La Favorite
Note moyenne
3,8
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419 critiques spectateurs

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47 critiques
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73 critiques
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ConFucAmuS

650 abonnés 1 039 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 février 2020
Pour celles et ceux qui ont vu The Lobster ou Mise à Mort du Cerf Sacré, un constat s'impose : cet homme-là, Yorgos Lanthimos, n'est pas là pour rigoler. Du moins, jusqu'à ce que La Favorite retourne un peu la table.
Partant sur les bases d'une histoire réelle (la rivalité entre deux femmes à la cour pour avoir les faveurs de la reine Anne, au début du XVIII ème siècle), Lánthimos délivre son film le plus accessible tout en conservant la bizarrerie qui caractérise son cinéma.
Extrêmement satirique, La Favorite tire à boulets rouge sur l'aristocratie et asperge l'âme humaine de son acide. Incroyablement décomplexé, le long-métrage mêle composition picturale blafarde et tonalité libidineuse. À grand renfort de grands-angles, la caméra cloisonne ses personnages dans une prison où seuls le stupre et l'égoïsme trouvent leur place.
Ajoutez-y l'imagerie macabre entourant le seul protagoniste un tant soit peu empathique (Anne) notamment avec les lapins, et vous obtenez une œuvre singulièrement réussie. Lánthimos est une véritable mine d'or pour quiconque a envie de se réinventer (cf. Colin Farrell).
Il frappe très fort en offrant à Rachel Weizs et Emma Stone des rôles à l'opposé de ce à quoi les comédiennes nous ont habitué. Lady Sarah et Abigail jouissent d'une vilénie jubilatoire et/ou écœurante (notamment dans son dernier acte); les actrices fracassent joyeusement la bienséance à coups de dialogues au vitriol et de remarques paillardes.
Mention également de Nicolas Hoult, assez hilarant en jeune comte odieux et dépravé.
Comme je le notai plus haut, Lánthimos n'aime rien tant que subvertir les attentes. Cela se manifeste ici non seulement par l'apparence de sa fable grivoise, mais également avec le personnage de la reine Anne d'Angleterre, finalement le plus appréciable. Olivia Colman (fantastique) ajoute une couche tragique à La Favorite, la monarque étant accablée par la perte, le manque et la solitude. Une figure complexe mais très émouvante, à laquelle Colman confère une terrassante humanité.
À mes yeux, il s'agit du meilleur film de son auteur à ce jour. Incroyablement direct et cruel, simultanément drôle et poignant, il fait l'état des lieux du pouvoir, cette zone de chasse permanente. Film d'époque et pourtant intemporel, La Favorite est une diatribe sans âge, sans fard sans retenue.
colombe P.
colombe P.

144 abonnés 695 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 février 2019
C'est un superbe film historique très réussi sur tous les plans.
Pour moi il n'y a aucun reproche à faire.
Une critique négative dit qu'elle ne comprend pas toutes les éloges sur ce film mais c'est que ce film mérite amplement toutes ces éloges justement !
En plus, c'est un délice de suivre ce qui nous est narré, du début à la fin je n'ai pas décroché une seule seconde, complètement prise par tout ce tralalas qui m'a énormément plu.
Un vrai travail d'orfèvre précis, ciselé, fin, profond, percutant.
Alexandre Cacheux
Alexandre Cacheux

76 abonnés 628 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 février 2019
Magistral.
Révolution dans le monde des films à costumes. Un grand courant d'air qui transforme un fait historique en suspens insoutenable. Un film de femmes où tous les coups sont permis. 3 femmes se télescopent et leur ambition, haine et amour se mélangent et se multiplient. Qui va gagner ? Qui va gagner quoi ?
Une interprétation exceptionnelle, une mise en scène brillante, des décors et costumes somptueux emportent le spectateur dans un dédale de passions et d'intrigues.
Anonyme M Ciné
Anonyme M Ciné

96 abonnés 1 712 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 31 juillet 2022
bon film. mélange entre un amour impossible, trahison et mensonges, affaires politiques dificile avec une reine épuisé qui n'en a plus pour lontemps. mise en scène impressionnante acteurs et actrices de tallent, scénario impressionant.
FlecheDeFer ..
FlecheDeFer ..

50 abonnés 383 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 mars 2019
Un film étrange, qui m'a laissé perplexe mais qui est quand même très bon, même si inabouti à mon sens. Le film repose évidemment sur son trio d'actrices, qui auraient toutes trois mérité l'Oscar, et qui livrent un récital assez incroyable car joué à trois, ce genre de performances étant plutôt en général réservées à un solo visant à porter un film. Ce qui est raconté est également intéressant, plutôt surprenant, souvent drôle, parfois acerbe, bien monté et superbement mis en scène. Toutefois, je persiste à penser qu'on est passé à côté du chef-d'oeuvre parce que le scénario manque d'une âme véritable. A aucun moment dans ces jeux de cour on ne ressent vraiment d'émotion, et pourtant celle-ci était à portée de main avec l'amour sincère que se portent la Reine et Lady Sarah, amour finalement contrarié mais surtout presque inutile quand le film fait l'erreur de faire "gagner" Miss Hill, ce qui a pour effet de faire que tout le monde est en réalité perdant, mais sans non plus insister dessus ce qui fait que cette fin n'est pas non plus aussi dramatique qu'elle le devrait... et n'est en définitive satisfaisante ni d'un coté ni de l'autre. En clair, le film rate sa sortie, et malheureusement rate son histoire du même coup car au final rien n'est raconté ici sauf les machinations d'une intrigante de cour motivée par un simple souci de se mettre matériellement à l'abri et qui obtient gain de cause au détriment des sentiments, fussent-ils beaux ou tristes... Mais alors, à quo bon tout ceci? Dommage, dommage, il en reste un écrin magnifique mais glacé, alors que tout était en place pour toucher le spectateur au plus profond.
Y Leca
Y Leca

46 abonnés 1 174 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 5 juin 2021
Décors somptueux mais beaucoup d'outrances et de vulgarité. La photo abuse des grands angles, la musique est souvent aussi insupportable qu'un robinet qui fuit, et le scénario abuse de la supposée vie lesbienne de la reine Anne. Les perruques sont grotesques et malgré l'éclairage aux bougies on est loin de la finesse et l'élégance de Barry Lindon.
T-Tiff
T-Tiff

131 abonnés 1 242 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 février 2024
Yórgos Lánthimos réalise un film historique avec "La Favorite", racontant comment Abigail Hill a réussi à remplacer Lady Sarah comme favorite de la reine Anne d'Angleterre. C'est donc un trio de femme qui se retrouve au premier plan, formé par Olivia Colman (Oscar de la meilleure actrice pour le rôle), Rachel Weisz (nommée à l'Oscar de la meilleure actrice dans un second rôle), et Emma Stone (également nommée à l'Oscar de la meilleure actrice dans un second rôle). Ce trio porte magnifiquement bien ce film, qui porte beaucoup sur les relations de domination, avec des rapports de force qui vont sans cesse évoluer pendant toute la durée du long-métrage. Parfois un peu caricatural dans sa représentation de la noblesse de la fin du XVIIème siècle, le film semble parfois prendre trop d'aise avec la réalité historique. Par ailleurs, certains éléments de mise en scène, comme l'objectif grand angle, sont assez stériles. Yórgos Lánthimos signe tout de même un film plus accessible dans sa filmographie avec "La Favorite", on appréciera particulièrement suivre le formidable trio féminin.
tony-76

1 152 abonnés 1 410 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 février 2019
Grand favori des Oscars 2019, The Favourite est la nouvelle proposition du cinéaste grec Yorgos Lanthimos qui se veut aussi particulière et inquiétante qu'ont été ses précédentes œuvres notamment avec le récent The Killing of a Sacred Deer. Lanthimos y exprime la même folie singulière mais celle-ci s'avère plus équilibrée ! The Favourite est un drame historique datant du XVIIIe siècle auquel une rivalité évidente va arriver entre une Lady et une nouvelle servante dans le but de gagner la confiance et, ainsi devenir la principale confidente de la Reine. La vengeance est souvent présente, ce qui rappelle le dernier film du réalisateur ! Derrière cette histoire se cache un jeu de perversion, des répliques salaces et des conflits haineux entre ces femmes fortes qui ne s'en laissent pas imposer. Elle est également brodé d'un humour noir assez provocant dont le public ne s'y attend guère ! La réalisation de Lanthimos en est certainement la principale qualité de ce long-métrage américano-irlando-britannique avec ces spectaculaires grands-angles, nous chavirant de scène en scène, tout comme sa trame sonore théâtrale qui est à la fois fascinante et troublante. Des décors somptueux, des costumes fidèles à l'époque et un langage aristocratique irréprochable nous font plongé au sein d'une ambiance poisseuse et insipide. Certaines séquences peuvent choquer ou nous faire rire bêtement spoiler: comme ces courses de canards, ces tirs de pigeon, jeter des fruits sur une personne nue (et souvent au ralenti)...
Ça appartient bien au style du cinéaste... ! Cela dit, plusieurs longueurs se veulent pénibles... On a un peu du mal à tenir face spoiler: aux discours et aux problématiques administratives et militaires
des personnages, pourtant tous bons ! C'est surtout grâce à un séduisant trio d'actrices (Olivia Colman, Emma Stone et Rachel Weisz) que The Favourite nous tient tout de même en haleine ! Les trois comédiennes bénéficient chacune de leur moment de gloire et offrent des performances solides (surtout Weisz à contre-emploi de The Lobster !) qu'il devient impossible de détourner son regard spoiler: de ces vipères qui s'empoisonnent progressivement...
Il y a aussi Nicholas Hoult en gentilhomme spoiler: qui s'efforce de tirer profit du pouvoir
dont jouissent certaines femmes du royaume, celui-ci endosse bien son rôle. En somme, The Favourite est un film historique très léché, assez fantastique et quelque peu déconcertant. Ça y est Yorgos Lanthimos est bel et bien connu à travers le monde grâce à sa Favorite (au vue de ses nominations pour les Oscars) !
Le cinéphile

791 abonnés 2 796 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 2 février 2019
C’est une réussite totale. Un jeu de manipulation passionnant, une écriture scénaristique et des personnes très précis, un humour noir, des faux semblants, des trahisons, et un regard intelligent sur l’époque. La favorite est un chef d’œuvre incontestable. La bande originale est magnifique, et la technique imposante entre des plans serrés, des panoramas à 180 degrés très vifs, des caméras à grand angle, des plans incurvés, bombés, c’est splendide. Le rythme est endiablé et à part une légère baisse de régime sur le dernier quart c’est parfait.

https://www.facebook.com/la7emecritique/
Vinz1
Vinz1

272 abonnés 2 825 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 février 2024
Très bon film sur un personnage historique assez méconnu, celui d’Anne d'Angleterre, femme triste et malade, étant sur le trône britannique depuis la mort de son mari. Ici, elle assistera à la partie d’échecs que se jouent deux favorites qui essaient de s’attirer ses bonnes grâces : Sarah, duchesse de Malborough (formidable Rachel Weisz) et amie d’enfance de la reine et Abigail (remarquable Emma Stone), une lointaine cousine venue à la cour pour un petit emploi et plus si affinités ! Jeux de dupes, mensonges, retournements de situation et stratagèmes seront alors de mise entre ces deux femmes prêtes à tout pour arriver à leurs fins. Et la Reine comme les spectateurs subiront toutes ces manigances ! Nanti d’acteurs géniaux (la reine est également superbe), décors et costumes magnifiques faisant penser à « Barry Lyndon », ce film se jouant en véritable huis clos saura nous surprendre jusqu’à sa fin peut-être un peu abrupte pouvant rappeler certains métrages de Claude Chabrol, mais c’est bien là son moindre défaut !
Luuuuuuuuc
Luuuuuuuuc

26 abonnés 853 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 avril 2023
L’Histoire est toujours racontée par les vainqueurs. Cette maxime vaut pour les hommes, tant les déjà rares interventions féminines ont été occultées des manuels, minimisées ou salies à outrance par des générations de chercheurs en Histoire.

Yórgos Lánthimos rend ainsi hommage à trois femmes majeures de l’histoire moderne de l’Angleterre : la Reine Anne, Sarah Jenning qui gouvernait de fait et la cousine de cette dernière, Abigail Hill.

A force de travellings non linéaires, de panoramas déformés façon œil de poisson, de bruits de fond lancinants (la musique oscillant entre morceaux baroques, coups de feux et musique ultra-minimaliste), le réalisateur crée une tension qui s’ajoute à celle vécue par les personnages. Le scénario, lui, est entrecoupé de dialogues incisifs et teinté d’humour noir. L’humour de situation n’est pas en reste à travers les us grotesques de l’aristocratie et les mœurs rudes voire méchantes des serviteurs. Si l’on veut retrouver un parallèle avec un film relatant une époque proche de celle-ci, dans sa partie baroque, on pointera l’inaltérable Amadeus de Miloš Forman. Dans sa conception de la royauté, La folie du Roi George, de Nicholas Hytner.

L’histoire nous est ainsi présentée sans concession ni mièvrerie, comme c’est hélas trop souvent le cas dans les reconstitutions historiques, et c’est ce qui fait tout l’intérêt de ce film. De fait, Lánthimos ne nous a jamais habitués à des épanchements émotifs à travers ses films mais plutôt à un réalisme au scalpel. Les trois femmes qui se répondent dans cette œuvre ne sont ni victimes ni bourreaux, juste des hommes comme les autres.

Revenons maintenant à l’Histoire : on peut reprocher à La favorite un parti pris anachronique. Jusqu’à preuve du contraire, toute œuvre artistique touchant à l’Histoire est, par définition, anachronique : il est strictement impossible de rendre compte fidèlement des faits qui se sont produits, a fortiori quand on les romance. Du reste, des événements historiques, depuis la Grèce antique, ont servi à exprimer des propos contemporains. Ainsi, la Reine Anne était-elle homosexuelle ou bisexuelle ? Rien ne l’atteste. Rien ne l’infirme non plus. Comme dit plus haut, l’Histoire ayant été racontée par des générations d’historiens non analytiques, ancrés dans leur condition sociale de mâles blancs hétéronormés, toute trace d’homosexualité, a fortiori féminine, a été savamment balayée pour ne pas perturber le bon peuple et les têtes blondes à éduquer.

La force de Lánthimos, outre ses prouesses visuelles, la virtuosité de ses images et sa parfaite direction d’actrices, outre le jeu sans faille des trois interprètes principales de ce film (dont Olivia Colman qui est prodigieuse), c’est précisément de rendre compte du climat d’une époque en osant le pari de l’anachronisme, tout en universalisant le propos.

Soyons de bon compte : Shakespeare, Anouilh et Camus ont-il agi autrement ?
Diabloxrt
Diabloxrt

80 abonnés 1 880 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 juin 2023
Ayant reçu un bon accueil de la part de la critique, et ayant eu sa place dans de nombreuses cérémonies, c'est tout naturellement que je me suis décidé à visionner "La Favorite". Réalisé par Yorgos Lanthimos, le long-métrage m'a laissé une plutôt bonne impression, bien qu'étant un poil ennuyeux sur certains points. Il est autant réussi sur le plan visuel et technique, que sur le plan scénaristique (même si cette partie n'est pas sensationnelle pour autant). Tout est bon pour favoriser une immersion au sein de cette époque si particulière. Que ce soit dans la qualité de la reconstitution des décors ou dans la très belle photographie, le film étant assez irréprochable sur ce plan-ci. On est face à un film qui a demandé beaucoup de travail, mais celui-ci paie de la meilleure des manières, car le tout est très appréciable et donne une très forte impression d'immersion. Rien que le fait d'avoir des lumières naturelles aide beaucoup à ressentir cette époque et à s'y plonger, le film étant éclairé à la bougie. Cela va donc faciliter la chose pour le spectateur, on s'y croit. Mais ce qui va également permettre au scénario et à cette histoire de pouvoir se développer tranquillement. Clairement, celle-ci n'est pas si exceptionnelle que cela, je n'ai pas forcément beaucoup d'intérêt pour ce scénario. Le problème étant que, si le début du film installe correctement ses enjeux et l'ensemble, il se met à rapidement tourner en rond. Cela amène forcément un peu d'ennui, même si tout n'est pas dénué d'intérêt. La base de ce scénario reste quand même intéressante, car il tourne exclusivement au niveau des relations entre les personnages. Toujours dans un souci de réalisme, leurs dialogues sont plutôt réfléchis et s'avèrent assez subtils, en reprenant le langage de cette époque. Même si cet ensemble ne serait clairement pas possible sans la superbe prestation des acteurs. Que ce soit Emma Stone, Olivia Colman, Rachel Weisz ou les autres, tous les acteurs se donnent à fond et fournissent de superbes prestations, dans des registres pourtant divers. Les personnages sont donc très différents, mais ils offrent une galerie de héros vraiment haut en couleur et qui fera son petit effet. On aura notamment quelques bonnes séquences d'humour, certaines m'ayant sincèrement fait sourire de bon cœur. Le long-métrage est donc réussi, même s'il est un poil lent par moments. Bien que je ne vais pas m'empresser de le revoir, n'étant pas fan de ce genre de projets, je vous le recommande éventuellement. Pour conclure, un très bon film d'époque.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 20 novembre 2019
Pour les fans de ce réalisateur découvert dans son précédent film, une mise à mort du cerf sacré tel décrit, arrêtons-nous là, de son style non particulier, qu'est qu'il fait aussi froid que l’hiver.
16eme, 17ème, 18ème, 19eme, tant de siècle passé ne change rien aux histoires d’aristocrates et de nobles qui s’intriguent entre eux ou s’autodétruisent jusqu’à la bonne idée marrante d'accéder au pouvoir royal dans l'histoire d'Angleterre.

Un objet d’ambition politique manipulable qui varia selon le monarque, il y a eu un défilé de rois et des reines anglaises, l’une des plus bêtes choisies avec sa maladie d’opulence, pour régner sur le pays en proie face à la diplomatie.
Le match Angleterre-France fait partie du sport de fiction, le tir de pistolet aux oiseaux attire foule à ce jeu, le ridicule ne tuera point.

Ce furent les courtisans profiteurs hommes ou femmes LGBT cachés au passé et révélés ici présent avec d’autres histoires de coucherie, leurs passes temps favoris en ces temps peu éclairés par la bougie.
Les liaisons sont dangereuses, surpassées, lointaines, plus de censure hypocrite sous couvert morale religieuse dans la vulgarisation, le temps de l'évolution, à ce qui paraîtrait normal aujourd'hui.

Un cinéma qui parle de l’histoire britannique par Barry Lyndon, c'est passionnant, une production financière américaine, du flou en regardant à travers la vitre filmée et une législature mise en scène.
C'est formidable en 2019, j'approuve totalement du coup pub venu de la traversée de l'Atlantique pour une validation approuvée, un pied-de-biche aux rieurs virtuels, au sens de l'observation innée, merci de vous enregistrés, souriez bien dans ce monde virtuose, attention y'a des lois derrière l'écran de contrôle.

La bande son musicale est sèche pour tambouriner autant que ça finalement, l’abondance de lapins clôture tout ce boucan cinématographique.
Antoine D.
Antoine D.

47 abonnés 343 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 février 2019
La favorite est le favori aux Oscars au côté de Roma. Ce film historique clinquant montre tout de suite son orientation, avec des dialogues très crues qui brisent tout de suite les conventions du genre. Le réalisateur de Lobster frappe fort avec cette fresque féminine où l’on voit à l’œuvre Emma Stone, Rachel Weisz (Sarah Jennings) et Olivia Colman (dernière oubliée de la lignée des Stuart). Si on se penche d’ailleurs sur l’histoire de la duchesse de Marlborough, elle est la descendante de la famille Spencer et Churchill.
Pour illustrer son film de la plus belle des manières, la composition, bien qu’un peu trop répétitive nous fait instantanément penser à la sarabande de Barry Lindon. On attend donc avec impatience les résultats des Oscars pour voir où va se placer cet excellent film de Yórgos Lánthimos.
Bertille C.
Bertille C.

2 abonnés 4 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 février 2019
Un film qui n'est certes pas grand public mais qui est sans doute le fim le plus accessible de Lanthimos. Toujours dans un ton décalé, il adapte cette époque classique à son imaginaire et à son univers, avec des prises de vue très loin d'être classique, une bande originale qui rajoute de la tension aux images ... Et comment ne pas parler des 3 personnages principaux : les actrices excellent dans leurs rôles, et sont toutes aussi fantastiques les unes que les autres. Féliciation spéciale pour Olivia Colman, qui incarne une Reine à la fois enfantine et criade, mais tout autant manipulatrice que ses 2 comparses, si ce n'est plus ... elle joue avec les 2 facettes de ce personnage avec une facilité déconcertante !
Les rôles masculins sont également bien réussi, notamment le personnage tenu par Nicholas Hoult, excentrique et vicieux.

Bref, un excellent film, qu'il faut toutefois aller voir en connaissance de cause, car le cinéma de Lanthimos reste particulier et engagé. Excellent pour découvrir sa filmographie, plus accessible que The Lobster par exemple !
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