Get Out
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Kymani Alger
Kymani Alger

38 abonnés 547 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 juillet 2023
Get out est un des films les plus angoissant que j'ai vu de ma vie même si la première partie est un peu lente la deuxième est une claque !
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 27 novembre 2024
Le premier long-métrage réalisé par Jordan Peele nous plonge dans un univers parfaitement abouti avec un traitement du racisme bien approfondi et original. Le film regorge de détails qui auront tôt ou tard une plus grande importance et fait en sorte de rester imprévisible du début à la fin. Le parcours de personnage du protagoniste est passionnant et vraiment bien exécuté, bien aidé par de nombreuses influences bien digérées. Cependant, on peut sentir qu’il lui restait quelques progrès à faire visuellement car j’ai trouvé une shaky cam’ inutile sur des dialogues simples et certains travellings assez approximatifs, ce qui m’a empêché de vraiment l’adorer lors de ce second visionnage, souvent synonyme d’estimer l’œuvre encore mieux. Il n’en reste pas moins un des meilleurs films d’horreur de la décennie!
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 17 mai 2017
Un scénario qui mixe des parfums de « rose mary ‘s baby, 1968 », de « traitement de choc, 1973 », de « devine qui vient dîner ce soir (inversé), 1974 », de romance morbide, le tout sur fond de racisme inhabituel. Réalisation formelle impeccable. Globalement : un thriller prenant mais à la conclusion assez prévisible, sans réflexion de fond, dont la qui ne devrait pas laisser de souvenirs impérissables.
Titanneeb
Titanneeb

18 abonnés 827 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 janvier 2025
Dans la même veine que Us, Get Out nous replonge dans un film avec une sorte d'horreur psychologique. Le début est efficace, on se rend vite compte que quelque chose cloche. Et le problème réside ici même. Je trouve le film trop prévisible, alors pas tant le pourquoi du comment en lui même mais dans les grandes lignes c'est trop gros. L'acting est excellent rien à dire la dessus. Le film passe vite et le fait que tout se passe dans la maison renforce le sentiment de "claustrophobie". La fin est très bonne et efficace. C'est le genre de film à regarder si vous souhaitez vous questionner et en même temps avoir une petite touche d'horreur. Il y a des très bonne idées de plans que j'ai beaucoup apprécier.
Obligeance française
Obligeance française

7 abonnés 200 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 mai 2017
Ce film à suspense satirique rappelle beaucoup The Stepford Wive. Toutefois, il demeure assez original notamment dans sa manière de dénoncer le racisme. Le spectateur se pose des questions et la fin réserve quelques bonnes surprises. Mention spéciale à l'interprétation impeccable de Catherine Keener.
Alexis C.
Alexis C.

11 abonnés 444 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 novembre 2019
Le film est pas mal en soit, c'est bien joué et il y a une ambiance mystérieuse avec ce qu'il faut de suspens. Mais le film n'apporte rien au genre, il est prévisible et il souffre de longueurs...j'ai du mal à comprendre le tel engouement qu'il a suscité.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 13 octobre 2017
Le pauvre Aimé Césaire, un menu rhapsode que je goûte peu par ailleurs, se trouve souvent cité à tort et à travers, dès qu’il s’agit de prôner la tolérance et le respect interracial. À notre tour, piochons donc sans vergogne du côté de « La Tragédie du roi Christophe » pour ouvrir cette critique : « S’il y a une chose qui m’irrite, c’est d’entendre nos philanthropes clamer, dans le meilleur esprit sans doute, que tous les hommes sont des hommes et qu’il n’y a ni Blancs ni Noirs. »

À la lecture du synopsis de « Get Out », une parodie horrifique de la comédie sociale « Devine qui vient dîner ? », nous pouvions craindre que le film ne se résume à une démarche commerciale opportuniste, avide de s’accaparer la montée en puissance du mouvement militant « Black Lives Matter » et de faire fructifier le retour de la question raciale dans les années post-Obama, tout en soufflant sur les braises des événements de Charlottesville. Sans chasser d’un revers de main cette éventualité, le cinéma américain n’ayant cure d’exposer une interprétation immédiate et outrée de son Histoire, force est de reconnaître que le réalisateur Jordan Peele évite divers écueils et propose ici une série B tout à fait convenable.

« Get Out » contourne en premier lieu le lourd pensum antiraciste auquel son sujet ne l’invitait que trop : la rencontre entre Chris, un jeune photographe noir, et les parents blancs de Rose, sa « girl next door » idéale. De manière assez surprenante aujourd’hui, mais davantage compréhensible si on a été initié aux charmes de la blaxploitation des années 1970, Jordan Peele développe au contraire un discours racialiste qui se fout allégrement de la gueule des pincettes bienpensantes saisies par la gent WASP devant un homme de couleur. Et c’est alors tout un cinéma apprêté qui se trouve ridiculisé, avec sa politique des quotas, sa manière de s’accaparer et de traduire fallacieusement les stéréotypes et le langage des « minorités », son multiculturalisme de facade et son fantasme d’un certain métissage. Tout le début du film moque ainsi le naturel contraint des parents Armitage (oui, les mânes de Lovecraft habitent le lieu), dissimulant leur gêne de recevoir un noir avec des allusions lourdes et diverses circonlocutions émaillées d’emprunts langagiers (« my man ») qui frôlent constamment les pires stéréotypes sans avoir l’air d’y toucher. En proie à une logorrhée maladroite, Dean Armitage, le pater familias, déplore de n’avoir pu voter pour un troisième mandat d’Obama, évoque la frustration de son grand-père après avoir été supplanté par Jesse Owens lors des Jeux Olympiques de Berlin en 1936, tout en s’égarant dans une obsessionnelle métaphore filée sur le parasitage de la forêt par des chevreuils. Cette manière de brasser les vignettes d’Epinal de la « culture noire » et de danser constamment sur la ligne rouge du politiquement correct constitue en définitive le véritable racisme dénoncé dans cette première partie très sociale, au comique acerbe. Ce retour constant à la couleur de peau de Chris évacue en fait une problématique sociétale, celle de la difficulté à accepter un bohême orphelin dans une famille démocrate de la haute-bourgeoisie - laquelle, avec ses références culturelles égrenées à la va-vite comme des mécanismes de défense, ses souvenirs de voyage convenus, et ses deux domestiques noirs forcément conservés par reconnaissance familiale, apparaît comme une parodie outre-Atlantique de nos bobos parisiens. Ainsi, aucun intérêt n’est montré pour l’activité artistique du photographe Chris, le jeune frère Jeremy Armitage préférant parler sport et performances physiques. Le raout annuel organisé par les Armitage pousse ensuite jusqu’à l’outrance le racisme mondain, dans un mélange de répulsion et de fascination, une invitée fantasmant par exemple les performances sexuelles de l’éphèbe. Il en résulte un sentiment d’étrangeté et de gêne contenue, aussi bien dans la famille que chez le noir invité, qui ne demande qu’à exploser. Pour ce faire, et c’est la bonne idée de Jordan Peele, « Get Out » bascule soudainement du cinéma social dans le film d’horreur, notamment grâce à la séance d’hypnose pratiquée sur Chris par la mère psychiatre. Cette tentative manifeste de captation du jeune mâle noir, d’acculturation occidentale forcée, met à nu les intentions hostiles de la famille. Fini alors la politesse, les rires gênés, les réponses compassées ; il s’agit pour Chris de tomber le masque et de réveiller sa vraie nature ! « Debout et libre » !

spoiler: La deuxième partie du film, sciemment grand-guignolesque, sonne l’hallali de la comédie de mœurs pour virer de manière folle dans un jeu de massacre réjouissant. Le twist, attendu depuis le prologue, puis amené au gré d’indices habilement disséminés (le refus du contrôle policier, le goût immodéré des parents pour les câlins…), autorise une réévaluation plus légère de la première partie. L’intérêt fébrile porté aux « qualités noires » de Chris s’explique ainsi par le sombre projet fomenté par la famille Armitage : se servir de lui comme d’un hôte, le vendre aux enchères afin d’offrir son corps et ses attributs physiques aux riches invités de la garden-party. Les deux domestiques noirs aux comportements étranges abritent ainsi les grands-parents Armitage et c’est un photographe aveugle qui désire maintenant les yeux de Chris. La « Coagula Procedure », assimiler l’intelligence de l’homme blanc dans le physique d’un black, incarne à merveille l’intention politique et le fantasme très contemporains d’un métissage forcé. La véritable nature des WASP révélée, Chris ne pourra lutter à armes égales qu’en opposant la sienne. Dans des séquences qui rappellent fortement le déchaînement de barbarie auquel se livre Jim à la fin de « 28 jours plus tard », le jeune homme se mue en bête (la métaphore filée, on vous dit…) pour éliminer un à un les membres du clan familial. Mais ce qui sauvera davantage encore Chris, c’est d’avoir conservé un lien mobile avec son meilleur ami, le douanier Rod Williams. Cette préservation d’un langage, de codes de reconnaissance, d’un héritage en somme, lui permet de résister aux désirs de zombification de la famille Armitage. N’oublions pas également que si le héros parvient à s’échapper de la cellule d’endoctrinement par la télévision, c’est grâce au coton arraché des accoudoirs d’un fauteuil et fiché dans ses oreilles pour ne pas entendre le chant des sirènes blanches. En un plan, Jordan Peele en remontre à plus de deux heures de larmiche sur l’esclavage dans « Amistad » !

Le premier long-métrage de l’humoriste (distingué dans la série à sketchs « Key & Peele) s’affirme donc comme une réussite inattendue, pleine de qualités. Comme en témoigne le plan-séquence liminaire, la mise en scène est plutôt sérieuse et appliquée. Les différentes références aux thrillers et aux films d’horreur (« Shining », « Halloween », « La Nuit des morts-vivants », « Massacre à la tronçonneuse », …) sont incorporées à l’ensemble sans la lourdeur du cinéma autoréférentiel, le film s’inscrivant sans ambages dans une lignée tout en cherchant à y trouver une place singulière. La direction d’acteurs, de seconds rôles particulièrement, s’avère correcte : Caleb Landry Jones s’affirme comme une des étoiles montantes du cinéma américain intelligent après ses quelques apparitions dans la saison 03 de « Twin Peaks » et LilRel Howery insuffle par petites touches une veine comique appréciable, spoiler: notamment lors de la séquence où il contacte Rose au téléphone.


Sans avoir la prétention cinématographique de réaliser autre chose qu’une honnête série B, Jordan Peele présente néanmoins une tragi-comédie cathartique qui laisse présager du meilleur pour la suite de sa carrière. Il ne reste plus à souhaiter qu’à l’instar de Chris, spoiler: plongé dans la « Sunken Place » de l’hypnose
, il ne suive pas les sirènes commerciales jusqu’à contempler de loin, médusé, ses réalisations originales récupérées par une autre doxa "blanche" qui règne en maître sur Hollywood…
cylon86
cylon86

2 834 abonnés 4 430 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 mai 2017
Véritable phénomène aux États-Unis, "Get Out" a rencontré un succès monstre pour un budget modeste de 4,5 millions de dollars. Et pour cause, il a su capter mieux que jamais l'Amérique actuelle, abordant la thématique du racisme sous un angle radical et surprenant. Réalisé par Jordan Peele, plutôt habitué aux comédies, le film raconte l'histoire de Chris, un noir qui s'en va passer un week-end avec sa petite amie blanche pour que celle-ci lui présente sa famille, des WASP tellement ouverts d'esprit (le père aurait voté Obama une 3ème fois si ça avait été possible) que ça en devient un peu angoissant. Et puis au fur et à mesure, ce qui apparaissait comme de simples maladresses finissent par révéler quelque chose d'inimaginable... (même si avec un peu d'astuce, le twist final se devine assez facilement). Une chose est sûre, "Get Out" est un film qui fait du bien, le genre à venir triturer un malaise racial avec suffisamment d'humour et d'intelligence pour ne pas apparaître prétentieux. Au contraire, il se montre assez réjouissant jusque dans son dénouement avec ses propositions scénaristiques improbables mais révélatrices d'un malaise de société. En cela, il est à rapprocher des essais effectués avec la trilogie "American Nightmare" qui en disait long sur l'Amérique malgré ses gros défauts. Parfois maladroit dans ses ficelles mais plutôt habilement réalisé, le film est surprenant, un brin longuet dans sa construction du malaise mais néanmoins diablement efficace, sachant avoir un peu de recul sur son sujet. "Get Out" est donc une œuvre implacable qui ne peut laisser de marbre et qui est porté par un sacré casting : Daniel Kaluuya (aperçu dans "Sicario") et Allison Williams portent la majorité du film mais reconnaissons que les partitions de Catherine Keener et du trop rare Bradley Whitford viennent ajouter du piment à l'ensemble, sacrément gonflé.
ffred
ffred

1 989 abonnés 4 258 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 mai 2017
Voilà un thriller horrifique qui débarque sur nos écrans avec une belle réputation. Succès publique et critique outre-atlantique pour un petit budget. Grande attente donc. Je trouve que c’est un peu long à se mettre vraiment en train mais une fois lancé, cela monte crescendo et on se retrouve bien scotché au siège. C’est fait plutôt habilement, que ce soit sur le plan de la mise en scène ou du scénario. Joli casting aussi : des inconnus ou acteurs en devenir (avec entre autres Daniel Kaluuya, très bien dans le rôle principal) ou plus chevronnés (la toujours excellente Catherine Keener). Au final, on passe un bon moment, même si je m'attendais à quelque chose de plus mordant, mais l'ensemble reste efficace. Un exercice de style à la fois drôle et effrayant sur le racisme ordinaire. Dans tous les cas, un réalisateur prometteur...
pierrre s.
pierrre s.

556 abonnés 3 428 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 novembre 2019
Get Out, est un habile mélange de genres qui nous met rapidement mal à l'aise. Narration et réalisation font qu'on se met à la place du personnage principal et donc on souffre avec lui.
JimBo Lebowski
JimBo Lebowski

447 abonnés 1 080 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 juillet 2017
J'ai aimé les deux premiers tiers du film, surtout le second lorsque le développement est en place et face à de réelles interrogations, à savoir où le scénario veut nous emmener, le climat devient assez anxiogène et les personnages qui gravitent autour de Chris ne restent jamais stables, tout peut arriver, niveau thriller c'est grandement efficace. Après en ce qui concerne le dernier tiers je trouve tout de même décevant que le film lâche ses ambiguïtés pour finir en survival plus ou moins prévisible, tout est posé sur la table et on perd en intérêt, j'aurais préféré découvrir la vérité à la toute fin, voire ne rien savoir foncièrement, garder le doute, spoiler: se demander si il est hypnotisé ou non, si nous vivons une histoire erronée à travers ses yeux, etc
.
Pour ce qui est du traitement du racisme c'est un peu la même chose structurellement, le film balance des clichés pour les déconstruire, via parfois des petits sous-entendus, assez sympa d'ailleurs de pointer du doigt l'hypocrisie de l'antiracisme primaire, j'ai été agréablement surpris, mais la dernière partie bascule complétement dans la diabolisation pure et simple, même si cela reste volontairement surréaliste. Je ne pense pas qu'il y ai un quelconque message à en tirer, où alors faut aimer fabuler...
Bref sympathique thriller horrifique, avec en plus une mise en scène habille, proche du niveau d'un It Follows, mais qui loupe le coche dans son troisième acte vis à vis de ce qu'il proposait jusque là, un film qui méritait mieux donc.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 24 novembre 2019
« Get out » est une production de Jason Blum, « Blumhouse », et avec « Insidious » je dois dire que ce film (encore à petit budget) est une réussite. Enfin vu le film de Jordan Peele. Pour tout dire, j’appréhendais un peu : déjà le film sort avec beaucoup de retard me semble-t-il sur le petit écran, donc il se fait désirer, on s’impatiente et parfois le rendez-vous n’est pas à la hauteur de l’attente ; enfin la nouvelle série « Twilight Zone » présentée par ce même Jordan Peele m’a tellement déçu que j’ai abandonné après quatre épisodes insipides. Bref, je craignais ce rendez-vous tant attendu. Le film prend le temps de s’installer et sème l’air de rien des petits cailloux de suggestion qui peu à peu réunis forment un malaise incontestable. Jordan Peele s’amuse à balader le spectateur avec ces domestiques dans une cossue propriété tenue par des blancs, les parents de Rose, laquelle présente son nouveau compagnon Chris de couleur noire. C’est « devine qui vient dîner ce week-end ? ». A entendre Rose, tout devrait bien se passer car ses parents n’ont aucun à priori. Aussi étrange que cela puisse paraître, avec ces domestiques noirs on perçoit relativement rapidement ce malaise. Malaise confirmé le lendemain où les parents de Rose ont convié du monde pour une cérémonie annuelle. Et notre Chris présenté aux uns et aux autres dans l’immense parc de la propriété encaisse de douces réflexions empreintes de racisme. C’est même à se demander si c’est du lard ou du cochon. S’il faut en sourire ou s’en offusquer. Mais Chris ne veut pas faire de vague, il aime sa Rose et pour le temps d’un week-end s’impose un maintient pour ne pas froisser sa belle et ses parents. C’est un racisme déguisé, feutré et violent. Mais le racisme de Jordan Peele passe par le truchement de Missy, la mère de Rose, laquelle psychiatre va parvenir à hypnotiser Chris ; et par ce vecteur la question du racisme va prendre plus d’ampleur dans sa violence puisqu’elle veut le plonger à jamais dans l’oubli. Mais aussi on s’aperçoit que la génétique est aussi l’un des sujets centraux : c’est offrir à des blancs âgés et riches la possibilité de continuer à vivre dans le corps des Noirs soi-disant plus forts. Ainsi, le papi de Rose est « réincarné » en Noir. En soi c’est pratiquer l’eugénisme puisque la famille de Rose s’applique à améliorer le patrimoine génétique des blancs en puisant dans la soi-disant robustesse des Noirs. spoiler: Ainsi, Chris est promis à donner ses yeux à un aveugle.
spoiler: Le malaise est violent quand on s’aperçoit que Rose recrute des Noirs pour les amener à ses parents.
spoiler: Cela fait froid dans le dos car au début du film elle paraît la compagne idéale, ouverte et révoltée contre toute forme d’injustice qui touche au racisme.
Mais cet hypnose peut poser questions pour l’ensemble du récit. Rose et son frère ne seraient-ils pas sous hypnose pour accomplir de tels méfaits ? Ce serait un alibi pour altérer le thème du racisme que veut dénoncer à sa manière Jordan Peele. Je ne pense pas que cela soit son propos. Rose fait partie du plan et agit en son âme (mauvaise) et conscience. Maintenant de là à dire que « Get out » est un film d’épouvante, je ne partage pas cet avis. Un thriller horrifique tout au plus. Il y a des thrillers bien maîtrisés qui n’ont pas le qualificatif « horrifique » et pourtant sommes scotchés par une ambiance malsaine et glauque. Il reste que la question du racisme demeure épouvantable !
Inglorious_Ben
Inglorious_Ben

90 abonnés 1 715 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 juin 2017
Quand on commence à visionner Get Out, on s'attend à une petite perle horrifique bien angoissante, sortie des sentiers battus et originale à souhait... L'ambiance est bien là, oppressante et bizarroïde, les acteurs aussi, mais il manque de la folie, du risque, de la nouveauté pour nous en mettre réellement plein les yeux. Get Out est loin d'être mauvais, il est même assez bon dans l'ensemble, mais l'absence de trash et d'approfondissement font qu'on est en droit d'être quelque peu déçu.
stanley
stanley

83 abonnés 769 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 mai 2017
Sans être le chef d'oeuvre que certains annoncent, Get Out malgré des pannes scénaristiques, est un film intéressant à la fois original, créatif tout en s'appuyant sur les bases classiques du genre. Un début marquant où l'oppression gêne. On sent bien que la danger va surgir d'une mystérieuse voiture, le tout nimbé d'une curieuse chanson. D'ailleurs, la musique du film est très bien choisie, parfois d'une facture assez classique pour les scènes de terreurs et originale pour celles anodines. Jordan Peele réussit parfaitement la mise en scène du film, belle photographie, cadres bien choisies. Aucune boursouflure prétentieuse. Le cinéaste, en s'appropriant le genre de l'horreur et du suspens (allusions à Wes Craven), veut traiter du racisme. Il réussit bien à distiller son propos grâce au dosage de l'ironie et d'un certain humour. Jordan Peele n'hésite pas à se moquer de ses personnages (blacks ou blancs). Get out évoque aussi Under the skin (voir la scène où le black sombre dans le gouffre où, surtout, la façon de faire correspondre l'horreur et l'humanité du discours). Les scènes ultimes sont filmées avec le classicisme et l'efficacité propres au genre. Un bémol important cependant concerne le scénario qui manque à certains moment de surprise comme si le cinéaste, fut il très doué, semblait se contenter de l'inquiétante étrangeté dans lequel baigne le film ; on attend parfois encore plus. Un cinéaste à suivre qui a assez bien réussi son premier film.
adicte
adicte

74 abonnés 700 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 novembre 2017
Excellent film, qui sort des sentiers battus et qui nous propulse direct dans les pompes du personnage principal, par ailleurs super bien interprété. Très bonne réalisation, bien équilibrée et qui encourage l'empathie du spectateur envers le héros. Un divertissement intelligent et novateur de par son approche qui mérite d'être vu pour frémir d'angoisse et jubiler d'un certain plaisir macabre.
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