour ma part je n'ai pas du tout été convaincu sauf encore une fois par la jeune Paula Beer qui crève l'écran à chaque scène.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 22 septembre 2016
Le film de François Ozon est un chef d’œuvre de délicatesse. En 1919, un jeune Français arrive dans une petite ville allemande pour se recueillir sur la tombe d’un soldat allemand. Il entre en contact avec la famille du défunt, avec sa fiancée Anna puis part précipitamment. A son tour, Anna entreprendra un voyage miroir en France.
Thème central du film, le mensonge qui parfois aide à vivre ou revivre. Le contexte de l’époque, en Allemagne puis en France, est rendu avec beaucoup de retenue. De très belles scènes sur la responsabilité –et la douleur- des pères qui ont poussé leurs enfants à s’engager. Au deuil individuel, se superpose le deuil national : on chante la Marseillaise d’un côté, des chants militaires de résistance de l’autre. Mais l’incroyable boucherie ce sont surtout les plaies ouvertes par ces millions de jeunes disparus dans les existences de ceux qui restent, les traumatismes qui empêchent les êtres de se rencontrer et dont on se protège comme on peut.
Personnage central du film, Frantz, le soldat allemand mort, n’apparait que par des flash back ou très vite s’entremêlent souvenirs « réels » et souvenirs pour vivre. Frantz a séjourné à Paris, aimait la France, apprenait des poèmes de Verlaine à sa fiancée et jouait médiocrement du violon... Au fil du temps le passé douloureux se recompose en récits multiples qui calment la douleur de ceux qui s’entraident pour continuer à aller de l’avant. A chacun sa vérité. Et plusieurs niveaux de lecture possibles pour le spectateur.
bluwws
bluwws

5 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 septembre 2016
j'y suis allé parce que j'aime le cinéma, l'affiche et le synopsis ne me tentait pas plus que cela mais bon...on est pas à l'abri d'une bonne surprise.
C'est donc sans a priori qu ej'y suis allé.
Et bien j'ai passé un bon moment, les acteurs sont excellents et très crédibles.
c'est une belle fresque qui nous est proposée, un beau tableau, un coup en couleur, un coup en noir et blanc...au propre comme au figuré.
Pas de clichés et de cinéma facile
j'ai bien aimé
joelle g
joelle g

102 abonnés 948 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 septembre 2016
Paula Beer irradie dans ce film....elle est omniprèsente , magnifique, sublimement belle...et Pierre Wniney à coté est fade...à l'exception de sa prouesse de parler allemand dans presque tout le film...je ne le trouve pas exceptionnel dans son rôle.
Ce film en noir et blanc...est un album d'images de belles photo durant deux heures...
Sans oublier le sujet du film...les dégats absurdes de la guerre...beau suhet traité avec une belle pudeur...
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 21 septembre 2016
Sa grande maîtrise formelle, la qualité des acteurs (avec une mention spéciale pour Paula Beer) justifient qu'on aille voir ce film. Son message humaniste n'est pas dépourvu de profondeur et certaines scènes font naître une authentique émotion. Mais parfois le mieux est l'ennemi du bien, et François Ozon aurait pu éviter certaines touches de guimauve (notamment pendant les soirées passées à évoquer Frantz, dans la première partie du film). Quant au choix d'insérer des passages en couleur dans un film en noir et blanc, il paraît ici bien artificiel. Le film dans lequel ce procédé est utilisé qui m'est venu spontanément à l'esprit est "Europa" de Lars von Trier (d'ailleurs également un film portant sur une période d'après-guerre) où il porte au paroxysme l'intensité dramatique de certaines scènes. Dans "Frantz" il tombe à plat.
nathaliewell
nathaliewell

25 abonnés 160 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 septembre 2016
Ce film m'a bouleversée et je sais d'ors et déjà qu'il va longtemps accompagner mes pensées.
C'est un véritable bijoux cinématographique que nous offre François Ozon, ce réalisateur quelque peu inégal, capable de toucher le fond comme dans ''Ricky'', capable aussi d'enchanter le spectateur comme dans ''8 femmes'', capable de déstabiliser le spectateur comme dans ''Ma nouvelle amie'' et capable d'émouvoir et de toucher en plein cœur le spectateur avec Frantz et sa mise en scène intimiste, ses plans séquences et ses plans longs.Il ose une nouvelle palette de couleur dans sa réalisation en proposant le N&B pour nous offrir un film magnifique où chaque plan est comme un tableau en mouvement pour nous conter l'histoire de ce mystérieux soldat Français qui vient se recueillir en secret sur la tombe d’un soldat allemand. Il fallait oser réaliser un film où la langue Française et Allemande se côtoient avec douceur, légèreté et profondeur. En choisissant le noir et blanc pour conter cette histoire de deuil, Ozon réveille ses personnages par la couleur qui à l'écran devient le signe des cœurs qui se remettent à battre.Le passage de la couleur au N&B a alors un effet couperet sur la joie des personnages. Et ça fonctionne sur le spectateur, qui lui aussi va passer du N&B à la couleur, des larmes aux sourires, du doute à l’espérance. Préparez vous à vivre un voyage émotionnel intense où les nombreux sujets traités au travers de cette histoire, vont vous faire réfléchir. Il ne s'agit pas uniquement de guerre, de deuil ou d'amour. Il est aussi question de fraternité, d'amitié, d'identité, de douleur, de culpabilité, de pardon, de musique, (avec le conservatoire et le violon) de peinture (et plus particulièrement ce tableau de Manet ''Le suicidé'') Paula Beer interprétant une jeune veuve au cœur pur est bouleversante de justesse, de fragilité et de force. Pierre Niney interprétant ce jeune soldat Français dont la complexité des sentiments qui le traverse est ingénieusement bien rendue à l'écran notamment par l'insistance de plans sur son visage qui fait passer de nombreuses émotions, est lui aussi boulversant dans son jeu. Içi c'est le mensonge qui fait éclater une vérité plus grande encore.
Ici, c'est de cacher la vérité qui permet à une famille de retrouver la force de vivre après avoir perdu son fils unique pendant la guerre. Ne surtout pas spolier le film, ne surtout RIEN raconter qui pourrait enlever toute surprise ou émotion au futur spectateur. Simplement dire que vous sortirez différent de cette salle. Simplement vous conseiller de vous préparez, en vous installant dans votre fauteuil, à vivre du grand, du très grand cinéma. Un cinéma qui va vous transporter. Imaginez vous entrer dans une nouvelle attraction à sensations fortes comme un ascenseur fou qui ne répondrais plus à vos demandes, un ascenseur qui monterait, descendrait s’arrêterait, sans jamais vous prévenir. Imaginez vous dans cet ascenseur qui ralentit, qui reprend de la vitesse et qui vous fait passer du 15eme étage au 2éme étage en moins de 30 secondes. Imaginez vous dans cet ascenseur fou où vous ne pouvez que rester sans savoir exactement à quel étage vous allez atterrir, sans savoir dans quel état vous allez en sortir...Personnellement je ne sors pas indemne de cette projection. François Ozon m'a souvent touchée par ses réalisations, souvent émue, parfois amusée, d'autres fois exaspérée mais aujourd'hui il m'a simplement bouleversée et je sais d'ors et déjà que ce film va rester dans mes pensées. Frantz de François Ozon est une œuvre d'art, un chef d’œuvre qu'il faut aller voir au cinéma parce que c'est du grand, du très grand cinéma. C'est quand je sors d'une telle projection que je ne peux qu'affirmer à nouveau combien le cinéma me rend heureuse, même quand il me fait pleurer...
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 21 septembre 2016
Niney époustouflant. Une réalisation et un dosage des utilisations de la langue et du passage à la couleur qui bouscule. A revoir rapidement
Jonathan M
Jonathan M

164 abonnés 1 529 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 septembre 2016
François Ozon fait dans le classicisme le plus pur. On parle tout de suite de la mise en scène : véritable voyage temporel, le gros coup du cinéaste est de nous installer dans un film tourné dans les années 50. Une reconstitution maîtrisée et un noir/blanc qui fait des caprices, l'esthétisme de "Frantz" est à surligner. Si on parle d'une continuité avec le metteur en scène français, on se goure. Si sa manière de narrer des fictions pure fruit de son imaginaire est excellente, c'est sa faculté à développer des ambitions cinéphiliques dans chacun de ses films qui en fait sa force. Mélo dramatique qui tend vers un thriller nomade et mystérieux. Semé de fausses pistes, il ne cesse de nous balader pour surement mieux s'évader. Je lui fais confiance.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 21 septembre 2016
Un très beau film, Paula Beer est excellente, touchante campe très bien ce personnage entier,elle est l'âme du film. spoiler: Les passages en couleur qui montrent un moment de bonheur sont très bien sélectionnés et trèss touchants.
Mais il y a quelques longueurs. Quand le ssecret est dévoilé, on pense que touts va s'arrêter et à plusieurs reprises on a l'impression que l'on est au bout du film. Cependant il est très agréable et bizarrement on ne s'ennuie pas.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 20 septembre 2016
J'ai toujours apprécié les films sur la guerre. Je n'avais pas su cerner le synopsis de ce film à cause de la bande annonce.
J'ai vraiment aimé ce film, l'histoire est très belle. Je n'ai pas apprécié le changement du noir et blanc à la couleur. J'aurai préféré le changement pour le passé et présent et non pour les moments heureux. Cependant cela reste un film très agréable à regarder. Très doux et très émotionnel.
hastaluego
hastaluego

5 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 septembre 2016
Film en N&B tourné de manière très sobre, tout en délicatesse, mettant en scène le jeune pierre Niney, acteur français prometteur et subtil.

L'œuvre nous fait vivre au gré d'une histoire d'amour improbable durant l'après 1e guerre mondiale l'évolution des relations entre un homme (pierre Niney) et une femme (Paula Beer) passant de la découverte, la colère, la tristesse, la joie a l'amour puis a la séparation.
Le jeu des acteurs est juste et rempli d'intensité.

Une palette de sentiment nous habite tour a tour dans ce magnifique film de Ozon très neutre finalement sur la moralité d'une histoire d'amour d'un homme français venant chercher le pardon en Allemagne.

Les dialogues sont volontairement concis et permettent de faire résonner davantage le poids des mots. Les mots, imaginés et opposés a une cruelle vérité, qui finalement servent de pansements au plaies de parents de Franz. Faut il toujours dire la vérité?...
L'interprétation de Paula Béer y est magistrale.

La musique accompagnant le jeu des acteurs par le violon et le piano permettent aussi d'amener une touche dramatique sur les scènes liées.

Superbe film,
Vive le cinéma français!
perfet
perfet

5 abonnés 3 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 septembre 2016
Magnifique , bouleversant, épuré , à voir absolument . La jeune actrice allemande fera parler d'elle !
Jean-Patrick Lerendu
Jean-Patrick Lerendu

16 abonnés 152 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 septembre 2016
La guerre de 14-18 vient de s'achever, Anna,une jeune allemande se rend, chaque jour sur la tombe de son fiancé, Frantz. Elle découvre qu'un jeune homme vient lui aussi s'y recueillir chaque jour, il est français et il s'appelle Adrien. Celui-ci va être accueilli par les parents de Frantz et ceux-ci éprouvent, peu à peu une amitié pour le jeune homme. Anne se rapproche peu à peu de lui. Plus tard, Adrien va devoir faire une révélation terrible pour chacun d'entre eux
Anton75
Anton75

28 abonnés 79 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 septembre 2016
Superbe film, brillamment interprété, où la couleur affleure lorsque la vie revient, et où les faux-semblants sont vertigineux.
Car suis-je le seul à avoir compris que... attention, immense spoiler... spoiler: Adrien est rongé par la culpabilité de ses propres sentiments et anéanti par l'amour qu'il a été contraint de détruire, pas par celle de la mort qu'il a infligée à un ennemi (c'est la guerre, après tout...). Il est tombé fou amoureux de Frantz lorsqu'il l'a surpris dans sa tranchée, d'où une superbe scène où le souffle d'une explosion (métaphore du coup de foudre) le projette sur le corps du soldat qu'il vient de tuer, et dont il caresse le visage et les lèvres avec sensualité et passion. Écoutons-le ensuite : "Ma seule blessure, c'est Frantz", "Comment pourrais-je l'oublier ?", "C'est lui qui me fait souffrir", etc. Le récit de leurs aventures parisiennes (visites au Louvre, balades sous les arcades, leçons de violon - c'est donc si sensuel de rectifier un coup d'archet...? - soirées dansantes où les regards se croisent), c'est le pur fantasme de leur relation rêvée, de celle qu'il aurait voulu, inconsciemment ou non, vivre avec son ami Frantz. En fait, Adrien se reproche moins d'avoir brisé la vie d'un fils et d'un fiancé que d'avoir été obligé de tuer son seul véritable amour (ou d'avoir tué en lui le sentiment qu'il a éprouvé pour un autre soldat, ennemi de surcroît). Enfin, ce "garçon fragile", comme le dit si bien sa mère possessive et autoritaire (Freud, qui écrit à la même époque, se serait régalé) épouse la sœur très masculine (elle s'habille à la garçonne, avec cravate et pantalon) de son meilleur ami d'enfance, mort à la guerre, qu'il dit, avec une brisure dans la voix, avoir "beaucoup aimé". N'en jetez plus... La pauvre Anna croit que le meurtrier de son fiancé ne pourra jamais l'aimer en raison de sa culpabilité, bien qu'elle ne cesse de lui pardonner, alors qu'il ne pourra jamais aimer que Frantz ! Là se trouve toute la force du film d'Ozon. Le réalisateur nous laisse croire qu'Adrien, éploré, inconsolable, venu de loin pleurer sur la tombe (vide) d'un ennemi, et qui s'évanouit en jouant sur le violon du disparu, pourrait bien avoir été l'amant de Frantz, puis nous révèle, lors de la scène nocturne du cimetière, le prétendu "secret" d'Adrien qu'on emporte comme un os à ronger, alors que le seul vrai "secret" du jeune Français est encore enfoui sous une couche de sédiments (de sentiments). Et le réalisateur trouve encore le moyen de brouiller les pistes, en faisant dire à Anna, qu'Adrien tarde à embrasser : "Tu n'as donc rien compris !", alors que c'est elle qui n'a pas compris qu'il ne pourra jamais l'aimer, parce qu'il n'a jamais aimé que Frantz.

Bref, ce jeu de dupes est brillantissime, triste aussi, car ce malheureux Adrien ne pourra jamais retrouver son "ennemi adoré", pas plus qu'il ne pourra vivre avec lui la vie qu'il avait rêvée.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 20 septembre 2016
Un film vraiment sincère, qui croit en l'être humain. On s'identifie aux personnages dont les émotions et les réactions sont accessibles, sensibles, que l'on s'y reconnaisse ou non. Il y a de plus en fil rouge une réflexion sur le mensonge, omniprésent, au service de bonnes intentions. De manière générale, plusieurs questions morales complexes, au coeur d'une société en guerre ou en sortie de guerre, sont posées et s'imposent à nous.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse