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bobmorane63
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4,0
Publiée le 6 novembre 2019
Je n'attendais pas grand chose de cette suite de "Sicario" réalisé par Denis Villeneuve et bien ma foi ce fut une bonne surprise que ce film réalisé par le fils de Sergio Sollima (un pilier du Western spaghetti) de son prénom Stefano qui est a suivre !! Ce long métrage bénéficie aussi aussi du scénariste de l'original Taylor Sheridan, le réalisateur de l'excellent "Wind River", qui a de la suite dans les idées pour nous dénicher une solide histoire qui se passe toujours dans les Cartels du Mexique et deux personnages du premier volet qui reviennent, celui de Josh Brolin intéressant en chef militaire travaillant pour le gouvernement Américain qui n'a pas la tache facile dans les ordres de ses missions et celui de Benicio DelToro en éxécuteur , voir tueur, dont ce film humanise son personnage aidant la fille d'un bonnet de la drogue a survivre. Ce long métrage montre divers personnages comme un jeune Mexicain dans un second role faisant du traffic de drogue. Très bonne mise en scène spectaculaire et violente sur certaines scènes. Cette suite égale en terme de qualité artistique l'original ce qui est rare dans le cinéma Américain.
Le Sicario de Denis Villeneuve ne demandait pas forcément une suite (succès probant critique et public, mais limité). Mais c’est bien connu lorsqu’une ouverture de franchise (à donnée mercantile) s’installe, il faut la saisir au vol, sic. Sur le papier on attendait peu de cette suite, côté équipe artistique, c’est heureusement autre chose. Avant tout, Taylor Sheridan reprend sa plume pour en écrire le scénario, ensuite, derrière la caméra Stefano Sollima, qui a déjà réalisé en plus des séries Romanzo Criminale et Gomorra (ces dernières adaptées des films du même nom) deux longs plutôt intéressants en terre européenne, A.C.A.B (extrêmement prometteur et efficace) puis Suburra (moins poignant mais très percutant, notamment dans sa mise en scène). C’est alors que Sicario : la guerre des cartels s’avère au final une très bonne surprise, puisque sur certains points le film arrive même à surpasser son prédécesseur. L’arme principale de cette suite, sans être la seule, est évidemment son casting. La magnétique Benicio Del Toro et le charismatique Josh Brolin forme un duo dont la crédibilité ne peut être critiqué. Il semble même que Stefano Soliman n’est pas besoin de beaucoup les diriger tant les deux compères se connaissent et avaient déjà su dessiner leur personnage dans le premier opus. Ajoutons à cela le fait que ce sont de grands comédiens, et l’interprétation qui se dévoile à nos yeux correspond parfaitement à leur personnage dans la crédibilité comme dans l’intensité demandés. Là est la principale force du film, tout comme cette note de réalisme, très présente dans les séries et films du réalisateur, et cette impression constante d’atmosphère oppressante. L’ambiance tendu et étouffante composaient les atouts principaux du film de Villeneuve, ici, la violence hachée, ciselée donne à l’ensemble encore un côté documenté mais au regard un peu plus humain dans les rapports de chacun. Si certains pourront y voir les fibres d’une série B, l’ADN pur du film est tout autre ; tendu et viscéral, où l’action, bien que plus présente, ne sacrifie en rien les enjeux majeurs du film. Sorte de cartographie du fonctionnement des cartels et des états, guerres internes et magouilles politiques en mode off. Si la lecture de l’ensemble peut sembler un peu trop gourmande (richesse du scénario qui complexifie les liens entre tous par excès) rien n’est sacrifié en ce qui concerne la mise en scène et son efficacité redoutable en terme de tension et d’action. En résulte une maestria visuelle, n’en déplaise, et surtout une tension glaçante sur de nombreuses séquences. En sacrifiant la mise en scène plus classique que ce que Denis Villeneuve avait su imposer, Stefano Sollina, dans un autre style, marque le deuxième chapitre de ce qui semble se dessiner comme une trilogie, pas nécessaire à la base mais terriblement efficace, et complémentaire à la fin de ce deuxième chapitre. L’action y est redoutable sans jamais sacrifié le fond, ni la forme du récit, le tout porté par deux comédiens habités et glaçants. requiemovies.over-blog.com
Benicio Del Toro, Josh Brolin, sont de super acteurs et dans ce film d'action 100% musclé ils sont super crédibles. L'action est rondement meé et quelques surprises vous aurons au tournant. La guerre des cartels déclanchés par le gouvernement américains est quelque peut perturbé. Très bon film a ne pas râter
Sicario 2 reste dans la veine du premier, même si ici, Denis Villeneuve est remplacé par Stefano Sollima à la réalisation. Ici, adieu la policière idéaliste qui veut faire les choses dans les règles, adieu la loi, adieu le manichéisme, adieu les bons et les méchant. En effet, contrairement au précédent, on veut du sale, dès le début, sans faux semblant. Ce qui a le mérite de poser immédiatement les enjeux et de ne pas nous piéger sur le genre du film cette fois-ci.
Dans ce monde sans foi ni loi, on remarque que les démocraties ne sont pas les dernières à commettre des ignominies. On connait déjà les méfaits de la CIA incarné par le personnage de Matt, mais il est assez éloquent ici de voir comment cet engrenage s'active. Une série d'attentats islamistes intervient aux abords de la frontière américano mexicaine et les huiles de Washington s'empressent d'y voir la main des cartels. De là découle un plan qui consiste à créer de chaos en déclenchant une guerre entre cartels sauf que rien ne va se passer comme prévu.
En effet, kidnapper une petite fille au Mexique en se faisant passer pour un cartel, la faire pénétrer aux USA pour mieux la faire retourner au Mexique peut s'avérer plus compliqué que prévu. Et lorsque le plan part en vrille, c'est l'anarchie qui s'invite. Taylor Sheridan signe une nouvelle fois un scénario sans concession où les valeurs morales de chaque personnage seront testées. C'est ici la guerre de tous contre tous, et pour reprendre la phrase d'Alejandro dans le premier, on est dans un monde de loup. En effet, depuis Hobbes, on sait bien que l'homme est un loup pour l'homme. Ici en plus des loups, il y a les moutons que l'on doit mener d'un côté de la frontière à l'autre. Même lorsque les loups ont pu appartenir à la même meute, ils peuvent se retourner les uns contre les autres. Et pourtant, l'espoir n'est pas totalement perdu, ici et là, l'humanité pointe le bout de son nez. Dans les réminiscences d'une petite fille perdue, dans la relation qui nait entre le Sicario et la fille de son bourreau, en quelques échanges et dialogues spéciaux, dans le refus des ordres atroces. Alors, malgré tout, au milieu de toute cette déshumanisation, l'humain résiste, et ça, ce n'était absolument pas prévu dans ce monde sinistre.
Des acteurs une fois de plus excellent avec un Benicio Del Toro qui est une allégorie du charisme, un Josh Brolin tiraillé et enfin une jeune Isabella Moner très intense et qui a une présence impressionnante pour son âge.
Après l'excellent et la brillante réussite de Sicario, l'erreur facile aurait été de faire dans la surenchère de tuerie et d'explosions, elle n'est heureusement pas faite. Même s'il n'atteint pas le niveau du premier opus, cette suite qui traite de plusieurs sujets en même temps n'en demeure pas moins très réussie. Les 20 dernières minutes, pratiquement sans aucun dialogues, atteignent une tension nerveuse impressionnante.
Chemin de travers, ou l'être humain n'est plus qu'un simple bétail. Dans la poussière d'un western moderne, on aperçoit au loin la guerre. En face avec son époque grâce encore une fois au scénario de Taylor Sheridan. Del Toro et Brolin sont remarquables. Boulevardducinema.com
Une suite intéressante. Étant de base plutôt septique concernant ce film, je dois avouer avoir quand même pris mon pied. Je suis loin d'être fan du premier mais j'en ai de bons souvenirs, en particulier grâce à la présence de Villeneuve derrière la caméra. Dans La Guerre des Cartels, Stefano Sollima prend la main et parvient malgré tout à donner un rendu plus que satisfaisant. On notera surtout l'OST maîtrisée qui permet à cet opus de se démarquer avec brio.
Un film vraiment poussif, un peu dans la lignée de l'opus 1 par ses acteurs mais ça s'arrête là. Très peu d'action, beaucoup de dialogues et de confrontations verbales à la Sergio Léone, sans plus. Dommage, ça aurait pu sulfater à tout va mais il semblerait que le prix des balles a pris l'ascenseur...
Le premier volet se suffisait à lui même...néanmoins, cette suite est de bonne facture. On retrouve la photographie et la musique oppressante mais le scenario est moins convaincant. La fin du film appelle a un dernier opus qui ne devra pas baisser en qualité pour garder l'aura de la franchise.
Plus fonctionnelle côté action, cette suite qui s'apprécie sans en être réellement une, nous ramène à la relation qui unit les personnages interprétés par Josh Brolin et Benicio Del Toro, au cœur d'une nouvelle mission visant à retourner les cartels entre eux en simulant un enlèvement. Pour ce faire, un spécialiste moins surprenant cette fois-ci aux commandes, Stefano Sollima. Un film sous tension permanente et qui respecte l'univers créé.
Heureusement Benicio Del Toro est toujours là, mais Emily Blunt a disparu. L'annonce d'une suite a surpris un peu tout le monde et au final c'est pas déplaisant mais on perd en partie la tension du 1er. Visuellement ça reste bien fait mais là aussi on est un peu moins impressionné.
"Sicario" avait été quelque peu une déception : une première scène épique qui malheureusement n’avait pas trouvé d'écho par la suite. Dans ce deuxième opus, le sujet est abordé différemment avec des mercenaires chargés de mettre le feu aux poudres avec les cartels Mexicains ... Une histoire qui dérape, des enjeux mal maîtrisés, des bains de sang, une musique stressante : autant le 1 avait raté le coche, autant ce volet se montre à la hauteur des attentes ...
Un bon film, avec beaucoup d'intensité, mais bien en deçà du premier volet de la série. L'histoire, très solide au départ, perd progressivement sa consistance jusqu'à devenir invraisemblable.
3 ans après Sicario, revoici Benicio Del Toro et Josh Brolin dans une affaire liée aux cartels mexicains. Emily Blunt n'est plus là (snif), c'est désormais la très jeune Isabela Moner qui prend le relais féminin de cette histoire virile, violente et crue dans ce monde totalement immonde des mafieux profitant de la misère humaine autour de la frontière américano-mexicaine. Le rythme est correct, les moments de tension sont plutôt bien rendus, le scénario global tient bien la route, je n'ai pas ressenti un coup de coeur violent pour ce film, mais je reconnais avoir passé un assez bon moment dans cet univers féroce et dangereux. Plutôt pas trop mal. --> Site CINEMADOURG <--
Fort du succès trois ans auparavant de Sicario, réalisé par Denis Villeneuve, une suite est vite envisagée puis concrétisée. Projet assez inattendu je dois dire mais en valait-il la peine ? Toujours écrit par Taylor Sheridan, cette Guerre Des Cartels voit le retour de Josh Brolin qui fait de nouveau appel à Benicio Del Torro pour enlever la jeune Isabela Reyes, fille du baron d'un des plus gros cartels mexicain afin de déclencher une guerre fratricide entre les gangs. Mais bien évidement la situation dégénère et tout est remis en question. La première impression en regardant cette suite est qu'elle est très calquée sur le film de Denis Villeneuve ; surtout sur sa mise en scène, la violence crue et la bande sonore. Mais il faut avouer que Steffano Sollima a plutôt fait un joli travail et qu'au final ce deuxième opus reste un complément intéressant sur le monde des cartels mexicains. Sicario premier du nom reste bien au-dessus dans son scénario et le développement psychologique de ses personnages. Ici, ces aspects demeurent plus simplistes mais restent tout de même efficace. La mise en scène du réalisateur italien nous permet d'admirer une fois de plus les plaines désertes du Nouveau-Mexique parcourues par les Black Hawks dans les airs et par les Humvees et coupés Chevrolet sur les routes poussiéreuses. Les plans sont d'une parfaite fluidité et la superbe photographie magnifie les nombreuses séquences d'embuscades et de poursuites en convois militaires donnant ainsi des séquences impressionnantes et immersives. Josh Brolin et Benicio Del Torro rempilent et sont dans la continuité de ce qu'ils nous avaient présenté dans le premier volet. La bande originale est cette fois-ci signée Hildur Guđnadóttir, fidèle collaboratrice de longue date de Jóhann Johannsson, compositeur de Sicario, et qui est malheureusement décédé en début d'année. La compositrice poursuit le travail entamé avec Johannsson et l'on retrouve naturellement des thèmes musicaux oppressant, sombres et agressifs. Sicario La Guerre Des Cartels n'est pas aussi glaçant que l'original mais la réalisation de Steffano Sollima est soignée et efficace. Cette suite crépusculaire, centrée sur l'action, est légitime et tétanise peut-être encore plus avec son côté très sombre, radical et brutal. Un film qui relate de la misère du monde et du désir de survie, campé par un duo d'acteurs irréprochables. Enfin, si le film reprend beaucoup d'éléments de son prédécesseur, il n'en atteint toutefois pas la puissance psychologique et émotionnelle du film de Denis Villeneuve.