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Requiemovies
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4,0
Publiée le 4 mai 2017
(...) Entre thriller social et film d’horreur, « Get out » s’avère une jolie surprise, celle de ces petits films inattendus et dont le succès, mérité, tient au finale à la réunion de plusieurs facteurs éparses mais très bien tenus. L’effet buzz surestime probablement la note globale du film mais il s’avère difficile de faire la fine bouche tant la simplicité et l’efficacité du film font mouche pour faire passer au spectateur un moment très agréable pour amateurs avertis comme pour un plus large public.
Film phénomène depuis sa sortie en salles, critiques plus que bienveillantes à son égard, qu’a-t-on pensé de Get Out, le nouveau film de Jordan Peele, dans un style thriller / film d’horreur ?
C’est décidé Rose veut présenter son petit ami Chris à ses parents ! Le jeune couple vit le parfait amour depuis 5 mois et cette étape angoisse légèrement Chris. Pourquoi ? Car c’est un afro-américain et que sa petite amie est blanche. Une fois les présentations faites, Chris, interprété par Daniel Kaluuya, va commencer à trouver certains comportements étranges de la part de ses hôtes et de leurs domestiques. De plus la mère de Rose veut absolument l’hypnotiser pour lui faire arrêter la cigarette … Plus le temps passe, et plus des signes alarmants anormaux vont lui sauter aux yeux. Que veulent tous ces blancs aux noirs ? …
Très difficile de résumer ce très bon film étant donné que chaque détail ou presque permet d’avancer dans une énigme captivante. Un mélange de thriller et d’horreur un peu dans le style de Split (un peu plus terrifiant toutefois). Lorsque l’on sort du film, on oublie tous les derniers films que l’on a vu ! Le scénario et la bande son sont magnifiques. D’actualité de par les conflits actuels qui opposent les afro-américains et les blancs aux Etats-Unis, vous serez surpris d’apprendre la raison de ces comportements suspects à l’égard du jeune Chris …
L’histoire est pleine de rebondissements et la deuxième partie du film viendra augmenter votre taux d’adrénaline ! Le dynamisme est d’ailleurs très crescendo et vient parfaitement épouser le déroulement de cette fiction. Les acteurs sont bons dans un rôle pour le moins nouveau au cinéma, vous verrez …
Nous avons adoré et espérons pouvoir échanger avec vous sur ce film !
" Get Out" gros succès commercial aux États Unis, encensé par la critique révolutionne le genre de l'horreur. En effet à travers ce film le réalisateur critique explicitement le racisme des blancs envers les noirs avec un humour particulier et un suspense qui monte crescendo avec un final haletant . Une réussite.
Un Noir est invité dans par sa petite amie blanche, dans sa famille. La couleur est importante, car elle sert le propos. La famille devient peu à peu inquiétante, comme la tournure du film, puis terrifiante, avant de virer au grand guignol dans le dernier quart. C'est presque dommage tant l'histoire est subtile et tend un reflet des rapports américains eu égard la couleur de peau. Get Out est finalement un épisode de "la 4ème dimension" actualisé et provoque réflexion, sourires et effroi... et c'est déjà un sacré tour de passe passe pour un 1er film.
Un film terrifiant avec une intensité dramatique terrible et un "je ne sais quoi" de malsain et d'étrange qui va croissant tout au long de la première partie. La seconde partie du film peut paraître un peu "too much". Une très belle interprétation également. A voir.
Très gros succès aux États-Unis (plus de 170 millions de dollars de recettes pour un budget de 4,5 millions), Get out est un excellent film d’horreur réussissant parfaitement à faire monter petit à petit un suspense prenant et à créer un climat d’angoisse malgré quelques pointes d’humour très bien dosées. Objectivement, le seul point critiquable concerne l’aspect idéologique du filmspoiler: (les personnages blancs sont tous mauvais, même la seule que l’on pense longtemps être positive, et les noirs sont tous des victimes : ne serait-on pas face à un film bel et bien raciste ?) car d’un point de vue purement cinématographique, Get out est une réelle réussite de suspense. Une belle leçon de cinéma horrifique.
Une excellente surprise, un film de genre original bien pensé et bien ficelé. Avec son sous texte sur la situation des afro américains dans leur pays, sur le racisme ordinaire, sur le fait que le manque d'intégration à une société dans son ensemble favorise le communautarisme Get Out est un film très intelligent sur son sujet une dissertation qui n'oublierai pas de divertir son spectateur qui et l'autre pendant d'un film de genre vraiment réussi. Bénéficiant aussi d'une touche d'humour très original dans le cinéma américain de ce style, celle ci est en plus à chaque fois bien emmenée. Tout comme ses effets de tension d'ailleurs grâce à un scénario qui ménage bien ses effets et qui m'a souvent surpris (même si j'ai eu par moment l'impression qu'il n'allait pas au bout de toutes ses idées et intentions). Bravo aussi à Daniel Kaluuya, vraiment convainquant et qui se révèle dans un premier rôle de fort belle manière. Vous ajoutez à cela une excellente BO et vous obtenez un excellent film et il me tarde de voir la suite de ce que donnera la suite de la carrière de Jordan Peele derrière la caméra.
Avec une aisance toute appréciée, Get Out nous plonge dans son univers bipolaire à la foi malaisant et drôle, un thriller horrifique qui dénonce avec subtilité. De la mise en place de l'intrigue spoiler: terrifiante avec l’enlèvement plutôt louche à la scène de clôturespoiler: sur une note d'humour avec le personnage comique pour lever la tension , tout se découle naturellement et le résultat en demeure que plus éloquent. C'est finalement après coup que l'on se rend compte de la finesse du film, qui se révèle plus malin que le ton donné comique / horreur souvent représenté dans la parodie et catégorisé d'abrutissant. C'est aussi par là que le réalisateur nous bluffe puisqu'il nous amène dans un sentier ou l'on connait les codes sans pour autant être sur du résultat. Et pour être bluffant Get Out l'est, tout est mise en place pour que l'intrigue offre de surprenants détours. On ne la voit pas venir cette fin, et après tout que demander de plus à un thriller que de nous surprendre? Et comme énoncé plus haut Jordan Peele, jeune réalisateur, ne s'en contente pas. Un conseil pour mieux l'apprécier, pas de bande-annonce, même ne pas trop en lire sur le synopsis, surtout pas les critiques qui peuvent trop en dire... Pour ma part je vais éviter de rentrer dans le vif du sujet, mais j'ai adoré le ton du film en général, cette façon de désigner ce racisme latent qui a une fâcheuse tendance à persister. Voilà si vous voulez voir comment l'on peut dénoncer habillement tout en offrant une intrigue de fiction mêlant les genres, n'attendez pas plus pour vous laisser berner. En somme Get Out fait partie de ses petits films notables qui même s'ils ne posent pas un gros édifice sur l'histoire du cinéma, lui offre une bien sympathique référence à retenir.
Film phénomène qui explose le box-office Américain, voilà qui n’est pas spécialement attirant et qui laisse à penser à une machine bien huilée. Pourtant, première surprise, « Get Out » est un film à petit budget (à défaut d’être indépendant) mais surtout, il ose traiter du racisme à la sauce film d’horreur ! La curiosité l’emportant, un passage en salle obscure s’est imposé et grand bien m’en a pris. Premier point fort, le scénario se permet quelques innovations dans un genre à la croisée du thriller et du film d’horreur. L’intrigue est hyper malsaine avec quelques points d’orgues vraiment flippants sans pour autant abuser des ficelles habituelles. De plus, le thème actuel est bien exploité, bien qu’un peu trop caricatural par moment, il dépeint tout de même une réalité forte de la société Américaine qui fait réfléchir sur les préjugés et les stéréotypes entres communautés noires et blanches. Le fait que les acteurs ne soient pas tous connus, ajoute une sorte de crédibilité car nous les appréhendons sans préjugés, au contraires des personnages qu’ils incarnent ! L’histoire est convaincantes jusqu’à un certain point et même si elle part dans des sentiers un peu trop perchés, elle ne se perd pas dans le surnaturel ou le monstre mort-vivant et c’est fort bienvenu. A l’image du premier massacre à la tronçonneuse, il y a très peu de passages sanguinolents, tout se passe dans notre imaginaire, qui est fortement malmené ! L’abject, le repoussant, ainsi que la peur, viennent plus naturellement et nous marquent beaucoup plus car ils ne sont pas aussi codifiés que d’habitudes et évitent majoritairement les poncifs du genre. Dès le début du film, on oscille entre rire et malaise qui ne cesse d’être grandissant et qui fait grincer des dents. Voilà un pamphlet très acide sur l’Amérique de l’après Obama… non dénué d’humour noir, dans tous les sens du terme ! Une curiosité qui vaut le détour même si ça n’est pas une révolution du genre.
Jordan Peele arrive à Hollywood la tête haute. Connu pour son rôle dans la comédie à succès KEY & PEELE, le comédien devenu réalisateur lâche une bombe dans les salles de cinéma. Son nouveau film, GET OUT, est loin d’être un thriller conventionnel. Si les acteurs comme Daniel Kaluuya passant par Allison Williams jouent remarquablement leur rôle, le metteur en scène nous livre un thriller visuellement stratosphérique.
Jordan Peele sort de son confort dû à son succès télévisuel avec son sketch humoristique JORDAN & PEELE. Et là, c’est l’extase. Avec GET OUT, le cinéaste nous livre un premier long métrage digne d’un cinéma parano et cela dès la scène d’ouverture. Comment ne peut-on pas être aussi inquiet par un jeune noir qui marche tranquillement dans la rue ? Hormis le contexte social traité par le film, le metteur en scène met l'accent sur une réalisation digne d'un thriller d’Alfred Hitchcock, considéré à l’époque comme le maître du suspense avec des œuvres comme SUEUR FROIDE ou encore PSYCHOSE. Alors bien-sûr, pour certains, le film peut faire jaser. Chris (Daniel Kaluuya), jeune photographe afro-américain est en couple avec la belle Rose Armitage (Allison Williams). Tous deux partent en week-end faire connaissance avec la belle-famille. Petit problème, le jeune homme craint de ne pas être forcément bien accueilli, à cause de sa couleur de peau. Même si ce problème n'en est pas un pour sa petite-amie, le malaise règne chez les Armitage. Par différents plans, le réalisateur crée une ambiance oppressante s'appuyant sur différents gros plans pour laisser parler l'expression faciale des personnages. Chaque réaction, ou réaction physique n'est pas anodine, tout cela pour mettre en place un malaise omniprésent chez le spectateur. Le regard perçant à travers la fenêtre de la servante fièrement jouée par Betty Gabriel retranscrit parfaitement cet aspect. Fortement aidée par une bande sonore rythmée qui accentue l'effroi dans certaines scènes, elle ne l'accompagne pas seulement mais crée l’ambiance étouffante fortement appuyée qui plane autour du film. Elle surprend le spectateur à la moindre occasion.
La composition du film, dirigé par Michael Abels crée un suspense à glacer le sang. Jordan Peele n’oublie pas que la bande sonore reste un élément capital et indissociable aux Thriller. Un élément parfois oublié dans la majorité des films de nos jours. Le réalisateur procure des enchaînements de plan surprenants, astucieux, accentuant le stress et un sentiment de séquestration. Là où Marcus Henderson se met à courir dans l’obscurité la plus totale dans le jardin des Armitage crée une incompréhension chez le spectateur. Un total manque de compréhension pouvant créer la peur chez certains. Tous les facteurs du genre sont respectés. Pour obtenir la tension narrative, le récit adopte le point de vue de la victime. On suit de très près ce personnage relatant ses craintes et ses angoisses. Dans le film, Chris est constamment en danger. A l’image de la scène où ce dernier, clôturé sur un fauteuil, se retrouve horrifié et se met à sangloter sans même pouvoir bouger le petit doigt. Ces micro-séquences en gros plans ajoutent une atmosphère à la fois sinistre et menaçante pour le personnage principal. Ainsi, GET OUT, est un joyaux visuel et sonore surprenant. Jordan Peel fait preuve d’une qualité de mise en scène impressionnante qui fait de lui un réalisateur à suivre pour les prochaines années.
Une très bonne surprise ou le twist final nous surprend mais pas dans sa totalité. Avec toutefois une histoire plus ou moins original selon comment on voit la chose. Mais arrive à nous tenir en haleine sans que l on ne s ennuit même si quelques indices sont semés. Les acteurs dont l acteur principal joue brillamment chaque moment, installant une certaine tension étrange mais bien plaisant et nous amenant un peu d empathie pour l acteur. Tres bon moment qui change un peu des films actuels tentant le genre...
Sur fond de culte obscur et de racisme, Get Out réussit de façon surprenante à nous montrer jusqu'où le racisme ambiant des Etats-Unis est capable d'aller. On se plonge avec appréhension dans une histoire qui semble relativement classique au premier abord mais qui a le mérite de changer d'orientation rapidement pour devenir quelque chose qu'on n'aurait que difficilement imaginer. Le film a fait un grand tapage aux Etats-Unis notamment pour sa qualité mais aussi le sujet abordé. Il faut avouer que le racisme revient toujours au cours du long-métrage que ce soit par une réflexion ou bien par une situation plus évidente. C'est d'ailleurs bien plus intéressant comme cela plutôt que d'avoir consacré un film sur les tensions raciales tout en usant d'actions usées. Bref, le film nous raconte son histoire avec beaucoup d'attention et de soin. On n'est jamais abandonné et on se retrouve bien au contraire vite aspirer par ce qui se passe à l'écran. Le jeu d'acteur est très bon, Daniel Kaluuya et Allison Williams forment un duo d’acteurs tout en maîtrise. Cependant, j’ai été plus impressionné par les prestations toute en subtilité de Catherine Keener et Betty Gabriel mais aussi celle plus folle de Caleb Landry Jones. En ce qui concerne les autres rôles majeurs de ce long-métrage on aurait pu être en droit d’en attendre davantage. L’ambiance du film est surement un de ses plus gros points fort sur ce soit par la musique ou par les décors entrainant on se retrouve plongé dans cette histoire sans avoir les moyens d’y échapper. On se retrouve souvent à rire devant certaines situations et à être dans l’expectative dans d’autres cas. De ce point de vue, il est vrai que l’atmosphère entourant le film est surement ce qui nous intrigue le plus et nous entraîne le plus au fin fond de ce scénario. On s’interroge longuement sur les événements à venir et bien qu’on ait droit à un certain lot d’indices, on est souvent loin du compte. Cela constitue également une qualité, on ne nous laisse jamais imaginer exactement ce qui va se passer et c’est ce qui rend le film aussi intéressant. La réalisation de Jordan Peele est impressionnante par moments mais assez brouillonne à d’autres ce qui est d’ailleurs très regrettable. Certaines scènes sont superbes tandis que d’autres nous laisse un certain sentiment d’inachevé dans la réalisation. Dans tous les cas, Get Out a réussi son pari qu’était de livrer un long-métrage intriguant et réussissant à traiter du racisme tout en filigrane sans jamais tomber dans les clichés.
Même si on devine l'intrigue bien trop rapidement, "Get out" dispose bel et bien d'un excellent scénario ! Ce cinéma de genre continue donc de se renouveler, preuve en est avec cette belle fraîcheur qu'est "Get out", succédant parfaitement aux "It follows" ou encore "Don't breathe" qui ont su se démarquer dernièrement. Bien que pourtant pas assez subtil dans son approche pour surprendre véritablement, les scènes et dialogues offrant bien trop d'indices en ce qui concerne l'évolution de l'histoire (notamment les comportements des invités, paroles douteuses et regards braqués sur le personnage central en permanence etc...et même si ce genre de scènes découlent d'un vrai travail sur le second plan, elles en dévoileront un peu trop, au point de déceler les véritables intentions de cette famille bien en avance), "Get out" n'en reste pas moins terriblement captivant. Face à l'originalité de son scénario mêlée à une atmosphère mystérieuse sous un soupçon de racisme omniprésent, "Get out" tire son épingle du jeu et surprend dans ce registre. Les acteurs sont irréprochables, certaines scènes font leur petit effet (notamment la première scène d'hypnose ou encore le sprint du jardinier), la bande originale trouve son charme (Childish Gambino entre autres), l'ambiance à la fois étrange et oppressante renforce notre investissement, tout est plutôt bien étudié dans ce long-métrage pour capter le spectateur. En revanche, le concept de spoiler: cohabitation dans un même corps forge un côté too much au scénario. En effet, spoiler: transformer des personnes en domestiques (ou esclaves réjouis) via l'hypnothérapie aurait amplement suffit et aurait offert encore plus de crédibilité à cette histoire, mais "Get out" a souhaité atteindre son quota horrifique et renforcer son côté angoissant en allant jusqu'au délire spoiler: neurochirurgical.
Une surprise de taille que les critiques surestiment un peu dans sa globalité. « Get Out » est un bon film d’auteur qui a l’audace de traiter le sujet sensible du racisme à travers des tons si bien équilibrés. Jordan Peele surfe sur son premier long-métrage, après son grand succès dans la comédie américaine à travers les sketchs télévisés « Key an Peele ». Le travail sur l’ambiance est d’une malaisance que chacun encaissera au mieux. Le sentiment est rapidement partagé avec le protagoniste principal Chris Washington (Daniel Kaluuya), avec qui l’isolation et l’asphyxie seront nos guides. On se laisse baratiner avec plaisir, bien que la mise en abime de certains rôles soit hautement prévisible. Michael Abels ajoute alors sa touche sonore tout au long de cadrage si proche des acteurs que l’on ne sentirait soi-même pris au piège. Le film puise ses forces dans l’humour. Le spectateur ne s’attend pas forcément à ce que sa présence soit constante, mais il s’avère bien bénéfique. Le sentiment d’angoisse est d’autant plus efficace si l’on peut rire de temps en temps, se déstabilise assez vite. Nous sommes alors pris au dépourvu et l’horreur rattrape le coup et terrifie efficacement. Autant dire que le timing est parfait. De plus, quelques « screamers » sont à noter dans le premier tiers de l’intrigue afin de poser une certaine confusion chez le spectateur qui commence peu à peu à se questionner sur les préjugés. Cette notion naît en fonction du milieu social, notamment fréquenté par les personnes de couleurs. On dénonce ici une « Amérique Blanche », en rappelant bien l’époque colonial car des indices sont fortement présentes. On sombre dans le cliché, parfois grotesque, mais le rythme de l’intrigue éclipse tous ces petits détails que l’on ne développe pas jusqu’au bout. C’est pourquoi la réflexion est bien réel si l’on s’engage à voir « ce que l’on ne nous montre pas ». Le Noir n’est pas totalement remis à son « état sauvage » entend-t-on. On en tire tout de même des avantages dans un but plus spirituel, digne de la bourgeoisie, proche des idéologies d’American Nightmare. Et c’est lorsque les chaînes sont rompues que tout le travail en matière de « manipulation mentale » éclate dans nos esprits, devenus alors si étroits. On en tire un côté jouissif, bordé par empathie sans débordement à signaler. Le dénouement se démarque pour cette remarque. On revient sur des repères retro, même si l’idéologie peut trouver un rapport trop décalé sur le coup. Ce qui est à regretter, c’est de savoir un tel projet dans un ton trop Hollywoodien. Une fois encore, tout est explicite pour le bonheur du grand public. Cet acharnement, cette insistance de nous détailler les propos d’un sujet méritant davantage un envol intellectuel, tout tombe à l’eau. Le film peine alors sur des longueurs qu’on aurait pu nous épargner, mais nous avons beau le rappeler, la formule restera intacte pour le malheur de notre conscience. Le personnage de Rod Williams (Lil Rel Howery) effectue donc les narrations, stimulant quelques pousses d’humour, mais abusives à la longue. Nous aurions apprécié un meilleur traitement, sans forcément changer son état d’âme. Il faut malgré tout reconnaître que la morale parvient à s’étendre sur la globalité des personnages et plus loin encore. Les préjugés sont un point que le mensonge subtil vient compléter. La crédulité est également de la partie, tout aussi effacée qu’elle puisse paraître dans ce déluge avant tout social. Une affaire politique et ludique que l’on ne verra plus du même œil désormais, l’ère post-Obama recontextualise le thème.