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0,5
Publiée le 26 février 2025
Blâââ, blâââ, blâââ, blâââ, blâââ… avec la prosodie supposée (car jamais entendue) de la noblesse caricaturée du 17e siècle. Et c’est comme ça tout du long du film, sur un scénario invraisemblable, farci de dialogues aux répliques interminables et absconses, de vulgarités et surtout sans enjeu hormis les pulsions sexuelles des uns ou des autres, ce qui ne fait pas un film digne de ce nom. Devant un tel navet, on finit par s’ennuyer ferme, pour ne pas dire plus.
J'adore, j'adore tout : la musique, le scénario, la mise en scène, les acteurs, les dialogues, les décors. Je l'ai vu plusieurs fois et à chaque fois je découvre de nouvelles choses dans les dialogues ou la réalisation.
Comment ne pas être interpellé par ce film décrivant avec autant d'acuité - et de cynisme - la bourgeoisie anglaise du XVIIe siècle. C'est brillant d'intelligence, les décors sont fabuleux, idem pour les costumes, les dialogues sont ciselés et le scénario implacable. Quant à l'atmosphère, tellement britannique dans ce qu'elle peut avoir d'exécrable, c'est juste jubilatoire ! And "last but not least", la musique de Michael Nyman qui confère à ce film une énergie toute particulière !
Une photo comme des tableaux. Du venin. Des anglais. (Pléonasme). 35 ans avant La Favorite, Peter Greenaway signe l'un des meilleurs films d'emprise de tous les temps. Qui gravite tout là haut aux côtés de The Servant, Mademoiselle ou Harry un ami qui vous veut du bien.
Chef d'œuvre ! Le meilleur film de Peter Greenaway et un des meilleurs films du cinéma. L'esthétique anglaise est magnifique. Le montage est parfait, le rythme est captivant et la musique de Newman colle parfaitement avec l'ambiance du film. Certaines scènes ne sont pas pour tous les publics et les amateurs de films Popcorn seront déçus.
Avec Meurtre dans un jardin anglais, Peter Greenaway transforme le film à énigme en exercice de composition plastique d’une sophistication presque obsessionnelle. Chaque cadre semble pensé comme une peinture vivante, où la géométrie des jardins, les costumes et les corps deviennent les véritables sujets du film bien plus que l’intrigue criminelle elle-même. Le langage extrêmement théâtral et la sécheresse volontaire du jeu participent à cette sensation fascinante d’assister à une œuvre qui dissèque le regard, le pouvoir et la représentation avec une froideur méthodique. Pourtant, derrière cette virtuosité formelle et cette intelligence conceptuelle indéniable, le film paraît parfois davantage admirer son propre raffinement qu’habiter réellement ses personnages ou ses émotions. Une œuvre visuellement captivante et intellectuellement stimulante, mais dont l’abstraction précieuse finit par créer une distance presque clinique.
Si je devais inventer un nouveau mot pour définir ce film ce serait peinturecinématographique car ce la ressemble plus a une oeuvre d'art q'un film. Cinéphile ,fan des plan je vous conseil vivement à regarder meurtre dans un jardin anglais.
Une pure merveille, un plaisir de tous les sens et de tous les instants. Tout le XVIIIe siècle est dans ce film (même si l'action se passe en 1695). Merveille visuelle, merveille auditive, merveille d'intelligence, de sous-entendus et d'érotisme. Avec un manneken-pis vivant et doré qui en remplaçant une obélisque apporte une petite touche surréaliste. L'équivalent cinématographique très british des liaisons dangereuses. A classer dans les 10 plus grands films juste derrière Barry Lyndon.
Il y a tout : l'histoire, la réalisation, l'interprétation, la musique... Tout est parfait dans ce film, et je regrette qu'Anthony Higgins, tres brillant dans le rôle principal, n'ait pas percé davantage.