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Un visiteur
5,0
Publiée le 11 octobre 2016
J'ai vraiment aimé ce film et j'ai été éblouie par Soko qui crève l'écran elle est sublime et Gaspard Ulliel toujours magnifique.L'histoire de Loie Fuller est fascinante.
Remarqué à Cannes lors de son passage dans la sélection Un Certain Regard, "La Danseuse" retrace le parcours de Loïe Fuller, pionnière de la danse moderne qui a construit sa carrière sur un dur labeur et sur des voiles qu'elle faisait tournoyer durant ses représentations, le tout associé à un superbe jeu de lumières. Artiste tourmentée, épuisée après chacun de ses spectacles et gênée par le fait qu'elle ne considérait pas comme une vraie danseuse (comparé à Isadora Duncan, véritable petite peste incarnée ici par Lily-Rose Depp, véritable rayon de soleil que l'on attend de découvrir dans un rôle plus complexe), Fuller a basé sa légende sur un travail de mise en scène ahurissant qui demandait également un effort physique épuisant. Transgressant l'histoire, créant un personnage de comte pour le récit (Gaspard Ulliel, charismatique en diable et lucide de bout en bout), Stéphanie Di Giusto adapte la réalité pour mieux servir son récit et livrer une œuvre touchante où rien ne semble laissé au hasard. Si la reconstitution impressionne, ce sont les moments de grâce que le film saisit qui marquent le plus. Au détour de quelques scènes (dont l'une où Fuller se retrouve parmi son public après une représentation), Di Giusto parvient à saisir toute la beauté de la danse et la complexité de son personnage totalement investi dans son art que Soko incarne avec une belle complexité. Un très beau film en dépit de ses quelques inégalités.
Un art sublime à admirer et contempler. l'envol du tissu qui tourne et qui s'exprime est magnifique à voir. Ceci dit, le scénario est étrange par moment. soko est habitée. Et bien que la progéniture Depp est de toute beauté et admirée par la critique, j'ai trouvé qu'elle ne dégage pas ce supplément d'âme. Son role de debutante dans le métier se ressent fortement.
Un pari artistique osé mais réussi. On sort des sentiers battus avec ce film, ni hollywoodien, ni paris-ça-soupire-une-fois-par-minute. Une prestation exceptionnelle de la part des principaux protagonistes, mis à part les deux directeurs (Lencquesaing et Damiens) dont on regrettera le registre qui tient plus d'un téléfilm à diffusion unique ou de "nos chers voisins". Mauvais casting donc pour ceux deux là, car personne n'osera remettre en cause les talents de mise en scène de la réalisatrice quand on voit le jeu talentueux de Soko, Mélanie Thierry, Gaspard Ulliel, Lily-Rose Depp (et de même sa doublure Fanny Sage...), des rôles américains ou des danseuses. Un autre regret : la simplicité du scénario, les compagnons de "La Fuller" méritaient d'être plus travaillés, on aurait aimé se pencher un peu plus sur leur évolution, ajouter quelques intrigues qui auraient décentré de temps à autres le fil conducteur. L'histoire est en effet obnubilée par les questionnements sexuels de l'héroïne au grès de ses rencontres, et à vrai dire... on s'en fiche un peu... les personnages sont donc là uniquement pour livrer à l'héroïne des échecs successifs, c'est dommage, vu le talent de leurs interprètes. Allez le voir, on est à deux doigts du chef-d'oeuvre.
Les bons sujets ne font pas les bons films, et La danseuse en est la preuve éclatante.
Le personnage réel de Loïe Fuller est en effet sur le papier captivant : enfant du grand Ouest américain, gloire des cabarets parisiens du début du XXe siècle, danseuse masochiste torturant son propre corps, fondatrice de la danse moderne sous bien des aspects.
De ce beau matériau de départ, Stéphanie Di Giusto fait un pensum malheureusement glacé, desservi par une direction arstitique beaucoup trop léchée. Les décors de western, les intérieurs bien éclairés - et très jolis, les costumes tout droit sortis de l'atelier, le château vide extraordinairement photogénique : le film paraît à la fois très ambitieux d'un point de vue formel, et un peu cheap (à l'image du bateau qui traverse l'Atlantique et qu'on ne voit pas). Chaque scène en elle-même est visuellement travaillée, sans qu'on sente un regard de créateur pour donner une unité à l'ensemble.
C'est une esthétique de lumière morte et trop rasante que propose La danseuse, qui m'a finalement empêché d'entrer dans le film. Emportée dans son élan David Hamiltonien, la réalisatrice arrive à faire apparaître belles les pires conditions de vie (celles de la remise aux Folies Bergères par exemple). C'est gênant.
Le deuxième gros défaut du film, c'est son scénario.
Certains reprochent à Stéphanie Di Giusto d'avoir minoré l'homosexualité de Loïe Fuller. C'est un procès à mon avis un peu vain, dans le sens qu'un créateur fait bien ce qu'il veut de son sujet de départ, que ce dernier soit une oeuvre ou un personnage réel. Un film de fiction n'est pas un documentaire, et ne doit aucun respect à ses sources.
On peut toutefois se demander si les artifices qu'emploie le scénario pour pallier ce hiatus n'affaiblissent pas globalement le film : le personnage que joue Gaspard Ulliel, totalement inventé, est d'une faiblesse criarde et le chaste béguin du personnage jouée par Mélanie Thierry semble absolument superficiel.
Reste au crédit du film l'interprétation habitée de Soko (qui en fait peut-être un chouïa trop), et le beau passage de sa rencontre avec Isadora Duncan.
Le film, qui m'a rappelé à certains moments le Marguerite de Xavier Giannoli en moins bien, cumule au final trop de maladresses et de clichés stylistiques pour être vraiment recommandable.
Très grosse déception. Belle histoire très mal traitée qui minimise l'homosexualité du personnage avec le personnage grotesque de Ulliel qui se croit encore dans YSL. Imagerie de pub et rythme flottant. Soko semble en roue libre, pas dirigée et la petite Lily Deep est charmante mais pas très assurée dans son jeu. Bref une déception.
Sûrement très esthétique mais très ennuyeux. Soko réalise une grande performance physique mais ne séduit ni par sa voix éraillé ni par son manque de grâce. En résumé je n'ai pas aimé, c'est du temps de perdu.
Un bon film. intéressant. Riche en musique. Bien filmé. Ce sont les femmes qui tiennent le film, sans doute un choix pour ce film féminin à chaque prise de vue. Je ne sais pas si le scénario est conforme à la vie de cette danseuse, Marie Louise Fuller, Loïe. Mais j'ai surtout découvert Soko après le film, sur internet, que je ne connaissais pas. Et là c'est le choc : elle est vraiment formidable et donne un corps et une âme à Loïe. A voir. Mettez le son à fond ...
Si Loïe Fuller n'est pas passée à la postérité de la même façon qu'Isadora Duncan, qu'elle a contribué à découvrir, c'est tout simplement qu'elle était autant, sinon plus, metteuse en scène que danseuse. Admirée par Rodin, Lautrec et les Curie, cette célébrité de la Belle époque est une sorte de symbole de liberté artistique et en cela le film de Stéphanie Di Giusto lui rend parfaitement hommage. Malgré tout, La danseuse n'emballe pas totalement car autant les passages sur scènes sont remarquables autant la narration semble parfois corsetée et manque assez souvent de grâce voire d'inspiration. Si l'on ressent bien la volonté de la réalisatrice d'éviter le biopic classique, elle ne parvient pas réellement à y échapper à partir du moment où son héroïne débarque à Paris. Quant à savoir pour quelles raisons Stéphanie Di Giusto a souhaité mettre de côté les préférences amoureuses de Loïe Fuller en lui inventant un compagnon, on se perd en conjectures. Soko est impressionnante dans le rôle titre, bien meilleure que dans Voir du pays, et bien qu'elle occupe tout l'écran, elle est parfaitement entourée avec Gaspard Ulliel (onctueux), Mélanie Thierry (bienveillante) et François Damiens (sobre). Pour ce qui est de Lily-Rose Depp, sur laquelle une grande partie de la critique s'excite, certes elle capte bien la lumière mais laissons lui le temps de grandir.
On ne peut que louer les qualités esthétiques de ce film, la beauté des images, l'intelligence de la reconstitution historique, ainsi que l'art d'en dire beaucoup en de belles scènes elliptiques. En revanche, tout cet art est mis au service d'un scénario qui peine à nous intéresser, qui revient sans cesse sur des événements sans intérêt ou qui ont du mal à s'intégrer au fil du récit. Ainsi, par exemple, à quoi servent les scènes du viol, des retrouvailles avec sa mère ou même de la souffrance physique, maintes fois montrée de l'héroïne ? Le sujet principal de l'invention d'un nouvel art chorégraphique, ceux secondaires des amours difficiles de Loïe, ou de la rivalité avec Isadora Duncan n'étaient-ils pas suffisants pour faire un film moins dilué et qui finit par nous taper sur les nerfs, enfin surtout la "formidable" Soko qu'on verrait davantage dans un rôle de cow-boy (girl !) que de danseuse à l'Opéra.
La Danseuse est le biopic qui retrace la vie de Loïe Fuller, une danseuse américaine qui a révolutionné la danse durant la Belle Epoque en inventant un nouveau style de chorégraphie. Son travail va subjuguer Paris, jusqu’au jour où sa bonté va lui faire perdre ses capacités et sa renommée. Filmer la danse est quelque chose de difficile au cinéma et Stéphanie Di Giusto trouvera le ton parfait pour offrir toute la grâce nécessaire pour illuminer notre regard. Mais ce n’est pas le personnage principal de Soko qui va nous éblouir, mais bien celui de Mélanie Thierry. Son personnage est discret, toujours en second plan, jamais imposant. Pourtant, l’actrice lui donne tellement de vie que la régisseuse est la véritable découverte de ce long-métrage. A l’inverse, rien ne transparait dans les personnages de Gaspard Ulliel et Lili-Rose Depp. Ils avaient pourtant une écriture détaillée, mais ne feront jamais corps avec leur rôle. Enfin, François Damiens nous surprend à chacune de ses apparitions par la qualité des tons qu’il emploie. La Danseuse laisse donc sceptique. Nous faisons face à un scénario passionnant mais dont l’émotion ne transparaît que dans la moitié du casting. D'autres critiques sur ma page Facebook : Cinéphiles 44
Je connaissais le nom d'Isadora Duncan mais pas du tout celui de Loie Fuller. Le film montre la détermination de cette artiste qui a inventé la scénographie moderne, utilisant effets de lumière sur ses voiles drapés. Le film dégage un charme sulfureux mais semble survoler son sujet comme l'esprit vaporeux de Gaspard Ulliel constamment perdu dans ses paradis artificiels. Pourquoi le thème de l'homosexualité n'est pas plus approfondi ? Peut-être parce que Lily Rose ne s'est pas déshabillée ? Il est vrai qu'elle est bien jeune, mais quel charme ! Soko incarne avec conviction cette héroïne un peu gauche, insatisfaite et si peu heureuse.
Si Soko, Gaspar Ulliel et Mélanie Thierry sont particulièrement bons, la réalisation académique et lente plombent le film. Personnellement, je n'ai pas du tout accroché et j'ai trouvé de nombreuses scènes très longues. Je ne sais pas comment dire, mais il n'y a pas d'émotion ni intérêt véritable pour les personnages. Quant à LR Depp, je la trouve horripilante et après avoir lu une interview d'elle, je comprends mieux pourquoi. Maintenant, certains pourront peut être accrocher à l'histoire, mais il ne faut pas s'attendre à un grand moment de cinéma.