La Favorite
Note moyenne
3,8
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419 critiques spectateurs

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47 critiques
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Seemleo
Seemleo

80 abonnés 888 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 mars 2019
Le sel de la terre...c'est certainement comme cela que la noblesse anglaise (et française !) se voyait dans l'ancien régime.

Yórgos Lánthimos, le réalisateur de nationalité grecque s'attaque à la moelle épinière de la perfide Albion: sa reine et sa cour. Son storyboard et sa mise en scène sont particulièrement efficaces. Il est difficile de s'ennuyer, la tension narrative étant permanente. Mieux qu'un "page-turner" en littérature. L'utilisation de l'objectif fisheye est une vraie signature de style. C'est enlevé, spirituel et léger malgré un thème poisseux.

Nous voilà au début du XVIIIème siècle dans une représentation tout de même fantasmée et légèrement caricaturale. Je suppute une exagération de la hauteur des perruques. L'influence punk est arrivée plus tard.

Place aux femmes : trois actrices jouent les premiers rôles. Emma Stone et Rachel Weisz ont bien faits de participer à ce tournage. Une pierre blanche dans leur carrière. Mais Olivia Colman en Queen Ann a marqué de son empreinte puisqu'elle a gagné l'Oscar de la meilleure actrice. C'est mérité.

Le film est bardé de distinctions et de prix.

A voir pour l'originalité du traitement et pour découvrir un auteur singulier.
Galactus
Galactus

9 abonnés 360 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 mars 2019
D'excellentes actrices dans de très beaux décors. Mention spéciale à Emma Stone. Par contre ce n'est pas un éloge de l'aristocratie anglaise de l'époque, aucun des personnages n'est enviable au final...
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 1 mars 2019
C'est curieux de voir combien un film aussi mauvais trouve autant l'oreille des critiques et d'une partie non négligeable du public. C'est un film esthétisant mais pas esthétique, historique mais sans aucun lien avec l'histoire, drôle mais toujours sur le mode de l'ironie grinçante, cru mais en fait plutôt grossier qu'autre chose. Une querelle de femmes avides d'elles-mêmes qui finissent par se bouffer la rate sous nos yeux écœurés. Tous les poncifs de la modernité tardive passent dans ce miroir déformant (le très prisé fish eye) : bisexualité, homosexualité, pouvoir et "confort" recherchés sans fin pour eux-mêmes, manipulations en série, apologie d'un libéralisme jusqu'auboutiste contre la raison d'Etat qui aboutit à la "libération" de la reine, une sorte de lambeau d'elle-même. Bref, un très très mauvais film qu'il faut à tout prix éviter. Impitoyablement.
Cinememories

584 abonnés 1 664 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 mars 2022
Le cinéma de Yórgos Lánthimos a toujours divisé notamment, avec « Canine », « The Lobster » et « Mise à Mort du Cerf Sacré ». Il suggère une mise en scène très extravagante et décalée par rapport au contexte qu’il pose. Il n’hésite pas à ajouter des touches contemporaines, afin de contraster avec la rigidité d’une époque qui cloisonne toute possibilité d’évolution positive. Mais ce dernier essai surclasse de loin ses précédentes œuvres et il réussit un pari remarquable, en lâchant trois femmes dans un colisée de complaisance. Il aborde ainsi des relations manipulatrices dans la cour de la reine Anne, dernière héritière de la lignée des Stuart, où l’on y trouve le prolongement du récit de Josie Rourke, mais pas dans la même veine. Cette fois-ci, côté de la souveraineté légitime, il y aura bien du grabuge dans les hautes sphères du pouvoir, dans un moment fort de la guerre contre la France.

Rythmé, modernisé, décalé et attractif dans son affiliation avec l’époque, le récit s’emploie à faire jouer les interprètes jusqu’à ce qu’on fasse le tour des phases, entre l’orgueil, la manipulation et le caprice. La reine Anne (Olivia Colman) s’installe aisément dans ce dernier point, mais il conviendra de ne pas baisser la garde face à sa noblesse. Elle dirige un peuple dans son lit, dans l’approximatif et entre deux courses d’animaux qui confortent la fragilité de sa position administrative. Quelque part, faire courir des sujets peut bien résonner sur le papier, mais elle ne s’y prend pas comme il le faut, faute d’éducation. C’est donc sa fidèle conseillère Lady Sarah (Rachel Weisz) qu’il incombe de prendre les responsabilités d’une femme qui manque à ses devoirs et qui manquent notamment de principes. Les règles du jeu sont alors rapidement établies et Sarah domine constamment la reine dans les échanges, du moins, jusqu’à ce qu’une vieille connaissance arrive afin de reconquérir un titre perdu. L’ancienne Lady Abigail Hill (Emma Stone), passe par toutes les cases pour pouvoir tutoyer les perruques les plus soignées et les dames les plus batifoleuses de la Cour.

Elle trébuche avec panache, face à l’adversité. Au milieu du troupeau d’hommes, ces femmes parviennent à se faire une place dans les esprits, là où le mâle ne parvient pas à prendre des décisions sérieuses. Elles sont alors bien mises en avant afin de mieux cerner la condition féminine, que l’on décortique patiemment avec Emma Stone dans un premier acte très rigoureux. Et on y soulève la valeur de l’individualisme, là où chacun devra créer ses opportunités, quitte à tricher ou à s’alimenter de la cruauté pour parvenir à ses fins. Le travail du cadre est alors bien pensé, en tout temps. Les plusieurs utilisations d’angles arrondis insistent sur le climat ou le décor qui oppresse les protagonistes dans le champ. De plus, la richesse de l’œuvre réside également dans ses teintes lumineuses, au plus proche du naturel. On jubile donc dans ce cadre peu convivial, car similaire à des barreaux d’une prison, dépeignant ainsi toute la rivalité et la fausse complicité des personnages. On flirte d’ailleurs très souvent avec l’incertitude, ce qui donne une lecture pragmatique au récit qui enchaîne les trahisons.

Les petites imperfections et la flexibilité de la mise en scène du cinéaste grec permettent ainsi à « La Favorite » de s’envoler. Sans nul doute le film le plus accessible de la filmographie de Lánthimos, ce dernier n’a pas hésité à briser des règles, comme pour ses personnages, afin de gagner en courtoisie et en empathie. Le résultat bluffe par sa simplicité dans le postulat de base, mais c’est dans le tourment des femmes qui recherchent sans cesse la reconnaissance et le pouvoir qu’il y a matière à cogiter et à divertir. Et bien que la morale reste peu surprenante et parfois mal amenée, nous ne cesseront d’affirmer haut et fort qu’il existe une hiérarchie. Il est possible de la bousculer, mais finalement, l’équilibre n’est jamais rompu. Le lapin sera toujours sous la botte de quelqu’un, jusqu’à ce qu’elle puisse courir et prendre l’élan nécessaire pour exister.
Elisa.W
Elisa.W

5 abonnés 34 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 mars 2019
C'est un genre nouveau, découvrir avec humour la vie pas si glamour d'une reine d’Angleterre plus préoccupée à se divertir et à soigner ses états d'âme qu'à diriger son pays pourtant en guerre.
Emma Stone est divine, pleine de grâce et d'une volonté farouche à s'élever et à prendre sa place.
Les hommes présents dans le film tiennent une place assez inhabituel et amusante
j'ai beaucoup aimé
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 1 mars 2019
La bande annonce m'a vendu du rêve et j'ai payé pour un film avec une fin bâclée.
C'est un beau film, ça, on peut pas lui enlever. Les décors sont absolument somptueux. Mais ma première phrase est plus importante
Pluumes
Pluumes

1 abonné 5 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 mars 2019
Film incroyable, un OVNI, une pure beauté technique, audacieuse. C'est sûr qu'on ne reverra pas film pareil au cinéma.
Ce qui me plaît c'est que malgré les extravagances (maitrisées), le film tient une bonne histoire, un bon scénario.
Allez-y pour être décoiffé, surpris et halluciné.

Qui aura compris les nombreuses références à une oeuvre littéraire majeure ? Je serais curieuse ! (Un indice : lapins)
Si vous avez compris cela, tout le film prendra sens dans ses curiosités.
Delph I
Delph I

131 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 1 mars 2019
Un film particulier ou dérision et histoire se mêlent ... où comment une femme venue de nul part va réussir à obtenir la place de la favorite de la reine en esquivant celle qui la détenait avant elle...
janus72
janus72

52 abonnés 280 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 1 mars 2019
Vite RdV chez l'Ophtalmo ! L'usage maladif du Grand Angle..? N'est pas Kubrick qui peut.... Malgré trois actrices parfaites tout ça est du revu & réchauffé.
coperhead
coperhead

36 abonnés 477 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 mars 2019
Au XVIII siècle la reine Anne gouverne l'Angleterre sans prestance et laisse sa favorite Sarah diriger dans l'ombre le pays. Mais quand une lointaine cousine dechue Abigail débarque , elle n'est au début qu'une simple domestique mais obtiendra vite l'estime de la reine et une lutte feroce et raffinée s' engagera pour le pouvoir .La mise en scène est remarquable et les humiliations et les coups bas s' enchaînent dans des décors d'époque magnifiques .Les trois actrices sont parfaites notamment Olivia Colmar en reine ingrate et qui obtiendra l'oscar de la meilleure actrice .
lionelb30

535 abonnés 2 905 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 28 février 2019
Seul point positif sur le jeu des acteurs. Pour le reste , le film est long et lent , les intrigues entre les personnages peu interressante , aucun interet historique et donc pas grand chose a retenir.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 28 février 2019
Dialogues enlevés, joutes verbales cinglantes et drôles, une superbe interprétation : un très bon film, qui rompt avec l'academisme usuel des films en costume. Olivia Coleman en reine mérite amplement son Oscar !
Kubrock68
Kubrock68

57 abonnés 1 348 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 février 2019
Une jeune aristocrate déchue prend place à côté de la Reine. Le film résolument moderne dans sa réalisation est porté par des actrices que l'on suit avec grand plaisir. C'est drôle souvent, méchant et incorrect sûrement pour certains spectateurs. En bref un régal justement récompensé par de nombreux prix (oscar, golden globe..). Hautement recommandable.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 28 février 2019
Cette démonstration de l'absurdité du pouvoir, en Angleterre, au XVIIIème siècle, est formidable car elle a quelque-chose d'universel: elle ne cesse de parler de notre monde contemporain. Il a changé d'aspect, de code, et de vocabulaire; mais la courtisanerie dans le but de gravir les échelons y est identique.
Ainsi cette fresque grinçante raconte la chute vers laquelle mène l'excès d'ambition.
Le pouvoir absolu n'est pas synonyme d'épanouissement; et surtout, il se trouve toujours quelqu'un pour être supérieur à l'autre.
"La Favorite" nous raconte ce fonctionnement sociétal des dominants et des dominés, que les humains réinventent perpétuellement; comme si aucun autre schéma n'était possible.
Cette peinture de l'homo sapiens est somptueusement filmée par Yorgos Lentinos. On est emporté dès les premiers instants par la singularité et la beauté baroque de chaque plan, y compris quand ils représentent l'horreur et la décadence du pouvoir.
L'intrigue est littéralement captivante, avec des dialogues férocement drôles et des actrices et acteurs remarquables.
D'une certaine manière, "La Favorite" parle aussi avec justesse de la solitude. La Reine est profondément seule au milieu de ses dorures, et les deux femmes qui se disputent ses faveurs sont seules avec leur ambition; prisonnières de leur perpétuel jeu de stratégie où il s'agit de se trouver au plus près de la souveraine.
spoiler: C'est probablement la dernière séquence, pleine d'ironie et de lucidité sur la condition humaine, qui confirme "La Favorite" en tant que bijou cinématographique: on voit le personnage d'Emma Stone s'apercevoir silencieusement que même avec son statut de favorite, elles est encore une esclave, voire un animal en cage, comme les petits lapins de la Reine.

Ne manquez pas de découvrir cette oeuvre d'art, si riche de sens.
sylounette
sylounette

59 abonnés 243 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 février 2019
film très intéressant qui montre bien la vie désastreuse de cette reine, seule, trahie, malade, et "dérangée" - Les arcades du pouvoir sont aussi bien montrées et la montée en puissance de cette femme qui arrive quand même à nous surprendre jusqu'à la fin.

Je déplore par contre la musique du film .. enfin si on peut parler de musique, car il n'y a que quelques notes lancinantes ponctuées régulièrement d'un son grincant - Intolérable !
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