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Peter Franckson
79 abonnés
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4,0
Publiée le 9 avril 2017
L’histoire se déroule en août 2011 à Madrid pendant les journées mondiales de la jeunesse et où s’est rendu le Pape Benoît XVI (événement historique superflu). Deux inspecteurs sont chargés d’enquêter sur des meurtres et viols en série touchant des femmes seules âgées : l’un, Velarde [excellent Antonio de la Torre, vu récemment dans « Tarde para la ira » (« La colère d’un homme patient ») (2016) de Raúl AREVALO], spoiler: bègue, vivant seul et écoutant du fado (Amalia Rodrigues) , l’autre, Alfaro (Roberto ALAMO), spoiler: impulsif, et souvent absent de son foyer . C’est un polar poisseux avec un sujet peu souvent exploré ; malgré la lumière de l’été, tout est noir, y compris les 2 flics, spoiler: l’un, refoulé sexuellement et l’autre, violent, y compris à l’égard de ses collègues (l’un d’eux a perdu la vision d’un œil, suite à une bagarre) ; Alfaro est d’ailleurs trop développé dans le film spoiler: (femme ayant un amant, mort de son chien) , ne faisant que rallonger le film (2h07 mn).
On peut voir dans "Que Dios Nos Perdone" le pendant ibérique de la saga scandinave "Les enquêtes du département V". Ils partagent en commun un tandem de policiers relativement semblables et des enquêtes dont la recherche du coupable importe moins que ce qu'il y a autour : psychologie des protagonistes et la mise en place d'une ambiance sombre et tendue. Si dans ces domaines le film espagnol n'atteint pas le niveau des "Enquêtes du département V", le résultat est plus qu'honorable et nous change des thrillers américains. Dans "Que Diois Nos Perdone", le rythme y est plus lent et l'histoire est davantage centrée sur les personnalités des inspecteurs plutôt que sur la traque du tueur en série. Dans un genre similaire et en restant en Espagne, on pense au bon "La Isla Minima" dont on retrouve les mêmes acteurs principaux.
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3,5
Publiée le 28 février 2017
Les inspecteurs Velarde et Alfaro enquêtent sur une série de meurtres de vieilles dames qui ont été violées avant d'être violemment assassinées. Une histoire bien sordide, mais un film qui ne l'est pas puisque c'est très peu violent et le réalisateur ne tombe pas dans le voyeurisme malsain même si certains plans sont de trop. Dans son film, Rodrigo Sorogoyen met l'accent sur la psychologie du tueur que les deux policiers essaient de trouver en rassemblant les éléments, mais aussi la personnalité de ces deux hommes que tout oppose et que l'on apprend à connaitre à travers de courtes scènes sur leur vie privée. La canicule de 2011, la visite du Pape ou encore le contexte social difficile servent parfaitement de cadre, mais aussi d'éléments à part entière puisque cela influe parfois dans le déroulement de l'enquête. La construction de l'intrigue est classique, mais le fait de changer souvent de point de vue apporte ce petit truc en plus qui permet d'avoir une histoire complète à tous les niveaux. Ce thriller policier ne révolutionne pas le genre, mais c'est un très bon film qui tient en haleine du début à la fin grâce à une histoire parfaitement menée et un rythme soutenu à défaut d'être trop rapide.
Un polar glauque et noir à souhait qui signe une rénovation du cinéma espagnol. Tous les personnages sont justes, voire délirants dans leur bassesse et on ne peut jamais s'ennuyer. Une très grande réussite.