Get Out
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1 278 critiques spectateurs

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Loris Noury
Loris Noury

3 abonnés 40 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 1 novembre 2025
C'est un film excellent !
Le suspense est complet, les acteurs jouent très bien, on tient en haleine tout le long (vraiment tout le long !) du film jusqu'à une fin spectaculaire.
C'est un film d'horreur qui ne fait pas très peur mais nous plonge dans un univers glaçant et anxiogène.
Ce qui ne fait pas de cet excellent film un chef-d'œuvre est le fait que, sur certains points et aspects, le film est un peu prévisible, mais cela ne gâche pas l'expérience que nous propose le film.
Si vous adorez à la fois les films à mystère et à suspense, foncez voir Get Out, vous ne serez pas déçus !
Venusyaffa
Venusyaffa

12 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 octobre 2025
J’ai adoré ce film
Le subtil et le burlesque pour aborder un thème et sujet profond .
Univers sonore nous aide à rentrer dans la détresse et l’angoisse de ce jeune homme
Stef S
Stef S

4 abonnés 11 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 octobre 2025
excellent film, l'atmosphère est pesante et en même temps on a envie de s'y retrouver... franchement le scénario n'est pas du tout évident à deviner contrairement à beaucoup de films désormais.
donc très bon film à voir absolument
Cadreum
Cadreum

60 abonnés 780 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 27 octobre 2025
Qui est le film ?
Get Out est le premier long métrage de Jordan Peele, mais son geste surgit immédiatement comme une proposition consciente de sa place dans l’histoire du cinéma américain : héritier du thriller paranoïaque des années 70, du cinéma de genre politique à la Carpenter, mais ancré dans les obsessions du XXIe siècle (le racisme systémique réinventé par les apparences libérales). En surface, le film raconte la visite d’un jeune homme noir dans la famille blanche de sa compagne. Rien d’extraordinaire, un week-end dans un milieu aisé. Mais dès sa promesse initiale, le film annonce autre chose : utiliser la familiarité d’un cadre domestique pour faire remonter l’horreur à travers la bienséance.

Que cherche-t-il à dire ?
Peele ne filme pas le racisme dans sa forme frontale, mais dans ce qui se cache derrière le sourire. Il met en scène l’angoisse d’un homme qui n’a pas peur d’être attaqué, mais d’être vu, désiré, récupéré. Sa tension principale n’est pas la violence, mais le faux confort. Le film se situe dans cet entre-deux trouble où la politesse devient un piège, où la bienveillance est un instrument de possession.

Par quels moyens ?
Get Out se construit d’abord par une économie narrative : intrigue minimale, lisible, sans surcharge explicative. Chaque geste, chaque phrase, chaque silence construit un malaise qui progresse par millimètres. C’est cette sobriété qui le rend terrifiant : on croit savoir où l’on est, mais rien n’est sûr.

Chris est photographe. Ce choix n’est pas décoratif. La photographie, c’est la mise en lumière, la capture, la traduction d’un sujet en image. Chris voit et il est vu. Le film multiplie les images dans l’image, miroirs, télévisions, cadres, fenêtres et fait du regard un champ de lutte. Les invités blancs regardent Chris comme on regarde une curiosité, une prothèse esthétique destinée à combler un vide. La transposition littérale de cette objectivation se manifeste par la vente des corps, mais elle a aussi une dimension métaphorique plus large : l’appropriation culturelle, la consommation de talent noir, la réduction de la personne à une fonction utile.

Être projeté dans le Sunken Place, c’est perdre l’agentivité, rester spectateur de sa propre immobilité, exister en tant qu’écran destiné à être parcouru par la volonté d’un autre. Le Sunken Place fonctionne comme une métaphore de la marginalisation systémique, mais aussi comme une figure de la dissociation psychologique devant le racisme. Esthétique et politique se rencontrent : Peele traduit l’aliénation sociale en sensation cinématographique.

L’hypnose de Missy est une technique d’extorsion de volonté. Elle donne une apparence médicale et rationnelle à une violence raciale qui se veut civilisée. Le fauteuil, la tasse, le tic de la cuillère, tous ces éléments servent de dispositifs formels pour matérialiser le transfert de conscience. Le processus est à la fois intime et industriel : intime parce qu’il passe par la parole, la voix basse, le toucher ; industriel parce qu’il alimente un marché, une appropriation.

Get Out n’est pas seulement un film d’horreur, il est une satire. Les séquences avec les invités, leur fausse bienveillance, leurs compliments maladroits, dessinent un tableau corrosif de la « bonne conscience » libérale. Le rire est souvent nerveux, il sert à désamorcer et à révéler l’inconfort. Peele multiplie les micro-phrases qui disent autre chose que ce qu’elles prennent pour argent comptant. Le comique amplifie l’horreur, car plus la politesse est insistante, plus la menace paraît raffinée.

La vente des corps est au cœur du film, non seulement comme scénario de science fiction, mais comme métaphore des mécanismes capitalistes qui exploitent les corps noirs. Le transfert de conscience est ici la métaphore d’une économie de la substitution : les corps noirs deviennent véhicules de performances, d’émotions, de vitalité, et sont littéralement colonisés pour prolonger la jouissance des blancs. Le réalisme fantastique de la transaction permet d’éclairer la manière dont l’économie et le racisme s’entrelacent.

La bande son joue un rôle discret mais décisif. Les silences portent. Le tic de la cuillère, les respirations, les claquements font office de ponctuation. Lorsque la musique envahit une scène, elle souligne la grotesque ou l’horreur latente. Peele n’utilise pas la surenchère sonore, il préfère l’économie, ce qui rend chaque intervention auditive plus percutante. De plus, certaines variations mélodiques invoquent un folklore noir mise à distance, comme pour rappeler que la culture noire est présente mais instrumentalisée.

Le film s’organise en paliers : d’abord malaise, puis suspicion, puis révélation, puis violence libératrice. Cette progression est modelée par un travail serré sur le montage. Les ellipses sont choisies pour maintenir l’attention sur les signes plutôt que sur l’exposition lourde. Le climax n’est pas seulement physique, il est moral : c’est la reprise de la parole, la reconquête du mouvement.

Get Out n’offre pas de figures parfaitement confortables. Rose incarne la duplicité moderne, elle est aimante et tueuse à la fois, incarnation de la confiance trahie. Le film interroge la possibilité même de l’alliance blanche noire dans un contexte où l’empathie peut être simulée. Les personnages supposés être des alliés révèlent que la surface démocratique cache des structures de prédation. Cette complexité évite l’écriture manichéenne, tout en gardant une force de dénonciation.

Peele emprunte au slasher, au home invasion, au body horror, mais il les réoriente. L’horreur sociale devient littérale. Les outils du genre sont utilisés pour exposer des réalités contemporaines. Cette réaffectation des codes permet au film de toucher un public large tout en restant engagé. Get Out renouvelle l’horreur en lui donnant un centre politique.

Au-delà de la dénonciation des micro agressions et de l’antagonisme racial explicite, le film interroge la tension entre visibilité et sécurité. Chris est visible parce qu’il est différent, ce qui le met en danger. Mais la visibilité est aussi un atout, un outil de résistance. La caméra de Chris capture, en dernière instance, ce qui permettra sa survie.

Où me situer ?
Je suis frappé par la manière dont Peele refuse la thèse tout en rendant la pensée indéniable. Rare film où chaque choix formel est à la fois sens et expérience. Jamais le film ne cherche à me convaincre, il me force à ressentir la structure même du pouvoir. Si j’ai une réserve, elle se loge peut-être dans la dernière section, où la libération prend des formes plus conventionnelles, presque cathartiques, au risque d’aplanir la violence systémique dans un face-à-face plus physique que structurel.

Quelle lecture en tirer ?
Get Out réussit une synthèse rare entre intelligence politique et efficacité dramatique. Il transforme la colère en une forme esthétique, qui reste ancrée dans des expériences reconnaissables. Le film montre comment la bienséance peut masquer la violence, comment l’empathie peut être simulée, comment le corps peut devenir marchandise. Mais son geste le plus puissant est peut être d’avoir fait de cette analyse un objet populaire, capable de parler à des sensibilités diverses tout en restant radicalement lucide.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 24 octobre 2025
Simple efficace, malicieux et intéressant. Sur un scénario original avec un thème classique réalisé d’une manière fine mais grossière à la fois. Ce film est un tout qui relance le genre d’horreur dans la décennie 2010.
Pierre Chambon
Pierre Chambon

2 abonnés 523 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 4 octobre 2025
film assez délirant, au sens négatif - un énième complot des blancs contre les noirs, ça vire à la parano - sur fond de pseudo médecine, avec emprise sous hypnose et greffe de cerveaux - reste un très bon jeu d'acteurs, vraiment crédibles dans des rôles pas crédibles
Melissa
Melissa

4 abonnés 111 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 septembre 2025
Je viens de regarder Get Out et j’ai vraiment adoré ce film ! L’ambiance est incroyable, le suspense est constant et le concept est original. On est complètement pris dans l’histoire, avec ce mélange de tension et de malaise psychologique qui fonctionne à merveille. Les seules choses un peu décevantes, c’est que les personnages restent assez creux et que l’on n’explore pas beaucoup leurs nuances, ce qui aurait rendu l’histoire encore plus marquante, et la fin m’a aussi un peu dérangée, elle m’a donné l’impression d’être un peu bâclée, comme si elle avait été réglée un peu trop vite. Même si certains personnages manquent de profondeur, l’histoire tient en haleine du début à la fin.
Cinéasthéâtre
Cinéasthéâtre

2 abonnés 100 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 mai 2026
Ce film est saillant pour son sous texte et sa symbolique. L’intrigue est plutôt originale et quelques comédiens performent largement. Le catégoriser comme film d’horreur est un peu grotesque, c’est plus un thriller moderne. La réalisation est soignée et les détails cachés apportent un éclairage intéressant.
Salvatore Conti
Salvatore Conti

1 abonné 3 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 septembre 2025
On ne sort pas indemne après avoir vu ce film.
Une vraie claque, on arrive à ressentir le stress de l’acteur principal.
Kouto
Kouto

29 abonnés 4 749 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 septembre 2025
Succès surprise de l’année 2017 « Get Out » est un thriller particulièrement anxiogène et surprenant qui se double d’un récit social explorant la haine raciale aux Etats-Unis. Premier film de l’ère Trump, le long-métrage de Jordan Peele qui est également son premier passage derrière la caméra qui dresse un portrait glaçant d’une Amérique divisée entre blancs et noirs dont les derniers pansent encore les plaies de l’esclavagisme.
Soso Gaga
Soso Gaga

2 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 28 août 2025
GET OUT est une vrai réussite. Un film dérangeant même une fois le générique terminé.
A ne pas manquer
Momaked
Momaked

10 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 18 août 2025
Pas compris l’engouement autour de ce film. Un concept et des moments intéressants mais des moments un peu long quand même. Impression de déjà vu
Lucas Bachelier
Lucas Bachelier

4 abonnés 1 352 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 juillet 2025
Thriller horrifique intelligent et original, mêlant habilement tension, satire sociale et critique du racisme. La mise en scène de Jordan Peele est maîtrisée, avec un crescendo angoissant et un sous-texte percutant. Un film aussi divertissant que dérangeant.
Kuro
Kuro

2 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 22 juin 2025
Comment est-il possible d'entrer dans cette histoire absolument invraisemblable? C'est long, ennuyeux. Les personnages sont creux, sans reliefs, bref, un des plus mauvais films jamais vus
olympe1707
olympe1707

1 abonné 32 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 13 décembre 2025
Couple mixte, Chris et sa petite amie Rose filent le parfait amour. Le moment est donc venu de rencontrer la belle famille aisée lors d’un week-end sur leur domaine. Chris commence par penser que l’atmosphère tendue est liée à leur différence de couleur de peau, mais très vite une série d’incidents de plus en plus inquiétants l'amènent à découvrir l’inimaginable.
Dans ce thriller horrifique glaçant, Jordan Peele dénonce le racisme comme il me semble que cela n'a jamais été fait auparavant. Au lieu d'être mis à l'écart ou bien raillé à cause de sa couleur de peau, il est au contraire constamment félicité sur son apparence, on dit des noirs qu'ils sont très athlétiques et que leur peau couleur ébène est de toute beauté. Mais cette belle famille, puis les invités d'une fête qui aura lieu lors de ce weekend, semblent obsédés par lui et le convoitent comme s'il était un simple objet. L'ambiance malsaine et toxique s'installe d'emblée, devient oppressante et de plus en plus inquiétante lors de la fête, jusqu'à ce qu'il soit complètement pris au piège.
On comprend vraiment l'enjeu de sa présence et de la fascination qu'il exerce que dans le dernier tiers du film. Lequel n'est pas effrayant à proprement parler, si ce n'est l'ambiance malsaine et pesante qui règne.
J'ai trouvé ce point de vue sur le racisme extrêmement intéressant. L'homme noir n'est pas rejeté, mais l'humiliation et la stigmatisation sont tout autant présentes. On ne le voit pas comme un humain mais comme un bout de viande, de première qualité certes, mais on en revient au même.
Le suspense est omniprésent, jusqu'à la toute dernière minute. Des révélations totalement inattendues ne cessent de nous tenir en haleine. Les détails ont tous leur importance, ils signifient toujours quelque chose. Le scénario est brillant, les dialogues sont tous très intéressants.
L'image est léchée, la photographie est vraiment sublime, la bande son excellente. Les acteurs sont tous très bons, avec une mention spéciale pour l'acteur principal.
C'est un long métrage très moderne, d'une grande singularité. Un film de genre qui sort vraiment du lot.
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