Okja
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Louis M.
Louis M.

5 abonnés 76 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 janvier 2024
"Okja" est un film captivant réalisé par Bong Joon-ho, qui réussit à mélanger habilement l'émotion, l'humour et la critique sociale. Le film raconte l'histoire de Mija, une jeune fille qui se lie d'amitié avec Okja, un super-cochon génétiquement modifié, et qui entreprend un voyage pour le sauver de l'industrie agroalimentaire.

Les points positifs d'"Okja" incluent la performance impressionnante de Seo-Hyun Ahn, qui incarne le personnage de Mija avec une grande sincérité. De plus, le film aborde des thèmes importants liés à l'éthique alimentaire, à l'environnement et à la relation entre l'homme et les animaux. Bong Joon-ho utilise un mélange unique de genres, combinant aventure, comédie et drame, pour offrir une expérience cinématographique riche et nuancée.

La créature Okja elle-même est réalisée de manière convaincante grâce aux effets spéciaux, ce qui renforce l'attachement émotionnel du spectateur envers le personnage. En résumé, "Okja" est un film visuellement impressionnant, émotionnellement puissant et intellectuellement stimulant qui mérite d'être vu. Si vous êtes intéressé par des films qui suscitent la réflexion tout en divertissant, "Okja" pourrait être une excellente option pour vous.
yohanaltec
yohanaltec

107 abonnés 767 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 juillet 2017
Le film le plus controversé du Festival de Cannes 2017 est-il également l'un des meilleurs, peut-être même le meilleur? En tout cas, la question se pose car Okja est une production Netflix de grande qualité. La distribution est impeccable (Tilda Swinton et Paul Dano sont géniaux) et l'histoire touchante à souhait mélangeant situations tristes et moments complètement excentriques de manière impeccable. De plus, la satire de ce monde cruel de l'exploitation des animaux est montré de manière originale avec ce "supercochon". Une pure merveille écolo.
Barry.L
Barry.L

37 abonnés 136 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 juillet 2017
''Okja'' : un film bien particulier. Une superproduction qui ne sortira pas en salle. Un film à gros budget, hollywoodien, mais incroyablement inventif. Tout part d'un homme : Bong Joon-ho. Ayant connu un succès commercial avec sa précédente (et réussie) réalisation, ''Snowpiercer : Le Transperceneige'' (2013), le coréen s'attelle à son projet. Seulement voilà, durant l'exploitation du ''Transperceneige'', Bong Joon-ho a vu son film tronqué de vingt minutes par la société de distribution Weinstein Company, qui a voulu sortir le film dans cette version courte. Si le réalisateur s'est vu triompher en imposant sa version, il décide, pour son prochain film, d'acquérir une totale liberté. Et, comme souvent pour ce genre de films à gros budget, éviter de devoir batailler contre producteurs, distributeurs... C'est chose faite, ''Okja'' est produit par Netflix, la célèbre chaîne de télévision américaine. La bonne nouvelle : Bong Joon-ho dispose d'une entière liberté et (ce qui n'est pas désagréable) d'un budget de 50 millions de dollars. La mauvaise : le film ne sort pas en salle en France. Enfin, pas tout-à-fait, puisque le film est sorti gratuitement dans quelques salles (4 ou 5 séances tout au plus en France). On peut être déçu que le film ne sorte pas en salle partout en France. Mais n'oublions pas une chose : grâce à Netflix, un immense cinéaste peut donner libre cours à toute sa fantaisie, à tout ce qu'il veut, en somme. Et ça, c'est de plus en plus rare.

Pour lutter contre la faim dans le monde, Lucy Mirando dirigeante de la société Mirando Corporation crée une nouvelle race : les super cochons, élevés aux quatre coins du monde. Okja est l'un de ses cochons (même si c'est une truie) qui vit avec une petite fille, Mija, dans les montagnes sud coréenne. Mais le jour où Okja est enlevée par Mirando et ses sbires, Mija se lance à leur poursuite. Dans son périple, elle croisera les membres du Front de Libération Animale.

Depuis quand une superproduction, genre cinématographique d'habitude si figé, ne nous avait-il pas procuré un tel frisson jubilatoire ? Certainement pas ''Le Transperceneige'' qui, tout en étant une réussite, était un film sombre et asphyxiant. Avec ''Okja'', Bong Joon-ho revient avec énormément d'humour, humour déjà présent dans ses films 100% coréen (''Memories of murder'' en 2003, ''The host'' en 2006 et ''Mother'' en 2009), mais délaissé avec''Snowpiercer''. Cet humour est la clef de voûte d' ''Okja''. Sur un sujet vraiment très sérieux (la dérive de l'OGM, les abattoirs...), qui pouvait être la proie à une réalisation lourdaude, empâtée et bourrée de pathos, le cinéaste coréen insuffle à son film un comique bien vu. On a beaucoup dit qu' ''Okja'' est une fable écologique. Oui, mais il faut souligner quelque chose d'important : Bong Joon-ho ne se prend pas beaucoup au sérieux. Et c'est cela qui permet à ''Okja'' d'éviter le message écolo facile. Bong Joon-ho peut nous dire quelque chose, il peut vouloir nous mettre en garde contre l'élevage intensif mais cela ne doit en rien faire d' ''Okja'' une œuvre ultra (et bêtement) militante : le but du film est tout simplement de nous plaire. Pour cela, le réalisateur coréen (aussi scénariste de son film) évite trois écueils si souvent présents dans cette catégorie de film. D'abord, Bong Joon-ho évite l'action pour l'action. Il y a en effet peu de scènes d'action dans ''Okja'' (une à Séoul, une aux Etats-Unis) : ces dernières ne sont ni trop longues ni trop courtes, et constamment inventives. Mais l'abus d'action n'est pas la seule source de « too much » dans les blockbusters. Il y a aussi ce qu'on appelle le pathos qui noie très souvent les superproductions. Et là encore, Bong Joon-ho contourne la larme facile en refusant de faire durer trop longtemps les scènes émouvantes (comme les scènes entre Okja et Mija). En fait, le comique n'est pas là que pour faire rire, mais (et surtout) pour désamorcer le trop d'action et le trop de pathos. Tout cela est, déjà, génial mais en plus, le Coréen évite un piège ultra-courant : le manichéisme. Un cliché présent dans les films à gros budget, mais aussi dans le cinéma en général. De nouveau, vantons l'intelligence du script qui ne clôture pas les personnages en gentils ou en méchants. Sur un sujet pareil, on aurait très bien pu avoir le schéma archi simpliste et archi simplet qu'est : les gentils écolos contre les méchants capitalistes. Ce n'est pas le cas car Bon Joon-ho, dans tous ses films creuse et approfondit le caractère de ses personnages. Déjà, dans le génialissime ''Memories of Murder'', le metteur-en-scène montrait à travers le portrait de deux flics (l'un à priori cultivé et honnête, l'autre à priori pourri) que les rôles pouvaient s'inverser et que l'âme humaine était infiniment complexe. Même traitement pour ''Okja''. Il n'y a pas les bons d'un côté, les méchants de l'autre. Simplement des êtres humains aux caractères parfois radicalement différents. Ainsi, si Lucy Mirando (la grande Tilda Swinton) cache au monde que les cochons sont élevés dans de mauvaises conditions et qu'ils sont issus de la culture de l'OGM, elle croit faire le bien autour d'elle. Son but est de se démarquer de son frère et de sa sœur, qu'elle considère comme ''psychopathes''. Et si la pensée du Front de Libération Animale est (plus où moins) la bonne, le metteur-en-scène prend un malin plaisir à ridiculiser certains de ses membres (avec raison, d'ailleurs). Point passionnant, les protagonistes les plus interéssants sont les plus sombres: le Dr. Johnny Wilcox (présenté dans un premier temps comme une sorte de gentil beauf américain puis comme un être plus malfaisant et pathétique) et Frank Dawson (second de la Mirando Corporation, aux desseins obscurs) formidablement interprétés par Jake Gyllenhaal et Giancarlo Esposito. Mais finalement, c'est Mija qui a toute notre attention. C'est un protagoniste pertinent car le seul a ne pas avoir d' idéologie particulière : elle ne veut qu'une chose, récupérer Okja. Bong Joon-ho est favorable à cette petite fille. spoiler: Et à ce sujet, on est obligé d'aborder le cas de deux scènes qui éclaircissent le sens et le propos profonds d' ''Okja''. La première concerne le choix que laisse le Front de Libération Animale (mené par Paul Dano) à Mija : se servir d'Okja pour dénoncer les crimes commis par Mirando Corporation, ou laisser Okja repartir dans les montagnes avec Mija. Or, Mija chosit la seconde option et ainsi refuse de lutter pour l'environnement. Le deuxième scène est l'une des dernières : Mija sauve Okja sans chercher à apporter une quelconque aide aux nombreux supers-cochons destinés à l'abattoir.
Ici, le metteur-en-scène à travers les yeux de Mija se fait sans illusion sur le capitalisme et les organisations qui luttent contre celui-ci. Le système ne peut être changé car il est basé sur des racines trop profondes ( spoiler: même le scandale de Mirando Corporation finit, on le devine, par s'estomper
) et un nombre trop considérable d'adhérents au système spoiler: (Lucy Mirando chute mais est très rapidemment remplacée par... sa sœur tandis que Dawson gère tranquillement tout cela dans son coin
). spoiler: La fin du film est terrible car Bong Joon-ho montre les ultra-capitalistes comme triomphant. Et les écolos ? Tout en reconnaissant la noblesse de leur combat, le réalisateur n'est pas dupe. Les résistants croient à chaque fois pouvoir renverser tout le système et, à chaque fois, se plantent. La scène post-générique le montre bien : c'est un éternel cercle sans fin dans lequel semble s'embourber toutes ces associations qui ont peu de poids dans le système
. A ce stade, le pessimisme semble être total. Sommes-nous donc écrasés et impuissants ? Bong Joon-ho donne une solution : spoiler: celle de Mija et d'Okja qui vivent, ensemble, à l'écart du monde, non sans avoir payé le prix de leur liberté.


Sur un sujet somme tout assez casse-gueule, le réalisateur coréen signe un authentique chef-d'oeuvre. Un film qui nous impressionne moins par ses qualités esthétiques (Bong Joon-ho est visuellement un cinéaste génialement classique contrairement a d'autres metteur-en-scène coréens comme Park Chan-wook ou Kim Ki-duk) que par son confondante et sidérante justesse de ton. Comme on dit en musique, Bong Joon-ho a indéniablement trouvé la note juste, entre farce burlesque, film à grand spectacle et terrible charge contre une certaine société.Avec sa fin clairement favorable à la vie solitaire dans les bois, loin des affaires humaines, peut-on y voir un éloge des robinsonnades ? A vous de juger, tout en prenant énormément de plaisir avec ''Okja'', d'un des meilleurs réalisateurs du moment. Le meilleur ? Peut-être...
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 12 juillet 2017
De par sa réalisation d'exception et sa narration aussi simple que touchante, Bong Joon-Ho propose avec Okja une œuvre réellement impressionnante. Captivant de bout en bout, le film qui nous fait face nous livre une aventure qui, si sur le fond ne semble présenter aucune véritable révolution, la forme en est tout autre. Revisitant quelque peu le genre du cinéma de monstre, et jouant notamment sur un fond de critique de la surconsommation, exploitation animal et surproduction à laquelle est associée notre société, et ne cherchant aucunement à masquer ce parti pris, faisant preuve alors d'un léger manque de finesse, Okja livre une aventure des plus divertissante, où se côtoie humour absurde efficace et scène au dramatisme poignant, le réalisateur sud-coréen offrant paysages somptueux comme images cruellement violentes. Portée par un casting aussi convaincant qu’efficace, l’œuvre met en scène des personnages caricaturaux comme attachants, le spectateur se méprend alors à rire, pleurer et a avoir peur à leur cotés. Okja se révèle comme une aventure familiale comme Hollywood n'en produit plus au message peu subtil mais pas moins fort.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 12 juillet 2017
Magnifique, ce film fait désormais partie de mon top 3. Une ode à la compassion et au courage. J'ai adoré, et j'espère que ce film pourra ouvrir les yeux à tous ceux qui l'ont vu et qui consomment régulièrement des produits d'origine animale. Les animaux ne méritent pas ça. #ALF #GOVEGAN
Enzo H.
Enzo H.

13 abonnés 14 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 juillet 2017
Sans aucun manichéisme, Okja touche au but et délivre son message avec beaucoup de nuance, bien plus que les autres films du genre en général.
C'est un conte et en même temps une alarme, qui prend des éléments effectivement pas vraiment neufs, mais en construit quelque chose de puissant et de Beau, au sens large du terme.

Voyez-le! N'en déplaise au service gériatrie du festival de Cannes
Antoine D.
Antoine D.

47 abonnés 343 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 juillet 2017
On aurait plutôt voulu apprécier ce film devant un grand écran plutôt que voir les premiers plans somptueux sur une télévision. Le film a subi de nombreuses controverses au festival de Cannes dû à un producteur encore inédit, Netflix.

Bong Joon-ho signe une superbe satire du capitalisme et du despotisme qui utilise beaucoup l'humour et une bonne dose de fantastique. Un humour burlesque pas très connu en Europe, une pluie d'excréments c'est peu commun dans les films d'aujourd'hui.
La mise en scène est bien au rendez-vous comme quand Okja voit, à travers les barreaux, un cimetière. Puis on a un fondu enchaîné sur la ville de New York.

Comme à son habitude, le réalisateur présente encore un enfant en tant que héros de son film.
Comme Bong Joon-ho l'a dit à Cannes le prénom Okja est l'équivalent français de Bernadette, même s'il voulait dire Marguerite, le nom de toutes les vaches françaises. Le film est donc aussi une comparaison pour chaque fils d'éleveurs qui rêvent de faire ce qu'a fait Mija à sa "Marguerite".
Un simple nom suffit à transformer l'animal en amie.

Les scènes dans l'abattoir font écho dans notre tête aux camps de concentration pendant la seconde guerre mondiale. Tous les personnages sont attachants et chaque scène sont troublantes.

Le film se conclut avec l'envie de sauver tous les animaux mais quand même d'en manger. En tout cas, ce film j'y regouterai avec plaisir d'ici peu.
Luke.S
Luke.S

17 abonnés 43 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 10 juillet 2017
Un film poignant, des personnages attachants, des acteurs talentueux, un excellent scénario... Okja a toutes les composantes pour adresser un véritable message politique et humaniste, ce qui nous incite à tirer un enseignement moral.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 10 juillet 2017
Même si il n'atteindra pas finalement le statut de chef d'œuvre que beaucoup lui prette okja reste une fable mignonne très bien mise en scène et une entreprise de production qui s'encourage.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 9 juillet 2017
Un pur chef d'oeuvre. Je n'avais plus donné une note depuis si longtemps... Emotion, photographie, musique, scénario, tout est parfait! Vraiment, bravo!
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 9 juillet 2017
Okja est un excellent film qui nous plonge avec Mija qui fera tout son possible pour sauver Okja des mains de la société Mirando . Le film est très bien écrit et nous laisse avec une belle morale qui devrait servir à plus d'un . Un beau coup de coeur de l'année . Je recommande vivement.
Pascal I

904 abonnés 4 256 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 8 juillet 2017
Un autre support pour dénoncer la "dérive" de nos comportements économiques, caricaturant à l'extrême (trop ?) l'excès de tout et par tous les moyens.
Ce traitement social reste discutable sur la forme, le fond est réussi.
De bons acteurs dans leurs rôles déjantés (trop ?) et le message humaniste en fil rouge est un peu gnangnan !
Les FX sont réussies. Au final, pour ma part, un film moyen et excessif ! 2.5/5 !!!
tifdel13
tifdel13

104 abonnés 519 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 juillet 2017
Avec six films en 17 ans dont Snowpiercer et Memories of Murder, Bong Joon-Ho sait se faire rare pour mieux se faire entendre. Pas de cinéma pour Okja mais un aller direct pour la télé sur la plateforme Netflix, ce qui n’a pas empêché le film d’être en sélection officielle au dernier festival de Cannes. Pour sa défense, Okja est certainement le type de film qui atteindra davantage les gens grâce au petit écran qu’au grand.
Avec Okja, le réalisateur sud-coréen est de retour avec un nouveau pamphlet. Après la lutte des classes avec Snowpiercer, il s’attaque à la défense des animaux. Si la plupart des cinéastes évite tout manichéisme, Bong Joon-Ho ne fait pas dans la demi...

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lhomme-grenouille

3 616 abonnés 3 170 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 8 juillet 2017
Voir « Okja »… Ah ça ! Difficile de faire moins anodin pour qui se tient informé de l’actualité du cinéma ! Voir « Okja » c’en est presque devenu un acte politique en cette année 2017, voire même un acte militant tellement ce long-métrage a été au cœur d’une polémique assez incroyable quand on prend un peu le temps d’y penser… Mais bon… Au-delà de tout ça, « Okja » n’en reste pas moins qu’un film ; un film qu’on regarde dans l’espoir de passer un bon moment. Or moi, autant je rejoins tous ceux qui se sont ulcérés du sort réservé au film de Bong Joon-ho, autant je prendrais mes distances à l’égard de tous ceux qui le qualifieraient de chef d’œuvre méprisé. Non, « Okja » n’est pas un chef d’œuvre à mes yeux. Pire même, je trouve que pour le coup c’est un film vraiment regrettable, dans le sens où il procure beaucoup de regrets. Certes, il y avait de l’audace dans ce début d’intrigue et une belle part laissée à une jolie folie, ce qui garantissait un spectacle un peu hors-norme. Seulement voilà, ça tient aléatoirement au départ, pour ne plus tenir du tout par la suite. Et franchement, sur la première moitié, j’étais prêt à passer outre. Alors certes il y avait des scènes qui me laissaient vraiment perplexe ( spoiler: comme celle où Okja sauve Mija en sautant dans le vide, voire même tous les moments où Okja est au centre de l’attention
), autant il y avait pleins de bons petits moments qui savaient compenser tant ils étaient des régals de décalage, d’absurde et de savoir-faire. Le passage à Séoul fut notamment un vrai régal pour moi ( spoiler: et je pense entre autres à la course-poursuite qui est un festival de plans formidables et de plans que j’ai trouvé désopilants. Il se dégage de ce moment une atmosphère qu’Emir Kuzturica n’aurait pas renié
). Avec ce passage séoulien d’ailleurs, j’ai même cru que le film allait décoller et passer un cap dans cette logique gentiment fofolle. Et là – BAM ! – l’arrivée à New-York marque le début d’un naufrage aussi incroyable qu’inexplicable. Arrivé à New-York, le film s’enlise dans un humour lourdingue extrêmement surappuyé. Les scènes s’étalent inutilement. Elles se perdent en minutes interminables d’exposition. Quand aux acteurs, ils se mettent à virer au surjeu, quand ce n’est pas à la clownerie des plus grotesques. Et quand j’insiste sur le grostesque, en fait je pense à un acteur en particulier : Jack Gyllenhaal. Sa prestation est juste… ridicule et extrêmement pénalisante pour le film. Là, on n’est plus dans la surenchère, on est clairement dans l’HYPERenchère. C’est vraiment navrant et, de l’absurde, on bascule soudainement au gavant. Et alors que l’humour opère donc ce virage assez incompréhensible, l’intrigue elle s’en désolidarise soudainement pour plonger dans un sérieux et un premier dégré là aussi assez consternants. De la petite farce absurde et gentilette, on se retrouve soudainement face à un film au propos militant primaire, martelé avec la subtilité d’un marteau piqueur, et conduisant le film vers une conclusion tire-larme assez affligeante. Et le pire, c’est que dans ce passage new-yorkais, il n’y a quasiment plus de cinéma, alors que ce n’était clairement pas le cas quand le film se déroulait en Corée. Alors ceux qui n’ont pas vu le film me diront que j’ai l’air de bien m’attarder sur un seul passage pour descendre tout un film. Mais le problème c’est que ce passage new-yorkais représente clairement toute la deuxième MOITIE du film. Et au regard de ce qui avait été entrepris dans la première partie, ce deuxième pan de l’intrigue relèverait presque de l’erreur professionnelle. Que ce soit dans la forme ou bien que ce soit dans le fond, cette rupture n’a absolument aucun lieu d’être. Abandonner l’audace formelle au profit de cette réalisation plan-plan et illustrative, c’est une rupture qui est, je trouve, incompréhensible et injustifiée. Abandonner le ton de la petite farce absurde au profit d’une vieille intrigue sensationnaliste très bas du front avec, pour asseoir le tout, un militantisme des plus primaires, ça aussi je trouve que c’est une rupture incompréhensible et injustifiée. En fait je trouve ça idiot. Pire, je trouve ça même presque lâche. A force d’écrire d’ailleurs, je me rend compte que le sentiment qui domine concernant cet « Okja » ce n’est pas finalement le regret, c’est presque davantage de la colère. Non pas que, étant donné le contexte de sa (non)-sortie, je voulais que le film soit à la hauteur de la fougue qu’il a déchaînée. Non. En fait c’est plus à l’égard de Bong Joon-ho que je suis en colère. Le gars bénéficie d’une véritable carte blanche de la part de Netflix, et ce gars, il fait… ça. Pour le coup j’ai l’impression que la seule liberté qu’ait pris cet auteur c’est celle d’être laxiste. Venant d’un gars comme lui je trouve ça assez honteux. Il peut faire mieux. Il sait faire mieux. Et au final il se contente juste de faire crier un Jack Gyllenhaal en short et en soquette et de nous faire du tire-larme en faveur d’une grosse bouillie numérique mal dégrossie. Eh bah non. Moi je dis non. Autant je valide le début – malgré le tri qu’il faille y faire – autant je trouve la deuxième partie assez scandaleuse. Donc non, pour moi « Okja » n’est malheureusement pas à la hauteur de ce qu’il aurait du être, non pas parce qu’il fut au cœur de la polémique que l’on sait, mais juste parce qu’il est un film d’un des meilleurs réalisateurs coréen de son temps. Ah ça ! Rien que pour ça, j’enrage…
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 7 juillet 2017
Bon on aime ou on aime pas.
C'est une niaiserie. Alors soit on adhère soit on se rend compte qu'on perd son temps. Personnages falots, scénario ultra prévisible, personnages sans épaisseur, aucun "twist"... on est à des années lumières du talent de Disney et ses personnages facétieux et inventifs.
Le style est un peu moins "coréen" que dans The Host (dont on parle dans ces critiques) qui lui est alors la... insupportable (tenu 20mn).
Dans vingt ans John Ho... Bong (pas le John Who qui a du talent, l'autre) saura peut-être raconter une histoire.
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