La Danseuse
Note moyenne
3,7
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140 critiques spectateurs

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SansCrierArt
SansCrierArt

58 abonnés 432 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 septembre 2016
Loïe Fuller fait ses premiers pas de comédienne à Brooklyn. Un soir, sur scène, pour combler un moment de gène, elle fait virevolter sa robe autour d'elle. La réaction enthousiaste du public, lui donne l'idée de développer cette nouvelle danse.
La première partie du film conte les années américaines, les galères et les premiers succès à Paris. Les séquences se succèdent à un rythme soutenu allant à l'essentiel sans effet de précipitation, proposant des ellipses particulièrement belles et efficaces. La seconde partie adopte un tempo bien plus lent. Le film se concentre sur les douleurs physiques et morales de l'artiste et sur sa relation avec Isadora Duncan. Loïe Fuller ne se ménage pas dans des chorégraphies (exécutées par Soko non doublée) qui demandent un effort particulièrement soutenu. Ses relations sentimentales sont complexes, sa sexualité hésitante. Ce portrait adopte un parti pris un peu misérabiliste qui détonne avec les témoignages que l'on peut lire sur la vie de Loïe Fuller. La réalisatrice n'explore pas, par exemple, le travail de recherche qu'effectuait l'artiste pour améliorer sans cesse la mise en lumière de ses numéros, ses relations avec des scientifiques ou des artistes avant-gardistes. Cette part remarquable chez une femme de cette époque est laissée de côté. Abstraction faite de ces partis-pris historiques et de quelques lenteurs, le film offre de très beaux moments. La reconstitution de l'époque, les costumes, la qualité de la photo sont remarquables. Soko, dans le rôle principal, habite le personnage. Mélanie Thierry offre une fois de plus une composition fine et précise en peu de mots et de gestes. Quant à Lily Rose Depp, dont cette première apparition au cinéma a excessivement occupée la presse lors de la présentation du film à Cannes, elle est tout à fait juste dans le rôle de l'évanescente et perverse Isadora Duncan.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 10 septembre 2016
Magnifique film biographique sur la danse et pourtant je ne suis pas fan du genre.
Je vous le conseille. Visuellement le film est intéressant.
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 1 octobre 2016
Le film ne capte du tout l'attention. Le casting n'était pas du tout adapté : Soko a un physique trop moderne pour l'époque, Gaspard Ulliel était confiné dans un rôle de dandy grossier, Lily-Rose Depp n'était pas particulièrement talentueuse (on aurait pu se passer de ce personnage qui ne servait qu'à montrer que l'héroïne était en fait attirée par les femmes) et François damien...??? Seule Mélanie Thierry jouait bien. C'est un film qui se voulait plein de beauté et de grace, mais qui m'a fait l'effet inverse. Je m'attendais à un peu mieux, et ça aurait pu l'être...dommage.
Le film d'Ariane
Le film d'Ariane

87 abonnés 179 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 octobre 2016
Pour son premier film (un biopic en costumes), Stéphanie Di Giusto n'a pas exactement cherché la facilité. Elle a donc choisi de s'intéresser à Loïe Fuller, une danseuse américaine qui connut la gloire à Paris à la fin du XIXe siècle, aux Folies Bergères avant de se produire à l'Opéra de Paris. Vêtue d'une longue robe de soie blanche, armée de baguettes au bout des bras, elle faisait virevolter sa tenue qui changeait de couleur au gré des filtres projetés sur elle. Mais sa rencontre avec la jeune Isadora Duncan (Lily-Rose Depp, jolie mais inconsistante), une danseuse opportuniste et avide de gloire, précipitera sa chute. C'est le portrait d'une artiste avant-gardiste, d'une femme moderne qui s'est battue comme une lionne pour son art et sa liberté, une sorte d'icône moderne, une de celles qui a défriché le terrain, à l'instar de George Sand, "libre dans son cul, libre dans sa tête", même si celle-ci était passablement encombrée… Au-delà de la reconstitution magnifique (les costumes, les décors somptueux), le film doit énormément à l'investissement de son actrice principale. Soko (par ailleurs auteur-compositeur-interprète) s'est donnée corps et âme à ce personnage et n'a jamais été doublée pour les scènes de danse. Un véritable tour de force. Elle impose avec une évidence confondante sa présence vibrante et singulière, sa beauté farouche. Extrêmement touchante, elle m'a beaucoup impressionnée. En revanche, le récit, un peu trop éclaté, souffre d'ellipses maladroites et de quelques baisses de rythme. Mais rien qui entrave l'intérêt que ce drame inspiré a suscité en moi.
DarkAkuma02
DarkAkuma02

61 abonnés 506 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 mai 2016
A la fin du 19ème siècle, nous assistons à une partie de la vie de la danseuse Loïe Fuller, dont la particularité était d'avoir des chorégraphies très travaillées avec ses robes.
Ce film équilibre bien les scènes narratives qui favorisent la progression de l'histoire et les séquences de danse plus spectaculaires. Les décors et les costumes sont très réussis et contribuent à la qualité de ce long-métrage. De plus, interprétation est particulièrement bonne, Soko parvenant très bien à retranscrire les douleurs que Loïe Fuller pouvait subir dans ses chorégraphies.
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