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timfun1211
56 abonnés
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4,5
Publiée le 12 mai 2021
Super thriller espagnole , les acteurs crèvent l'écran , course poursuite sans temps mort , le rythme est effréné, rebondissement à la moitié du film , la fin est génial . Scénario original rarement vu au cinéma . Coup de cœur espagnole trop méconnue , belle découverte , amateur de thriller et polar chaud , vous allez adorer.
RECHERCHE SERIAL KILLER ! ! ! Thriller poisseux, voire vénéneux qui permet à A. De La Torre & R. Àlamo de briller avec ce duo de flics nickel. Reste une fin improbable... Le scénario reste un peu toujours identique, même si ici le maniaque s'en prend aux vieilles dames plutôt qu'à des jeunes femmes stéréotypées, et d'ailleurs, je n'ai pas vraiment saisi pourquoi ? Reste Antonio de la Torre (Tarde para la ira) sur jeu un peu monocorde mais en bègue... Roberto �lamo s'en tirant aussi très bien. Quelques longueurs pour ce Policier-Suspens qui finit carrément avec du n'importe comment . . . Quelques séquences bien glauques pour sans doute pimenter le tout. Bref, plutôt loin de "LA ISLA M�NIMA" d'ALBERTO RODRIGUEZ.
Chef d'œuvre du polar espagnol autant que La Isla minima, ce film vous emportera dans une course folle afin d'attraper ce tueur. Des comédiens épatants de justesse.
Un film porté par un réalisateur émergent, Rodrigo Sorogoyen et par un acteur chevroné, Antonio de la Torre, qui s'inscrit dans cette nouvelle vague du polar espagnol, sans doute le résultat d'une société crispée par les crises politiques et économiques et par la mémoire du franquisme. Si "La Isla Minima" constitue un modèle du genre et pour son époque, "Que Dios nos perdone" est un thriller convaincant, bien que n'atteignant pas la virtuosité formelle de son prédécesseur. Sorogoyen parvient à créer et à maintenir une atmosphère suffocante et glauque, mais on peut déplorer quelques facilités scénaristiques qui viennent plomber l'intrigue et les riches idées du cinéaste. De plus, si le duo de policiers que tout oppose est une recette éprouvée, le personnage d'Antonio de la Torre est particulièrement chargé et génère plus d'incompréhension qu'il n'en gomme. De même, le contexte politique, vendu comme important dans le synopsis, n'est finalement qu'anecdotique. Un film à voir pour l'intrigue et l'ambiance.
Rodrigo Sorogoyen a cherché à faire un film policier original et de ce côté c'est réussi. Les personnages principaux sont les policiers et leurs états d'esprit sont bien dépeints. Trouver le meurtrier semble impossible. Que dios nos perdone est cependant un film violent et dérangeant.
J'avoue devenir accro aux polars espagnol, quelque que soit le scénario, qui ont toujours un univers glauque avec souvent des flics désabusé, aux méthodes peut être pas toujours "très catholiques" mais efficaces ce qui est encore le cas ici.. Tout oppose les deux inspecteurs mais il forment vraiment une équipe et j'ai eu un doute quant au coupable. Par contre, je ne pense pas qu'il était inutile de montrer longuement les corps des victimes à la morgue, cela n'apportait rien en soi;
Polar espagnol avec un tandem de flics que tout sépare, des crimes en série, un tueur aux motivations très oedipiennes... On ne peut pas faire moins original, mais tout fonctionne franchement bien : scénario solidement charpenté, mise en scène efficace, interprétation bien accordée. Captivant à défaut d'être marquant.
« Que Dios nos perdone » apporte une nouvelle fois la preuve de la très bonne santé actuelle du cinéma Espagnol. Ce thriller psychologique superbement réalisé par Rodrigo Sorogoyen, un jeune cinéaste dont je n'avais pourtant jamais entendu parler auparavant, m'a littéralement scotché devant mon écran. L'intrigue peine pourtant à démarrer et les premières minutes m'ont paru assez déconcertantes, la mise en place des personnages étant vraiment inhabituelle... Mais dès que l'histoire de ce tueur en série démarre véritablement on ne peut que plonger avec délice dans l'ambiance sombre et vénéneuse de son parcours meurtrier. Les enquêteurs qui le traquent ne sont d'ailleurs pas en reste en terme de bizarrerie et de noirceur.... Tous plus ou moins « barrés » psychologiquement, leurs profils personnels tout comme leur méthodologie pour le moins étrange ne font qu'accentuer l'étrangeté et le sentiment de malaise qui se dégage de cette œuvre relativement inclassable. Pour autant, ce film original et profondément intelligent laisse une impression durable de plaisir déviant. En clair, c'est totalement glauque mais j'adore... Je ne saurais donc trop vous conseiller de le découvrir à votre tour, vous qui n'avez peur de rien !
Tout est ici très glauque y compris la photo. Si les personnages des deux flics aussi déboussolés que ceux qu'ils traquent ne sont pas inintéressants, ce film est construit comme toutes les histoires de serial killers à l'américaine. Seuls diffèrent les mobiles du psychopathe qui nous sont exposés selon la tradition à l'aide d'une psychologie de comptoir. De plus, ça traîne parfois un peu en longueur. Bref, on chercherait vainement un renouvellement du genre à part une surenchère d'images morbides.
J’avais bien aimé La Isla Minima, film policier de Alberto Rodriguez qui mettait en scène un duo de policiers aux personnalités antagonistes qui devaient élucider le mystère de la disparition de jeunes adolescentes, dans une région sauvage, au milieu des marécages , le delta du Guadalquivir …un monde clos, qui vivait de petits trafics et où l’après franquisme avait du mal à s’installer...Dans Que Dios Nos Perdone, Rodrigo Sorogoyen , s’inscrit moins dans un contexte politique et social, encore que la visite du Pape Benoit XVI au JMJ de Madrid et le mouvement des indignés en constitue l’arrière plan, mais sans toutefois n’affecter le récit autrement qu’à la marge, et délaissant leur dimension politique. …Sorogoyen reprend le principe du duo de policiers que tout oppose, l’inspecteur Vélarde, interprété par Antonio de la Torre, mixed de Dustin Hoffman et de Mister Bean, affecté d’un fort bégaiement mais capable d’intuitions lumineuses, et l’inspecteur Alfaro, costaud bodybuildé, hâbleur, arrogant et bagarreur…ils enquêtent sur un tueur et violeur de vieilles dames, enquête qu’il faut taire car il ne faut pas troubler la sérénité de la visite papale…un enquêteur profileur dresse le portrait du tueur, à grand renfort de psychanalyse…un homme jeune qui est resté très proche de sa mère, qui a souffert dans son enfance du caractère castrateur de sa mère…le décor est posé…Madrid étouffe dans la chaleur, les foules de pèlerins envahissent les rues, la sécurité est omni présente …La mise en scène est nerveuse, hyper réaliste, la pellicule un peu poisseuse, lumière jaunâtre, vieux appartements madrilènes capiteux et renfermés….et que dire du casting, outre le duo d’enquêteurs remarquables, où a-t-on trouvé ces vieilles dames, martyrisées, corps séniles montrés jusque dans leur autopsie avec un réalisme pas toujours ragoutant, souligné par une musique anxiogène à souhait…certains trouveront le film malsain, triste tableau de la médiocrité humaine…personnellement j’ai été pris par le rythme, en gardant une certaine distance avec l’image, j’y ai même vu un humour…très noir et macabre !!! En tout cas après Le Caire confidentiel…quel été pour le Polar !!!!
Une enquête troublante. Le rapport de force entre un flic aux méthodes artisanales, coup de poing et coup de sang facilement atteint, jouant le flic de l'extrême, légèrement caricaturé. Son comparse lui est l'antithèse de ce dernier. Introverti, comme martyrisé par la vie qu'il mène, va se retrouver dans le rôle du flic maladroit mais entêtant. Sous tissu religieux, il reflète une police décousue, désorganisée, en marge de ce que l'on a l'habitude de voir de cette profession. L'enquête s'entremêle des vies privées de chacun des deux flics. On est à mi-chemin entre le film social et le pur film de genre policier, bien propre. Le mélange fonctionne plutôt pas mal.
L’Espagnol Rodrigo Sorogoyen prouve que le cinéma européen peut faire aussi bien que les États-Unis dans la catégorie des thrillers poisseux où deux flics antagonistes doivent collaborer. Dans ce polar sombre et violent, des mamies madrilènes sont violées avant de mourir sous les coups d’un serial killer peu ragoûtant. La réalisation est nerveuse, efficace et même si le final est plus discutable, Que Dios nos perdone parvient à tenir un scénario bien construit et surprenant, qui se concentre intelligemment sur la psychologie des policiers – qui ont beaucoup de choses à régler dans leur propre vie – bien plus que sur la personnalité du tueur. Une réussite.
Bon polar. Espagnol de surcroît. Le film fait penser à du Fincher et correspond tout à fait au style policier du moment. Attention du coup au coup de vieux dans quelques années... Reste que c'est plaisant à mater même si ça ne révolutionne pas le genre.
Un polar glauque et noir à souhait qui signe une rénovation du cinéma espagnol. Tous les personnages sont justes, voire délirants dans leur bassesse et on ne peut jamais s'ennuyer. Une très grande réussite.
Remarquable polar ibérique, violent et désenchanté, Rodrigo Sorogoyen dresse le portrait d'une société en crise avec ses émeutes, ses paumés, ses flics et ses enquêteurs aux méthodes contestables. A la canicule madrilène qui amplifie le côté sordide de cette affaire de violeur et tueur en série de vieilles femmes, s'ajoute un climat anti-police qui se nourrit du portrait ambigu des deux personnages principaux. La caméra à l'épaule traduit étonnamment cette atmosphère glauque et suffocante. Les acteurs sont impressionnants de réalisme, les lieux filmés sont criants de vérité, s’opposant à ceux de l’Espagne touristique, la société y est dépeinte avec la turpitude sociale des temps présents, en lien ou en réaction avec l'effervescence de la venue du Pape. Un film noir, magnifiquement interprété par le formidable Antonio de la Torre, à ne pas rater !