Dunkerque
Note moyenne
3,9
35583 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

1 832 critiques spectateurs

5
244 critiques
4
594 critiques
3
345 critiques
2
296 critiques
1
194 critiques
0
159 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
President Dwayne Elizondo Camacho
President Dwayne Elizondo Camacho

16 abonnés 15 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 25 juillet 2017
Après cette séance, voilà que le mythe du réalisateur "le plus doué de sa génération" (selon beaucoup trop de monde) a été bien bousculé.
La guerre. Un drame universel. Tout le monde ne l'a pas connue, et pourtant tout le monde sait ce que c'est. Qu'elle soit antique, médiévale, ou moderne. Tout le monde sait ce qu'est un fusil, un avion, un bleu en tenue, une explosion. On sait. Les documentaires sont légion, les conflits modernes sont couverts en haute définition et Michael Bay a démocratisé le treillis.
Au delà de la connaissance factuelle de ce qu'il se passe durant ces moments noirs, une situation de guerre ne se transforme pas soudainement en un film poignant et émouvant juste parce qu'il est bien cadré.
Et c'est là que le bas blesse : Dunkerque est un enchainement de cadrages contemplatifs, sans aucune intronisation contextuelle (que ce soit au niveau historique, scénaristique ou même des personnages) et proposant des rebondissements a priori dramatiques mais dénués de cet effet recherché par manque d'implication émotionnelle du spectateur.
Pas de personnage principal. Pas d'origines "ex bellum" (milieu social? Famille?). Pas de psychologie des personnages. Pas de dialogues. Personne n'a de nom. Rien. Le vide.
Kenneth Branagh est l'homme sur le pont.
Harry Styles est l'homme en treillis (si, là bas, derrière les autres).
Tom Hardy est l'homme dans l'avion.
Cilian Murphy est l'homme sur un bateau, aux côtés d'un autre homme sur le même bateau.
Le tout filmé de manière trèèèèès originale en alternant focales super longues et super courtes (bah oui un film de guerre c'est bien connu, c'est des gros plans sur la sueur puis des plans d'ensemble pour contempler les dégâts).
Bref. Impossible de "rentrer dedans", de s'attacher au moindre personnage (qu'il n'y a pas) et de ressentir quoi que ce soit quand quelque chose leur arrive.
A voir pour comprendre ce qu'il ne faut pas faire.
A l'autre bout nous trouvons des chefs d'oeuvres comme La Ligne Rouge ou Saving Private Ryan. A voir aussi.
Chevalier du cinéma
Chevalier du cinéma

282 abonnés 338 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 28 juillet 2017
Après trois ans d’absence, le réalisateur adulé Christopher Nolan est enfin de retour pour notre plus grand bonheur ! Après sa trilogie Dark Knight, son thriller d’action mental Inception et sa grande épopée de science-fiction Interstellar, le réalisateur britannique nous revient en 2017 avec un nouveau film très ambitieux (et très attendu) où il pousse encore plus loin ses obsessions et la technicité de sa mise en scène. Ce nouveau film c’est Dunkerque, son premier film guerre et pour marquer le coup, Christopher Nolan a décidé de nous offrir une vraie expérience de cinéma pas comme les autres pour un film abordant la Seconde Guerre mondiale ! Mai 1940. Après avoir subi une débâcle sans précédent sur le sol français, les troupes alliées, principalement britanniques, attendent d’être évacuées de la plage et du port de la ville de Dunkerque. Ce sont en effet près de 400 000 hommes, stationnés sur cette immense plage, qui attendent leur délivrance, acculés sous les feux de l’aviation ennemie, et n’ayant que pour seul objectif de survivre et de fuir au péril de leur vie. Christopher Nolan est probablement le cinéaste le plus marquant des années 2010. A chaque nouveau projet, toujours plus ambitieux que le précédent, le réalisateur britannique est attendu au tournant, aussi bien par ses fans que par ses détracteurs. Ne sortant qu’un film tous les trois ou quatre ans, lorsque le nouveau Christopher Nolan sort en salle il s’agit d’un des évènements de l’année cinéma ! Après nous avoir offert avec Interstellar une épopée de science-fiction majestueuse et puissante qui a su marquer le public du monde entier, le réalisateur nous revient donc avec un film très différent de ce qu’il a pu faire auparavant puisqu’il s’agit de sa première incursion dans le film historique qui traite de la Seconde Guerre mondiale. Promettant un film de guerre pas comme les autres, quasi-expérimental, d’une grande intensité, avec un maximum de prises de vue réelles tournées en grande partie en France, là où s’est déroulée la fameuse évacuation de Dunkerque entre le 26 mai et le 3 juin 1940, Christopher Nolan plaçait la barre très haute. Et force est de constater que Dunkerque est bel et bien un film de guerre différent des canons du genre ! Si certains pourront être surpris par le traitement du réalisateur sur ce récit de l’opération Dynamo, Christopher Nolan a au moins le mérite de proposer, non pas une réinvention du film de guerre, mais une vision et un traitement différent de celle-ci. Si vous cherchez un film avec un scénario complet avec des personnages assez fouillés, Dunkerque n’est peut-être pas fait pour vous. Christopher Nolan a en effet pris pour postulat de départ de livrer un film de guerre totalement immersif, quasiment sans dialogues, où le réalisme a été travaillé comme jamais pour littéralement plonger le spectateur dans l’action et lui faire vivre une tension et un suspense comme rarement il en a vécu dans un film du genre… Et la mission est tout simplement brillamment accomplie ! En optant pour une narration en trois actes qui s’entremêlent et se lient d’une façon bluffante, le réalisateur revient encore à l’une de ses obsessions : le temps. Dunkerque se divise en effet en trois parties : une semaine sur la plage et la jetée avec des soldats cherchant à sauver leur vie, un jour en mer où un bateau civil anglais doit se rendre à Dunkerque pour évacuer les troupes, et une heure dans le cockpit d’un avion de combat anglais qui a pour mission d’empêcher les attaques de l’aviation allemande. Tous ces évènements s’entremêlent donc d’une manière impressionnante pendant les 1h47 du film, complexifiant ainsi la narration et le scénario forcément basique mais voulu par le réalisateur. De plus, Dunkerque est en quelque sorte l’aboutissement quasi-total du travail technique de Nolan sur ses films : le montage, le son, la musique, la photographie, l’image, les prises de vue réelle, l’utilisation de figurants, de matériel militaire,… Ce film est une véritable expérience sensorielle et totalement immersive du début jusqu’à la fin avec des montées de tension terribles, le tout sans aucune surenchère dans les explosions ou la violence, le film reste sobre et modeste ! Par exemple, les scènes avec Tom Hardy dans son avion sont probablement les plus impressionnantes et bluffantes de Dunkerque car offrant enfin au genre de vraies scènes de combat aérien comme on n’en a jamais vu, à savoir sans musique, seulement la respiration du pilote, le bruit du moteur et le ciel et la mer à perte de vue ! Il est également important de noter que Christopher Nolan a fait le choix de ne pas montrer la violence des événements, d’autres l’ont brillamment fait avant lui tel que Steven Spielberg et son Il faut sauver le soldat Ryan, lui aussi véritable expérience physique et éprouvante, mais avec Dunkerque, Nolan préfère ne pas aborder la violence pour plutôt se concentrer sur le suspense, l’angoisse et la peur que ressentent les soldats pour les faire vivre aux spectateurs cloués à leur sièges ! Rien que les scènes où les Stukas allemands larguent leurs bombes sur la plage, le tout accompagné du terrifiant bruit de moteur de l’avion quand il se met en piqué, le réalisateur renforce ainsi encore plus cette sensation de peur, on s’y croit vraiment ! Et il faut dire que la partition du grand compositeur Hans Zimmer (sixième collaboration avec Nolan) y est pour beaucoup car constamment présente, assourdissante, terriblement tendue, voire asphyxiante parfois, s’accompagnant d’un « tic-tac » constant,… le compositeur offre une nouvelle une partition de grande qualité qui amplifie l’immersion voulue par le réalisateur. N’oublions pas de noter un casting de grande qualité que Nolan réunit pour chacun de ses films, que ce soit de jeunes acteurs qui se démarquent très bien, Fionn Whitehead, Tom Glyn-Carney, Jack Lowden et même Harry Styles, le vétéran Mark Rylance, l’impeccable Kenneth Branagh, et deux des acteurs fétiches du réalisateur : Cillian Murphy et Tom Hardy d’une grande sobriété ! Bien sûr nous pouvons évoquer quelques bémols à quelques endroits du film comme par exemple le fait que le personnage de Fionn Whitehead survive à absolument toutes les situations dans lesquelles il se trouve (sacré chanceux quand même !) ou que le personnage de Cillian Murphy apparaisse dans une scène de nuit sur une barque avec des hommes après le naufrage d’un navire et qu’on l’ait trouvé sur une épave en pleine mer plutôt dans le film alors qu’il est censé être revenu sur la plage… Sinon la plage fait un peu trop propre, les photos d’époque montrent bien que la plage était jonchée de véhicules endommagés ou détruits, de déchets, que les bâtiments qui la bordent étaient sans doute en partie détruits et il y avait surement plus de corps et de trous d’obus, le réalisme n’est finalement pas total mais c’est peut-être une question de budget aussi. Quoiqu’il en soit, Dunkerque marquera les esprits comme les derniers films de Nolan, c’est sûr. Il n’est peut-être pas encore un chef-d’œuvre mais nous avons là, et pour ma part, un grand film de guerre des années 2010 traitant de la Seconde Guerre mondiale. Christopher Nolan a réussi à livrer une de ses œuvres les plus impressionnantes et des plus immersives dans une reconstitution globalement très réaliste et bluffante des événements qu’a connus la ville de Dunkerque en 1940. Pour le moment Dunkerque de Christopher Nolan est le meilleur film de cet été, tout comme un des meilleurs de l’année 2017... Foncez le voir de toute urgence !
Furiosa Fury
Furiosa Fury

40 abonnés 74 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 mars 2018
Ce film est un véritable ovni
Christopher Nolan nous plonge dans l'évacuation de Dunkerque comme si on y était grâce à une manière de filmer qui se veut très immersif, avec un travail très impressionnant au niveau du son et de la réalisation
un film totalement à part
tony-76

1 152 abonnés 1 410 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 juillet 2017
Un rêve de gosse disait Nolan ! Pour la première fois de sa carrière, Christopher Nolan s'attaque à un drame de guerre réaliste ou plutôt à un survival, en reconstituant la bataille de Dunkerque ainsi que l'évacuation de plus de 300 000 soldats britanniques. Nous ne seront pas étonnés du résultat que Nolan allait nous transmettre ! C'est l'un des plus grands cinéastes qui n'a commis aucune faute dans sa filmographie. A la fin de la projection, le spectateur se dit « Ouai... Mais... » et il s'agit exactement de la même chose pour le cinéphile ! On s'attendait clairement à mieux, au vu de tout ce bruit et de ces bandes annonces haletantes, mais c'est surtout qu'il aura fallu que Nolan mêle un récit spoiler: foutoir
comme l'ont été ses précédentes œuvres, mais eux sont magnifiques et maîtrisées (Interstellar, Memento). Dans Dunkirk, spoiler: tous les personnages ne sont guère attachants car il y en a beaucoup trop... L'ennemi est invisible, la violence manque à l'écran...
On est loin d'un Hacksaw Ridge et c'est vraiment dommage de n'avoir pas utilisé ces aspects là pour nous marquer, avoir plus de tension... Les images et le son parlent souvent plus que le scénario lui-même. spoiler: Les dialogues sont rares.
A noter que c'est l'un des films les plus courts du réalisateur... La plus grande force du long-métrage est certainement son réalisme. Nolan a vraiment fournit le travail nécessaire pour en faire un produit honnête sur le marché - utiliser des bateaux comme dans la vraie guerre, mettre plus de 6000 figurants sur la plage - on le voit ! Le casting est assez étonnant puisque spoiler: les acteurs connus sont à l'écart pour laisser la place aux plus jeunes.
L'acteur Fionn Whitehead impressionne dans le rôle d'un soldat de l'armée britannique, déterminé à ne pas laisser sa peau sur cette plage. Harry Styles, connu pour chanter dans le groupe des One Direction se révèle épatant ! Ensuite les plus grands : Mark Rylance marque les esprits spoiler: sous les traits d'un anglais qui affronte les dangers avec son fils pour sauver quelques militaires et apporter son soutien à son pays.
Cillian Murphy fait une prestation honorable dans la peau d'un soldat spoiler: tremblant de peur, qui refuse de retourner sur ses pas...
Et puis il y a l'excellent Tom Hardy qui vole dans le ciel spoiler: à sauver ses partenaires de la jetée.
Le suspense de Dunkerque est maintenu jusqu'à la fin de la conclusion et le mixage sonore s'avère particulièrement épatant. Merci Hans Zimmer !!! spoiler: Que ce soit le bruit des obus qui sifflent ou celui de l'eau sur la coque des bateaux ou encore la respiration des soldats.
Le son a un effet immersif surprenant ! En l'état, Dunkirk est un vrai survival. Il est néanmoins regrettable que spoiler: le récit soit un capharnaüm, sans violence avec beaucoup de personnages
dans lequel on a pas le temps de s'attacher mais qu'on peut toutefois s'identifier ! Il ne s'agit pas du meilleur film de Christopher Nolan, cela reste satisfaisant mais la déception nous marque plus que cette guerre...
Jorik V

1 363 abonnés 1 952 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 juillet 2017
A priori, on s’étonne de voir Christopher Nolan s’aventurer dans le film de guerre historique. Qui plus est, visiblement sans autre volonté que celle de retracer la déroute des Alliés sur les plages de Dunkerque en 1940, lui qui est pourtant plus habitué aux films tortueux et futuristes. Mais à posteriori, c’est somme toute logique quand on voit la manière dont le cinéaste met à profit sa maestria technique au service des récits qu’il aborde. Donc pourquoi pas le film de guerre ! Encore une fois, on est abasourdis par la manière dont il filme cette fameuse débâcle militaire, loin de la victoire du Débarquement. Tel un chef d’orchestre ou un chorégraphe avec son ballet, et les termes sont ici on ne peut plus appropriés, il reconstitue ce sauvetage des troupes entre terre, ciel et mer en coordonnant figurants, avions, bombes, bateaux et fusillades avec une aisance incroyable. Il prouve, s’il était encore nécessaire de le faire, qu’il est l’un des metteurs en scène majeurs et surtout les plus doués de notre époque.

Les effets spéciaux impeccables, le soin apporté aux décors et aux costumes ainsi que la tonitruante et majestueuse musique de Hans Zimmer parachèvent de rendre tout cela techniquement irréprochable. D’ailleurs, encore plus que dans « Interstellar » où elle marquait déjà bien les tympans par sa mélodie si particulière, la symphonie orchestrée ici est un personnage à part entière qui accompagne l’avancement du récit. Elle vibre à travers le métal des carlingues, siffle en même temps que les bombes et résonne dans notre poitrine. Un score impressionnant qui montre que Zimmer, de la même manière que Nolan dans son domaine, est un immense compositeur. Dès le début, on est happés par ce soldat qui se sauve dans Dunkerque. Puis Nolan nous perd quelque peu par la suite. En effet, il choisit encore une fois de jouer avec l’espace et le temps. En adaptant le film de guerre à sa sauce, il fait le choix de le personnaliser et de le rendre unique. Mais, sans manuel pour nous guider, on est un peu perdu durant la première heure. Sa chronologie éclatée apparaît opaque mais sa science du montage et quelques indices viennent nous faire comprendre la manière dont il a bâti sa narration. Les notions d’heure, de jour et de mois prennent alors tout leur sens et s’emboîtent à la perfection.

« Dunkerque » est donc un tour de force visuel sans contradiction possible même si les scènes dans les airs sont moins percutantes (et plus redondantes) que celles sur mer ou sur terre. Puisqu’effectivement, Nolan a choisi de diviser son récit en trois au niveau du temps mais également au niveau spatial. Mais le plus gros reproche que l’on pourrait faire à ce nouveau film est son manque d’émotion. Au singulier comme au pluriel. En faisant le choix de ne s’attarder véritablement à aucun des personnages, difficile de s’attacher à eux ou d’avoir une quelconque empathie pour leur sort. Alors bien sûr l’arrivée des bateaux civils anglais touche la fibre patriotique et la fin reste belle, dans les images comme sur la tonalité. Elle est même sublime. Mais tout cela nous semble un peu trop mécanique et finalement froid. Ce qui est encore accentué par les choix de narration dont on parlait plus haut. La comparaison est à haut risque, mais sous ses abords patriotiques et parfois bêtes, Michael Bay avec « Pearl Harbor » donnait un souffle romanesque et épique au récit en plus de sa maîtrise technique. On arrête là le jeu des comparaisons entre l’un des cinéastes les plus adulés et l’un des plus détestés de notre époque au risque de se faire huer, mais il manque juste à « Dunkerque » ce je ne sais quoi de vie, quand bien même c’est la mort qui rôde durant tout le film. Et peut-être qu’au lieu de l’apprécier dans sa globalité sur la fin, on serait emporté dès le départ.
JimBo Lebowski

447 abonnés 1 080 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 juillet 2017
Cela faisait déjà trois ans que Christopher Nolan n'était pas revenu squatter nos écrans pour capter l'attention des cinéphiles de tous bords, l'odyssée spatiale démesurée laisse place au film de guerre sensoriel, mais en gardant cette fois une ligne de conduite : le contrôle du temps. Interstellar nous faisait voyager de planète en planète sous le coup de la relativité, Dunkirk joue la balance sous une triple temporalité se réunissant pour créer une dynamique de montage qui n'est pas sans rappeler un certain Memento. Alors, film somme ou nouveau virage pour le réalisateur anglais ?

Le choix du récit des soldats évacués de Dunkerque durant la seconde guerre mondiale avait de quoi laisser perplexe vis à vis des motivations de Nolan pour fournir un nouvel opus spectaculaire, ou comment un événement réel peut-il être raconté par ce metteur en scène qui n'est pas toujours des plus subtils, le risque était pour moi clairement ici. Le contexte historique se montre à la fois plus ou moins fidèle dans sa retranscription que romancé par ces personnages, il n'est pas ici question de dépeindre une fresque narrative mais bien de proposer une chronique, sur trois points de vues et temporalités : la terre, la mer et l'air ; le premier durera une semaine, le second un jour et le dernier une heure. Le réel intérêt de Dunkirk est l'immersion, avec un panel de personnages bien définis : les jeunes soldats anglais désertant Dunkerque sous le feu de l'artillerie allemande, une famille allant secourir l'armée britannique au large des côtes ainsi que trois speedfighters chargés d'anéantir l'aviation ennemie ; le tout étant réglé sur du papier à musique pour ressentir des sensations fortes. Les premières séquences donnent l'envergure des enjeux à venir, c'est à dire démarrer à travers les yeux d'un adolescent carabinier se retrouvant perdu au bord d'une plage immense fourmillant de rangées de soldats, l'impuissance gagne lorsque les bombardiers approchent pour les décimer, soulignant l'Enfer qu'il faut fuir, ce même Enfer que ce modeste bateau de plaisance rejoint de l'autre côté de la Manche, la route étant sillonnée par l'avion de Tom Hardy, créant l'axe.

Cet axe va donc être une ligne de temps pour Christopher Nolan, avec divers chamboulements et rétro-pédalages, reliant l'action par le montage pour produire une dynamique précieuse, car la force principale de Dunkirk est belle et bien son rythme quasi inintérrompu, le spectaculaire si cher au réalisateur est également présent, mais ici je dirais qu'il se montre davantage habile, comme la fameuse séquence d'amarrage d'Interstellar, mais ici sur environ une bonne heure, force capitalisée. Cette façon d'entremêler les trois actes procure donc son taux d'émotion, mais à choisir je garderais ma préférence pour le point de vue des jeunes soldats où l'aspect survival est souvent mis en valeur par la réalisation, rien que ce sentiment d'enfermement avec la caméra qui se retrouve engloutit dans la cale, juste tétanisant. Côté défaut, l'exploitation du personnage de Kenneth Branagh m'a relativement déçu, soulignant à chaque fois l'arrière plan historique de l'opération Dynamo quand l'action, elle, bat son plein, c'est je trouve toujours ce petit pêché mignon de Nolan pour les dialogues pompeux, donnant même lieu à des parenthèses auréolées à la limite de la caricature ("Qu'est ce que c'est mon commandant ? … La patrie !"), sans compter une partie du final qui relève plus du deus ex machina que d'un réel moment de bravoure héroïque, en tout cas dans la mise en scène.

Pour ce qui est de la promesse sensorielle (voire expérimentale) j'aurais tendance à dire qu'elle aurait pu être poussée un peu plus loin, pour ne se concentrer uniquement que sur son caractère brut, de même pourquoi autant édulcorer la guerre ? Où est le sang ? Hormis les cadavres flottants au rythme de la marrée l'horreur se montre timide, comme si Nolan avait peur de choquer, après je suis d'accord que la terreur (notamment des frappes aériennes) remplie son rôle mais cela pouvait être encore plus percutant de voir par exemple ces jeunes gamins mourir d'une manière horrible, de ressentir leur souffrance, la cruauté du combat. À contrario je trouve intéressant de ne jamais montrer les soldats allemands, pour à la fois rester avec le regard ingénu des britanniques que pour amplifier la puissance implacable de l'ennemi, la scène du chalutier en est symptomatique, où le hors champ constitue une menace en tout point stressante, sollicitant l'instinct de survie des protagonistes et donc ajoutant un enjeu humain supplémentaire (rappelant un tantinet la fin de The Dark Knight). Niveau composition musicale j'ai encore une fois, après celle d'Interstellar, été agréablement surpris par la partition de Hans Zimmer, généralement omniprésente et agaçante dans la majorité des films de son mentor ici elle trouve tout son sens pour faire corps avec l'action par son tempo, tantôt stridente, tantôt placide, la tension est à chaque moment relevée à la perfection.

Pour conclure je noterais que Dunkirk se place comme une pièce majeure de la filmographie de Christopher Nolan, capitalisant les points forts de ses œuvres précédentes tout en marquant un sérieux tournant vis à vis du style qui le caractérise, le contenu est plus épuré, plus sensitif, plus maîtrisé, bien que de temps à autres le naturel revient au galop. Toujours est-il que le réalisateur démontre ici qu'il n'est pas/plus statique en se permettant d'apporter un regard singulier au film de guerre, éloigné d'un registre superflu, peut-être nous surprendra t-il encore à l'avenir, le temps nous le dira. tic tac tic tac
tixou0

783 abonnés 2 045 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 24 juillet 2017
Christopher Nolan a fait de "Dunkerque" (mai 1940, qui signe la fin des offensives côté franco-anglais) une sorte de jeu vidéo, où les vaillants Britanniques vont réussir, par miracle, à "exfiltrer" la plupart de leurs troupes encerclées. A la manoeuvre, un peu leurs "taxis de la Marne" à eux (mutatis mutandis, car les civils sollicités le sont pour rapatrier les troupes, et non pour les amener sur le champ de bataille) : de nombreux bateaux, plus de 800, de pêche, de commerce, de plaisance, des ferries, des remorqueurs, des canots de sauvetage... dépêchés pour évacuer les soldats, en leur faisant traverser le "Channel" (rendant la tâche de la Luftwaffe très compliquée, eu égard à l'éparpillement de l'armada hétéroclite de circonstance - mais elle coulera quand même presque le quart des bâtiments engagés). En remarquant que les troupes embarquaient, pour la fin de leur "back home", sur des navires de haute mer, ne pouvant aborder sur les plages dunkerquoises, quand les esquifs les ayant d'abord acheminées s'étaient assez éloignés des côtes françaises - les bateaux, péniches de réembarquement improvisées, faisant la navette. Technique impeccable pour ce nouveau film de Nolan - unique étoile pour elle ! C'est autrement très long, très répétitif, avec, en dehors du spectacle, peu de psychologie convaincante, pour des personnages falots (comme les officiers), ou caricaturalement "King & Country" (comme le propriétaire du "Moonstone"), ou surtout opportunistes (comme le jeune appelé, suivi tout le film). Et que dire de la "sympathique" french touch ?.... CN "oublie", par exemple, que les vilains "froggies" que nous sommes, tout en se sacrifiant (plus de 40.000 victimes) pour retarder l'avance allemande, et permettre l'évacuation britannique, ont participé à l'opération "Dynamo" (300 navires français, sur 848), et que sur les 333.000 soldats évacués, 123.000 étaient français. Ce qui donne la vraie mesure de l'implication hexagonale dans ces 9 jours d'enfer (évacuation de la poche de Dunkerque) - mais ce Nolan est un digne "British", n'est-il pas ("Isn't he") ?.... 2 mois plus tard, la perfide Albion torpillait la flotte française à Mers-el-Kébir.....
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 20 juillet 2017
Je savais quand allant voir un film réaliser par Mr Nolan, nul besoin de regardez la bande annonce, ni critique.
Surprise TOTAL, film intense, surprenant, touchant, stressant, tous est là !!
Bande son de Mr Zimmer... encore une fois un sans faute.
Angle de caméra, et photographie qui vient arrachez nos rétines, mention spécial pour spoiler: la scéne du premier bombardement sur la plage.


J'ai cru aussi apercevoir spoiler: un clin au Dark Knight Rises avec Tom Hardy sous le masque et sa veste d'aviateur, à la fin du film
:)
Yves G.

1 845 abonnés 4 020 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 27 juillet 2017
Mai 1940. Les Alliés sont en déroute. Acculés dans la poche de Dunkerque, face aux falaises anglaises si proches et pourtant inaccessibles, ils sont coincés entre la mer et le feu ennemi.

C’est peu dire que le film de Christopher Nolan était attendu. Première en a même fait sa couverture quatre mois avant sa sortie. Après avoir réinventé le film de super héros avec la trilogie des Batman, après avoir dynamité la science fiction avecInception et Interstellar, le génial réalisateur, véritable Kubrick des temps modernes, allait-il réaliser LE film de guerre ?

Les critiques, qui en attendaient peut-être un peu trop, semblent faire la fine bouche. Elles sont excellentes, mais pas dithyrambiques. Elles sont uniformément construites sur le même modèle du « Oui… mais », énumérant dans une première partie toutes les incontestables qualités deDunkerque avant d’en déplorer dans une seconde, plus courte, les regrettables défauts.

Tournant le dos au savant balancement binaire auquel j’ai pourtant un attachement viscéral, je serai moins chipoteur et accorderai volontiers quatre étoiles à ce film extraordinaire – même s’il ne dépasse pas l’indépassable La La Land dont vous savez, fidèle lecteur, l’enthousiasme délirant qu’il a suscité chez moi au cœur de l’hiver 2017.

Dunkerque est un vrai bonheur de cinéma qu’il faut à tout prix aller voir dans une salle obscure THX Dolby etc. Amateurs de DVD ou de streaming, remisez vos pantoufles et venez en prendre plein les yeux et les oreilles ! Car Dunkerque est un expérience profondément sensorielle. Après avoir dit tant de mal de Voyage of Time, le documentaire boursouflé de Terrence Malick, voilà que je me fais l’avocat du film de Christophe Nolan qui ressemble plus à une symphonie guerrière qu’à un film d’action.

Loin de raconter une histoire – dont on connaît par avance le dénouement – Christopher Nolan veut nous faire ressentir des émotions : la soif, l’épuisement, la peur, le froid… Un torpilleur qui coule, une plaque de mazout qui brûle des noyés, un aviateur pris sous le feu d’un avion ennemi, les balles qui sifflent et qui tuent, les bombes qui tombent … On fait grand cas – à bon droit – de la première scène de Il faut sauver le soldat Ryan. Dunkerque étend cette scène-là sur une heure et quarante sept minutes – une durée relativement brève pour un blockbuster.

Comment construire une scène d’action d’une heure quarante-sept ? En la filmant de trois points de vue : les soldats à terre, les marins en mer, les aviateurs en l’air. Puis en la diffractant, chaque scène étant revisitée depuis le point de vue, à chaque fois différent et enrichi, d’un des protagonistes. On n’y prête pas attention au début, mais on réalise rapidement la subtile marqueterie du scénario, qui rend intelligible d’immenses scènes de bataille qui auraient pu ne pas l’être.

Loin d’être une faiblesse, l’une des richesses du film est de ne pas raconter d’histoire – comme le faisait par exemple Spielberg dans Il faut sauver… ou Malick dans La Ligne rouge. Les héros se réduisent à une silhouette, à tel point qu’on peine à reconnaître Tom Hardy ou Cillian Murphy. Les scènes sont quasiment muettes. Et la musique de Hans Zimmer – que j’adore mais que certains détestent – est omniprésente.

Cloué à son fauteuil, on ne regarde pas sa montre un seul instant. Et au sortir de la salle, encore étourdi par autant de bruit et de fureur, on emporte avec soi le souvenir durable d’un film qui laissera une trace profonde.
Mick1048
Mick1048

132 abonnés 82 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 21 juillet 2017
"Dunkerque" est un excellent film de guerre qui nous plonge dans une immersion totale durant toute sa durée. C'est dingue comment Christopher Nolan a cette si singulière façon de captiver l'attention de ses spectateurs à chacun de ses films. C'est à la limite du fascinant je dois dire. Et franchement, quel film! Quelle intensité!

On ressent à chaque instant la menace qui pèse sur les soldats. Elle peut surgir de n'importe où (des airs avec les aviateurs mais aussi de la mer ou du sol si certaines mines n'ont pas explosé) et on sent que cette menace oppresse les protagonistes. Tout le temps. On peut lire sur leurs visages la peur qu'ils ressentent et c'est ça que j'aime dans le cinéma de Nolan : il montre plus qu'il ne dit... et c'est juste fantastique qu'un réalisateur fasse ça. Avoir opté pour un film silencieux sans trop de dialogues est d'ailleurs une brillante idée de sa part, ça donne un côté plus réaliste au film. Difficile pour les soldats, dans cette situation, de placer des mots sur l'horreur qu'ils vivent... et c'est à ces moments que la bande originale impacte encore plus le récit. On n'entend plus que la composition instrumentale et on ne voit plus que ces scènes de guerre. C'est là qu'on ressent toute la force de la bande originale.

Ça m'amène d'ailleurs à parler des acteurs, tous excellents. Il y a des valeurs sûres comme Tom Hardy (Farrier) qui campe un aviateur chevronné impressionnant, épaulé par son acolyte Harry Styles (Alex) étonnamment bon, sans oublier Mark Rylance (Monsieur Dawson) qui est également très bon.
La révélation du film restera sans hésitation Fionn Whitehead (Tommy), complètement époustouflant du début à la fin. C'est son premier rôle et j'espère que grâce à ce film on pourra le revoir prochainement dans un autre car son interprétation est brillante dans ce film, il prouve qu'il a énormément de talent. Rien que dans son regard on ressent cette peur qu'il ressent à chaque instant et rares sont les acteurs qui peuvent faire ressentir autant d'émotions en un seul regard. Je pense que le fait qu'il soit jeune le rend plus attachant que d'autres personnages, une vie si jeune risque d'être gâchée à cause de la guerre... Cela rend également le film réaliste puisque des milliers de jeunes étaient envoyés à la guerre pour combattre...

Cette sensation omniprésente de peur est accentuée par la musique composée par Hans Zimmer et aux effets de rythme qu'il instaure dans sa bande originale, notamment avec l'utilisation de l'orgue de barbarie, toujours aussi géniale pour instaurer une tension, palpable dès la première scène du film. Grâce à ces effets, on ressent que ce film est une course contre-la-montre pour la survie de tous les personnages. Il y a énormément d'enjeux, on les sent en danger et on sait que tous ne pourront pas être sauvés. Hans Zimmer a composé une excellente bande originale comme d'habitude, même si ses thèmes dans Interstellar étaient encore plus marquants et nous faisaient ressentir plus d'émotions.

spoiler: La scène où l'horreur de la guerre est à son comble et où la bande originale marche le mieux restera celle se déroulant vers le début du film où on voit pour la première fois un avion plonger et bombarder la plage. **Tommy** lève la tête vers le ciel et nous entendons les réacteurs des avions de plus en plus fort... et pendant ce temps là, nous voyons uniquement la tête de Tommy et nous lisons sa peur, son désespoir dans ses yeux. Il saute, se couche et les mines explosent une à une... la menace se rapproche de lui explosion par explosion... on le sait en danger et cette scène nous fait ressentir toute la peur de mourir que les soldats présents à cette époque sur cette plage ont du avoir.


Cette scène du film est ma préférée puisque la tension, l'émotion et le suspense sont phénoménaux dans celle-ci et j'avoue que tellement le stress était fort que quelques larmes me sont montées jusqu'aux yeux... On a tout simplement la sensation de vivre la scène et d'être sur cette plage avec eux, attendant d'être évacués comme des milliers d'autres soldats désespérés.

Au niveau de la photographie et de la réalisation, c'est un grand plaisir : tous les plans sont somptueux et c'est formidablement bien filmé, surtout lors des scènes d'aviation et les scènes où les bateaux se font bombarder où les mouvements de caméras sont fluides. La caméra filme à la première personne souvent pour projeter le spectateur pour le plonger à la place des personnages et lui faire ressentir tout ce que les personnages ressentent, une brillante réussite selon moi.
Certains plans sont à tomber, je retiens notamment celui à la fin lorsque Farrier atterrit sur la plage avec en fond un magnifique coucher de soleil. Les effets spéciaux sont également très réussis, on n'arrive clairement pas à démêler le vrai du faux. Les FX lors de la scène où le pétrole s'embrase est spectaculaire, plus vraie que nature, c'est impressionnant la qualité des effets spéciaux dans ce film.

J'ai également beaucoup apprécié le montage qu'a choisi Christopher Nolan, notamment le fait qu'il y ait trois milieux où on suit différents personnages nous permet d'avoir trois points de vue totalement différents sur cette opération Dynamo. Le fait également que ces chapitres aient trois différentes durées nous permet de vivre différemment à chaque fois cette évacuation titanesque de plus de trente mille soldats.

Le seul point négatif que je reproche au film c'est de n'avoir pas plus montré l'armée française. J'aurai aimé en entendre plus parler dans le film ou tout simplement avoir une ou deux scènes supplémentaires la mettant en scène.
Je ne pense pas qu'on aurait du la montrer au tout début puisqu'on découvre le personnage de Tommy, en danger imminent de mort et tentant de fuir ce qui aurait gâché ce moment, mais, plus tard dans le récit, une présence un peu plus importante de l'armée française n'aurait pas été de refus, d'où le fait que pour moi le film n'est pas parfait même s'il est d'excellente qualité. Par exemple on voit au loin, lors des scènes en avion, de la fumée et des flammes dans la ville. On en conclut que l'affrontement fait rage entre les armées française et allemande et je pense qu'on aurait pu voir une petite scène à ce moment là.
Mais c'est un parti-pris du réalisateur puisqu'il ne montre quasiment jamais l'ennemi de face, il ne le pointe jamais du doigt. J'ai d'ailleurs trouvé que c'était une très bonne idée, ça change de chaque film sur la Seconde Guerre Mondiale.

En somme, j'ai trouvé le film excellent à tous points de vue et c'est une nouvelle réussite à ajouter dans la somptueuse carrière de Christopher Nolan. Dès que le film commence on est plongé dans l'action et directement mis sous tension, qui, d'ailleurs, ne nous lâche jamais jusqu'à la fin. Je rejoins donc la grande majorité de ceux qui ont aimé.
Pour ressentir toute cette intensité et être en immersion, je pense qu'il faut vraiment visionner ce film en salles dans des conditions optimales car en l'occurence ça vaut vraiment le coup. Christopher Nolan est sans conteste un très grand réalisateur.

9/10
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 20 juillet 2017
Voilà ... j'ai vu "Dunkerque" ... je pensais voir un superbe film ... et au final, il n'en est rien. Dommage !
Un film au budget énorme avec des centaines de figurants (tourné en 2 mois ... j'aurais dû me méfier ...) ... des centaines de techniciens et de vrais bateaux ! (il y a même les vraies maisons contemporaines derrière les dunes ... construites surement autour de 2010 voire plus tard)
La construction du film est enfantine ... Il y a 3 univers : celui des marins, celui des aviateurs et celui des civils (ça c'est plutôt bien vu) mais Nolan nous fait passer de l'un à l'autre sans arrêt : 1° Marine 2° Aviation 3° Civils et on recommence Marine ... Aviation ... Civils .. et ce pendant 1h30 que dure le film ... C'est insupportable.
La lumière et la photographie ... HOYTE VAN HOYTEMA ... c'est lui le directeur de la photo ... Je me suis dit que ce type maîtrisait vraiment bien son art et puis finalement non ... au plan suivant, on se dit que c'est digne d'un film télé ... et puis si ... au plan suivant, à nouveau, bel angle, bel éclairage ... et puis non au plan suivant .... Bref ...
La musique : Hans Zimmer ... après avoir assuré la BO de "Baby Boss" et de "Kung Fu Panda 3" ... il a fait la BO de "Dunkerque" ... mdr (bon, ok ... il a fait d'autres BO mais quand même :)
Sinon, de façon plus objective, la répétition assourdissante de la même partition pendant une grande partie du film est insupportable aussi.
Les acteurs : Comment dire ... le jeu sonne faux, c'est pathétique. Je me suis surprise à sourire quand l'Amiral verse une larme en voyant les bateaux de pêcheurs arriver au secours des soldats sur la plage ... il y a plein d'autres exemples comme celui là ... comme celui de la "leçon" de pilotage donnée par le civil aux militaires à bord de son bateau (c'est normal ... il sait comment les allemands attaquent car son fils était pilote -mort au bout de 3 semaines de guerre apprend on) ... Bref ...
Il y a aussi la scene ridicule de quasi fin où l'avion qui n'a plus de carburant plane pendant tellement longtemps qu il a le temps de descendre un avion ennemi en une seule salve (cet avion allait bombarder la plage où les soldats etaient regroupés attendant de pouvoir embarquer pour l'Angleterre), et de planer encore tres loin ... de sortir le train d'atterrissage (coincé bien sûr sinon c'est pas drôle) manuellement (il pompe comme les Shadocks) et se poser tranquillement sur la plage avant de mettre le feu à son avion et être fait prisonnier par les allemands ...
Bon, pour résumer, j'ai trouvé ce film vraiment nul mais ça n'engage que moi
Jaffar66
Jaffar66

2 abonnés 26 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 23 juillet 2017
Un navet.
Respect de l' historique nul, bourré d'erreur de mise en scène, pas de scénario... on espère voir arriver wonderwoman pour rompre la monotonie mais même pas :(
norman06

425 abonnés 1 823 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 juillet 2017
On pouvait être surpris de voir le visionnaire Nolan réaliser cette commande, académique sur le papier. Mais il s'en sort admirablement, avec un souffle épique digne des plus grands. Voici un modèle de film de guerre. On regrettera juste le pompiérisme patriotiquement édifiant du final.
Frédéric M.
Frédéric M.

239 abonnés 2 154 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 juillet 2017
Magistral ! Nolan signe le meilleur film de guerre depuis ... le soldat Ryan ! Du scénario, à la mise en scène passant par le jeu des acteurs : rien à redire. On reste sans voix après un telle claque cinématographique.
Fanadri123
Fanadri123

33 abonnés 119 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 juillet 2017
« Dunkerque » retrace l’évacuation des troupes alliées lors de l’opération Dynamo, du 21 mai au 4 juin 1940. Près de 300 000 soldats vont ainsi échapper à l’armée allemande lors de ce sauvetage héroïque qualifié de « miracle » par Churchill.

Dans le film, les troupes anglaises sont clairement mises en avant tandis que les Français ont le droit à quelques scènes très brèves et à quelques citations succinctes pour présenter la situation. Il faut cependant rappeler que ce sont ces braves soldats français qui ont protégé Dunkerque afin d’assurer la réussite de l’évacuation, et ce fait est totalement occulté dans le film au profit de la ténacité britannique. Sans tomber dans le révisionnisme, la vision des évènements reste strictement focalisée sur l’action britannique. Si plus de 300 000 soldats ont été rapatriés en Grande-Bretagne, la Wehrmacht fera près de 35 000 prisonniers, dont la quasi-totalité sera des Français. Après cette petite piqûre de rappel, parlons du film.

Tout est réel dans « Dunkerque ». Du lieu de tournage aux scènes d’actions en passant par les figurants (près de 1 500) et les bateaux (navires de guerre et chaloupes), l’ensemble donne cet aspect authentique si cher au réalisateur. Il y a cependant un gros reproche à faire sur la reconstitution du Dunkerque des années 1940 (maisons et bâtiments modernes en arrière-plans, grues & hangars surdimensionnés et quelques autres détails pour les connaisseurs comme le Messerschmitt BF-109 qui est en réalité un modèle espagnol post-deuxième guerre, mais il a au moins le mérite d’être réel).

Les scènes d’aviation sont d’ailleurs anthologiques, tout ceci est filmé avec une telle virtuosité que l’immersion en devient totale. Le vol final sur la plage de Dunkerque du Spitfire est magnifique.

Pour son dixième film, Christopher Nolan plonge dans le film historique. Il réalise un survival intense apportant ainsi une autre vision du film de guerre. Il accorde un soin indéniable à ses images, techniquement c’est un excellent travail. Comme ses précédents films (Inception et Interstellar notamment), il joue avec la temporalité.
Le film se déroule sous trois angles narratifs ; les événements sur la jetée s’étirent sur une semaine, la mer sur une journée et le ciel sur une heure. Les trois récits tissent un ensemble épuré jouant avec brio entre flash-back et flash-foward. L’idée est bonne mais le résultat n’atteint pas le climax de haute voltige que le film pouvait promettre. Cela peut-être dû au fait qu’on a l’impression qu’il ne se passe pas grand-chose. Tout est au service de l’action au détriment du développement des personnages qui n’ont pas le droit à une quelconque ébauche de leur passé, nous privant ainsi de la moindre empathie ou émotion quand à leur triste destin. Nolan privilégie l’aspect thriller plus que militaire. Il nous a habitués à mieux d’un point de vue intrigue et accélération du récit. Beaucoup de choses sont suggérées et le danger de l’ennemi n’est pas réellement palpable (quelques avions et coups de fusils).

Le casting, bien qu’excellent et juste, reste un peu dans l’attente (Mark Rylance, Tom Hardy, Kenneth Brannagh, Cillian Murphy et les jeunes Fionn Whitehead et Harry Styles). La narration chorale sur 1h47 fait que les personnages manquent de background pour que le spectateur ait le temps de s’attacher à eux. Un fait que le réalisateur ne souhaitait apparemment pas développer en préférant « s’intéresser à la simple survie de ses personnages » selon le magazine Première.

Le film comporte très peu de dialogues. La part belle est faite aux effets sonores et surtout à la musique de Hans Zimmer qui s’accorde parfaitement avec les images de Nolan. Il compose ici, pour leur sixième collaboration, une bande originale anxiogène. Constamment présente tout le long du film, elle fait parfaitement ressentir la tension et l’urgence de l’évacuation.

« Dunkerque » est un film de guerre peu classique et qui reste incomparable à tout ce qu’on a pu voir sur le thème (très différent d’Il Faut Sauver Le Soldat Ryan par exemple). Ainsi pour la mémoire, Christopher Nolan a ravivé une flamme, celle de la victoire dans la défaite dans un spectacle visuel immersif et expérimental.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse