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caro18
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4,0
Publiée le 20 juillet 2017
Christopher Nolan place sa caméra au coeur de l'action et livre un film impressionnant qui donne la chair de poule. Le sacrifice français est néanmoins zappé.
L'horreur sombre et sourde de la guerre dans toute sa splendeur cinématographique. "Dunkerque" est comme un incroyable plan-séquence de deux heures avec une bande-son qui ne serait qu'une longue et lancinante note grave et profonde. Probablement le bruit que ferait le monde si l'enfer essayait de le dévisser doucement jusqu'à le faire imploser. La maîtrise de la mise en scène est aussi juste que le choix du réalisateur d'avoir voulu tourner à Dunkerque et nulle part ailleurs. Un choix qui semble logique mais avec n'importe quel autre réalisateur Dunkerque aurait probablement été tourné sur une plage qui n'aurait eu aucun souvenir des âmes qui s'y sont ensablées. Un film qui vous prend à la gorge et à l'humanité, vous serre et ne vous lâche plus jusqu'à la fin. Je vais oser une comparaison ressentie dès les premières images du film par mon cœur de cinéphile sensible à l'écriture et aux détails et choix de mise en scène qui font les plus belles empreintes de cinéma, il y a du Kubrick chez Christopher Nolan.
Dunkerque. Un film un peu déroutant par certain de ces choix. Un film où, pour en écrire une critique, il faut se demander si il convient de mettre "trés bien" ou "trés nul". Premier choix déroutant, celui de ne pas vouloir reconstituer, ni être fidèle avec l'histoire. Dunkerque est intacte et aucun décor ne correspond à ce qu'était la ville en mai-juin 1940. Les maisons ont leur volets en PVC, les boîtiers EDF sont visibles, les pavillons des années 70 et les objets des années 60 entourent les personnages, bancs et lampadaires des années 80, c'est bien dans le Dunkerque d'aujourd'hui que cela se passe ! Christopher Nolan, ne s'embarrasse pas non de la véracité historique, quelques figurants alignés suffisent à remplir un bateau, alors que les archives nous montrent des embarcation tellement chargées qu'elles sont prêtes à chavirer. L'opération Dynamo n'est pas traité chronologiquement, ni historiquement, Deuxième choix déroutant, la musique, Zimmer se fait plaisir, il tente un truc et il faut bien l'avouer, c'est assez désagréables, trop forte, trop présente, d'une qualité médiocre, là encore le décalage est déroutant. Troisième choix, la narration, pas de récit linéaire, pas de blalbla inutile, ni de romance idiote, et fort heureusement pas de psychologie ou de micro-histoire venant parasiter la grande Histoire. Nous suivons des personnages, à terre, sur l'eau, dans les airs et l'affaire se déroule. De ces trois choix déroutants, le premier l'est au début, mais participe complètement à l'étrangeté de l'ambiance et apporte un certain charme au film. Le troisième est clairement le point fort du film. Le deuxième est le plus critiquable, vraiment la musique est gênante, presque grotesque. Pourtant, le film fonctionne merveilleusement. Christopher Nolan nous offre des images magnifiques, des plans larges superbes, des scènes grandioses magnifiquement filmées, et des innovations de mises en scène comme dans Inception ! Au final, a part la musique qui reste le choix le plus scabreux, ce film à le mérite de dérouter, ne laisse pas sans réaction et ne passe inaperçu. On en prend, malgré tout, plein la tronche !
Est-ce que ce film est une blague ? Est-ce un hoax ? Est-ce que Nolan essaie de tester son public et ses critiques comme Banksy l'a fait à travers Thierry Guetta ? (et les critiques marchent...
Après un Memento et un Prestige qui figurent dans mon Top50 (même Top10 pour Memento), je regarde depuis ces dernières années l'intégrité artistique de ce grand réalisateur chuter et se désagréger lentement comme un des avions de son film touché par l'ennemi. Je ne crache pas sur des blockbusters comme Inception ou Interstellar, même la série des Batman (quoique je ne sois pas du tout fan du genre) a au moins son point de vue à défendre ; enfin on n'était déjà plus sur le même niveau. Et si je comprends les impératifs marketings, ça m'a toujours un peu gêné qu'on mette les seconds en avant avec tant d'insistance et qu'on oublie les premiers avec tant d'obstination. Dunkerque, lui, descend encore en qualité. Dunkerque atteint des sous-sols de médiocrité. Au mieux, Dunkerque est vide. Je ne reviens pas sur les anachronismes dérangeants et les bévues honteuses que d'autres soulèvent dans leur commentaire, ni sur la bande son en boucle, qui à mon avis a quand même le mérite de rendre compte du rythme du film dans son ensemble (qui, donc, tourne en boucle, lui aussi). J'ai cru à un moment que je pourrai à la limite lui reconnaitre son traitement décalé de l'héroïsme, usuellement si prisé des américains dans les films de guerre (encore qu'il n'aurait pas été le premier à aborder le sujet sous cet angle et que d'autres avant lui ont déjà fait des chefs d'œuvres avec de ces visions à contre courant), mais même pas, au contraire : bien vite, ça dégouline, comme n'importe quel navets du genre.
En bref, ne vous faites pas avoir. Si ça avait été le premier film de Nolan, ça aurait sans doute été le dernier.
Haletant, captivant, angoissant...Les mots ne suffisent pas pour décrire ce film qui m'a tenu en haleine pendant toute sa durée. Christopher Nolan réussit à nous retranscrire, avec un réalisme confondant, l'évacuation vertigineuse des troupes britanniques à Dunkerque en mai-juin 1940 alors que la menace allemande se fait de plus en plus importante. La bonne utilisation des effets spéciaux, la qualité des décors et le nombre de figurants sont autant de bons points mais le film doit aussi compter sur un casting efficace composé de jeunes acteurs prometteurs. Je vous conseille ardemment " Dunkerque ". Il serait dommage de louper un film pareil...
Une immense réussite de mise en scène, musique et photographie. Christopher Nolan prouve encore une fois qu'il est l'un des réalisateurs de films commerciaux les plus impressionnants du 21e siècle. Il manquerait juste un scénario qui aurait fait une meilleure part à l'émotion mais quoiqu'il arrive on reste en asphyxie pendant 2h intenses.
Tout d'un grand film. Les images, l'histoire (forcément forte) montrée et racontée par une succession de touches précises et justes, émotions (sans excès) diverses. a ne pas manquer.
Quelle joie de retrouver Christopher Nolan dans les salles obscures. Peu importe le sujet traité, peu importe le budget, les acteurs, la couleur du ciel, ou l'humeur de la secrétaire. Ce type a le petit plus qui le distingue de tous ses confrères. Avec Dunkerque, c'est encore le grand frisson cinématographique, même si le film ne renouvelle pas le genre. J'ai consommé en tant que spectateur, et pris beaucoup de plaisir devant ce film. Et oui, c'est comme ça de nos jours. Autre temps, autre mœurs. Mais ne nous y trompons pas, la survie, est nôtre quotidien à tous......
Très décevant. Pour faire un film pareil, il aurait mieux fallu prendre un réalisateur comme Roland Emmerich, spécialiste des films-catastrophes grand public, plutôt qu’un Christopher Nolan. Pourquoi ? Parce que je ne me serais pas déplacé ou alors avec d’autres attentes. Parce qu’il n’y a aucune histoire, même pas la grande histoire. Pas de psychologie, des personnages transparents qu’on a du mal à reconnaître, ou alors des stéréotypes dignes du « jour d’après » ou de « l’aventure du Poséidon ». (Le sourire de l’amiral, Le vieux marin). La spécialité de Nolan (Interstellar, Inception), c’est de jouer avec le temps. Pas celui qu’il fait, mais celui qui passe. Il a bien essayé de nous faire croire avec son heure, son jour, sa semaine qu’il allait nous emmener loin. Détrompez-vous, cette fois, c’est bien de météo qu’il s’agit. Il a réussi une multitude de faux raccords avec des ciels tantôt bleus, tantôt gris puis à nouveau bleus avec des nuages puis de la bruine et tout cela sur 4 plans dans la même minute. Les frères Lumière tournait déjà mieux ! Ajoutez un Dunkerque contemporain avec des bâtiments construits après guerre et un éclairage public de l’an 2000 et vous commencez à chercher le perchman. Il a essayé de cacher tout ça en filmant la mer, qui est parfois à marée haute puis dans le plan suivant à marée basse, puis déchaînée, puis calme… (Sauvez-moi !) En plus, il a pompé son premier plan sur celui de Week-end à Zuydscoote d’Henri Verneuil. C’était une belle référence à du vrai cinéma, mais ça s’est arrêté là, après 2 minutes, tout était dit. Dommage. Il ne reste qu’une plante à racine pivotante de la famille des crucifères, un navet quoi.
Sur un sujet véridique et terriblement dramatique, le réalisateur nous livre un très beau film, un grand spectacle. Certaines images, certaines scènes sont saisissantes. On se met bien à la place de tous ces malheureux soldats.
Chaque nouveau film de Christopher Nolan est un évènement pour moi. Le réalisateur a su prouver par le passé qu’il était un des meilleurs réalisateurs de sa génération en nous livrant de très grands films, des chef-d’œuvres même. Aujourd’hui, il s’attaque à un genre qu’il n’avait jamais traité auparavant : le film de guerre. Et c’est une nouvelle fois une réussite totale. Dunkerque est un film incroyable, fort, intense, prenant, émouvant et d’une virtuosité saisissante. En nous replongeant dans le sauvetage des troupes anglaises à Dunkerque durant la Seconde Guerre mondiale, Nolan nous prend aux tripes dès la première minute et ne nous lâche plus jusqu’à la dernière. Le film se déroule sur 3 temporalités différentes, on suit les évènements depuis le sol, la mer et les airs, ces dernières finiront par s’entrecroiser. Le tout se marie extrêmement bien et la réalisation de Nolan est à tomber. Ses plans aériens sont juste dingues et il instaure une tension vraiment anxiogène tout le long du film. Le tout bien aidé par la b.o de Hans Zimmer qui nous livre sa composition la plus lourde et la plus pesante. Les acteurs sont tous excellents (les novices comme les confirmés), la reconstitution du Dunkerque des années 40 est superbe, tout comme les costumes, et les scènes d’action sont d’un réalisme saisissant. Avec Dunkerque, Christopher Nolan livre un véritable chef-d’œuvre doublé d’un appel à l’héroïsme collectif. Tout simplement un des meilleurs films de l’année.
Nolan, le virtuose est de retour. Il filme la Seconde Guerre mondiale dans un véritable spectacle de guerre sombre et fort. Un film sur la survie incroyablement palpitant, doté d'une tension inouïe, de superbes images, des scènes d'actions aériennes immersives et un suspense efficace à une histoire dont on connait la fin. Cette nouvelle version et plus puissante et plus intense que la version de 1958. Et Christopher Nolan, réussit a imposer sa vision et nous fait vivre cette expérience de la guerre à travers des scènes insoutenables et fortes en émotions. On a vraiment la sensation d’être au côté, voir même dans la peau de ces soldats sur la plage. On ressent la guerre comme jamais dans " Dunkerque ". Du grand Christopher Nolan, par sa mise en scène rythmé, par l'utilisation intelligente du son et de l'espace, du montage et qui déploie une stupéfiante virtuosité technique. Un film de guerre réaliste et authentique. Un grand moment de cinéma.
A travers un triptyque d'une intelligence remarquable, Christopher Nolan nous plonge au coeur de L'Opération Dynamo, les différents points de vues (soldats, marins et pilotes) sont percutants et témoigne de l'enjeu considérable de cette bataille. La composition de HANS ZIMMER est pertinente étant donné que les armées Française et Britannique affrontent les Allemands mais luttent également contre le temps ! L'évacuation sur les navires étant considérable (338 226 combattants seront finalement évacués), La résistance est la mission principale des troupes, Dunkerque est donc rythmé avec une effroyable intensité ! D'autant que les fracas de bombes et les vols de Spitfire dans le ciel sont frissonnant. Dunkerque n'est pas un simple film, c'est une prodigieuse expérience cinématographique !
Une claque visuelle, une leçon d'Histoire au niveau humain, une douche froide et un coup de poing au cœur, voilà le cocktail détonnant que réserve Dunkerque. Une ouverture crue et dure, qui donne le ton pour l'ensemble du film, et qui surprendra de nombreux spectateurs par sa forme : ici, on ne suit pas un homme, figure du héros tout-puissant et patriotique, mais on observe la débâcle de plusieurs centaines de soldats boueux et seulement enclins à la survie, dont quelques soldats reviennent plus souvent que d'autres pour que les spectateurs s'identifient tout de même à ces "gueules". Et quelles " gueules "... Ici, pas de star hollywoodienne engagée pour un physique charmeur, mais des acteurs de talent dont le visage peu connu pourrait être celui de n'importe qui. Ou comment pousser le réalisme à son apogée, avec ces jeunes soldats arrachés à leur adolescence et en quête de foyer familial. On remarque tout de même Mark Rylance, le vieillard qui se refuse à la sénilité et qui nous fend le cœur avec l'histoire de son fils (sans en dévoiler plus), et les fans des One Direction auront reconnu un de ses membres qui surprend positivement sur grand écran. Les péripéties absolument horribles et inhumaines de ces jeunes soldats sont filmées avec brio (les angles de vue des avions de chasse tournoyants, l'eau qui infiltre le bateau de biais, la course tremblotante de la caméra qui suit les soldats en imitant leurs pas...), et la musique est prenante au possible (ce " tic-tac " infernal du temps qu'il leur reste à vivre est cruel mais réaliste, et on croit même l'entendre alors qu'il s'est arrêté...). Un final qui est touchant à souhaits, et qui arrache des larmes de réconfort aux cœurs tendres... On ressort le souffle coupé et le cœur au bord des lèvres de ce rembarquement catastrophique de Dunkerque, qui reste en mémoire comme un hommage cru et dur à ces soldats courageux. Une prise de conscience glaçante.
Christopher Nolan revient en force avec "Dunkerque", un film de guerre spectaculaire et profondément prenant. Entouré d'une palette d'acteurs convaincante et de la plupart de ses collaborateurs réguliers (à savoir sa femme Emma Thomas à la production, Hans Zimmer à la baguette, Lee Smith au montage, Nathan Crowley aux décors et lui-même au scénario (son frère n'est pas de la partie)) le cinéaste britannique fait revivre l'opération Dynamo avec envergure et humanité. La mise en scène est très solide mais le plus intéressant reste sans doute la construction du scénario, qui permet, en découpant dans un ordre non chronologique les différentes trajectoires des nombreux héros, de montrer la corrélation entre les combats aérien, naval et terrestre et de décortiquer les étapes d'une bataille de grande ampleur à l'issue décisive, tant stratégiquement qu'humainement. Et cette issue potentiellement dramatique, Nolan la décrit bien en envisageant sans détours l'impact humain et militaire de la bataille de Dunkerque, même si, plus ou moins volontairement, il oublie des détails et présente quelques anachronismes. Son film n'en est pas moins un exemple de film de guerre-choral-à suspense. Du cinéma à l'état pur, hollywoodien, mais très british, doublé d'un bel hommage aux pilotes de la RAF, et plus largement au courage des soldats et civils alliés. Mémorable.