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4,0
Publiée le 19 novembre 2013
Peintre, rèalisateur de films expèrimentaux, monteur de films documentaires, Peter Greenaway est rèvèlè au public en 1982 par un ètrange et magnifique long-mètrage, "The Draughtsman's Contract", subtil jeu de piste autour de tableaux à peindre et d'une mort à venir! Le manièrisme, cette pèriode de l'art qui va de 1490 à 1580 a toujours fascinè Greenaway, d'autant plus que le metteur en scène so british a toujours ètè persuadè que nous traversons une pèriode manièriste, concept qu'il prèfèra, à celui, affreux, de post-modernisme! Et il n'a eu de cesse depuis, de prouver qu'il ètait l'un des maîtres de cet art, raffinè jusqu'à l'alanguissement parfois! Sur le plan historique du cinèma britannique, "The Draughtsman's Contract" est une date importante, surtout en ce qui concerne la mise en scène, le raffinement des images de la fin du XVIIe siècle et l'insolite du rècit mêlant plaisir et peinture! Dans le rôle du peintre / paysagiste ambitieux et rèputè, Anthony Higgins est exceptionnel d'un bout à l'autre! Parfaitement maîtrisè, c'est un somptueux film où Greenaway nous empoigne, nous transporte, nous passionne, nous intrigue au travers des esquisses successives du peintre et atteint à l'essentiel! Formellement le film sèduit par sa demeure, son jardin, ses costumes, splendidement photographièe! Mais "The Draughtsman's Contract", c'est aussi la musique marquante de Michael Nyman, gravèe dans nos mèmoires à tout jamais! Un Greenaway qu’il faut absolument voir en version originale...
Une œuvre forte, d'une finesse exceptionnelle, portée par un scénario qui s'efforce de trouver le juste équilibre entre tension des événements, retenue des sentiments, drames et mystères. L'ensemble forme un kaléidoscope unique et scintillant où brille tel un phare l'intelligence humaine. Un seul petit bémol, la multiplicité des personnages et des intrigues nuit à la bonne compréhension de l'histoire.
Bla bla bla... Quelle logorrhée! Il serait intéressant de comparer les films de Fellini et de Greenaway pour tenter de comprendre ce qui différencie un génie d'un artiste bas de gamme. A mon sens la principale différence réside dans le fait que l'imaginaire de Fellini touche à l'universel, quelque soit l'originalité de ses visions (son oeuvre ne se résume d'ailleurs pas à ses extravagances picturales, loin de là). Au contraire, Greenaway filme des fantasmes qui n'intéressent que lui, et ses longs métrages ne reposent que sur leur formalisme : dialogues ampoulés, cadres méthodiquement et symétriquement agencés (pas mieux pour impressionner les critiques), couleurs jurant avec le reste du plan ( ça donne l'illusion qu'il fait de l'« art »)... On a bien affaire à l'oeuvre d'un peintre frustré (et peu inspiré), dont le style s'apparente plus à un mélange de pop-art et de post-modernisme qu'à du véritable cinéma. Sa « vision artistique » est bien trop infantile et superficielle pour mériter qu'on en parle : sa façon de faire consiste à mettre le maximum de choses dans un plan, à mettre la musique de Nyman à fond et à rajouter par dessus des dialogues pompeux et soporifiques qui ne disent absolument rien (le scénario tient sur un ticket de métro) sinon la vacuité de «Meurtre Dans un Jardin Anglais». Très drôle cette intrigue grosse comme une maison qui occasionne maints bavardages et interminables explications à la fin du film alors qu'on en comprend les faibles enjeux et les limites dès les 10 premières minutes... Le "talent" de Greenaway est uniquement visuel, à savoir qu'il sait composer un cadre. Pour le reste, si l'on excepte sa passion pour le sexe et la vulgarité, les images qu'il nous propose sont absolument dénuées de sens et d'intérêt, tout comme son film. Pur exercice de style, iconoclaste et ennemi du bon goût, «Meurtre Dans un Jardin Anglais» s'avère bien trop agaçant par son formalisme excessif et sa préciosité ridicule pour en faire ne serait-ce qu'un bon film. [1/4] http://artetpoiesis.blogspot.fr/
Précieux, et pas honteux de l'être, british dans ses moindres détails, filmé à la perfection, et surtout très joueur dans son approche comme pour titiller le spectateur, "Meurtre..." est sans conteste le meilleur film de Greenaway et un bel exemple d'audace au cinéma. Qui ose encore ce genre de chose? Euhhhh....
4 étoiles pour cette intrigue tirée au cordeau, filmée avec un sens artistique unique en son genre. " Meurtre dans un jardin anglais ", funeste contrat en réalité que celui-là, étonne par la perfection de l'image, des dialogues, de la musique et de la mise en scène. La subtilité de la langue anglaise, entrecoupée de latin et d'allemand entre autres, y est exceptionnelle, servie par des acteurs convaincants. Les personnages semblent se piquer au jeu des énigmes avec délice, dans un jardin anglais magnifié par la caméra de Peter Greenaway décidément très inspiré... Un coup de maître assurément !
N'étant absolument pas fan de ce genre de film, je dois avouer que Meurtre dans un jardin anglais m'a surpris. En effet, je m'attendais à m'ennuyer pendant toute la durée du film mais il en résulte que j'ai plutôt passé un bon moment. Ceci est dû en particulier au soin porté aux cadrages, de véritables tableaux dans lesquelles gravitent d'autres tableaux, ce film est une véritable réflexion sur l'artiste et l'art en général, dans son rapport avec la réalité notamment. De plus, la Bande Originale du film est très agréable et colle parfaitement au traitement, ce qui confère au film une ambiance plutôt décalée.
En effet, le film n'est pas exempt d'humour et de moments plus abstraits, cependant celui ci souffre d'une narration assez bordélique et d'un certain manque de rythme, le tout entraînant quelques longueurs assez dérangeantes,
Néanmoins, le film reste largement appréciable, il suffit de s'y ouvrir et d'essayer de le prendre pour ce qu'i est, dans ses qualités comme dans ses défauts. Menton spéciale aux acteurs, tous très bons dans leurs rôles bien que difficilement attachants.
A voir donc, en particulier pour son esthétique et son ambiance !
Une perle. Un film unique à bien des égards. On se place à la fin du 17ème en Angleterre, ce qui suggère la réalisation de costumes à la hauteur. Et bien c'est une réussite. Les costumes sont au niveau de ceux de Barry Lyndon. On est totalement trompés. Les plans sont magnifiques: une jolie demeure de haute bourgeoisie, avec de grands jardins. La musique est des meilleures: légère, mais percutante. Suffisamment pour agrémenter plaisamment la légèreté feinte de dialogues tranchants. Les dialogues, donc, et le jeu des acteurs, sont remarquables. On retrouve dans ce machiavélisme des allures de Liaisons Dangereuses. Tout n'est que jeu, tromperie, duperie, fausseté, sarcasmes et coups dans le dos. Il est difficile de reprocher quoi que ce soir à ce film. Pour qui sera très puritain, et adorateur du XVIIè anglais, il paraitra sans doute offusquant de voir se balader à plusieurs reprises au cours du film des nus peinturlurés de bronze, d'argent, de cuivre et d'or au beau milieu des costumes d'époque. Et il est vrai que c'était un pari osé du réalisateur. Mais cinématographiquement, ca paye. Un coup d'audace, qui fait passer Peter Greenaway pour un maître. Satyre des moeurs du XVIIè siècle sur fond de tragédie gentillette, on apprécie. 5/5
Chef d’œuvre de Peter Greenaway servi par une musique exceptionnelle qui lui colle parfaitement. Ce film symbolise la quintessence d’un esprit anglais que l’on ne peut comprendre que si l’on s’affranchit de son prisme franco français et qu’on a vécu en Angleterre. A la fois esthétique et dur, ce film est jouissif à maints égards et il n’y a que Stanley Kubrick pour m’avoir procuré une sensation similaire. Film d’une très grande originalité, sophistiqué et raffiné, restant dans une retenue anglaise qui contraste avec l’épilogue impitoyable et cruel du scénario. Derrière l’apparente frivolité, il n’est pas question d’humanité ici mais de calcul, de manipulation et de froide suppression une fois l’objectif atteint. Cet esprit anglais, plein de contrastes, de non dits, de suggestions et d’émotions rentrées, est magnifiquement résumé et les acteurs sont parfaits dans cette représentation parfaitement millimétrée comme une dentelle de soie ou une œuvre de Mozart. Intellectuellement stimulant, rafraîchissant et jouissif.
Greenaway n'aime pas le cinéma, ne s'y intéresse pas, et n'y a visiblement rien compris. Il agence une série de tableaux, ce qui n'a pas grand chose à voir. Par ailleurs il joue au grand esprit, à l'artiste intelligent dont les œuvres sont des réflexions profondes et complexes. Le hic, c'est qu'il dissimule derrière une forme absconse et ardue des propos dénués du moindre intérêt - forme qui ne sert d'ailleurs qu'à ça, faire intelligent et profond quand on n'a rien à dire. Bref, ce film est une imposture.
Belle maîtrise picturale et photographique. Soins précis dans les costumes, musique culte de Michael Nyman qui reste après longtemps dans la tête. Mais je suis tout de même un peu passé à côté. Car si intrigue policière il y a, elle est parsemé de trop de moments incongrus et inexpliqués (une statue qui se met à pisser, gros plan d'un homme qui rote après avoir croqué un ananas...) qui m'ont finalement pas mal dérouté.
Le second long métrage de Peter Greenaway peu rebuter ou au contraire enthousiasmer les spectateurs et ceci souvent pour les mêmes raisons. Contrairement aux films populaires, le spectateur doit être très attentif s'il veux suivre et comprendre l'histoire et aussi saisir toutes les subtilités de la mise en scène porteuse de l'intrigue. Si celle-ci est relativement simple dans son principe, elle est habillement cachée ou plus précisément non dévoilée. Si la finalité du contrat n'apparaît que tardivement, les prémisses en sont pourtant montrés dès le premier tiers du film. De par les choix narratifs, de par les dialogues en langue proche de celle de l'époque et malgré la virtuosité de la réalisation, cette finalité peut encore restée obscure même après l'explication finale. Comme je le disais en début, c'est sans doute pour ces mêmes raisons que ce film est à la fois aimé ou détesté. Pour ma part, malgré sa difficulté d'accès, je trouve que cette oeuvre d'une grande beauté picturale, d'une remarquable maîtrise narrative, et dotée d'une excellente musique de Michael Nyman, vaux vraiment qu'on s'y attarde même si l'on doit chercher les explications en dehors du film lui-même.
Si en faisant ce film le but de Peter Greenaway était d'ennuyer le spectateur, celui-ci est parfaitement atteint. Certes on ne peut que reconnaître que le soin apporté à l'esthétisme, inspiré des toiles de maîtres de l'époque, rend le film très beau à regarder. Mais c'est pas pour cette raison que les autres aspects du film doivent être totalement négligés. En effet le scénario sonne creux, l'intrigue du film est totalement incompréhensible et les personnages sont froids et sont peu, voir même pas du tout attachants. En bref un résidu prétentieux d'ennui.
Le chef d'oeuvre du maitre gallois , ressemble plus à un tableau qui prendrait vie qu'à un véritable film . Il s'agit d'un film porteur d'un style unique ou l'histoire n'est qu'un pretexte pour développer un art cinématographique d'une rare beauté. A voir absolument!
Un magnifique verbiage, un flot de paroles dans lequel fourmillent les sous-entendus et les syllepses, c'est divin. The Draughtsman's Contract - car c'est cela dont il est question, honorer un contrat - est le genre de films qu'il faut revoir pour apprécier le moindre détail et en enrichir les sens. Les perruques et la musique grotesques emportent avec une surprenante élégance - les anachronismes ne choquent même pas tant c'est l'atmosphère qui prime. Peter Greenaway joue avec son spectateur ; il s'amuse. L'esthétique du film - les jardins sont époustouflants - est telle qu'on ne s'ennuie pas une seule fois. Mr Neville avait oublié de lire toutes les conditions de son contrat ...
6 187 abonnés
18 103 critiques
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1,0
Publiée le 3 juillet 2021
De longs dialogues ennuyeux et inutiles entre des personnes inutiles qui s'expriment en phrases complètes et interminables et une intrigue qui peut impliquer un meurtre ou pas je n'en avais vraiment rien à faire après la moitié du film mais qui comporte une scène finale très méchante brutale et sadique dont le but et la raison m'a aussi complètement échappé. Sans parler de La Statue que même les idiots de Monty Python n'auraient pas pu montrer cela et le filmer tellement c'est ridicule. Je suis resté assis devant cet équivalent atroce d'une dent arrachée dans l'espoir désespéré que ça irait mieux avant la fin de l'histoire et que tout ce qui a une actrice de la qualité de Janet Suzman doit avoir beaucoup de qualités quelque part. Au bout du compte je me suis senti floué et j'ai eu l'impression d'avoir passé deux heures de ma vie à rien faire du tout même pas a penser. Une fois les films de Peter Greenaway quel qu'il soit non merci j'en veux pas car ce n'est pas pour moi...