Chouf
Note moyenne
3,4
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155 critiques spectateurs

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Olivier Barlet
Olivier Barlet

329 abonnés 447 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 octobre 2016
(...) La banlieue qu'il dépeint comme supermarché de la drogue est malheureusement une réalité mais l'enjeu du film est de l'ancrer humainement. (...) Le jeu de contradictions dans lequel Dridi place son personnage principal conduit effectivement à une féconde réflexion. Chouf n'est pas un documentaire mais son scénario amène sans discours à saisir le jeu des déterminations sociales. (...) Les Icare contemporains de Chouf jouent les caïds pour atteindre le soleil mais leurs ailes restent fragiles. Ce sont leurs rêves que Chouf essaye de capter.
Milouh
Milouh

5 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 octobre 2016
Une immersion totale une tension qui ne vous lâche pas un casting impeccable avec une mention spéciale pour Sofian Khammes (le convoi) remarquable de justesse et de sensibilité.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 5 octobre 2016
je l'ai trouver réaliste et les acteurs sont très attachants au cour du film. on est vite absorbé par le histoire.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 5 octobre 2016
Vu en avant-première à Bordeaux en présence de Karim Dridi, le 30 septembre dernier, ce troisième volet d’une trilogie marseillaise après « Bye-Bye », sorti en 1995 et « Khamsa », sorti en 2008, « Chouf » marque un retour en force de Karim Dridi. Sofiane - Sofian Khammes, très convainquant - la vingtaine est étudiant à Lyon et se retrouve chez ses parents à Marseille. L’aîné, lui, est un caïd local, habitant toujours avec sa famille et la soutenant financièrement, même si sa mère rechigne à recevoir de l’argent de lui, de même que son père – Slimane Dazy – qui lui reproche ses « zig-zags ». « Chouf », venant de « regarde » en arabe, est le nom des guetteurs dans les opérations de drogue, très bien rémunérés, et le film nous fait découvrir cet univers. Si Sofiane a un parcours tout tracé, le destin en décide autrement. Il se retrouve pris dans une spirale infernale de violence, alors qu’il pouvait sortir d’un certain déterminisme, mais que faire pour lui quand « la marche arrière est cassée ». Karim Dridi, avec une grande force, nous montre la cité phocéenne, d’une manière assez inusitée dans le cinéma français, sans manichéisme, jouant avec l’inventivité du langage de ces jeunes délinquants, un argot « tranquille » marseillais très inventif, dans une société qui ne présente que peu d’espoirs. Entre western et tragédie grecque, le film est remarquable dans la tension, il transcende le côté documentaire de jeunes voyous adeptes de kalachnikovs, sans porter de jugements sur ses personnages. C’était passionnant, lors de l'avant-première, de voir ce réalisateur très en verve défendre son film, se réjouissant de voir des spectateurs venant de tous milieux se retrouver à la vision de son film. Les questions portaient plus sur le social que sur le cinéma, mais le débat fut intéressant, « Chouf » portant bien son titre nous fait regarder notre société autrement, un constat implacable mais pas totalement désespéré. Le film, bien qu’aidé par Rachid Bouchareb, fut difficile à financer, Karim Dridi, s’étant installé à Marseille avec se famille, pour mieux s’ancrer dans sa réalité, a vu son tournage repoussé plusieurs fois. Ironie du sort, « Khamsa » est très populaire là-bas via You tube, ce qui a permis une meilleure acceptation de tournage dans des quartiers sensibles. Il en a profité pour travailler avec ses jeunes interprètes en faisant des ateliers. Ils sont tous remarquables de présence, - Foued Nabba, Oussama Abdul Aal, Zine Darar, Tony Fourmann – ce dernier déjà présent dans « Khamsa » -. On retrouvera aussi le fidèle Simon Abkarian, Slimane Dazi et Christian Mazzuchini. Le film très rythmé, allie parfaitement le constat social et le thriller efficace, un regard que l'on aimerait trouver plus souvent dans le cinéma français, nous confortant sur le renouvellement constant de son réalisateur.
Julien G.
Julien G.

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 octobre 2016
Immersion totale et inédite dans les quartiers nord de Marseille, CHOUF vous prend aux tripes avec sa brochette d'acteurs plus vrais que nature. Du cinéma français engagé qui interroge notre société, servi par une mise en scène brillante, un direction d'acteurs à son paroxysme et une trompette qui apporte un souffle lyrique. À ne pas rater !
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 5 octobre 2016
Vu en avant-première à Bordeaux en présence de Karim Dridi, le 30 septembre dernier, ce troisième volet d’une trilogie marseillaise après « Bye-Bye », sorti en 1995 et « Khamsa », sorti en 2008, « Chouf » marque un retour en force de Karim Dridi. Sofiane - Sofian Khammes, très convainquant - la vingtaine est étudiant à Lyon et se retrouve chez ses parents à Marseille. L’aîné, lui, est un caïd local, habitant toujours avec sa famille et la soutenant financièrement, même si sa mère rechigne à recevoir de l’argent de lui, de même que son père qui lui reproche ses « zig-zags ». « Chouf », venant de « regarde » en arabe, est le nom des guetteurs dans les opérations de drogue, très bien rémunérés, et le film nous fait découvrir cet univers. Si Sofiane a un parcours tout tracé, le destin en décide autrement. Il se retrouve pris dans une spirale infernale de violence, alors qu’il pouvait sortir d’un certain déterminisme, mais que faire pour lui quand « la marche arrière est cassée ». Karim Dridi, avec une grande force, nous montre la cité phocéenne, d’une manière assez inusitée dans le cinéma français, sans manichéisme, jouant avec l’inventivité du langage de ces jeunes délinquants, un argot « tranquille » marseillais très inventif, dans une société qui ne présente que peu d’espoirs. Entre western et tragédie grecque, le film est remarquable dans la tension, il transcende le côté documentaire de jeunes voyous adeptes de kalachnikovs, sans porter de jugements sur ses personnages. C’était passionnant, lors de l'avant-première, de voir ce réalisateur très en verve défendre son film, se réjouissant de voir des spectateurs venant de tous milieux se retrouver à la vision de son film. « Chouf » portant bien son titre nous fait regarder notre société autrement, un constat implacable mais pas totalement désespéré. Le film, bien qu’aidé par Rachid Bouchareb, fut difficile à financer, Karim Dridi, s’étant installé à Marseille avec se famille, pour mieux s’ancrer dans sa réalité, a vu son tournage repoussé plusieurs fois. Ironie du sort, « Khamsa » est très populaire là-bas via You tube, ce qui a permis une meilleure acceptation de tournage dans des quartiers sensibles. Il en a profité pour travailler avec ses jeunes interprètes en faisant des ateliers. Ils sont tous remarquables de présence, - Foued Nabba, Oussama Abdul Aal, Zine Darar, Tony Fourmann – ce dernier déjà présent dans « Khamsa » -. On retrouvera aussi le fidèle Simon Abkarian, Slimane Dazi et Christian Mazzuchini. Le film très rythmé, allie parfaitement le constat social et le thriller efficace, un regard que l'on aimerait trouver plus souvent dans le cinéma français, nous confortant sur le renouvellement constant de son réalisateur.
WutheringHeights
WutheringHeights

131 abonnés 930 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 octobre 2016
Le scénario est parfois un peu tiré par les cheveux et les effets trop attendus, mais Karim Dridi se montre particulièrement pertinent dans l’analyse des rapports de force. Une histoire de vengeance sans grande surprise mais habilement troussée.

LA SUITE :
chas
chas

38 abonnés 180 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 octobre 2016
Le commerce du shit à Marseille épouse les méthodes enseignées dans les écoles de commerce. Ce film policier avec les surprises, les tensions liées au genre conviendra à ceux qui aiment les histoires bien ficelées servies par des acteurs crédibles. Nous découvrons un aspect des mœurs dans ces quartiers en général assez impénétrables où l’économie de la drogue a généré des lois impitoyables. Celles-ci s’acclimatent aux lois générales qui maintiennent une paix sociale ponctuée de meurtres déstabilisant les équilibres surtout quand ils se déroulent au centre ville. Les mamans payent la cantine du petit avec le produit des trafics. Passionnant.
velocio

1 543 abonnés 3 519 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 4 octobre 2016
Dernier volet de la trilogie marseillaise de Karim Dridi, "Chouf" ("Regarder" en arabe et, par suite, utilisé en argot pour désigner un guetteur) est un film très noir tourné dans les quartiers nord de Marseille. On y rencontre deux frères, Sofiane, brillant étudiant dans une école de commerce de Lyon, et Slim, impliqué dans les trafics locaux. L'ambition de Slim : il apporte l'argent, Sofiane apporte sa connaissance du commerce et ils montent ensemble un commerce légal. Lorsque Slim se fait descendre, Sofiane cherche à le venger, ce qui le conduit à intégrer la bande dans laquelle son frère opérait. "Chouf" est un film qui montre combien il est difficile de s'en sortir quand on vient des cités. Il montre aussi le comportement ambigu de nombreux parents, qui semblent s'opposer au comportement délictueux de leurs enfants, mais qui sont souvent en quête d'argent auprès d'eux, par exemple pour payer la cantine des plus petits. Par ailleurs, bien souvent dans ce film, on aurait aimé que les dialogues soient sous-titrés !
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 2 octobre 2016
Un film à voir, très fort, avec des acteurs impressionnants. Encore un très bon film de Karim Dridi!
ketzaldev
ketzaldev

10 abonnés 275 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 avril 2017
Un film qui décrit bien la violence dans les quartiers et le peu de valeur que représente une vie humaine au milieu de ces trafics qui n'en finissent pas. Un cercle vicieux qui transforme des enfants en assassins des leur plus jeune age, le engrenant dans un système ou l'espérance de vie est faible, et les familles souffrent...
Charles-Antoine Bertaux
Charles-Antoine Bertaux

66 abonnés 41 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 28 septembre 2016
Vu hier soir à Rennes en avant-première en présence du réalisateur Karim Dridi, j'ai adoré !

Jamais un film ne m'a autant plongé à ce point dans la vie quotidienne de trafiquants de drogue et de guetteurs de quartiers. Le réalisateur nous a révélé être allé à la rencontre d'habitants des quartiers Nord marseillais, et ça se sent du début à la fin : probablement aucun cliché (je ne connais pas les quartiers Nord de Marseille, mais j'ai eu l'impression d'être immergé dans la vrai vie de jeunes délinquants de la cité phocéenne), filmé sur les lieux même de l'histoire, et le « parler marseillais » omniprésent (qui peut être difficile à comprendre pour un spectateur qui n'est pas du Sud, même si on comprend (ou du moins on apprend à comprendre) au fur et à mesure chaque expression marseillaise).

Quant à la violence, elle est très explicite, presque jamais cachée ou sous-entendue, afin de montrer de façon la plus crédible possible la violence qui règne dans les quartiers Nord, tout en montrant un grand plus par rapport aux médias : l'humanité de chaque gangster, qui est un humain à part entière avec son histoire, sa vie en dehors du grand banditisme, sa famille et ses amis ; la violence bien que très présente (et ce de plus en plus au fur et à mesure que l'intrigue avance) n'est donc jamais gratuite mais toujours expliquée, avec ses causes et ses conséquences.

Enfin, certaines scènes sont à mes yeux magnifiques, comme la scène d'ouverture sur fond de rap qui montre en un clin d'œil le quotidien des guetteurs qui CHOUF pour voir si la police ou un gang concurrent ne vient pas sur leur territoire, et une scène d'exécution dans les Calanques de Marseille (je n'en révèle pas plus) avec en arrière-plan le coucher du soleil.

J'ai ainsi repensé à des grands classiques comme "Scarface" (l'argent facile malgré la mort omniprésente qui veille sur chaque personnage tel l'épée de Damoclès), "L'Impasse" (l'engrenage qui conduit au cercle vicieux et à la spirale infernale de la violence) et "American Gangster" (le trafic de drogue marseillais, amélioré par l'antihéros principal qui mène des études en école de commerce à Lyon (« Le même principe que le Drive de chez McDo : on place un charbonner qui prend les commandes, un autre qui encaisse et un autre qui donne le shit »), est montrée de façon très réaliste et avec une grande minutie), et comme l'a souligné un spectateur lors du débat, le film de Karim Dridi fait beaucoup penser à "La Cité de Dieu", ou comment des adolescents qui grandissent dans la violence grandissent très vite, trop vite, et apprennent très vite, trop vite (le personnage principal : Sofiane (remarquable Sofian Khammes, qui m'avait déjà beaucoup plu dans "Le Convoi" dans lequel il interprète également un trafiquant de drogue, convoyeur dans un go fast) m'a beaucoup fait penser à Malik El Djebena dans "Un prophète" : un jeune garçon qui apprend (trop) vite et qui va mettre son intelligence au service du crime.

Je conseille donc ce film à tous les amateurs de films de gangsters et de films sur le trafic de drogue. "Chouf" est bel et bien l'un de mes films favoris de 2016.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 25 septembre 2016
Un film bouleversant et innatendu, une oeuvre sincère, touchante qui laisse sans mots. Le message que véhicule ce chef d'oeuvre est préventif puisque dénonçant la réalité des quartiers nord de marseille mais aussi dans tous les quartiers de France. Dans ce film on comprend que, chacun des choix faits, a une répercussion directe sur l'avenir et qu'il est important d'y réfléchir longuement avant une prise de décision. Choisir de fuir n'est absolument pas signe de lâcheté mais de courage... C'est une décision qu'il faut savoir envisager. Ce film en est la preuve.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 27 septembre 2016
Avec Chouf, Karim Dridi signe là, son meilleur thriller depuis Pigalle. Il a su réaliser un film de genre en écrivant une vraie tragédie universelle. Comme dans un western, le héros face à son destin, est englué dans un enchainement implacable dont il ne peut sortir. Une histoire d’hommes où les femmes, témoins du drame qui se déroule sous leurs yeux, ne peuvent influer sur son déroulement.
Karim a évité un cinéma documentaire social en mêlant dans son casting des comédiens professionnels avec des amateurs qu'il a formés et dirigés. Un travail essentiel pour ces jeunes, parfois en perdition, qui deviendront peut-être des repères dans leur quartier en ayant participé à un film qui leur montre qu'ils peuvent faire autre chose de leur vie. Avec modestie et sans prétentions, il raconte une histoire réaliste et contemporaine. Et malgré la fatalité et la cruauté de ce drame où tous les protagonistes sont victimes, j'ai passé un merveilleux moment de cinéma, vu de belles images et des acteurs filmés avec tendresse. Bref, un film dans lequel on ne décroche pas jusqu’à la fin, et c'est ça qu'on aime au cinéma.
Mika C
Mika C

5 abonnés 28 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 7 octobre 2016
Rien que le titre cela m'attirais pas trop. Mais quand je l'ai vu je suis énormément déçu je m'attendais vraiment à mieux. Pour moi c'était limite un documentaire qu'on vois assez régulièrement dans 90 minutes Enquêtes ou soit "Crimes" énormément déçu.
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