Film etonnant qui aurait pu etre tres bon avec encore plus d'humour et de folie. Ce melange de genre avec un peu de violence , un peu d'humour et surtout cette histoire d'amour au milieu gache l'ensemble.
Enzo est un petit voyou. Quand il ne mange pas des Danette devant des films porno dans son appartement crasseux de la banlieue de Rome, il participe à des combines à la petite semaine. Il est secrètement amoureux de sa voisine, une jeune femme qui, pour échapper aux violences domestiques infligées par son père, s'est réfugiée dans le monde des "anime" japonais. Après être tombé dans le Tibre et avoir été contaminé par des substances toxiques, Enzo se découvre des pouvoirs surhumains. Quel usage en fera-t-il ?
"On l'appelle Jeeg Robot" s'inscrit au point de rencontre de deux genres.
D'un côté, le film de super-héros. Depuis "Deadpool", ses codes sont subvertis avec un humour jubilatoire. Gabriele Mainetti ne prend pas le parti de la vanne trash mais celui du comique de situation. On attend par avance la scène où le loser absolu qu'est Enzo va découvrir l'étendue de ses super-pouvoirs ; on ne la savoure pas moins pour autant. Et, même si Luca Marinelli en fait des tonnes, il compose un super-méchant d'anthologie.
D'un autre, le polar italien version "Romanzo Criminale" (où jouait déjà Claudio Santamaria) ou "Suburra". Des films violents, poisseux, dramatiques qui utilisent et détournent les codes du polar américain.
"On l'appelle Jeeg Robot" a connu un immense succès en Italie où il a raflé une moisson de récompenses aux derniers "Davids". Crier au chef d’œuvre serait allé trop vite en besogne. Ce film n'en a pas l'envergure ; il a d'ailleurs l'humilité de ne pas en avoir l'ambition. Mais, seul ou en famille, il constitue un réjouissant divertissement.
Un film de super-héros italien, c'est pas courant, et ça fait du bien !
Retrouvez mon analyse en 4 questions : Tiger Boy : pourquoi attendre tout un court-métrage pour que le héros retire son masque ? Pourquoi est-ce tout l’inverse dans « On l’appelle Jeeg Robot » ? Un masque cousu main… tout un symbole ? Peut-on faire un film de super-héros sans licence Marvel, DC Comics ou Vertigo ?
"On l'appelle Jeeg Robot", peut-être, mais surtout comment appeler, ou classer ce film italien si incroyable dans son imagination, son originalité et son audace ? On ne s'attend absolument pas à une telle débauche d'idées qui mélangent les genres et les influences comme jamais ! C'est comme si le réalisateur avait voulu tout inclure dans sa recette : de l'humour, de la cruauté et du réalisme à l'état pur (ici on ne fait pas semblant !), de la tendresse et de l'amour, et même une petite dose de philosophie ! On pourrait être perplexe de ces ingrédients pour élaborer une histoire de super-héros, bien particulière il est vrai, mais ça marche ! Gabriele Mainetti plante déjà le décor dans une Rome inquiétante, où des terribles gangs mafieux n'y vont pas de main morte, où la violence n'est pas dissimulée d'autant plus que celui qu'on surnomme Le Gitan est une espèce d'individu qu'on préfèrerait ne pas croiser au coin de la rue... Et pourtant, au milieu de tout cela, notre super-héros plutôt mal dégrossi dans son comportement et ses habitudes, perdu et mal parti dans la vie, sera malgré ses nouveaux pouvoirs, loin d'être le reflet de ceux auxquels on pense. C'est bien cet aspect, en le voyant évoluer dans un contexte dangereux et anxiogène, en défenseur de sa petite protégée encombrante mais très touchante (Ilenia Pastorelli), qui nous ravie au plus haut point, toute plongée dans son monde de manga délirant qu'elle est ! Cette note va d'ailleurs influencer l'esprit du film avec beaucoup de malice ! On passe ainsi de l'horreur brute et sanguinaire à la douceur naïve en un instant, de la folie pure et incontrôlable à une étreinte douce et réconfortante... Indescriptible et du jamais vu ! Ici, au contraire des productions américaines, et même de l'excellente parodie "Deadpoll", on s'éloigne de très loin des codes en vigueur, et ce sont des situations complètement surréalistes qui font la différence; elles s'enchaînent à la folie, avec des personnages déjantés et très différents, et ce sans que l'on s'y attendent le moins du monde. Dans le genre Claudio Santamaria (Jeeg Robot) paraîtrait même bien sage à côté de l'extravagant et déglingué Luca Marinelli (Le Gitan)... Tout n'est que surprise jusqu'à la fin (et quelle fin explosive !), tout est nouveau et hors norme... Et que ça fait du bien, franchement !
drôle, bien fait et bien amené, tout est réuni pour un agréable moment dans un film qui ne paye pas de mine et qui pourtant fait parti des nouveau grand film à voir du cinéma Italien
Déjanté. N'y allez pas en comparant avec les MARVELs, y'a pas grand chose en commun. le grain du film, les cascades... on comprend vite qu'on est pas venu pour un Hulk de plus. Le héros est un anti-héros: il mate des film pornos, il traficote de ci de là, il est crade sur lui, et son appart est un taudis. Il se fout de tout et de tous. En fait il pense qu'il y a un destin et que le sien est de mourir, comme le reste de ses amis d'enfance. Ce qui va lui donné un super pouvoir tient aussi du même registre : l'eau crade et polluée du Tibre spoiler: les tonneaux de produit dangereux . Du coup c'est normal qu'il utilise son pouvoir pour des trucs sordides et cons. Bref c'est mal parti. Sauf qu'arrive l’héroïne qui va tout changer. Elle a un air de Béatrice Dalle dans "37.2 le matin", c'en est incroyable. aussi ingénue, aussi animale, et surtout aussi folle. Et son innocence va transformer cet anti-héros en héros de manga, en passant cependant par des ratés, tout n'est pas à l'eau de rose (spoiler: cf. la scène de sexe, à la limite du viol ). le Vilain est superbe, j'ai vraiment beaucoup aimé. Et cela n'appelle pas de suite.
Comme dans un bon vieux sergio leone les italiens revisitent un style ; donc après le western le film de super héros ; mais là aussi c'est plus crade, plus anti que super, et c'est très violent et plein de désespoir... mais dommage que le film se perde en longueurs et redites ; au total : bof quand même
Jeeg robot est un film touchant. Un film qui navigue entre comédie, drame, et action. Mais c'est surtout un film touchant et émouvant. Bref, un film étrange mais vraiment bien pensé
Pépite : quand le mauvais goût rejoint les films de super héros (on lorgne du côté du joker pour le méchant), tout en traitant des problèmes sérieux et de fort belle manière le tout de manière efficace et divertissant et toujours avec justesse ca donne une belle surprise et une première pour moi du côté du cinéma romain.
" on l'appelle jeeg robot " grand gagnant des derniers " césars italien " est un film de super héros distrayant. En effet malgré quelques approximations dans la composition et scénario j'ai aimé ce mélange d'action ,comédie noire et de film fantastique prenant de bout en bout .
Le genre super-héro est déjà tellement surexploité du côté des grosses productions hollywoodiennes qu'il est difficile d'imaginer une petite production, italienne en plus (!), tenter d'y faire une apparition remarquée. Concernant le fondé de la démarche on a tendance à être retissant à l'idée d'un nouvel anti-héro refourgué de pouvoirs par hasard. Surtout quand les pouvoirs en question n'ont rien d'extraordinaire, force décuplée et régénération de son corps. Première réaction : c'est tout? Ils se lancent dans la gorge du loup avec un superhéros si basique? Et puis on comprend vite que c'est là, la véritable force de ce film. Laissons à Marvel et DC Comics le soin de nous trouver de super pouvoirs encore pas imaginés... Jeeg Robot n'est pas là pour ça. En fait il utilise plutôt la recette des tout premiers films du genre qui fonctionnaient très bien. Trouver une trame s'intégrant à une ambiance, à un lieu, pour finalement ne pouvoir dissocier l'un et l'autre dans la fiction. Avec Rome la magnifique en décors (même si elle n'est pas filmer au mieux), la mafia italienne, la crise qui touche le pays et des manifestations pacifiques face à la menace terroriste sur la capitale, sans oublier la ferveur autour du football, indissociable avec la culture italienne aussi, on est happé par l'intrigue. Le déjanté Gitan qui joue le rôle du super méchant en rappellera bien d'autre même s'il a un petit quelque chose, une folie dans le regard toute appréciée. C'est surtout la force tranquille de notre héro qui est plus inédite, en donnant tantôt du mystère insondable, tantôt la force à ses apparitions, et réussira à laisser place à l’empathie. Le manga à la sauce napolitaine est assez incongru pour être retenu aussi, mais ce n'est pas tout, la relation toute particulière entre notre héro et la femme qui le révélera est aussi originale. Quand on sait que cette dernière n'est pas saine d'esprit mais reste autant attachante et bénéfique pour lui. Un type de relation trop atypique pour avoir sa place dans le moule des superproductions américaines feront de ce "blockbuster" italien une expérience plutôt appréciée. Voilà plutôt dans quel sens Lo chiamavano Jeeg Robot fait sa confortable place. Mais vous l'aurez compris, pour la surenchère de spectaculaire et les pouvoirs étranges, passez votre chemin.
Tout simplement génial. De l'humour, de l'amour, de la réflexion, de la satire... un ovni qui a bien mérité son succès, tant l'outrance est au rendez-vous. Et un vrai questionnement philosophique : qu'est-ce un héros ? Une interprétation de première classe et un duo de choc et de charme qui séduit d'emblée. Une production qui insuffle un vrai élan de fraîcheur à un genre trop hollywoodien initialement. Oui, il est possible de faire un film de super héros sans cape ou collant bicolore, sans être américain et avec un budget fauché de chez fauché. Un premier film qui annonce un réalisateur qui promet de compter à l'avenir dans le paysage du cinéma européen.
Bon film de "super héro " mais sans les moyens d Hollywood ni sa dramaturgie excessif. le personnages sont attachiants et le méchant très décalé.et trash. le scenario et explications sont un peu simplistes mais ça se regarde avec un bon second degré