463 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
56 critiques spectateurs
5
14 critiques
4
12 critiques
3
10 critiques
2
7 critiques
1
10 critiques
0
3 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Un visiteur
1,0
Publiée le 26 juin 2011
Meurtre dans un jardin Anglais est le premier film de Greenaway que je vois et quelle déception ! Un rythme insoutenable, des compromissions douteuses, des contrats obscurs nous donnant une image de l'Angleterre de la fin du dix-septième siècle comme un véritable lupanar, une mise à mort absolument invraisemblable et des invraisemblances aussi bien inexpliquées qu'inexplicables -quelle est la valeur pratique de cet homme nu qui occupe des séquences à lui seul ? Greenaway est constamment tiraillé par son envie de montrer la crudité de l'amour sans oser aller au-delà de ce qui peut être vu. De ce fait la vision donnée de l'amour est d'un ridicule achevé. En outre, les métaphores supposées profondes sont des apparats vides et incohérents. Je défie quiconque de m'expliquer le rapport possible entre Perséphone et cette noble anglaise ? Il s'agit même d'un contresens puisque c'est elle qui le manipule du début à la fin, jouant sur ses origines moins nobles que les siennes. D'un point de vue purement formel, l'intrigue est factice et il est inutile de chercher un quelconque message puisque, fondamentalement, il n'y en a pas. Je ne reconnaîtrais à Meurtre dans un jardin anglais que la qualité de certains dialogues et la construction indéniablement réussie de certains plans.
Un dessinateur est engagé par un couple de nobles pour dessiner leur château et son parc sous différents angles. C'est l'occasion pour le réalisateur de mélanger les genres et de briller par l'intelligence de sa réalisation. L'humour est très british et les dialogues tout en sous-entendus. L'image et la musique sont parfaitement complémentaires. Un film marquant un peu moins intelligent qu'il ne le laisse penser dans la forme, mais bien au dessus de beaucoup d'autres.
Ce film réalisé par Peter Greenaway et sorti en 1982 où l'art et la complexité vont de pair est très bon ! C'est l'histoire d'une femme qui profite de l’absence de son mari pour commander à un peintre paysagiste treize vues de son domaine. En échange, elle lui laissera disposer de son corps mais cet agréable contrat cache beaucoup de choses. Je ne cache pas le fait que j'ai eu du mal à vraiment rentrer dans l'histoire, la scène d'introduction ne nous laissant pas le temps de respirer. On est en effet dès le début happé par des dialogues longs et assez complexes (on s'y habitue petit à petit) qui nous mettent directement dans cette ambiance bourgeoise du dix-septième siècle. C'est bel et bien un thriller mais l'énigme est plus importante que sa résolution. Effectivement, le réalisateur choisit de laisser le spectateur dans un flou constant, la fin est d'ailleurs porteuse de beaucoup de questions. C'est un choix particulier et je pense qu'il faut vraiment adhérer à ce genre de choses pour pouvoir apprécier le film. Il ne faut pas non plus décrocher car le film possède beaucoup de scènes dialoguées qui sont assez difficiles à en saisir le sens profond (contenant néanmoins de très bonnes répliques), on doit donc constamment être à l'affut de tout ce qui est dit pour bien tout comprendre de l'histoire et des intérêts des personnages. Car ici, tous les personnages ont des magouilles et tous ont quelque chose à cacher, ce qui rend bien-sûr l'histoire encore plus intéressante. On voit bien que le réalisateur est passionné d'art, déjà avec le thème du film, mais également dans la réalisation et les dialogues. Nous avons effectivement toute cette scène où Mr Neville pose énormément de questions sur un tableau (ce qu'il représente, ses significations etc.), ce que l'on pourrait tout à fait associer au film en lui-même qui laisse presque les mêmes questions en suspend. Et puis de même donc pour la réalisation qui s'attarde énormément sur les dessins de Mr Neville. J'ai d'ailleurs beaucoup aimé la mise en scène, notamment tous les plans en extérieurs qui sont travaillés comme pour un tableau finalement. Les décors et les costumes sont également très réussis, de même que la B.O. signée Michael Nyman. En ce qui concerne les acteurs, nous avons entres autres Anthony Higgins, Janet Suzman, Anne-Louise Lambert, Hugh Fraser etc. qui sont excellents dans leur personnage. "Meurtre dans un jardin anglais" est donc un film assez particulier mais très intéressant !
J'ai bien aimé ce film. Je pense qu'il mériterait peut être un autre visionnage pour bien le comprendre, car je l'avoue je ne suis pas sûr d'avoir tout saisi. J'ai compris le principal, mais il y a pas mal de choses cachées qui seraient peut être plus facilement observable à une seconde vision. Ce qui est pas mal aussi c'est que tout le côté volontairement ostentatoire des perruques, des beaux costumes etc. tranche avec le scénario dur. Le réalisateur parvient bien à nous mener là où il veut sans qu'on ne s'y attende vraiment. De plus, visuellement c'est réussi.
J'ai suffisamment " marché" pour ne pas sortir indemne de la séance Faites votre opinion , car avec recul tout était écrit et prévisible dès le début , je pense que je suis sortie de la distance railleuse et ironique qu'il convenait grace à l'incarnation de Neuville qui est insupportable et attachant plus innocent qu"arrogant: Bravo à l'acteur qui anime cette silhouette malmenée, en premier lieu par la perversité de Greenaway.
Ce qui m'a frappé d'entrée, c'est le langage utilisé. Qu'on s'entende bien, il y a la littérature et le théâtre. Dans ceux-ci les auteurs du 17ème et du 18ème siècle font parler leurs protagonistes comme ils devraient le faire eu égard à leur rang, mais non comme ils parlaient réellement. Le cinéma n'a nul besoin de ces artifices surtout trois siècles après. Ces joutes oratoires ampoulées n'aident pas à entrer dans ce film Alors c'est long, ça se traine, ça raconte n'importe quoi (un peintre paysagiste n'a pas à demander qu'on lui dégage le panorama de ce qui es inutile, il sait faire avec) L'histoire elle-même n'a rien de passante et l'intrigue (si, si, il parait qu'il y en a une) est incompréhensible) Alors bien sûr on peut gloser sur les décors, les costumes, le cadrage, l'éclairage, mais est-cela qui fait un film ? Force est de constater que Greenaway n'a pas su raconter son histoire
Grand admirateur du cinéma de Peter Greenaway mais relativement déçu par celui-ci, j'ai tout de même été frappé par son aboutissement théorique et sa charpente narrative. Les films de Greenaway sont pour la plupart des concentrés artistiques - architecture, musique, peinture, danse, entre autres - et ce Meurtre dans un Jardin Anglais ne déroge pas à la règle. C'est comme si chaque plan impliquait une ou plusieurs clefs propres à un courant artistique, littéraire ou encore mathématique. Dans cette énigme a priori incompréhensible évoquant une partie de Cluedo en taille réelle Peter Greenaway décompose l'espace pour mieux installer les indices destinés à résoudre le fameux meurtre... C'est alors que le film se pose en grande intrigue facilement réductible en une thèse bien moins riche et vertigineuse qu'elle n'y paraît. Malgré la saveur des dialogues et la beauté des sons et des images Meurtre dans un Jardin Anglais retombe comme un soufflé dans les dernières minutes, mettant au tapis sa complexité initiale pour une séquence explicative terriblement décevante. Là où le cinéaste parviendra à dépasser le cadre d'une simple fable en la conciliant au ludisme de la mise en scène - dans son chef d'oeuvre Drowning by Numbers, quelques années plus tard - il échoue en partie dans le cas présent. C'est vraiment dommage car on sent bien le talent incontestable du réalisateur pour brasser les Arts et les Idées. A voir tout de même car l'ensemble est loin d'être totalement mauvais...
Les décors et les plans sont superbes, mais ça ne suffit pas à rattraper une trame insipide et un dénouement décevant. Ennuyeux au possible, sans doute trop inspiré par la "nouvelle vague" et ses tortures mentales.
Allez plutôt voir "Tous les matins du monde" si c'est l'époque baroque qui vous inspire !
Pas tout à fait convaincu... Clairement, c'est beau et esthétique mais l'ensemble me semble quand même opaque quand au scénario et ça manque surtout d'un peu de chaleur humaine tout ça, les personnages jouent des rôles froids avec un style de dialogue hyper-formel parfois inintelligibles à la première audition/lecture. Du cinéma pour intellos donc, mais alors pour ceux logés dans les derniers étages de la tour d'ivoire.
Très mathématique dans sa structuration, et très volubile dans ses dialogues, ce long-métrage à l’intrigue faussement complexe nous plonge au cœur d’un superbe domaine de l’Angleterre aristocratique du XVIIème siècle, où un peintre va se retrouver pris au piège d’un jeu d’intrigues et de faux-semblants aux ramifications multiples. Ce film conceptuel dont on peine à saisir les tenants et les aboutissants bénéficie de décors et paysages charmants, et d’une musique magnifiquement entêtante signée Michael Nyman.
Assez difficile daccès dans ses dix premières minutes pour ne pas dire impénétrable, "Meurtre dans un jardin anglais" nen devient pas moins rapidement un fort plaisant long-métrage qui délivre tardivement ses clefs. On peut aller jusquà dire quon samuse tout en ayant conscience que certaines considérations nous échappent lors de la première vision. Pourtant pertinent, le titre français nattire pas notre attention sur ce qui est lun des éléments fondamentaux de lintrigue et de sa richesse : le contrat du dessinateur ("The draughtsmans contract"). En 1694, Mr Neville, dessinateur prisé, se laisse tenter par lavantageux contrat que semble résignée à lui accorder Mrs Herbert. Les douze dessins commandés seront un cadeau de réconciliation pour son mari. Les méthodes de travail de Neville et son arrogance déplaisent immédiatement à tout ce petit monde aristocratique qui gravite autour de Mrs Herbert. Soutenus par un thème musical mémorable de Michael Nyman ("Chasing sheep is best left to shepherds"), les jours que prennent la confection des premiers dessins constituent une excellente exposition pour ce qui suivra. Cest le côté jouissif du contrat pour Neville qui sen délecte (le film connaît dailleurs une restriction dâge dans de nombreux pays pour son érotisme prononcé). Mais le contrat est-il bien ce quil paraît ? Qui mène véritablement le jeu, et surtout pourquoi ? Film en perruques et tout en accent délicieusement britannique, "Meurtre dans un jardin anglais" bénéficie dune splendide photographie (nombreux extérieurs lumineux, scènes de nuit éclairées à la bougie ou à la torche) et de la maestria de Greenaway à la réalisation (la façon de filmer les conversations des convives attablés est assez originale par exemple).
Film très original et très surprenant. On se laisse guider par le délire ambiant très british, mais on a du mal à tout comprendre dans ce qui pourrait parfois rester de l'ordre de la logique.
Un polar baroque et réjouissant dans l'aristocratie anglaise du XVIIe siècle, avec des dialogues aiguisés, une mise en scène raffinée et la musique envoûtante de Michael Nymann, au service d'un scénario brillamment farfelu.