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SAMETHAN
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4,5
Publiée le 29 juillet 2025
Le Monde est en train de changer. Je conseille à chacun de visionner ce film. Peut- être que certains comprendront enfin quel est la faiblesse de l’humanité.
Un film qui a fait un certain tabac à sa sortie avec son sujet et ses personnages, s’attaquant à l’agroalimentaire et aux OGM et dénonçant leurs pratiques. Enfin ça c’est la deuxième partie du film. Le début n’est pas du tout dans le même contexte et vient monter la relation entre une jeune fille et son animal domestique (super-cochon génétiquement modifié) un peu trop humanisé (scène du secours dans la montagne par exemple). Et c’est plutôt réussi avec un film coupé en deux : drame, sentiment, relation à la campagne sur la première partie, action et enquête à New York sur la seconde. Cependant ça reste très convenu, classique ; les personnages sont corrects mais les acteurs pas tant que à l’image d’une Tilda Swinton foldingue en PDG (sérieusement ?) ou d’un Jake Gyllenhaal inexistant… La critique des OGM et de l’élevage est poignante, mais en même temps il n’y a aucun contre argument dans le film. Il va exclusivement dans ce sens, sans donner d’autre solution ou de réfléchir sur le problème dans sa globalité. Du coup oui on est touché puisque c’est le but du film, mais jouer exclusivement sur cette sensibilité n’aide, en réalité, pas tant que ça, la cause animale. Enfin, on dira que visuellement c’est très réussi, en plus d’être original et que c’est divertissement, au moins le principal.
"Okja" est un film sur l'industrie de l'élevage et de l'abattage des animaux. Dans un futur proche, une entreprise de l'agroalimentaire met au point un nouvel animal, qui ressemble globalement au croisement entre un hippopotame, un cochon et une vache. Mais comment pousser le consommateur à se tourner vers une viande qui sort tout droit de laboratoire ? Il faut faire croire que cette espèce est naturelle, dix représentants de cette espèce sont alors envoyés aux quatre coins du monde, pour être élevé par des paysans locaux. Nous nous retrouvons donc en Corée, où une jeune fille se lie d'une forme d'amitié avec son super-cochon, animal qui semble, comme le cochon, avoir des sens assez développés. Le récit de cette amitié est vraiment charmant, et le design du super-cochon est vraiment très crédible. Difficile de rester insensible aux différentes épreuves que va subir le pauvre animal, destiné à l'abattoir comme tous ses congénères. Joon-Ho Bong réalise un film profondément engagé et touchant, mettant en évidence avec énormément de force les dérives de l'humanité, et notamment les violences contre les animaux. On pourra regretter quelques excentricités un peu trop marquées, comme le personnage de Jake Gyllenhaal qui n'est pas vraiment crédible. Néanmoins, "Okja" est un film à voir, qui touche par sa justesse et qui ne laissera pas indifférent.
Autant j'avais adoré *The Host*, autant cet *Okja* m'a laissé sur ma faim. Ce que j'avais aimé dans le premier, c'était sa subtilité, son mélange des genres, son originalité, la puissance de son scénario et du message. Ici, *Okja* manque selon moi cruellement d'intérêt si l'on met de côté son message écolo.
Bong Joon-Ho est loin d'être un mancho avec une caméra, c'est pourquoi le film se laisse regarder avec un grand intérêt, mais j'ai eu, à la fin du visionnage, plus l'impression d'avoir vu un excellent spot publicitaire végétarien qu'un véritable objet filmique à part entière. Qu'on se comprenne bien, le film est très bon, mais il manque selon moi d'enjeux intrinsèques. Il m'a paru bien trop calibré, bien trop sage pour surprendre, de fait, je n'ai pu m'empêcher d'avoir un goût amer une fois arrivé au générique de fin.
La séquence finale est extrêmement forte et émouvante mais elle est plutôt représentative du film. Elle est triste parce qu'elle va directement piocher dans notre affect. Elle n'a rien de particulier en termes cinématographiques et scénaristique. De fait, je n'ai pu m'empêcher d'éprouver une légère déception à l'égard de ce film que je ne peux tout de même pas m'empêcher de conseiller, par respect pour les valeurs qu'il essaye de transmettre et pour le talent de son réalisateur.
J'ai beaucoup aimé, le film est très réussit, même si je trouve qu'ils ont essayer de prendre des mécaniques 'Disney' pour nous sensibiliser et peut être qu'ils en font un peu trop à certains moments, mais cela reste très touchant avec un vrai propos de fond.
Okja, un cochon transgénique, fait partie des 10 porcelets élevés depuis une décennie au grand air dans 10 coins de la planète sur décision de Mirando, multinationale de l'alimentaire. Okja partage la vie de Mija, une jeune adolescente qui vit dans les montagnes de Corée du sud avec son grand-père. Le cochon mutant fait partie d’un programme d’élevage initié par Mirando, qui voit dans cette opération un moyen de produire de la viande à bas coût. Okja, finalement choisie comme lauréate du concours du "super cochon" est enlevée à Mija qui ne se résigne pas. Elle va tout faire pour sauver son amie, aidée dans sa tâche par une association de défense de la cause animale.
Après Snowpiercer, le réalisateur coréen Bong Joon-Ho enchaîne avec "Okja", film hybride entre la comédie d'aventure et la fable en faveur de la cause animale. Le film a fait le "buzz" lors du festival de Cannes. Produit par Netfix, il sera disponible sur cette chaîne mais pas de sortie prévue a priori au cinéma. On ne peut pas nier qu'Okja est un film original. Road movie décalé, fable poétique à l'humour parfois un peu lourd, Okja met en lumière, pèle mèle, l'alimentation transgénique, l'emprise et le cynisme des multinationales et la condition animale au travers de la triste destinée des cochons transgéniques, élevés officiellement pour nourrir à bas coût une population mondiale de plus en plus nombreuse.
Le film de plus de 2 heures est agréable à regarder même s'il comporte quelques longueurs. Le message sur la condition animale est bien vu même si cela m'étonne de la part d'un réalisateur, originaire de Corée du sud, dont l'industrie alimentaire organise l'élimination de plus d'1 million de chiens d'élevage par an destinés aux restaurants.
Les 20 dernières minutes du film sont assez poignantes.
spoiler: On y voit Minja tenter l'impossible pour sauver d'une mort certaine, Okja, dans un abattoir industriel sur dimensionné où les cochons transgéniques attendent à la file d'être abattus et débités en tranches.
Le casting international du film est brillant: Tilda Swinton interprète les 2 soeurs Mirando, les 2 "faces vérolées" (chacune à leur façon) de l'entreprise, Jake Gyllenhall campe un communicant de l'entreprise extravagant et inquiétant (un peu trop peut être?), Giancarlo Esposito (Breaking Bad) interprète le numéro 2 fort opportuniste de l'entreprise. Dans le rôle de Minja, la jeune actrice Seo-Hyun Ahn, omniprésente pendant tout le métrage. On retrouve également Paul Dano et Steven Yeun (qui n'est donc pas mort dans le premier épisode de la saison 7 de TWD sous les coups de Negan...Ah Ah Ah!) dans le rôle d'un activiste qui défend la cause animale .
Coté réalisation, le travail d'animation est excellent. Toutes les nuances de l'expression sont données à la créature pataude et touchante.
La bande originale oscille entre les mélodies gitane et espagnole.
Ce film devrait toucher un public plus large que celui des précédents
Avec six films en 17 ans dont Snowpiercer et Memories of Murder, Bong Joon-Ho sait se faire rare pour mieux se faire entendre. Pas de cinéma pour Okja mais un aller direct pour la télé sur la plateforme Netflix, ce qui n’a pas empêché le film d’être en sélection officielle au dernier festival de Cannes. Pour sa défense, Okja est certainement le type de film qui atteindra davantage les gens grâce au petit écran qu’au grand. Avec Okja, le réalisateur sud-coréen est de retour avec un nouveau pamphlet. Après la lutte des classes avec Snowpiercer, il s’attaque à la défense des animaux. Si la plupart des cinéastes évite tout manichéisme, Bong Joon-Ho ne fait pas dans la demi...
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Drôle de sentiment apres le visionnage de Okja : pas une seconde d'ennui, mais la sensation d'avoir assisté à un grand fourre-tout au goût parfois douteux. L'intention et le message sont louables, mais le caractère excessif de l'ensemble, écartelé entre une violence réaliste et frontale, et un aspect "conte de fée" incarnée par l'héroine, rend l'oeuvre un poil indigeste. Rien à redire en revanche sur tous les autres aspects du film, très bien maitrisé, dérangeant et franchement corrosif par moments. A voir pour se faire son propre avis !
Sous l’apparente simplicité d’un récit d’amitié entre une enfant et son animal se cache l'autopsie du capitalisme agro-industriel où la vie devient une unité de production, et où la tendresse n’est qu’une façade publicitaire. Derrière l’émerveillement initial, la réalité grince et se délite, révélant un monde où l’innocence est un luxe que l’Histoire ne permet pas.
L’histoire s’ouvre sur une mise en scène de l’illusion. Lucy Mirando, dirigeante d’une multinationale agroalimentaire, orchestre une campagne médiatique autour d’une nouvelle espèce de super-cochon, vantée comme une solution écologique et durable. Derrière cette vitrine souriante et progressiste se cache une entreprise purement extractive, qui transforme le vivant en marchandise sous couvert d’innovation.
L’élevage d’animaux génétiquement modifiés s’inscrit dans une logique d’optimisation où la vie se réduit à une question de rendement. Le marketing vert, omniprésent, sert à maquiller la brutalité du système. L’image d’une entreprise soucieuse du bien-être animal n’est qu’un outil, un leurre destiné à séduire le consommateur tout en poursuivant une exploitation sans relâche.
Mirando incarne le capitalisme contemporain dans toute sa duplicité. Sa rhétorique emprunte au lexique du progrès, mais sa mécanique reste inchangée. Le langage de l’éthique devient un simple argument de vente. L’industrialisation du vivant avance sous des slogans rassurants, mais elle repose sur les mêmes fondations que toutes les prédations qui l’ont précédée.
Le début du film évoque un récit classique, une rencontre entre une enfant et une créature extraordinaire. Mija grandit dans les montagnes coréennes, protégée du monde, aux côtés d’Okja, qui est pour elle un compagnon. L’harmonie qui se dessine entre elles semble annoncer un voyage initiatique, mais Bong Joon-ho brise cette promesse car l’enlèvement brutal d’Okja par Mirando déchire l’illusion.
Le Front de Libération des Animaux est présenté comme un contrepoint au cynisme de Mirando, mais Bong Joon-ho ne cède pas à l’angélisme. Leurs actions se heurtent à une réalité plus complexe qu’ils ne l’admettent. Ils dénoncent la violence systémique, mais hésitent sur les moyens d’y répondre. Leur refus du compromis les pousse parfois à des impasses absurdes.
Le dernier mouvement du film refuse toute catharsis. Mija retrouve Okja et s’éloigne du tumulte pour retrouver la quiétude de ses montagnes. Mais ce n’est pas un retour à l’innocence. La conscience du monde s’est imposée, indélébile. Mirando, de son côté, continue son œuvre, passant d’une dirigeante à une autre, ajustant sa communication sans jamais remettre en cause ses fondations.
Cependant, la narration d’Okja souffre d’un déséquilibre qui trahit les intentions de Bong Joon-ho. Le film oscille entre la chronique tendre d’une amitié enfantine et la dénonciation frontale d’un système de production carnée, mais peine à faire dialoguer ces deux registres de manière organique. L’exposition bucolique, d’abord attachante, s’efface brutalement au profit d’une satire grotesque où chaque personnage secondaire semble sorti d’un registre différent. Là où Parasite ou Memories of Murder maîtrisaient avec brio l’art du glissement tonal, Okja multiplie les ruptures de ton sans jamais les justifier dramatiquement. L’intrigue avance par à-coups, alternant burlesque et cynisme sans véritable ligne directrice, transformant ce qui aurait pu être une montée en tension en une série de tableaux juxtaposés, parfois fascinants, mais trop souvent incohérents.
Là où le film aurait pu explorer les mécanismes insidieux de la récupération et du greenwashing, il préfère des archétypes ridicules, qui neutralisent toute ambiguïté et interdisent au spectateur toute implication émotionnelle. En voulant embrasser plusieurs registres, Bong Joon-ho sacrifie l’unité du récit et noie la puissance de son sujet sous une cacophonie stylistique qui, loin de dynamiser le film, en fragilise la portée.
Okja était un film assez attendu, et même s’il y a certaines réussites, il y a aussi quelques problèmes. Le film a tendance à traîné un peu trop sur certains détails n’ayant pas réellement d’importance ou des scènes qui s’allongent sans raison. On garde principalement le côté émotionnel et l’on essaie de faire passer plusieurs messages, mais en dehors d’images parfois pas adaptées à tous les publics, c’est finalement assez survolé. Le duo Joon-Ho Bong à la réalisation et Darius Khondji à la photographie, nous donne un résultat sublime pour l’image. Okja est une espèce de conte qui se déroule devant nos yeux, mais il aurait fallu tout de même raccourcir un peu.
Bong Joon-ho est un réalisateur coréen qui aime travailler sur le thème du monstre et ses variations : qu'il soit serial killer (Memories of murder), gigantesque (the host), humain (Mother) ou même caché dans les traits de l'humanité (Snowpiercer, le transperceneige). Cette récurrence dans le thème sert à mettre en lumière les travers de notre société. Ici, est-ce le super cochon le monstre ? N'est-ce pas plutôt la multinationale tentaculaire et ses dirigeants dérangés ? Outre le thème de l'écologie dominant dans ce long métrage, il y a un gros questionnement sur la moralité. Et encore une fois une dénonciation des chaînes alimentaires avec des images qui ne sont pas loin de la réalité.
Une belle histoire avec des personnages attachants et un casting de grande qualité Tilda Swinton (Moonrise Kingdom), le déjanté Jake Gyllenhaal, Paul Danno (Little Miss Sunshine) ainsi que Giancarlo Esposito (Breaking Bad) entre autre. Que dire aussi de la bande originale, formidable.
Le film traite avant tout de la maltraitance animale, de la surconsommation et de la communication à outrance pour nous faire manger n'importe quoi.
J'ai passé un bon moment devant cette belle comédie avec en fond ce message écolo pour éveiller les consciences.
“Okja” de Bong Joon Ho est toujours une des plus belles œuvres que Netflix ai produite. Malgré l’exportation de son cinéma, le réalisateur continue de traiter ses thématiques poignantes, et le fait avec une écriture soignée et une mise en scène brillante. Du grand cinéma.