Le Retour de Mary Poppins
Note moyenne
3,1
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472 critiques spectateurs

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axelle J.
axelle J.

129 abonnés 501 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 décembre 2018
Tout est réussi dans ce nouveau volet de Mary Poppins : le scénario, les décors et costumes, les effets spéciaux, les chansons, les personnages, tout.
Je me suis bien régalée.
Et surtout, en ces temps extrêmement troublés, sombres, dramatiques et anxiogènes, de voir un film comme celui-là, ça fait vraiment un bien fou.
C'est une vraie bulle de bonheur, colorée, acidulée, tendre, joyeuse, humaine.
Ne surtout pas écouter les critiques grincheuses.
Naughty Doc

1 044 abonnés 534 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 décembre 2018
Lorsque Rob Marshall, réalisateur capable du très bon comme du pas terrible décide d'orchestrer un retour de Mary Poppins, cela donne forcément un des films de l'année qui intrigue : eh bien je dois dire que j'ai été conquis

Mary Poppins 1er du nom c'est quand même un monument de mon enfance, qui plus de 50 ans plus tard a extrêmement peu vieilli et transpire encore du charme d'antan.

Faire une suite n'est pas aisé dans le sens où succéder à Julie Andrews relève de l'impossible tant elle a su marquer des générations par son charme, son humilité et sa douce autorité. Bref Mary Poppins est un personnage culte d'un film culte.

S'inspirant de la suite des romans originaux de Pamela Travers, "Mary Poppins Returns" prend place 20 ans après, en pleine période de Dépression où l'on retrouve Mickaël et Jeanne Banks ayant bien grandi, cette dernière aidant son frère désormais veuf, père de 3 enfants, et en proie à de terribles dettes. Bien évidemment, la célèbre nounou "à peu de choses près parfaite"va revenir mettre son grain de sel.

Emily Blunt réussit le pari impossible de succéder à Julie Andrews, sans jamais singer ses expressions, tout en conservant le charme et la caractérisation que l'on connait.

Pleine de grâce et de professionnalisme, elle éblouit durant tout le film de son regard malicieux et sa prestance : tout simplement une grande performance tant dans les scènes d'humour, de drama ou bien de chant (superbe voix).

Lin-Manuel Miranda (le génial acteur-chanteur-rappeur d'Hamilton qui ouvre ici le film) joue ici un falotier facétieux, reprenant grandement la fonction détenue par Dick Van Dyke à l'époque (qui fait même un cameo dans le film à 93 ans!), apportant ses talents de performer et son énergie contagieuse jusqu'à la fin. Bref un régal à chacune de ses apparitions.

Le reste du casting, que ce soit Ben Wishaw (apportant une sensibilité étonnante ainsi qu'un caractère mélancholique à certains passages vraiment bienvenus),Emily Mortimer, Meryl Streep (dans un rôle loufoque où elle se fait plaisir et nous aussi), Colin Firth en méchant ou bien les 3 jeunes Banks, c'est un sans faute.

Si le film reprend grossièrement une structure similaire (pouvoirs de Mary dévoilés aux enfants, passage dans un monde en 2D, scène du sommeil ou encore numéro impliquant des falotiers/ramoneurs), cette suite arrive à se démarquer par un rythme mieux tenu, son émotion et bien sûr un aspect visuel impeccable.

C'est simple, dès l'ouverture du film jusqu'à sa conclusion, c'est un vrai régal pour les yeux, avec une réalisation efficace et surtout Dion Beebe (un de mes directeurs de la photographie favoris) qui offrent un panel de plans chatoyants de toute beauté, que ce soit une ruelle dans la brume ou sur les toits de Big Ben : on a là un des films les plus beaux de l'année indéniablement.

Mention spéciale aux divers effets spéciaux du film (l'original ayant eu l'Oscar après tout), extrêmement aboutis tant pour le pays de la porcelaine et ses séquences à la Roger Rabbit, ou lors d'une virée dans un monde aquatique fantaisiste.

Là encore, difficile de passer après les Sherman et leur bande-originale culte, pourtant Marc Shaiman s'en sort avec les honneurs devant le caractère intemporel et orchestral des diverses partitions, jusqu'aux divers numéros chantés (et il y en a !) accrocheurs et plaisants, ne reprenant absolument aucun son de l'original.

La reconstitution d'époque est excellente grâce aux décors de John Myrhe et aux costumes de Sandy Powell (habituée de Scorsese

En conclusion,"Mary Poppins Returns" est la digne suite qu'on était en droit d'obtenir, un film authentique et qui renoue avec une magie, une douceur, une chaleur sur l'enfance, l'insouciance et le pouvoir de l'émerveillement en nous mettant du baume au coeur.

Oui, c'est très bon !
Béatrice L
Béatrice L

109 abonnés 169 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 23 décembre 2018
Ce film est un ratage complet et d'un ennui mortel. Pâle copie de l'original avec beaucoup d'allusions au premier sans la magie cette fois. Malgré les moyens, l'intrigue est juste un prétexte très nul, les personnages pas intéressants et les chansons pas réussies. Bref, à éviter !
Andre S.
Andre S.

16 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 janvier 2019
Toujours aussi magique et féérique, cette comedie musicale nous transporte à nouveau. Difficile d'égaler Julie Andrews et pourtant, le pari est réussi !
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 24 décembre 2018
Ce film nous transporte dans dans monde plein de féerie et de douceur . Les costumes sont magnifiques . Très bon film à voir en cette période de noël.
Tony D.
Tony D.

16 abonnés 66 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 décembre 2018
Cette suite est dans la ligné du premier. Le style de musique est exactement le même (gros coup de cœur pour la dernière chanson : La Magie des ballons). J'y ai retrouvé la même ambiance, quel plaisir de retrouvé ce Londres du début du XXe siècle. J'y est retrouvé une nounou stricte, mais tendre.
Cette suite ne plaira pas a tout le monde car il est peu être trop fidèle au premier film, trop musical, trop niais et trop optimiste pour y croire.
patosud26
patosud26

119 abonnés 240 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 janvier 2019
Le retour de Mary Poppins est parfaitement réussi. La magie opére dès les premières images et elle embarque tout le monde dans son univers magique et poétique. C'est drôle, c'est émouvant et ça nous ramène irresistiblement vers notre enfance. Pas facile de passer après Julie Andrews et de rentrer dans la peau d'un personnage aussi légendaire, mais Emily Blunt relève le défit brillamment. Je pense qu'on aurait pas pu mieux faire.
Adrien
Adrien

106 abonnés 468 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 janvier 2019
54 ans après, Mary Poppins est de retour. Clairement, le film que j'attendais le plus de 2018. Résultat : ils ont bien fait de faire une suite à Mary Poppins. Chaque acteurs est excellents, les décors sont magnifiques, les chansons sont sublime, le scénario est excellent et la musique est superbe. Emily Blunt arrive vraiment à prendre la relève de Julie Andrew et est époustouflante dans le rôle de Mary Poppins. J'ai beaucoup aimé l'interprétation de Lin-Manuel Miranda ainsi que celles de Ben Whishaw et Emily Mortimer. La meilleure comédie musicale de 2018 !!! Franchement, félicitation au réalisateur et aux divers acteurs. Bref, un chef d'oeuvre, des chansons sublimes, des plans magnifiques. Pour moi, tout est parfait dans ce film. Il a même surpassé mes attentes. J'étais scotché à l'écran pendant les 2h10 du film. Aucune longueur, aucun temps mort. Faire une suite de cette qualité 54 ans après l'original, c'est magique. Un film plein de magie, de chanson et beaucoup d'émotions. Foncez le voir !!!
LeMagduCiné
LeMagduCiné

71 abonnés 626 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 janvier 2019
Suite (pas vraiment) attendue du classique Disney de 1963, Le Retour de Mary Poppins surprend par une vraie générosité dans ses moments de magie, mais surtout dans un sous-texte qui semble avoir totalement échappé aux actionnaires de la firme aux grandes oreilles, pour notre plus grand plaisir.
L'AlsacienParisien

687 abonnés 1 432 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 décembre 2018
Après "Chicago", "Nine" et "Into the Woods", Rob Marshall relève un défi conséquent en adaptant la suite des aventures du célèbre personnage Disney de notre enfance. Comment ce monument de la culture enfantine peut-il avoir droit à une suite plus de 50 après son volet originel ? Et surtout, sa morale résonne-t-elle encore de la même façon à notre oreille ? Alors, désuet ou novateur ?
A Londres, durant la Grande Dépression des années 30 (soit à peu près 20 ans après l'histoire qu'on connait), Michael Banks travaille dans la banque où travaillait son père jadis et vit toujours dans sa maison d'enfance dans l'allée des Cerisiers. Epaulé par sa soeur Jane et endetté, il tente de faire face au décès prématuré de sa femme qui l'a laissé seul avec trois enfants. C'est alors qu'apparait magiquement Mary Poppins, munie de son parapluie parlant et de son sac enchanteur. Joie, optimisme et émerveillement seront ses principaux objectifs. Mais toujours avec tact, bien entendu !
On ne peut pas le nier, il y a quelque chose de magique lorsqu'on voit Mary Poppins descendre du ciel avec son parapluie-perroquet en main. L'enfant qui sommeille en nous est stimulé au point de se laisser embarquer dans cette nouvelle aventure adaptée d'autres recueils de P.L.Travers : on retrouve donc Michael et Jane adultes, préoccupés, endettés, loin de leur enfance égayée. Le début, instaurant le cadre spatio-temporel de la Grande Dépression est sérieux, presque long et grave si bien que la venue de la mythique nounou se fait désirer. Une fois débarquée, les frontières de l'imagination sont alors ouvertes, en faisant abstraction du passé et du futur, pour se soucier de ce qui doit être résolu, là, au présent ; à savoir insuffler un soupçon d'espoir et de folie dans un monde qui en manque cruellement.
En soit, Rob Marshall reprend les ingrédients du classique pour tisser une suite quasi-identique, narrativement parlant. Certes, les années ont passé mais Mary Poppins reste identique, à la fois tenue et élégante, bienveillante et pleine de ressources ! Emily Blunt la campe à merveille, au point d'en oublier les origines initiées par Julie Andrews en 1964. Ici aussi, les adultes ouvrent les yeux grâce aux enfants, une nouvelle chansonnette résonne toute les cinq minutes et la magie de Mary Poppins nous plonge dans des univers parallèles colorés et joyeux. Bon, j'ai trouvé les chansons (en tout cas en français) bien moins entêtantes que dans l'original et j'ai été déçu du manque de prise de risque... En effet, chaque chanson est la copie conforme d'une de celle que l'on connait, sauf qu'on change certains détails : les ramoneurs deviennent des allumeurs de réverbères, Bert devient Jack, l'oncle Albert est remplacé par la cousine Topsy et au lieu de plonger dans un dessin à la craie, c'est dans le vase de famille que Mary Poppins transporte les enfants ! Certes, il y a quelques nouvelles notes qui ne manquent pas de nous enchanter et on ne peut pas dire que la réalisation manque de créativité et de maitrise.
Là où ce retour fait du bien, c'est dans la nostalgie qu'il procure. Cette suite est porteuse de réminiscences, de souvenirs, de clins d'oeil. Le caméo de Dick Van Dyke, plus en forme que jamais, les décors identiques au premier ainsi que ce retour à la simplicité avec les dessins animés 2D provoquent en nous un enthousiasme enfantin non-négligeable. Il aurait été préférable, cependant, d'adapter jusqu'au bout le propos à notre temps en transformant cette vieille morale capitaliste finale. Il y a donc une certaine émotion, plus proche de l'excitation, lorsque Mary Poppins monte l'escalier en glissant sur la rambarde, mais aussi une légère déception quand on s'aperçoit que le film se contente de rapiécer du vieux avec du neuf.
Ufuk K

620 abonnés 1 740 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 décembre 2018
" le retour de Mary poppins " assez chahuté par la presse et le public fut un moment d'émerveillement pour moi. En effet durant 2h je fus enchanté par ce film avec une Emily Blunt au top dans le rôle principal avec des effets spéciaux superbes et une bande originale entraînante pour ses fetes de fin d'année qui raviront petit comme grand.
Fanny Fouchonneret
Fanny Fouchonneret

31 abonnés 2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 janvier 2019
Une touche de magie, une touche de folie, pour qui veut oublier ses problèmes et « hop » 
« Gand est celui qui n’a pas perdu son cœur d’enfant «  meng tseu
Joël b.
Joël b.

13 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 janvier 2019
Super
MA fille a adoré et ,pus aussi
On retrouve parfaitement l'univers du premier Mary Poppins
Vivement le DVD
L'Info Tout Court

465 abonnés 1 025 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 décembre 2018
Une chose demeure : l’émerveillement provoqué. Le long-métrage dégage une douceur, une légèreté qui met du baume au cœur. Il y a de la couleur, de la magie, de l’humour, et ce petit côté kitsch des effets-spéciaux propre à l’imagination enfantine. On se laisse prendre au jeu malgré les quelques longueurs et on savoure avec ce qu’il faut de nostalgie ce plaisir oublié remis au goût du jour.
Walter Mouse
Walter Mouse

548 abonnés 425 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 décembre 2018
En cette fin d'année 2018, Disney brûlent leur dernière cartouche en réveillant un mythe dont personne n'aurait jamais crû/demandé le retour. En ne comptant pas le biopic Dans l'Ombre de Mary, ce film béni a longtemps été épargné des plus viles exploitations (seuls DisneyToon Studios en dériveront un court-métrage, une dédicace hors-continuité avec The Cat That Looked At A King) mais dans une période où le studio aux grandes oreilles ne se soucie plus de violer ce qui est inviolable, la célébrissime nounou rejoint ses camarades crayonnés et une suite est commandée. Du moins, dans les faits. Car cela est attendu, c'est un bluff, la nouvelle tendance à Hollywood de faire des suites trouillardes à des références du cinéma agace le public à une vitesse prodigieuse. Star Wars, Halloween, The Thing, aucun n'est épargné et avec à chaque fois la même erreur, confondre codes et clins d’œil. Et autant dire que Disney sont des maîtres en la matière avec leur catalogue complet qui passe actuellement au bois de justice. Mary Poppins est-elle assez résistante pour empêcher l'humiliation? Les premières minutes vont faire durer le doute. À nouvelle ère, nouvelles méthodes de tournage. Rob Marshall filme en extérieur, livre quelques panoramas de la capitale anglaise, déplace sa caméra un peu partout dans la ville et sait qu'il va provoquer la surprise en revisitant deux décors, il nous fait entrer dans le parc pour la première fois, nous fait découvrir un gardien ferme, une mystérieuse vendeuse de ballons, une drôle de voisine accrochée à son toutou, c'est tout une partie inconnue de l'univers de Mary Poppins qui se dévoile avant la fin du voyage à l'Allée des Cerisiers où les bâtiments ne sont plus contemplés via les mêmes angles, une détonnation qui se confirme avec l'envol du cerf-volant. La mise en scène, bien que classique, est modernisée et semble promettre ce mélange de nostalgie et de rajeunissement. Comme on s'y attend, Le Retour de Mary Poppins va calquer sa structure, scénaristique comme musicale, sur le premier film pendant 2h15. Beaucoup des anciennes chansons auront leur équivalent version 2018, A Spoonful of Sugar devient Can You Imagine That?, Stay Awake et Feed The Birds fusionnent en The Place Where Lost Thing Go, Step In Time devient Trip A Little Light Fantastic etc... De même pour les personnages ou les péripéties. La danse des ramoneurs devient la danse des falotiers, l'Oncle Albert devient la cousine Topsy, l'entrée dans le dessin devient la plongée dans le bol de porcelaine etc... De quoi grincer des dents face à un nouveau remake caché. Et pourtant l'étincelle se produit. Dès que la gouvernante remet les pieds dans la maison des Banks et laisse son emprunte un peu partout (un regard vers le miroir, monter par la rampe d'escalier), Rob Marshall rassure en montrant qu'il ne compte pas nous émerveiller avec les mêmes fantasmagories, il va tantôt les utiliser comme des rappels comiques en banalisant ces tours de magie (la séquence du bain ne va pas appuyer le fait que Mary Poppins sort tout un bric-à-brac de son sac, la vieille Ellen n'a aucune réaction en la revoyant monter à l'étage), tantôt modifier leur signification dans l'histoire (les coups de canon de l'Amiral Boom) et surtout s'en servir pour créer de nouvelles émotions. spoiler: Il y aura entre autres cette belle scène où Jane et Michael sont sur le départ. C'est un fait exceptionnel, l'Amiral Boom descend sur le plancher des vaches, il nous est enfin accessible et se joint au voisinage pour encourager les deux adultes. Symboliquement, le geste est déjà fort mais le plus poignant reste de voir la maison totalement vide alors que nous nous nous étions habitués à son mobilier, sa décoration et ses bibelots quand l'horloge sonnait 6 heures du soir. C'est son âme qui se perd, la marque des parents qui s'en va. Les 15 minutes en animation traditionnelle étaient inquiétantes au premier abord car démontraient l'impossibilité de se séparer de l'héritage de Mary Poppins mais là encore, la séquence varie les ambiances, propose un spectacle music-hall extasiant, joue avec les formes du vase et s'achève sur un cauchemar, voilà quelque chose de neuf bricolé avec du vieux. Dès que la copie pointe le bout de son nez, Rob Marshall réussit à ajouter de l'inédit (les allumeurs de réverbères ont droit à une deuxième grosse apparition, la nurse s'immisce davantage dans les affaires des Banks, elle cache moins ses intentions puisque la famille la connaît cette fois-ci). Un autre bon exemple sera l'apparition de Dick Van Dyke en Mr. Dawes Jr., entièrement pensée pour l'applaudimètre. Si l'on est tenté de crier au Deux-ex machina (et on aura raison), l'idée de ressortir ce personnage tertiaire, témoin des miracles de la nounou, pour faire le lien avec le premier film est un élément de résolution génial, et confier le rôle à Van Dyke l'est tout autant. La présence d'Angela Lansbury au casting est également un merveilleux cadeau. Cette icône Disney (Mme Samovar, Eglantine Price), qui était d'ailleurs envisagée pour jouer le personnage-titre en 1964, a droit à une jolie intervention durant le final.
Mais bien sûr, il y a à côté de ça des choses moins réjouissantes. Premièrement, Rob Marshall tient tellement à prouver qu'il a compris le film de Robert Stevenson que tout dialogue évoquant la manipulation de Mary Poppins est dénué de finesse, le scénariste David Magee nous enfonce dans le crâne avec un gant de boxe ce qu'il faut interpréter au-delà de ces mini-aventures sauf que l'on est déjà au courant de tout ça, parce qu'il y a un premier film. Petit souci supplémentaire, les trois nouveaux enfants nous sont présentés comme débrouillards, serviables et mûrs pour leur âge. Dès lors, on se demande comment, à part pour une présence maternelle, Mary Poppins peut leur être d'un quelconque secours. La trempette dans la baignoire était-elle indispensable? Même si, pour être franc, le scénario sait reprendre plus intelligemment le concept du premier opus comme lorsque The Place Where Lost Things Go est reprise pour être chantée à Michael. Mais le plus énervant est cette idée idiote d'avoir écrit un méchant. Pas un personnage pathétiquement drôle comme l'était Mr. Dawes Sr. non, un vrai méchant, un obstacle. Alors que le script aurait pu avancer de la même façon sans lui. Dernier reproche, Lin-Manuel Miranda, comme on le craignait, n'est là que pour camper un sous-Bert. C'est un gai luron, un bon compagnon de Mary Poppins mais qui, en-dehors de son passage rap, n'a rien qui le distingue. Bert était clownesque mais il était impensable d'imaginer l'héroïne accomplir son but sans son aide. Il faisait le plus gros du boulot et il n'y en avait pas deux comme lui. Jack n'a été créé que pour le remplacer et semble s'inviter tout seul dans ce bazar. Viennent maintenant les deux plus gros atouts et pas des moindres. On ne pouvait rêver meilleure comédienne que Emily Blunt pour prendre la relève de l'immense Julie Andrews. L'actrice est une des plus talentueuses de sa génération et nous l'acceptons immédiatement comme la nouvelle Mary Poppins. Un poil plus stricte et moins jeune, elle est parvenue haut la main à se différencier de l'ancienne version tout en nous donnant l'impression de retrouver le personnage. Bref, elle est "à peu de choses près parfaite en tous points". Et le défi était énorme. Presque impossible. Défi et impossible. Voici les mots qui conviennent pour désigner la tâche qui attendaient les successeurs des Frères Sherman. Mary Poppins est indubitablement le monument musical de Disney, leur plus grande bande-originale, toutes œuvres et toutes périodes confondues, le synonyme de perfection. Marc Shaiman et Scott Wittman avaient du pain sur la planche et bon sang qu'ils s'en sont admirablement sortis. Déjà, il faut féliciter le compositeur et le parolier pour n'avoir voulu inclure que des nouveaux morceaux, ne faisant allusion aux musiques originales que le temps de quelques extraits. Les neuf titres-phare sont d'une qualité remarquable, épousant sublimement le style des Sherman et étant écrits avec autant d'amusement et de passion que les chansons cultes d'il y a 54 ans. Bien qu'il reste possédé par le spectre d'un classique inimitable, Le Retour de Mary Poppins procure une sensation de bien-être qui arrive partiellement à retrouver la magie que Walt Disney avait donné à son film-somme un demi-siècle plus tôt. À cette époque, nous faisions s'envoler un cerf-volant, aujourd'hui, le ballon a pris sa place et nous nous envolons avec lui.
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