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Chevtchenko2
50 abonnés
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1,5
Publiée le 31 août 2024
Je n’ai pas vraiment apprécié ce film pourtant multi récompensé. Certes, les acteurs et les costumes sont bons. Le début du film avec la présentation des différents protagonistes est intéressante mais au fil du temps tout s’étiole. Aucune surprise ne venant parsemer le déroulé de ce drame, l’indifférence gagne. Et au bout, l’ennui. Si j’ai tenté de m’accrocher dans un premier temps, j’ai malheureusement lâché au milieu pour finir anesthésié.
Un jeu d’acteur incroyable ! Le trio d’actrices est tout simplement génial et dans l’ensemble, le film est esthétiquement abouti, de très beaux plans etc. Mais le rythme s’essouffle sur la deuxième moitié.
Un film absurde mais divertissant. Comme d’habitude Emma Stone est sublime dans son rôle tout comme les deux autres personnages clés du film. Au début il faut un peu s’accrocher pour comprendre l’enjeu mais ensuite c’est un vrai plaisir.
Excellente comédie sur fond de réalité historique : le duc de Malborough commandant des armées britanniques à deux doigts d'écraser le roi français Louis XIV, s'étant vu privé de la victoire finale (et du démantelement quasi assuré du royaume de france) suite à une cabale contre sa personne au sein du parlement britannique. A partir de là Yorgos Lanthimos tresse à sa façon un portrait corrosif entre 3 femmes de pouvoir dans la monarchie anglaise du début du 18ème Siècle. Un certain esprit de décadence n'est jamais loin avec Yorgos bien qu'en réalité l'Angleterre, à un tournant des son histoire, ouvre la porte à deux siècles de puissance écononique et d'expansion coloniale.
Bon, ce n’est vraiment pas mon genre de film (j’ai vraiment du mal à accrocher avec ce réalisateur). Les actrices jouent très bien et la réalisation est vraiment soignée. Mais trop cru et un scénario un peu brouillon et prévisible.
Un très bon film ! L'histoire est prenante et les actrices sont excellentes (mention spéciale à Olivia Colman qui interprète la reine de manière époustouflante !). Je trouve l'histoire intéressante, mais certains points sont un peu survolés : L'histoire entre Abigail et Masham est très inaboutie. Le plus gros point négatif, selon moi, reste la fin, qui n'est pas vraiment une fin. À part ça, c'est un film que je recommande, j'ai passé un très bon moment. À voir.
Le positif : le jeu des 3 actrices Olivia Colman, Rachel Weisz et Emma Stone. Seules, elles portent le film. Pour le reste, je ne comprends pas trop. En début de film, pour donner un rythme soutenu Yorgos Lanthimos abuse d un découpage comparable à celui d une bande dessinée comme s il s était contenté de filmer son story board vignette après vignette à grand coup de cut technique. Ensuite, on tombe encore, une énième fois, dans l image d Épinal de la noblesse ultra maniérée, tout en étant en pleine décadence morale. Le marquis de Sade plutôt que Colbert. Cela peut alimenter de bonnes scènes mais tellement ressassées que ça en devient agaçant et de peu d intérêt. Cette toile de fond décadente dessert le film. Être reine isole et ne protège pas des revers de la vie. Etre courtisane a un prix. Dans un monde réduit aux quelques murs du palais, l intelligence et l esprit sont indispensables pour survivre. Cela aurait du être les seuls sujets du film. Seules les 3 actrices semblent l avoir compris.
Une chronique anachronique, des personnages acerbes et voraces. Les situations sombres et malsaines s'enchaînent. C'est glauque ou crade. Il y en a pour tous les dégoûts. Les acteurs performent dans leurs rôles tantôt malins, tantôt malmenés. Un jeu de dupes. Pour qui? Le spectateur? A vous de voir. Belles images.
Une demie étoile pour le jeu des actrices. Le reste n'est que vulgarité et ennui... Et la cerise sur le gâteau, cette musique qui ne ressemble à rien et qui agace....
Je peux dire que ce film m'a surprise et m'a fait revenir sur mes acquis.
C'est un long-métrage qui peut mettre assez mal à l'aise ; le but des protagonistes n'est ni vraiment l'amour ou le bonheur, c'est assez étrange. Le réalisateur nous fait côtoyer de près la misère de l'époque : la maltraitance, la maladie, l'injustice, la mort... Il crée une répulsion subtile, que j'ai trouvé alimenté également par ces méthodes, par exemple la caméra 360 employée quelques fois et qui donne l'impression d'un œil globuleux.
De manière générale, c'est un long-métrage original. J'aime le parti pris de le découper en deux nombreuses parties et de ne pas camoufler la laideur humaine.
Les trois femmes piliers du film (es deux favorites rivales et la Reine) sont juste exceptionnels. La Reine exprime une vulnérabilité mêlée de caprices et d'autorité à la fois répulsante et bouleversante ; j'ai rarement vu autant de contrastes en un seul personnage, c'est merveilleux. Le personnage d'Emma Stone prend en pouvoir au fil du film ; c'est fascinant d'observer cette transformation, l'enracinement de l'insolence et de la paranoïa, aussi. Et l'humiliation qu'elle subit et exprime avec brio. Enfin, la dernière fait preuve d'un charisme et d'un calcul propre au personnage solide qu'elle incarne.
En bref, elles ont toutes le superbe de leurs rôles.
A part quelques longueur, ce film est une œuvre d'art somptueusement réussie ; bravo à tous les artistes d'avoir su traiter un tel sujet avec originalité et brio.
Sous l’éclat du baroque, l’ombre du grotesque s’étire : ici, le pouvoir n’a ni noblesse ni majesté, il se joue à huis clos, dans l’alcôve et les corridors. La reine Anne (Olivia Colman) n’est pas un monarque, elle est un trône vide, une plaie qui suinte, un corps régnant malgré lui. Face à elle, Sarah Churchill (Rachel Weisz) et Abigail Masham (Emma Stone). Entre ces trois femmes, un jeu cruel s’esquisse, une guerre sans épée où chaque regard est une morsure, chaque sourire un piège.
Dans The Favourite, la monarchie n’est plus qu’un simulacre, un théâtre où l’histoire s’écrit au gré des caprices d’une reine. Anne est un corps à l’agonie, traversé par la douleur, lesté par la mémoire de ses enfants morts-nés. Sa chair tuméfiée devient le miroir d’un royaume en décomposition, gouverné non par la volonté, mais par l’influence de celles et ceux qui chuchotent à son oreille.
Lánthimos filme les corps comme des territoires conquis, des champs de bataille où s’impriment les luttes. La reine Anne chancelle sous son propre poids, corps souffrant. Sarah est une silhouette taillée à l’épée, droite, inflexible, maîtrisant chaque geste comme un soldat sa parade. Abigail, elle, est malléable, souple comme un serpent, s’insinuant dans les interstices du pouvoir jusqu’à en épouser la forme.
Dans ce monde où tout se joue sur une courbure de l’échine, Lánthimos érige l’ironie en arme absolue. Les dialogues fusent, acides, cruels, entrecoupés de silences où l’humiliation suinte comme une plaie mal refermée. La cour est un cirque où l’on danse de travers, où l’on court après des canards, où le grotesque affleure sans jamais ôter au drame son tranchant.
Les hommes, eux, sont des silhouettes secondaires, perruques poudrées et dignité ravalée.The Favourite n’a que faire du faste du biopic royal : il en dénude les rouages, exhibe l’absurde d’un pouvoir qui n’existe qu’en creux, dans le jeu d’influences et de rivalités mesquines.
Toutefois, quelques choix semblent gratuits et certaines séquences paraissent en excès, mais dans l'ensemble, ce tragi-comique ne me laisse pas indifférent.
Lánthimos signe avec The Favourite une fable cruelle où l’ascension et la chute ne sont que les deux faces d’un même leurre. Derrière les robes somptueuses et les dorures, il n’y a que des âmes corrompues par le jeu, des figures enfermées dans leurs propres stratégies, des monarques réduits à des marionnettes pathétiques.
Je connais peu Lanthimos hormis The Lobster que j’avais vu et peu apprécié car pas compris grand chose. Avec La favorite, j’adhère déjà plus avec une mise en scène assez large et des caméras arrondis qui donnent un visuel que j’adore, le tout avec une soundtrack envoûtante et des acteurs au top. Mais malgré ça, on retrouve toujours ce côté très froid dans les personnages qui m’empêchent de complètement rentrer dans le film. Ce qui est bien dommage car sur la forme, c’est un chef d’œuvre.
Oui tout le monde joue bien , mais les faux problèmes liés à cette cours ne nous emballent pas plus que ça , et au lieu de savoir avec qui la reine a envie de coucher il y’a une guerre à mener , et la bataille en générale n’est pas très captivante . Dommage
Aventure de pouvoir dans les coulisses du royaume de la reine Anne. Pas trop de vérité dans les re-créations des histoires mais un film frappant. Bagarre hypocrite entre les deux favorites qui ont des vues et des motivations différentes.
Film sur l’aristocratie qui sort de l’ordinaire : plans travelling,… des manières de filmer qu’on ne retrouve pas normalement dans ce genre de film. Cependant, ce choix de cadrage rend le film grandiose et nous plonge dans une ambiance assez étrange et captivante.